Fact-checking - La vérité derrière la prétendue liste d'espions de Jabaroot.
- gherrrabi
- il y a 14 minutes
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Le chiffre à lui seul suffit à discréditer le fondement même de la prétendue "fuite" : 70 000 "espions" marocains, dont Jabaroot aurait révélé les noms et informations ce lundi 24 août 2026 sur son fil Telegram. Cela impliquerait que les services de renseignement du Royaume auraient un effectif supérieur à ceux de la CIA et du FBI combinés. On n'est donc pas à une affabulation près de la part de ce groupe de hackers algériens autoproclamé, actif depuis un certain temps déjà contre l'État marocain et plusieurs de ses institutions.
En fin de compte, la prétendue liste de 70 000 agents des services de sécurité et de renseignement marocains, diffusée par les novices du groupe Jabaroot, n’est rien d’autre qu’un coup d’épée dans l’eau.Le jeudi 27 août, la Direction Générale de la Sûreté nationale (DGSN) et la Direction Générale de la Surveillance du Territoire (DGST) ont formellement nié toute intrusion dans leurs systèmes d’information ou leurs bases de données de sécurité, qui respectent les normes de cybersécurité les plus rigoureuses.
La prétendue nouvelle fuite de données personnelles publiée sur le réseau social Telegram, le lundi 24 août, serait le fait de novices plutôt que de hackers expérimentés.
Éléments indiquant une falsification
La liste présente des anomalies significatives, telles que des personnes décédées (comme l’ancien directeur du BCIJ). En outre, les documents et photographies partagés révèlent des uniformes et grades qui n'existent pas au Maroc, des identités visuelles incorrectes ainsi que des erreurs grammaticales évidentes.
En réalité, le Pôle DGSN-DGST a nié toute intrusion dans ses systèmes d'information ou ses bases de données de sécurité, affirmant que les données personnelles récemment publiées ne proviennent en aucun cas d'une intrusion dans ses systèmes de sécurité. Il a précisé qu'il s'agit de données anciennes qui ont été téléchargées à partir de bases de données et de systèmes d'information gérés par des compagnies d'assurance et des organismes de couverture sociale et de santé.
De plus, le communiqué avertit contre la propagation fréquente de photos manipulées, présentées de façon trompeuse et malveillante comme montrant des fonctionnaires, hommes et femmes, dans divers services de sécurité, ainsi que contre la circulation de documents falsifiés et contrefaits prétendument des documents de sécurité.
Il a également précisé qu'il s'agit clairement de fausses images et de documents falsifiés, étant donné l'utilisation d'uniformes et de grades militaires inexistants au Maroc et non utilisés au sein de la DGSN. En outre, les documents publiés comportent des identités visuelles incorrectes et des fautes de grammaire évidentes.
Le Pôle DGSN-DGST dément toutes les informations erronées concernant une intrusion dans les systèmes de données de sécurité, lesquels ne sont pas reliés à des réseaux accessibles via Internet. Il assure que les enquêtes et investigations de sécurité continuent sous la supervision du Parquet compétent pour identifier et arrêter toutes les personnes impliquées dans la création, la production et la diffusion publique de ces fausses informations.
Le fact-checking, c'est quoi ?

Le rétablissement des faits, socle de la bataille
Dans un contexte de désinformation massive et exponentielle avec la généralisation de l’IA générative, le « fact-checking » constitue la première lame de la riposte par sa recherche du rétablissement des faits. Le fact-checking concerne la vérification de contenus déjà publiés, sur les réseaux sociaux notamment, et vise à établir ce qu’on sait, ou pas, d’un sujet.
Le travail des fact-checkeurs consiste à :
sélectionner les sujets les plus sensibles et viraux ;
mener un travail de vérification ;
publier pour le plus grand nombre ;
en étant transparent sur la méthode utilisée.
En 2025: 6 855 fact-checks publiés, parmi lesquels :
754 sur l'intelligence artificielle
254 sur le conflit israélo-palestinien
253 sur la guerre en Ukraine
184 sur le climat
171 sur la migration
157 sur la politique aux États-Unis
155 sur l'Iran




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