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Convaincre en deux semaines: Le NMD face aux Programmes des partis pour les élections législatives de 2026... By- Mohammed Gherrabi

12 sept.
6 min de lecture

Deux semaines pour convaincre

L'ultime phase des élections législatives - La campagne électorale officielle pour les élections législatives du 23 septembre 2026 a débuté ce jeudi à travers l'ensemble du Maroc. Les partis politiques intensifient leurs meetings. Vingt-sept partis sont en compétition dans cette course qui se poursuivra pendant près de deux semaines, jusqu'au 22 septembre, veille du scrutin. Ce commencement marque le début d'une étape politique décisive pour la constitution de la prochaine Chambre des représentants.

Après avoir déjà abordé la complexe question des têtes de liste, les diverses formations se focaliseront sur l'essentiel pour faire élire, au suffrage universel direct, 305 sièges dans les circonscriptions locales. Par ailleurs, 90 sièges sont alloués aux circonscriptions régionales, réparties en douze, correspondant aux régions du Royaume.

En fin de compte, l'heure est à la mobilisation dans les sièges des partis qui, au fil des ans, ont commencé à intégrer des concepts de marketing politique venus de l'étranger, tels que celui de directeur de campagne, et à exploiter les nouvelles technologies et supports médias (Internet, réseaux sociaux, espaces publicitaires) pour communiquer avec les militants ou tenter de séduire les indécis. Du côté des pouvoirs publics, le système fonctionne efficacement. La question de l'accès aux médias publics a été résolue par la HACA (Haute autorité de la communication audiovisuelle) de manière équitable entre les divers acteurs, en fonction de leur importance respective.

Dans ce cadre, l'Administration territoriale a mis en place les mécanismes nécessaires pour assurer que la consultation se déroule avec transparence et honnêteté. À cet égard, la responsabilité est partagée, car bien que des dispositions légales existent (telles que l'aggravation des peines d'emprisonnement et l'augmentation des amendes), c'est la prise de conscience collective qui dissuadera les candidats malhonnêtes. Le citoyen, qui n'a cessé de se plaindre de ces comportements, devra être le premier rempart contre les corrupteurs, sans oublier le rôle potentiel des milliers d'observateurs accrédités pour le compte des instances nationales et internationales.

Programme des Partis : «élections législatives marocaines du 23 septembre 2026 et le NMD (Nouveau Modèle de Développement)»

La mission des politiciens, même les plus expérimentés, n'est plus de tout repos, car ils doivent maintenant composer avec un public de plus en plus exigeant. En effet, ce public est plus éduqué, plus ouvert sur le monde, plus critique envers les discours des uns et des autres et, surtout, mieux équipé pour distinguer le bon grain de l'ivraie.

 Les élections approchent et la communication est certes abondante mais demeure toujours floue, voire opaque pour nombreux de nos concitoyens, de  « l’intérieur et de l’extérieur » Communication pauvre ou illisible, l’architecture de tous les programmes confondus sont « d’un clair-obscur » 
Les programmes présentés par chacun des partis en lice pour les élections législatives du 23 septembre 2026 sont-ils réellement en phase avec le Nouveau Modèle de Développement ?

Le plan de développement repose sur des priorités et des axes définis; il doit servir de fondation pour la création de programmes concrets et, par conséquent, techniquement réalisables.

Les programmes tous confondus et identifiés se résument à:

  1. Assurer la dignité des personnes âgées: bien que l'on évoque la santé et la carte santé pour faciliter l'accès aux soins, il est nécessaire de revoir les capacités d'accueil des hôpitaux publics, qui sont devenus une source d'angoisse pour ces mêmes personnes dont on parle de dignité humaine.

  2. Répondre par un e-développement et une transformation numérique, mais concrètement, que devons-nous réaliser dans les territoires ?

Il y a un Maroc à deux vitesses: le constat de dire que certains élus  politiques locaux ont un écho peu flatteurs car il persiste un clientélisme aux plus offrants dans des situations de marche …

Ces petits cailloux peuvent freiner les élans et ardeurs de nombreux «entrepreneurs et nombreux électeurs».

Répétons sans cesse qu'il nous faut un «État fort et une Société forte» (comme on dit);

Les défis et ambitions largement soutenus et développés par Sa Majesté Mohammed VI, tels que présentés dans ce NMD, nécessitent simplement d'être affinés et réglés avec précision par nos «politico-programmeurs».👇👇

Les défis et les ambitions clairement exprimés par notre Roi Mohammed VI dans ses discours peuvent-ils être considérés comme possibles, voire réalisables, sans le soutien d'une structure politique solide?

Dans le contexte du NMD, le paysage politique marocain, qui est à la fois diversifié et étendu, doit être en mesure de déterminer, quelles qu'elles soient, les véritables priorités du Maroc et se doter des moyens nécessaires pour les atteindre !

Notre engagement dans cette course vers un Maroc sans faille, un Maroc grandi par les réponses rapides qu’il a su donner suite aux épreuves de la pandémie du Covid, le séisme de 2023 au Maroc ou séisme d'Al Haouz, nous permet de croire que notre société est fortement active, réactive et forte.
  • Alors que nous propose-t-on ?

Quels sont les leviers de vitesse, car notre locomotive ne fonctionne plus au charbon mais utilise désormais l'énergie solaire, les énergies renouvelables, l'éco-durabilité, et même une transition rapide vers le développement numérique 4.0 :
Quelques indicateurs techniques essentiels pour le rayonnement du Maroc par rapport aux Programmes. Et rappelons les principaux défis à l'horizon 2035 (NMD) :
Notre Maroc, qui est prospère, audacieux et inclusif, avec la détermination de consolider les liens sociaux : nos défis et nos ambitions du NDM ne sont pas précisément définis dans notre «ensemble de programmes» pour les élections législatives du 23/09/2026

En outre, nos ambitions de rayonnement à travers l’Afrique et au-delà sont-elles bien intégrées dans les programmes politiques ? Nous avons des présentations successives et concises, avec des éléments «génériques» manquant de définitions et d'applications concrètes.

Pour conclure, je dirais que peu de programmes sont facilement compréhensibles par l'ensemble des électeurs (ou du moins par une majorité d'entre eux). Quels moyens seront ou sont mis en œuvre pour traiter les préoccupations concernant l'emploi, l'éducation, le secteur hospitalier et la santé, ainsi que les grands projets et infrastructures, qui sont pourtant cruciaux pour réussir cette architecture du NMD?

Pour de nombreux compatriotes, les programmes apparaissent flous et semblent principalement manquer de structure et de clarté.

Pour rappel
«Le gouvernement, émanation de la majorité issue des urnes est responsable de l’élaboration de son programme gouvernemental, qui fait l’objet d’un vote de confiance … en alignement avec les Orientations Royales» (dixit p 69) 
Les absences ou oublis :
  1. Les réformes juridiques, ainsi que les ajustements légaux nécessaires pour répondre rapidement aux défis d'une société à deux vitesses, sont souvent négligés, entraînant un grand mécontentement et une déception générale. Quelles solutions envisager pour progresser dans une société où une partie profite d'un développement économique notable et rapide, tandis qu'une autre reste dans un contexte socio-économique «désynchronisé et divisé»?

  2. En outre, le Maroc est confronté à une «structure patriarcale obscure, rétrograde et extrêmement protectrice de son pouvoir», qui néglige fréquemment l'application des lois en vigueur, perpétuant ainsi les humiliations et les atteintes à la dignité humaine et féminine. Comment rétablir cette notion de justice pour les électeurs et électrices dans notre Maroc, qui doit aspirer à être un Maroc des Lumières

  3. MDM / Un autre aspect crucial ne doit pas être dissocié du discours, mais mérite un rappel sous forme de réforme: les MDM (Marocains du Monde)

Dans aucun, et quasi aucun programme il est accordé une réelle importance à la diaspora marocaine; il faut rappeler que cette diaspora à une valeur ajoutée importante et cette diaspora est active et souvent très réactive.

Quelle est leur place dans ces élections ? Cette 13ème région, comme on l'appelle, est-elle simplement une entité que l'on peut quantifier sans pouvoir la qualifier?

Les temps ont évolué, et les hommes et femmes du monde ont aussi un visage différent. Mais, au sein du Maroc, avons-nous changé ou souhaitons-nous changer les préjugés sur cette diaspora active et dynamique ?

Quelle sera sa place dans le visage politique de demain, à savoir à partir d’aujourd’hui 2026 ?
  • La question des femmes, peut-être une question qui fâche?!

Leur quota (à valeur égale, représentation égale non), leur participation, leur légitimité à se présenter :

Les femmes dans ces élections, sont perçues et concrètement sont encore en second ordre, alors que le Maroc est particulièrement remarquable par sa population au féminin active. Nous avons clairement une détermination et une activité redoublée de la gente féminine; Mais, la représentation, dans le schéma collectif des programmes laisse souvent un arrière-gout amer; Elles ne sentent pas réellement représentées car les rares candidates sont-elles représentatives de notre société féminine, cheffes d’entreprises, souvent très diplômées et militante pour un Maroc d’équilibre social, culturel, cultuel ?

Les partis participant aux législatives doivent prendre en considération les obstacles à notre dynamisme économique soutenu par le NMD. Ils doivent mettre en place une cohérence politique bénéfique. En tant qu'électeurs, nous devons percevoir et comprendre un programme clair et incitatif, définissant les priorités pour relever les défis de demain.



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