Élections législatives 23 septembre 2026: Tous les coups sont permis

Élections législatives 23 septembre 2026
Le Maroc a fixé la date des élections législatives au 23 septembre 2026.
Ce scrutin a pour objectif de renouveler les membres de la Chambre des représentants, la chambre basse du Parlement. La campagne électorale commencera le 10 septembre 2026 à minuit et se poursuivra jusqu'à minuit dans la nuit du 22 septembre 2026. Les résultats provisoires seront annoncés à partir du 24 septembre 2026. Le vote se tiendra le 23 septembre 2026.
Le ministère de l’Intérieur a révélé ce jeudi les chiffres définitifs des candidatures pour les élections législatives du 23 septembre 2026. En tout, 7.288 candidats et candidates sont en lice pour ce scrutin, répartis sur 1.850 listes, ce qui représente une moyenne nationale de plus de 18 candidatures par siège de la Chambre des représentants.
L’événement politico-médiatique de cette année
Le premier constat est celui de l'impact médiatique de la campagne. Le bruit médiatique produit par le scrutin dépasse celui des dernières élections législatives.
Tous les coups sont permis... surtout durant les élections législatives au 23 septembre 2026 !
Plonger au cœur des campagnes électorales Marocaine revient souvent à se confronter à une réalité complexe, faite de manipulations et d’astuces parfois peu avouables.
Coups bas, trahisons, dissidence, peaux de banane, coups tordus, propositions loufoques ou répliques culte, à l’approche des élections législatives 23 septembre 2026, lafrique-adulte.com vous propose une plongée dans les coulisses de la course du 23 septembre 2026.
Les amis d’hier devenus ennemis aujourd’hui
L'événement marquant de la campagne pour les élections du 23 septembre est le divorce définitif entre le RNI et le PAM. L'arrivée de Fouzi Lekjaa sous la bannière du PAM a changé la dynamique du débat : au lieu de se concentrer sur le bilan du gouvernement commun, la confrontation s'est transformée en une bataille d'attributions et de surenchères, où les promesses non tenues sont devenues le principal angle d'attaque pour ralentir la progression de l'adversaire.Les tensions montent d’un cran entre le Parti authenticité et modernité (PAM) et le Rassemblement national des indépendants (RNI).
Après les accusations formulées par le RNI contre son ancien allié au gouvernement, le PAM a réagi mercredi 26 août en rejetant fermement les reproches qui lui sont adressés.
Cette nouvelle confrontation intervient après la diffusion d’un enregistrement audio attribué à Rachid Talbi Alami, puis la publication, mardi 25 août, d’un communiqué du RNI dénonçant notamment le recrutement d’élus issus d’autres formations politiques. Dans un communiqué publié à l’issue de la réunion de son Bureau politique, le PAM affirme avoir pris connaissance de la position exprimée par le RNI et estime que celle-ci comporte plusieurs « contre-vérités ».
Le parti rejette notamment les accusations selon lesquelles il chercherait à attirer des élus du RNI ou à recourir à des pressions pour les inciter à changer de formation politique. Le PAM assure qu’il n’a « jamais contraint, ne contraint pas et ne contraindra jamais » un citoyen à rejoindre ses rangs. Il rappelle que l’adhésion à un parti relève d’un choix individuel et volontaire, conformément aux principes démocratiques, aux dispositions constitutionnelles et au cadre légal en vigueur.
Le salaire minimum entre dans la campagne
À dix-sept jours du scrutin législatif du 23 septembre 2026, le Rassemblement National des Indépendants a fait de la revalorisation du salaire minimum le premier axe de sa campagne. Le parti qui dirige la coalition gouvernementale sortante s’engage à porter le SMIG mensuel de 3 422 à 5 000 dirhams, soit une hausse d’environ 46 pour cent en une législature, après une revalorisation de 20 pour cent déjà actée en janvier 2026. La promesse a été portée le 4 septembre lors d’un meeting tenu à Jorf El Melha, dans la province de Sidi Kacem, quatre jours après l’ouverture officielle de la précampagne, et à moins d’une semaine de la clôture du dépôt des candidatures fixée au 9 septembre.
Fouzi Lekjaa: Un accord sur le principe
Fouzi Lekjaa s’est prononcé lors du meeting du PAM à Dakhla qui a rassemblé selon les organisateurs 17.000 personnes, en faveur d’un relèvement du salaire minimum à 5.000 dirhams, une revendication désormais au cœur de la campagne électorale. Mais le responsable du PAM a assorti cette position d’une critique des promesses passées et du financement des politiques sociales.
«Nous sommes tous d’accord pour porter le salaire minimum à 5.000 dirhams», a déclaré Fouzi Lekjaa à Dakhla, prenant ainsi position sur l’un des thèmes qui animent actuellement le débat électoral.
Sa déclaration survient après un rassemblement politique à Jorf El Melha, où le Rassemblement national des indépendants (RNI) s'était engagé à augmenter le SMIG de 3.400 dirhams à 5.000 dirhams.
Des promesses antérieures remises en question
En soutenant cette proposition, Fouzi Lekjaa a adopté une perspective critique. Il a notamment interrogé le respect des engagements électoraux précédents qui, selon lui, n'ont pas été réalisés.
Il a également soulevé la question du financement des mesures sociales déjà mises en place et s'est interrogé sur l'utilisation des 130 milliards de dirhams destinés à réduire les disparités sociales et territoriales, un budget approuvé par le gouvernement actuel.
Face à ce bilan, le responsable du PAM a souligné les engagements de son parti, affirmant son intention de résoudre plusieurs problèmes d'ordre social.
Akhannouch tacle Lekjaa sur l’exploitation politique du football !
Aziz Akhannouch accuse Fouzi Lekjaa d'utiliser les succès du football à des fins électorales. Le chef du gouvernement critique les promesses non tenues faites par le président de la FRMF.
Akhannouch critique Lekjaa pour l'appropriation du football et ses promesses non respectées. À l'approche du scrutin électoral du 23 septembre, la confrontation politique entre le Rassemblement national des indépendants (RNI) et le Parti authenticité et modernité (PAM) a atteint un point de non-retour. Au centre du conflit : l'exploitation partisane des projets du football national et l'annonce unilatérale d'objectifs sportifs majeurs.
Promesses non tenues
En réponse aux récentes annonces triomphalistes de Fouzi Lekjaa – affirmant notamment que la finale de la Coupe du Monde 2030 se tiendra au futur Grand Stade Hassan II de Benslimane -, Aziz Akhannouch a opposé un démenti appuyé sur la méthode et sur le fonds.
« Les promesses, ce n’est pas répéter trois fois qu’on va gagner la Coupe d’Afrique féminine alors qu’il n’y a rien. Les promesses, ce n’est pas dire qu’on va gagner la Coupe d’Afrique alors qu’on attend toujours », a asséné le patron du RNI devant ses militants.Convaincre ou vaincre ? Et comment ?
Si d'aucuns n'hésitent pas à vaincre par tous les moyens, il existe pourtant un moyen loyal qui peut grandement contribuer à dominer l'adversaire:
Pour réussir en politique, qu'il s'agisse d'un homme ou d'une femme, il est essentiel de savoir convaincre. Convaincre revient à séduire, donc il est préférable d'avoir une apparence agréable.
Que vous souhaitiez persuader quelqu'un de soutenir votre idée, une communication efficace est essentielle. Convaincre avec intégrité implique toutefois de trouver le juste équilibre entre influence et respect des opinions d'autrui.
Au lieu de longs discours compliqués, l'art de convaincre sans contrainte repose sur des techniques simples que nous avons détaillées pour vous :
Créez un environnement bienveillant et respectueux
Définissez clairement votre objectif
Ayez confiance en vous-même
Choisissez un discours rationnel
Servez-vous de preuves et d'exemples
Privilégiez l'empathie
Séduisez votre public grâce au storytelling
Établissez un lien par la synchronisation verbale
Harmonisez vos gestes avec ceux de votre interlocuteur
Utilisez un langage optimiste
Encouragez la discussion et respectez les avis des autres
Montrez de la patience et de la ténacité
Histoire et évolution
L'évolution des campagnes électorales illustre comment les candidats s'ajustent aux nouvelles technologies et modifient leur manière de communiquer pour atteindre un public de plus en plus connecté.
Les techniques de propagande électorale datent depuis longtemps, mais elles ont considérablement évolué. Initialement basées sur l’impression de tracts et l’organisation de réunions publiques, la propagande s’est intensifiée avec l’apparition des médias de masse.
L'affiche électorale: Un symbole historique toujours utilisé pour toucher rapidement et efficacement l'électorat local.
Les spots télévisés: Dominants depuis les années 1960, ces formats courts ont révolutionné la stratégie de communication.
Internet et réseaux sociaux: Depuis les années 2000, la propagande s'est digitalisée, exploitant les capacités de ciblage précis des algorithmes des plateformes comme Facebook et Twitter. Les réseaux sociaux ont non seulement permis une diffusion plus large des idées politiques, mais ont également introduit des risques accrus de désinformation.
Les scandales électoraux qui ont bouleversé l’opinion publique
Les scandales électoraux sont fréquents. Ils mettent souvent en lumière les aspects peu reluisants des stratégies électorales. La divulgation de ces affaires a souvent conduit à des réformes électorales. Ces scandales soulignent l'importance de la transparence et de l'éthique en politique. Une justice stricte et une presse libre demeurent les meilleurs remparts contre ces abus.
Les campagnes contemporaines : Alliant réseaux sociaux et stratégie de communication
Aujourd’hui, les campagnes électorales ont largement investi les réseaux sociaux. Des plateformes comme Instagram, TikTok et YouTube sont devenues incontournables. Les politiques ont adapté leur discours et leurs images pour capter l’attention d’un public jeune, souvent dépolitisé et avide de contenus rapides.
Micro-ciblage: Grâce aux données utilisateurs, les campagnes peuvent cibler des électeurs spécifiques avec des messages personnalisés.
Influenceurs: Certains candidats n’hésitent pas à faire appel à des personnalités influentes pour humaniser leur image et paraître plus accessibles.
Communication en direct: Les livestreams et les sessions de questions-réponses sur des plateformes numériques permettent une interaction directe et spontanée avec les électeurs.
En conclusion, même si l'utilisation des réseaux sociaux offre des avantages indiscutables en matière de diffusion, il est conseillé de rester prudent face aux dangers de diffusion de fausses informations et de manipulation électorale. Une politique de modération rigoureuse et une éducation à l'analyse critique des sources sont essentielles pour assurer des débats électoraux équilibrés.



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