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Khénifra - Mouvement Populaire: "Un calme avant la tempête" et l'importance du timing... By- Mohammed Gherrabi

il y a 10 heures
8 min de lecture

Khénifra - Les partis sortent l’artillerie lourde

Face à l’échéance cruciale du 23 septembre 2026, La classe politique intensifie ses activités à travers tout le pays en général et à Khénifra en particulier. En effet, à Khénifra, les dirigeants de partis (PAM, RNI, PJD...) multiplient leurs apparitions pour séduire un électorat sollicité. Les discours mettent l'accent sur l'urgence d'une forte participation, le renouvellement des élites par de jeunes talents.

Les candidats plus jeunes misent, quant à eux, sur l’usage massif des réseaux sociaux avec la diffusion de vidéos et de spots grâce pour convaincre les citoyens de participer au scrutin et surtout de faire les bons choix.

Ce qu'il faut principalement retenir de ces premiers jours, c'est l'accentuation dans les discours électoraux sur la mobilisation des électeurs et les appels à une participation massive au prochain scrutin, afin de garantir aux législatives le succès escompté par les partis et d'obtenir des résultats avantageux.

Le Mouvement populaire: «Le calme avant la tempête»

Chaque élection est précédée d'une période de campagne électorale. Pendant cette période, les candidats à l’élection vont pouvoir présenter leur programme, communiquer et réunir des partisans.

« Le calme avant la tempête » évoque une phase de paix apparente précédant des événements ou un changement de situation imminent. En fait, le parti n'a pas encore dévoilé toute sa stratégie.

Le Mouvement populaire est un parti politique marocain de droite, d'idéologie berbériste, ruraliste et agrariste, fondé en 1957 par Abdelkrim el Khatib et Mahjoubi Aherdane.

Juste après l'indépendance, le Mouvement populaire a été créé comme une extension politique légitime de la résistance et de l'Armée de libération. Cette création a déclenché le processus de pluralisme et de libertés publiques au Maroc. Bien qu'il ait été initialement interdit et vigoureusement combattu par le gouvernement de l'époque, le MP a pu organiser son congrès constitutif après l'adoption du dahir des libertés publiques du 15 novembre 1958. Le militantisme et l'espoir suscité par ce jeune parti lui ont permis de s'étendre rapidement à travers toutes les régions du Maroc. Malgré les différentes crises qu'il a traversées, le MP a réalisé un parcours honorable, entièrement dédié, avec abnégation, à la défense des institutions et à la construction d'un Maroc pluriel, démocratique et moderne, que ce soit au gouvernement ou dans l'opposition. Le 24 mars 2006, le MP s'est engagé dans une nouvelle direction, celle de la réunification de ses différentes composantes, pour d'abord se réconcilier avec son histoire et ensuite constituer une force de propositions face aux grands défis.

M. Mohamed Ouzzine, Secrétaire général du parti du Mouvement Populaire, avait présidé, le vendredi 07 octobre 2026 à Khénifra, une réunion partisane.

Cette réunion, à laquelle a participé Mme Halima Assali, Présidente fondatrice de l’Organisation des Femmes Harakies, membre du Bureau politique du parti et membre du Conseil de la Région Beni Mellal-Khénifra, visait à soutenir le candidat du parti du Mouvement Populaire pour les prochaines élections législatives dans la circonscription électorale de Khénifra.

Le Mouvement populaire: prêt à sortir l’artillerie lourde pour l’échéance cruciale du 23 septembre 2026
M. Nabil Sabri, candidat du parti pour les élections législatives du 23 septembre 2026, est réputé pour son professionnalisme, son écoute attentive et sa grande disponibilité.

M. #Nabil_Sabri, candidat haraki et homme d'affaires, a été député représentant la Province de Khénifra pendant plusieurs mandats législatifs (2011-2016 et 2016-2021) au sein de la Commission des infrastructures, de l’énergie, des mines et de l’environnement. Il est connu pour ses plaidoyers parlementaires en faveur des enjeux de la province.

M. Nabil Sabri, candidat du parti pour les élections législatives du 23 septembre 2026, a occupé le poste de Vice-président du Conseil de la Région Beni Mellal-Khénifra.

La détermination, l’esprit d’initiative et de prise de pouvoir décisionnel

Les hommes d’affaires qui réussissent sont déterminés dans leurs projets. En effet, pour réussir, ils doivent connaître jusqu’où ils souhaitent aller dans leurs vie professionnelle. Ils doivent également mettre tout ce qu'ils connaissent en application, et déterminer comment atteindre leurs objectifs.

Le Mouvement populaire dévoile son « Contrat haraki »

Le Parti du Mouvement populaire (MP) a dévoilé, samedi à Rabat, son nouveau programme électoral et politique intitulé « Le contrat haraki 2026 », sous le slogan «Ja lwaqt» («Le moment est venu»), à quelques semaines des élections législatives prévues le 23 septembre 2026.

Ce programme, qualifié « d'alternative » aux politiques publiques actuelles, met l'accent sur la préservation du pouvoir d'achat, la protection sociale et la réforme des mécanismes de ciblage des aides publiques.

Revoir le ciblage des aides sociales

Le député suggère notamment d'éliminer l'« indice de ciblage » pour certaines catégories jugées particulièrement vulnérables, comme les veuves, les femmes divorcées, les personnes en situation de handicap, ainsi que les personnes âgées de plus de 60 ans sans revenu.

Pour les autres catégories pouvant bénéficier des aides, le parti propose de remplacer le critère des dépenses par celui du revenu, dans le but, selon lui, d'identifier plus précisément les ménages qui ont réellement besoin d'un soutien public.

Le programme inclut également des initiatives pour les retraités ainsi que des propositions concernant la régulation des marchés, la sécurisation de l'approvisionnement du marché national en produits essentiels, et la lutte contre les dysfonctionnements et les pratiques spéculatives pouvant entraîner une augmentation des prix.

En plus de se concentrer sur le pouvoir d'achat, le « Contrat haraki » vise également à réduire les disparités territoriales, notamment en mettant en œuvre des réformes dans des domaines tels que le transport et la santé, afin de diminuer l'isolement de plusieurs régions.

Ouzzine : « La prochaine étape ne nécessite pas davantage de discours »

En décrivant la philosophie du programme, Mohamed Ouzzine, secrétaire général du Mouvement populaire, a affirmé qu'il ne s'agissait pas simplement d'une série de promesses électorales.

«Nous présentons ce contrat aux Marocains avec transparence et responsabilité », a-t-il déclaré, estimant que la prochaine étape « ne nécessite pas plus de discours», mais plutôt «une détermination politique, des décisions audacieuses et des actions concrètes».

D'après le leader du MP, cette initiative vise à passer de l'observation des problèmes économiques et sociaux à une approche axée sur la proposition et la responsabilité politique, avec pour but de préserver la dignité des citoyens et de préparer l'avenir.

À quelques semaines du scrutin du 23 septembre

La présentation du programme a lieu lors de la phase finale de préparation des élections législatives du 23 septembre 2026, visant à renouveler les membres de la Chambre des représentants. Les partis politiques ont commencé à dévoiler leurs programmes et principales propositions, tandis que la campagne électorale doit permettre aux électeurs de comparer les orientations des différents partis.

Le scrutin se déroule dans un contexte de forte concurrence entre les principales formations politiques, chacune cherchant à proposer des solutions aux préoccupations concernant notamment le coût de la vie, l'emploi, les services publics et les inégalités territoriales.

Le Mouvement populaire entend ainsi faire de la défense du pouvoir d'achat et de la réforme de la protection sociale l'un des piliers de son offre électorale, à travers ce « Contrat haraki 2026 ».

Un scrutin à 27 partis et 15,8 millions d’électeurs

Selon les données officielles concernant le scrutin, les élections législatives du 23 septembre 2026 verront la participation de 27 partis politiques. Les électeurs devront renouveler les 395 sièges de la Chambre des représentants.

Le corps électoral est composé d'environ 15,8 millions d'électeurs inscrits, soit exactement 15.801.162 d'après les chiffres publiés avant le scrutin. La campagne électorale officielle commencera le 10 septembre et se terminera le 22 septembre, juste avant le vote du jour suivant.

Les 90 sièges régionaux réservés pour la première fois aux femmes

Le système électoral est structuré sur deux niveaux. Parmi les 395 sièges de la Chambre, 305 sont attribués dans les circonscriptions locales et 90 sont réservés aux circonscriptions régionales, réparties en douze, correspondant aux régions du Royaume. L'électeur reçoit deux bulletins différents : un pour la circonscription locale et un autre pour la circonscription régionale.

La distribution des sièges régionaux est proportionnelle à la taille de la population : Casablanca-Settat en possède douze, le maximum, tandis que Dakhla-Oued Eddahab en a trois, le minimum.

La modification de ce scrutin est importante. Désormais, les listes régionales sont uniquement réservées aux femmes. D'après le système introduit par la réforme de 2021, ces listes devaient comporter des candidates aux deux premières places tout en étant mixtes. La nouvelle règle les change en un dispositif exclusivement féminin.

Ce changement a une conséquence. Il prolonge l'élimination, déjà décidée en 2021, des trente sièges réservés aux candidats de moins de quarante ans dans l'ancienne liste nationale. La représentation des jeunes hommes ne bénéficie plus d'un mécanisme spécifique et dépend désormais uniquement du choix des partis dans les circonscriptions locales.

Les listes régionales doivent inclure un nombre de candidates au moins égal aux deux tiers des sièges à pourvoir dans la région concernée. Les candidates doivent être inscrites sur les listes électorales d’une commune de cette région.

L’attribution des sièges se fait à la représentation proportionnelle, selon un quotient électoral calculé en divisant le nombre d’électeurs inscrits par le nombre de sièges à pourvoir, la répartition des restes se faisant à la plus forte moyenne. Ce mode de calcul, qui se base sur les inscrits et non seulement sur les votants, entraîne mécaniquement un émiettement de la représentation et rend les coalitions nécessaires pour former une majorité.

Le corps électoral compte plus de 16,5 millions d’inscrits, après une révision qui a procédé à la radiation d’environ 1,4 million de cas. Une révision exceptionnelle des listes a eu lieu du 15 mai au 13 juin 2026.

La campagne électorale débutera le 10 septembre et se terminera le 22 septembre à minuit. Le scrutin est prévu pour le mercredi 23 septembre. Le chef du gouvernement sera ensuite nommé par le Roi au sein du parti arrivé en tête, conformément à l’article 47 de la Constitution, avant de présenter son programme devant le Parlement et de solliciter la confiance.


“Se former et progresser”

Un parti politique est un groupe de personnes possédant des idées politiques communes réunis en association. Il peut chercher à influencer le gouvernement en place, en le soutenant si celui-ci en est issu, ou en s'y opposant. Il nomme également ses propres candidats aux différentes élections et en tentant d'obtenir des mandats politiques. Un parti politique peut aussi influencer l'opinion publique. Il peut être présent au Parlement.

Conscient du besoin de gagner la bataille des idées avant de gagner celle des urnes, le Mouvement Populaire (MP) se positionne comme un levier pour mener la bataille culturelle et pour poursuivre le combat sur la mise en place de ses idées.

Le Mouvement Populaire (MP) porte les valeurs d'Émancipation et croit à l'élévation possible de tous. Au-delà des structures institutionnelles et éducatives indispensables pour la société, le Mouvement Populaire a un rôle à jouer auprès des militant(es).

Au sein du Mouvement Populaire, quels que soient son sexe, son genre, sa formation initiale, ses expériences de vie, ses fonctions, ses mandats... chaque adhérent.e trouve les moyens de construire sa pensée, de prendre des responsabilités et d'agir concrètement. Pour le dire simplement, le parti, donne à chaque adhérent.e les moyens de se réaliser, de construire sa place dans la société, d'être utile.

Pour Michel Hastings (Professeur émérite de science politique à l'Institut d'études politiques de Lille), «les partis politiques constituent des ateliers d’identités et d’imaginaires collectifs, et participent à la structuration de grammaires culturelles régulièrement mobilisées par les militants»

Il s'agit de prendre en considération le.la militant.e dès son arrivée, non pas en lui proposant la seule distribution de tracts, mais en lui offrant, dès son arrivée, une nourriture idéologique et politique, pour le fortifier, l’armer et l’accompagner potentiellement vers de plus grandes responsabilités à l'intérieur du parti et dans les mandats électifs.

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