L'Algérie, une république bananière [Décryptage] - Gherrabi Mohammed

Un dictateur cachant son regard derrière des lunettes de soleil, sa poitrine couverte de médailles, un parlement où les députés en viennent aux mains lors de désaccords, un peuple réduit au silence : ce sont ces genres d'images qui surgissent à l'esprit lorsqu'on parle d'une "république bananière".
L'écrivain américain O. Henry, de son vrai nom William Sydney Porter, a créé cette expression après s'être réfugié au Honduras en 1896 pour échapper à une affaire de détournement de fonds.Dans la ville côtière de Trujillo, il observe comment la United Fruit Company domine les chemins de fer et les ports, tout en ayant une influence politique notable. Inspiré par cette situation, il écrira en 1904 son roman "Cabbage and Kings" (Choux et rois) sur la république fictive d'Anchurien, qu'il décrit comme une "petite république bananière maritime" dont le gouvernement est soumis aux intérêts d'une entreprise étrangère puissante.
"Depuis lors, ce terme est utilisé par des scientifiques, journalistes, hommes politiques et écrivains américains comme synonyme d'un État corrompu et défaillant", souligne Carlos Dada, cofondateur et directeur du portail d'information en ligne salvadorien El Faro.
Le sens de l'expression a changé
La linguiste américaine Anne Curzan remarque que l'expression "république bananière" a subi une évolution sémantique. "Au fil du temps, explique-t-elle, l'expression a été associée à d'autres caractéristiques de certains de ces pays qui ont souvent été exploités par ces entreprises étrangères. Ces caractéristiques incluent notamment l'instabilité, un régime militaire et/ou une dictature, et parfois la corruption."
L'Algérie traverse une période très difficile de son histoire et se trouve à nouveau dans une impasse dangereuse.
L'Algérie, souvent qualifiée de république bananière, sombre dans une hystérie sans précédent révélant une dégradation rarement vue. Représentée par Said Chengriha et Tebboune, elle suscite des inquiétudes en raison de l'image d'incompétence frappante qu'elle projette dans la gestion de ses relations internationales.
L'Algérie, incapable de résister à un régime malien fragile et dépourvu, pense-t-elle pouvoir influencer les dirigeants des Émirats ? Sans aucun atout ni ressources, l'Algérie, dans ses égarements, présente désormais toutes les caractéristiques d'une république bananière.
L'Algérie rompt ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis

L'Algérie a choisi de couper ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis, a annoncé la télévision publique le 10 septembre 2026, après plusieurs années de tensions où Alger a souvent accusé Abou Dhabi d'intervenir dans ses affaires internes. Cette décision a été prise par l'Algérie « après avoir épuisé tous les moyens possibles pour préserver les relations bilatérales », selon l'agence Algérie presse service, citant un communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères.
En 2024, environ 0,6 % de la population des Émirats arabes unis étaient d’origine algérienne, ce qui correspond à un flux migratoire significatif dans un contexte où 74 % de la population est composée de migrants.Le ciel algérien est maintenant interdit aux avions en provenance des Émirats. Dès ce vendredi 11 septembre 2026 à minuit, aucun aéronef immatriculé aux Émirats arabes unis n'est autorisé à traverser l'espace aérien national.
Selon les données de la Banque mondiale et de l’ONU, les Émirats arabes unis ont en 2025 une migration nette positive (+158 634 en 2025), ce qui reflète un solde migratoire favorable (plus d’immigrants que d’émigrants).
Environ 30 000 Algériens vivent aux Émirats arabes unis, selon le MAE émirati, et cela s’inscrit dans un contexte de migration qui confirme l’importance de cette communauté dans les flux migratoires vers le pays
La mesure, annoncée jeudi par le ministère de la Défense nationale, découle directement de la décision d’Alger de couper ses liens diplomatiques avec Abou Dhabi.
Investissement étranger en Algérie: Les pays du Golfe au quatrième rang
Les investissements directs étrangers (IDE) provenant des pays du Golfe ont atteint un niveau notable en Algérie, totalisant 2,1 milliards de dollars à la fin de l'année 2022. Cette performance place les nations du Golfe au quatrième rang des investisseurs étrangers dans ce pays nord-africain, d'après les données récemment publiées par le service économique régional de l'ambassade de France en Algérie.
Les Émirats Arabes Unis se distinguent comme le principal investisseur de la région, avec un investissement de 661 millions de dollars. Leurs investissements couvrent des secteurs stratégiques tels que l'assemblage de véhicules militaires, l'énergie et la logistique. Mubadala Energy, une entreprise émiratie, détient notamment des participations importantes dans l'exploitation des hydrocarbures algériens.
Présence et projets portuaires
Les investissements émiratis en Algérie, notamment dans le secteur portuaire, sont au cœur d’un dossier économique et stratégique qui mêle coopération commerciale et tensions politiques.
Selon plusieurs sources, DP World, groupe émirati, gère et développe le port d’Alger et le port de Djen Djen à Jijel, avec une part importante du trafic de conteneurs et des revenus logistiques. Ces infrastructures sont considérées comme des actifs stratégiques, car elles contrôlent des artères clés du commerce maritime algérien.
Les autorités algériennes ont également signalé des investissements émiratis dans d’autres ports et réseaux logistiques, ce qui alimente des inquiétudes sur la sécurité économique nationale.
L’espace aérien algérien interdit aux appareils émiratis civils et militaires
Le communiqué du MDN est clair et sans équivoque. L'interdiction s'applique à tous les avions avec une immatriculation émiratie, sans faire de distinction quant à leur nature. Cela inclut aussi bien les avions civils que les aéronefs militaires, que ce soit pour l'aller ou le retour.
Autrement dit, aucun survol du territoire algérien ne sera toléré, quelle que soit la provenance ou la destination finale du vol. L’institution militaire justifie ce verrouillage par la décision prise la veille par la diplomatie algérienne. Les deux annonces sont explicitement liées dans le texte officiel.
L'Algérie a annoncé la rupture de ses relations diplomatiques avec la France
La rupture diplomatique de 2025 entre la France et l’Algérie est la plus marquante depuis l’indépendance de l’Algérie en 1962. Le traumatisme colonial non résolu reste présent à tous les niveaux de l’activité bilatérale, du symbolisme des visites d’État jusqu’aux politiques menées sur l’Afrique du Nord. L’histoire de la guerre d’indépendance algérienne demeure une plaie politique et émotionnelle, avec une mémoire historique contestée à la fois à Paris et à Alger.
Les dirigeants politiques français subissent des pressions récurrentes pour aborder les injustices coloniales dans une perspective globale, tandis que les autorités algériennes insistent sur les récits de souveraineté, d’autodétermination et de résistance au néocolonialisme. Cette histoire enracinée alimente toujours une suspicion mutuelle, notamment lors de tensions diplomatiques où chaque différend contemporain est vu à travers une lentille postcoloniale. Depuis 1962, les relations entre la France et l’Algérie ont connu des phases d’apaisement et de confrontation, et la crise actuelle résulte d’un mélange de règlements de comptes historiques et d’un conflit géopolitique plus large.
L’impact renouvelé de la question du Sahara occidental
L’escalade actuelle a été déclenchée par le président Emmanuel Macron en juillet 2024, lorsqu’il a annoncé son intention de soutenir publiquement le plan d’autonomie du Sahara occidental proposé par le Maroc. Ce soutien marquait une rupture majeure avec la position historiquement neutre de la France sur ce dossier. Dans une lettre adressée au roi Mohammed VI, Macron a qualifié ce plan marocain de seule base « sérieuse et crédible » pour résoudre le conflit, mettant fin à des décennies d’ambiguïté diplomatique.
Depuis les années 1970, le Sahara occidental est un point central des tensions régionales en Afrique du Nord. Le Maroc revendique la majorité du territoire, tandis que l’Algérie soutient le Front Polisario et son combat pour l’autodétermination sahraouie. Le soutien explicite de Macron à la position marocaine a été perçu à Alger comme une insulte directe à sa politique régionale et une trahison de l’équilibre diplomatique traditionnel de la France. Dans l’ensemble du Maghreb, cela a été interprété comme un réalignement clair en faveur de Rabat, à un moment où l’Algérie cherche à s’imposer comme puissance régionale.
La réponse diplomatique ferme de l’Algérie
En réaction, l'Algérie a rappelé son ambassadeur à Paris et a fermement critiqué la décision française, la qualifiant de geste déstabilisateur aux conséquences potentiellement graves. Le ministère algérien des Affaires étrangères a accusé Paris d'adopter un opportunisme politique sans prendre en compte l'impact régional, ce qui affaiblit les efforts de médiation soutenus par les Nations Unies.
Le soutien français à la revendication marocaine sur le Sahara occidental isole non seulement l'Algérie sur le plan diplomatique, mais remet également en question son engagement historique envers le principe de l'autodétermination anti-coloniale.
L'Algérie rompt le traité d'amitié avec l'Espagne
L'Algérie a annoncé mercredi la suspension immédiate du "traité d'amitié, de bon voisinage et de coopération" avec l'Espagne, qui remonte à octobre 2002. Cette réaction a lieu seulement quelques heures après le discours de Pedro Sánchez au Congrès des députés, dans lequel le président du gouvernement réaffirmait sa position sur le Sahara Occidental. Il annonçait également une nouvelle politique de "relations étroites" avec le Maroc qui inclura un nouveau traité de coopération pour remplacer celui de 1991.
Un point de non-retour pour Alger
Ce traité d'amitié entre l'Espagne et l'Algérie a régi pendant ces vingt dernières années la base de leurs relations bilatérales, avec d'importantes questions, telles que le contrôle des flux migratoires irréguliers, le trafic de drogue et le terrorisme. Et ce n'était pas rien!
Il faut en effet rappeler que l'Algérie constituait dans les années 80 et 90 un véritable sanctuaire pour les terroristes du monde entier, et en particulier ceux de l'ETA, pendant les années les plus sanglantes pour la jeune démocratie espagnole. Le mouvement indépendantiste canarien MPAIAC trouvait aussi refuge à Alger.
Des sources officielles algériennes, citées par l'agence de presse espagnole EFE, justifient leur décision en affirmant que "les autorités espagnoles se sont lancées dans une campagne pour justifier la position qu'elles ont adoptée sur le Sahara occidental, une violation de leurs obligations légales, morales et politiques en tant que puissance administrative du territoire sahraoui qui pèse sur le Royaume d'Espagne". Pour l'Algérie, le changement radical de la position historique de l'Espagne envers son ancienne colonie est "injustifiable".
L'Algérie a décidé de rappeler son ambassadeur en Côte d'Ivoire pour "consultations"
L’Algérie a qualifié, la décision de la Côte d’Ivoire d’ouvrir un «consulat» à Laâyoune occupé de «transgression flagrante du droit international».
L’Algérie a décidé de rappeler son ambassadeur en Côte d’Ivoire pour «consultations», suite aux déclarations du ministre de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur, Ally Coulibaly, lors de l’ouverture le 18 février 2020 «d’un prétendu consulat de son pays à la ville de Laâyoune occupée du Sahara occidental».
«Le ministère des Affaires étrangères a décidé de rappeler, pour consultations, l’ambassadeur d’Algérie en Côte d’Ivoire, suite aux déclarations sibyllines et insidieuses du ministre de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur, lors de l’ouverture d’un prétendu consulat de Côte d’Ivoire à Laâyoune, au Sahara occidental», a indiqué jeudi un communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères.
La même source rappelle que «cette ouverture intervient au mépris des principes et des objectifs consacrés par l’acte constitutif de l’Union africaine (UA), notamment l’impératif d’unité et de solidarité entre les peuples d’Afrique et la défense de l’intégrité territoriale et l’indépendance des pays membres de l’Union».
Ally Coulibaly avait affirmé que l’ouverture de ce consulat «ne doit pas donner lieu à une polémique», puisque la Côte d’Ivoire «n’a jamais fait mystère» de son soutien à la colonisation par le Maroc du Sahara occidental.
«Ouvrir un consulat général dans cette région stratégique à vocation internationale indéniable s’inscrit donc dans l’ordre normal des choses», a-t-il précisé. Vue d’Alger, cette déclaration est une provocation.
Déstabilisation, "Complicité avec des groupes terroristes", ingérence... Les agressions de l'Algérie envers le Mali sont incessantes
Le Mali a saisi la Cour internationale de justice contre l’Algérie, accusée d’avoir abattu un drone malien dans la région de Kidal, dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025. Bamako dénonce un acte d’agression délibérée, rappelle l’absence de réponse d’alger à ses demandes d’explication, et pointe une connivence avec les groupes armés terroristes.
Pour Bamako, cet acte constitue une violation flagrante de son intégrité territoriale et un "acte hostile et condescendant".


Rappel - Le Mali avait ouvert, le 8 avril 2025 une information judiciaire
Après le rappel des ambassadeurs des pays de l'Alliance des Etats du Sahel (AES) en poste à Alger, le Mali a décidé de poursuivre le bras de fer avec l'Algérie. Toujours en réaction à l'abattage d'un drone malien près de la ville frontalière de Tinzaouatine, au sud du pays de l'Algérie par les formes armées de ce pays.Dans un communiqué, le procureur de la République du pôle judiciaire spécialisé de lutte contre le terrorisme et de la criminalité transnationale organisée a informé de l'ouverture d'une information judiciaire.
Cette information judiciaire, selon Amadou Bocar Toure, procureur de la République, porte sur « des faits d'association de malfaiteurs, d'actes de terrorisme, de financement du terrorisme, de détention illégale d'armes de guerre et de munitions et de complicité».
Le justice malienne entend donc faire la lumière sur ces faits afin « d'identifier et d'interpeller les présumés auteurs, coauteurs et complices pour qu'ils répondent de leurs actes ».
« Le procureur de la République communiquera en temps opportun sur les éléments issus des diligences qui seront menées et en appelle à la collaboration de la population pour apporter toutes informations utiles à ses services en lien avec les autres services compétents », souligne le communiqué.

Un incident précis qui déchaîne les tensions
Le Mali reproche à l’Algérie d’avoir abattu un drone malien dans la région de Kidal entre le 31 mars et le 1er avril 2025. Pour Bamako, cet acte constitue une agression délibérée et non justifiée. Selon les autorités maliennes, Alger n’a fourni aucune explication satisfaisante malgré plusieurs demandes, renforçant le sentiment de provocation. La situation est d’autant plus sensible que le Mali accuse l’Algérie de connivence avec certains groupes armés opérant dans le nord du pays, un point qui pourrait compliquer les négociations diplomatiques à venir.
Le recours à la Cour internationale de justice traduit la volonté du Mali de formaliser sa plainte et de mobiliser le droit international pour obtenir réparation ou clarification. C’est également un moyen de porter la question sur la scène internationale et de mettre en lumière les frictions persistantes entre ces deux pays voisins, longtemps considérés comme partenaires stratégiques.
le gouvernement de la Transition du Mali a mis fin à l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, signé en 2015 entre les autorités et les groupes rebelles du nord, avec effet immédiat, selon un communiqué du gouvernement de la Transition lu à la télévision nationale par le porte-parole le colonel Abdoulaye Maiga.
Cette décision est justifiée, selon le porte-parole du gouvernement, entre autres, par le changement de posture de certains groupes signataires de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, devenus des acteurs terroristes et poursuivis par la justice malienne, après avoir commis et revendiqué des actes terroristes.
Le colonel Abdoulaye Maiga a affirmé que le Gouvernement de la Transition avait constaté "l'inapplicabilité absolue de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d'alger" et, par conséquent," annonce sa fin, avec effet immédiat".

L’algérie accuse la Russie, l'Iran et la Turquie «pays tiers» de financer le programme d’armement du Mali...

Le Mali avait reçue de nouveaux aéronefs militaires de la Russie et de la Turquie
Bamako avait réceptionné une livraison de plusieurs avions de Russie, son allié militaire et politique, et des drones de Turquie.
Le chef d’état-major de l’Armée de l’air, le général Alou Boï Diarra, a dit avoir reçu un lot d’une vingtaine d’avions et d’une douzaine de drones lors d’une cérémonie en présence du Président de la Transition au Mali, le colonel Assimi Goïta, et des ambassadeurs russe et turc. Selon l’AFP, cinq avions et quatre drones étaient stationnés sur le tarmac de l’aéroport de Bamako ce jeudi 16 mars.
Des livraisons d’équipement militaire russe avaient déjà eu lieu en mars et août 2022, puis en janvier 2023. Lors d’une visite à Bamako en février, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a promis la poursuite du soutien militaire, matérialisé depuis fin 2021 par des livraisons d’armements et l’envoi d’environ 1 400 hommes de la société militaire privée russe Wagner.
Le Niger met les points sur les "i" et les "j" concernant la médiation algérienne....
Les nouvelles autorités de transition nigériens ont-ils accepté une médiation algérienne ?
Selon alger, deux mois après le coup d'état au Niger, les nouvelles autorités militaires de transition, auraient accepté l'offre de médiation algérienne pour rétablir l'ordre constitutionnel.

Le Niger met les points sur les "i" et les "j" concernant la médiation algérienne dans la crise du pays

Médiation morte née
Le ministère nigérien des Affaires étrangères a démenti catégoriquement avoir accepté une offre de médiation de l’algérie afin de trouver une « solution politique » à la crise.

"Médiation morte née? A peine alger annonce que la junte de Niamey a accepté sa médiation dans la crise, le ministère des AE du Niger sort ses griffes et précise que sur la durée de la transition (alger propose six mois), il appartient aux nigériens de décider." Serge Daniel, Journaliste-Auteur, double lauréat du Prix Norbert Zongo du journalisme d'investigation
"C'est pas elle de venir s'imposer qu'est ce qu'on doit faire avec notre organisation NON" Umaro Sissoco Embaló
Question du journaliste: "on sait que l'algérie ne fait pas partie de la CEDEAO, elle a proposé une transition de 6 mois"
Réponse du Président de Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embaló: "Question de l'algérie [il peut y avoir la bonne foi] mais ça on a pas en core appeller algérie on n'a pas appeller aucun pays hors CEDEAO pour venir nous aider donc eux ils sont venus avec [la bonne foi], on a pris note, mais c'est pas elle de venir s'imposer qu'est ce qu'on doit faire avec notre organisation... NON"
Médiation algérienne au Niger
Réaction du ministre des Affaires étrangères du Niger, 05/09/2023 sur RFI. “L’avis de l’Algérie, pour nous, n’a pas d’importance (...) Nous sommes un pays ancré dans la CEDEAO, nous n’avons aucun traité avec l’Algérie ".
L'algerie est clairement la risée du Monde
Après les échecs diplomatiques successifs de l'algérie, le scandale de la prétendue acceptation par le Niger de la médiation algérienne vient montrer l'ampleur du désespoir et de la frustration vécus par le régime militaire et ses représentants au palais Mouradia.
La banane, le régime algérien et le conflit avec le Panama/l'Équateur en raison du Sahara Occidental
Contre toute attente, en octobre et novembre 2024, l'Algérie a décidé de suspendre ses relations commerciales avec l'Équateur et le Panama, deux pays ayant récemment modifié leur position en faveur du Maroc concernant le Sahara occidental.
Ces décisions soulèvent de nombreuses questions, car ni l'Équateur ni le Panama ne sont des acteurs géopolitiques majeurs dans la région maghrébine ou sur la scène régionale. Par exemple, l'Équateur, bien qu'étant le premier exportateur mondial de bananes, n'a qu'une influence limitée en dehors de ce secteur économique. Sa décision de suspendre sa reconnaissance de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) semble plutôt motivée par des considérations économiques et diplomatiques pragmatiques, alignées sur les perspectives de coopération avec le Maroc et d'autres cercles économiques.
De même, le Panama, premier pays d'Amérique latine à reconnaître la RASD en 1978, a changé sa position en faveur du plan marocain d'autonomie, citant l'importance d'améliorer les relations bilatérales avec le Royaume. Ces ruptures paraissent disproportionnées par rapport à l'importance réelle de ces pays pour la diplomatie algérienne. Elles donnent l'impression que l'Algérie applique une politique punitive envers des nations jugées faciles à sanctionner, tout en évitant des confrontations similaires avec des acteurs géopolitiques majeurs.
La position de l'Algérie est particulièrement questionnée lorsqu'on la compare à son approche vis-à-vis des États-Unis. En décembre 2020, l'administration de Donald Trump a officiellement reconnu la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, dans le cadre d'un accord de normalisation entre le Maroc et Israël. Pourtant, malgré cette reconnaissance claire et directe,
l'Algérie n'a pas pris de mesures similaires contre les États-Unis, ni suspendu ses relations
commerciales ou diplomatiques avec Washington.




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