De Aguelmous à Rabat (PAM-RNI): Les amis d’hier devenus les ennemis d’aujourd’hui⁉ Des Alliances à la Confrontation... By- Mohammed Gherrabi
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Quand les éléphants se battent l'herbe en souffre
Le gouvernement marocain actuel est composé du Rassemblement National des Indépendants (RNI), du Parti de l'Authenticité et de la Modernité (PAM) et du Parti de l'Istiqlal. Ce gouvernement a été formé pour répondre aux attentes des citoyens marocains et pour aborder les défis actuels du pays. Les trois partis ont convenu d'un programme politique commun, visant à promouvoir des changements positifs et à répondre aux préoccupations des citoyens.
Lorsque d'anciens amis se livrent à la guerre, les citoyens ordinaires ne peuvent que s'asseoir et les regarder.

En politique, il n’y a pas d’amis ni d’ennemis éternels, mais seulement des intérêts
On dit souvent que toutes les routes mènent à Rome, pour indiquer que toutes les méthodes sont valables tant qu'elles nous mènent à notre objectif. De nos jours, cet adage prend une dimension de vérité universelle. Il est fréquemment évoqué dans divers contextes, notamment politiques ou sociaux, où le mensonge est employé comme tactique dans la lutte idéologique.
Aguelmous - Khénifra: "La frénésie électorale a fait oublier certaines personnes. Nous ne nous déroberons pas à nos responsabilités, affrontez-nous avec des idées au lieu de la diffamation" Mohamed Chouki
Mohamed Chouki, président du Rassemblement national des indépendants (RNI), a affirmé que le parti a décidé de passer d'une voie à une autre, tout en gardant la même orientation : être proche des citoyens et écouter leurs véritables préoccupations. Il a mis en avant que les préoccupations des Marocains sont aujourd'hui bien identifiées, les principales étant la santé, l'éducation et l'emploi, ainsi que les questions quotidiennes concernant le logement, l'immobilier, la reconstruction, la rupture de l'isolement, les réseaux d'eau et d'électricité, et les routes, notamment dans les zones rurales.
Chouki a indiqué que le Rassemblement national des indépendants ne prétend pas être parfait et ne soutient pas que tous les problèmes ont été résolus. Cependant, il considère que les politiques publiques et sociales auxquelles le gouvernement a contribué ont orienté le pays dans la bonne direction. Il souligne que, pour l'avenir, il est nécessaire d'accélérer le rythme, de perfectionner ce qui a été réalisé et de rectifier les déséquilibres persistants. Il a ajouté que le prochain mandat doit être meilleur, car le Maroc ne peut tolérer les disparités persistantes dans l'accès aux services et aux opportunités entre ses différentes régions et territoires.
Le président du Rassemblement national des indépendants a affirmé que le parti entame une nouvelle phase politique et qu'il est désormais plus uni et prêt, après avoir démontré sa capacité à être proche des citoyens, à être actif sur le terrain et à assumer ses responsabilités dans des situations difficiles. Il a déclaré que les Rnistes n'ont pas peur de discuter du résultat et ne fuient pas leurs responsabilités, car un parti qui cherche à gagner la confiance des citoyens doit avoir le courage de défendre ses décisions et doit avoir le courage de reconnaître ce qui n'a pas encore été réalisé.
Par ailleurs, Chouki a critiqué ce qu'il a qualifié de tentatives de certains acteurs de se dérober à leurs responsabilités dans une phase à laquelle ils ont pris part, affirmant que «la fièvre électorale semble effacer la mémoire de certains», que ce soit concernant les décisions auxquelles ils ont contribué ou les défis auxquels le pays fait face, notamment les années difficiles de sécheresse, les fluctuations du contexte international, les prix élevés et la perturbation des chaînes d'approvisionnement. Il a ajouté :
«Nous sommes un parti responsable, et nous n'éviterons pas nos responsabilités ni les défis auxquels nous avons été confrontés, car pour nous, la politique implique la responsabilité avant de chercher des postes.»Chouki a souligné que la prochaine étape nécessite un débat politique qui réponde aux attentes des Marocains. Il a déclaré que le RNI a présenté ses candidats tôt, ainsi que sa vision et son programme de manière claire, et attend des autres partis qu'ils les confrontent avec des idées, des programmes et des alternatives. «Nous demandons le respect mutuel et affrontez-nous avec des idées. Les Marocains ne nécessitent ni personnalisation ni diffamation, mais recherchent quelqu'un qui leur offre des réponses précises concernant la santé, l'éducation, l'emploi et l'avenir de leurs enfants.»
Il a conclu en soulignant que l'objectif du Parti est de créer un «Maroc à une seule vitesse», où la situation géographique ne limite pas les opportunités des citoyens en termes d'éducation, de santé, d'emploi ou d'infrastructures. Cela nécessite une approche réformiste durable et des partis qui n'hésitent pas à assumer leurs responsabilités: «Nous n'avons pas peur, car nous étions impliqués, nous avons pris nos responsabilités, et aujourd'hui, nous sommes prêts à retourner vers les citoyens et à demander leur confiance en nous appuyant sur nos réalisations et nos engagements.»
Le RNI dénonce des tentatives de ralliement de ses élus
Le Rassemblement National des Indépendants (RNI) hausse le ton à l’approche des prochaines échéances électorales. Dans un communiqué publié à l’issue de la réunion de son Bureau politique, tenue mardi 25 août 2026 sous la présidence de Mohamed Chouki, le parti fait état de « pressions » et de tentatives « d’attraction » visant plusieurs de ses parlementaires, élus et responsables et met directement en cause le Parti Authenticité et Modernité (PAM).

Le Bureau politique a exprimé sa « vive préoccupation » face aux pratiques auxquelles certains responsables et élus du parti seraient soumis depuis plusieurs semaines. Il considère que ces actions nuisent « au choix démocratique et à la crédibilité de l’action politique » et avertit que leur continuation pourrait miner la confiance des citoyens envers les partis et, plus largement, envers l'ensemble du processus politique.
Dans un communiqué, le RNI établit un lien direct entre ces pratiques et le PAM. Le parti estime qu’elles surviennent dans un contexte où les formations politiques s'étaient pourtant accordées, lors des consultations concernant les prochaines échéances, sur l'importance de garantir la probité, la transparence et l'égalité des chances.
Le Bureau politique souligne à cet égard ce qu’il décrit comme une «contradiction flagrante» entre les engagements pris en faveur de règles communes visant à assurer l'intégrité de la compétition électorale et certaines pratiques observées sur le terrain. Une contradiction qui, précise le communiqué, s’est manifestée «en particulier dans la relation entre le Rassemblement National des Indépendants et le Parti Authenticité et Modernité».
Le PAM réunit son bureau politique après les accusations du RNI
D'après des sources, le bureau politique du Parti authenticité et modernité (PAM) se réunira exceptionnellement ce mercredi. Les membres de cette instance sont appelés à étudier le contenu du communiqué diffusé par le bureau politique du Rassemblement national des indépendants (RNI), ainsi que les accusations portées contre le PAM concernant des tentatives d'attirer certains candidats du parti. Cette réunion se tient à moins d'un mois des élections prévues pour le 23 septembre prochain.
Dans son communiqué, le RNI déclare que plusieurs de ses parlementaires, élus, responsables territoriaux ainsi qu’un membre de son bureau politique auraient été ciblés par des tentatives d’attraction et des pressions au cours des dernières semaines. Pour le parti de la « Colombe », la fréquence et la similitude des méthodes employées indiquent qu’il ne s’agit plus de faits isolés ou individuels.
Des responsables politiques justifient leur adhésion au PAM
Marouan Chabâatou, député de la province de Midelt, a annoncé qu'il quittait le RNI pour rejoindre le PAM. Dans un communiqué, il précise que sa décision n'est pas due à un différend personnel ni à un «moment de colère». L'élu déclare que son choix résulte de divers facteurs accumulés, qu'il attribue au manque d'attention du RNI envers la province de Midelt. Il considère également que les efforts fournis localement par les élus et les militants ne sont pas suffisamment reconnus par la direction centrale.
Il estime que la récente réunion partisane tenue dans la province a accentué ce sentiment, surtout en raison de l'absence de représentants du gouvernement, tandis que des responsables et des ministres se seraient déplacés dans une autre province. De son côté, Manal Badel, qui a également quitté le RNI pour rejoindre le PAM et dont le nom apparaît dans le communiqué du bureau politique du RNI, affirme que sa décision n'a été ni hâtive ni dictée par un désir temporaire.
Elle indique avoir pris cette décision après avoir examiné son parcours politique et ce qu'elle perçoit comme des lacunes dans la façon dont le parti traitait ses électeurs et ses élus. Elle mentionne aussi un déficit de communication et de proximité avec les citoyens. Manal Badel déclare en outre que sa confiance dans la méthode de direction collective du PAM, ainsi que l'expérience acquise par le parti ces dernières années, ont influencé son choix de rejoindre cette formation.
Un enregistrement attribué à Rachid Talbi Alami fait polémique
Dans un autre développement, un enregistrement audio attribué à Rachid Talbi Alami, membre du bureau politique du RNI, s’est largement propagé sur les réseaux sociaux. Le contenu de cet enregistrement comporte, des menaces et des accusations visant des membres du PAM, à quelques semaines des élections législatives prévues le 23 septembre 2026.
Talbi Alami tacle Fouzi Lekjaa et le PAM
Au cours de la réunion du Bureau politique du RNI qui s'est déroulée le mardi 25 août, Rachid Talbi Alami, président de la Chambre des représentants, s'est exprimé sur les défections au sein du parti, souvent attribuées aux «pressions» exercées par le PAM. Ses déclarations, dont des extraits ont été diffusés sur les réseaux sociaux, ont attiré une attention particulière.
Talbi Alami a affirmé que «tout le monde cherche à nuire au RNI. Ils croient avoir trouvé la personne qui peut réaliser leurs objectifs : des stratégies limitées pour obtenir des sièges» à la Chambre des représentants.
La « personne » en question est Fouzi Lekjaa. Avec ironie, Talbi Alami l'a qualifié de « Messie attendu (Al Mahdi Al Montdhar) », supposé transformer la politique partisane.
Il a encouragé ses collègues à «faire preuve de courage, même si cela coûte des sièges», en déclarant qu'arriver en deuxième position lors des élections du 23 septembre ne serait pas une catastrophe, mais plutôt «une occasion de poser nos conditions pour rejoindre le gouvernement».
Persuadé que Fouzi Lekjaa ne sera pas nommé ministre des Finances, il a affirmé que ce poste reviendra à «sa titulaire, Nadia Fettah Alaoui». Talbi Alami a terminé en exhortant le RNI à «mettre un terme» à ces défections.
Le Bureau politique du RNI a affirmé avoir «établi un lien entre» les défections de certains membres «et le Parti authenticité et modernité (PAM)», soulevant de «graves interrogations sur les méthodes utilisées à l’approche des élections».
Rancœur?

Yasmine Lamrhaouar confirme
"Il n'y a rien de mal à l'intervention... Ce qui est problématique, c'est l'enlèvement des élus. La soi-disant « fuite » de l'intervention du frère Rachid Talbi Alami lors de la réunion du bureau politique du Rassemblement National des Indépendants a suscité de larges discussions, et certains ont essayé de présenter la situation comme un embarras pour le parti ou la révélation de positions qu'on voulait garder secrètes. En réalité, la première chose qui mérite notre attention, c'est l'acte même de fuiter. Une discussion secrète qui a fuité lors d'une réunion interne d'une organisation politique demeure un comportement déplorable, qui ne correspond ni à l'éthique du travail politique, ni à la confiance, la responsabilité et le respect des échanges internes que l'on doit avoir dans les organisations politiques." Yasmine Lamrhaouar, députée du Parti du Rassemblement National des Indépendants, Présidente de la jeunesse du Rassemblement dans la région de Rabat-Salé-Kénitra
Aguelmous est un nom géomorphologique qui traduit la forme du relief, il signifie capuchon en thamazighth. Les habitants sont à majorité de la tribu Zayane.
Aguelmous est une petite ville du Maroc située dans le Moyen-Atlas. Elle se trouve à environ 100 km au sud de Meknès et à 32 km au nord de Khénifra. En plein cœur du Maroc, Aguelmous bénéficie d'une position géographique qui lui permet de jouir d'un climat méditerranéen avec un ensoleillement presque constant tout au long de l'année, tout en étant en zone semi-montagneuse. Son climat particulier, combiné à l'esprit bienveillant et accueillant de sa population, incite à adopter un mode de vie paisible. La ville, dont les habitants sont attachés aux traditions et coutumes du Moyen-Atlas, est imprégnée de son identité amazigh.
En ce qui concerne les activités, trois secteurs principaux se distinguent : l'agriculture, l'élevage et les services. De ces trois secteurs découlent d'autres activités annexes. Aguelmous et ses environs répondent à une forte demande en ovins dans une grande partie du territoire. Réputée pour la qualité des ovins d'Aguelmous et de ses environs, l'élevage demeure une activité très importante. Par ailleurs, une agriculture diversifiée ainsi qu'une arboriculture en constante évolution permettent à la ville de valoriser ses sols et la qualité de l'air. C'est d'ailleurs la qualité de l'air présente dans la région qui a favorisé le développement de l'aviculture et d'autres activités liées aux volailles.
Aguelmous se trouve dans le Moyen Atlas à une altitude de 1150 mètres. La ville fait partie de la province de Khénifra et sa population est estimée à 36 560 habitants d'après le recensement officiel de 2024.





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