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«L'Égypte est entièrement dépendante des pays du Golfe», déclare un ancien responsable américain

  • gherrrabi
  • il y a quelques secondes
  • 6 min de lecture
L'Égypte connaît une période de dépendance économique et stratégique de plus en plus alarmante. Lors de son intervention sur i24NEWS, Hazem Alghabra, ancien conseiller au département d'État américain, a livré une analyse critique de la situation du pays dirigé par le président Abdel Fattah al-Sissi, affirmant que Le Caire survit actuellement grâce au soutien financier des monarchies du Golfe.

Selon Hazem Alghabra, le régime du président Abdel Fattah al-Sissi ne pourra pas indéfiniment préserver son équilibre entre les États-Unis, la Russie et la Chine.

L'Égypte connaît une période de dépendance économique et stratégique de plus en plus inquiétante. Invité sur i24NEWS, Hazem Alghabra, ancien conseiller au département d'État américain, a fait un bilan critique de la situation du pays dirigé par le président Abdel Fattah al-Sissi, affirmant que Le Caire est désormais soutenu financièrement par les monarchies du Golfe.

Selon lui, les Émirats arabes unis, le Qatar et l'Arabie saoudite ont versé des montants importants dans l'économie égyptienne pour prévenir un effondrement financier. Cependant, il avertit que ces aides ne sont pas « un cadeau ». « Il faudra rembourser d'une manière ou d'une autre », souligne l'ancien responsable américain, estimant que l'économie égyptienne est toujours incapable d'effectuer les réformes nécessaires pour devenir durablement solvable.

Hazem Alghabra considère que l’Égypte est devenue « trop grosse pour échouer », tout en se demandant si les États du Golfe peuvent continuer à soutenir le régime égyptien indéfiniment. Selon lui, les conflits régionaux, comme la guerre à Gaza et les tensions autour de l’Iran, accentuent la vulnérabilité du pays.

L'ancien conseiller américain a également souligné la situation géopolitique complexe du Caire, qui se trouve entre son alliance historique avec Washington et ses relations de plus en plus étroites avec la Russie et la Chine. « C'est un équilibre impossible », affirme-t-il, en jugeant que le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche intensifie la pression sur les alliés des États-Unis.

Hazem Alghabra estime que l'administration Trump finira par demander des positions plus précises à ses partenaires régionaux. « L'Égypte devra prendre des décisions », avertit-il, soulignant le danger pour Le Caire de compromettre sa crédibilité stratégique en tentant de ménager à la fois Washington, Moscou et Pékin.

Les médias algériens décrivent la visite de Sissi aux Émirats comme une « trahison », dans un contexte où le régime militaire est isolé.

L'arrivée du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi aux Émirats met l'accent sur le renforcement du partenariat stratégique entre ces deux nations. Pendant ce temps, en Algérie, la scène médiatique et politique montre une confusion et une incertitude qui soulignent son isolement ainsi que le ton tendu, inédit, de son discours officiel et médiatique.

La visite officielle du président égyptien a pour objectif de discuter des méthodes de coordination sur des sujets régionaux et économiques. Elle a été chaleureusement accueillie par les dirigeants émiratis, qui voient en cette visite un signe d'un partenariat arabe solide et renouvelé, tandis que l'Algérie fait face à une escalade sans précédent des tensions médiatiques.

Allégations vagues et tensions diplomatiques ouvertes

Dernièrement, les relations entre l'Algérie et l'Égypte se sont considérablement refroidies, culminant avec l'annonce par le régime militaire algérien de son intention d'annuler l'accord de services aériens avec les Émirats, signé en 2013. Cette décision a surpris les observateurs en raison de ses implications, indiquant que le régime des « keblars » traverse une période délicate. Les autorités algériennes n'ont pas fourni d'explications précises à ce sujet, se contentant de vagues allusions à des « interventions » et à des accusations non fondées.

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a exprimé dans des déclarations éparses des relations « fraternelles » avec les pays du Golfe, tout en excluant implicitement les Émirats et en les accusant de s’immiscer dans les affaires algériennes, sans fournir de justifications diplomatiques claires, signe d’une confusion dans la politique étrangère algérienne.

Révélation de l'isolement par une attaque médiatique

La crise ne s'est pas limitée aux déclarations officielles, mais s'est transformée en une intense campagne médiatique dans certains journaux algériens, allant jusqu'à considérer l'ambassadeur émirati comme « indésirable » en Algérie et qualifiant la visite de Sissi de «trahison» et de « prise de parti au détriment d'autres questions arabes ». Ce langage virulent révèle la tentative du régime algérien de projeter ses crises internes économiques, sociales et sécuritaires, tout en soulignant son isolement dans ses efforts pour établir un discours politique davantage axé sur la provocation et la création de conflits plutôt que sur la construction de partenariats.

Les experts en diplomatie considèrent que ces initiatives médiatiques et politiques désorganisées manquent de la rigueur diplomatique indispensable, particulièrement à un moment où le monde arabe doit harmoniser ses positions pour affronter des défis régionaux complexes.

Renforcement des relations égypto-émiraties face à l’isolement algérien

Par ailleurs, la coordination continue entre l'Égypte et les Émirats démontre une stratégie claire centrée sur la coopération et le dialogue, soulignant la différence entre la méthodologie des pays qui privilégient des partenariats variés et flexibles, et celle des régimes qui choisissent le langage de la provocation et de la confusion. Les observateurs estiment que la poursuite de cette voie par l'Algérie ne fera qu'accentuer son isolement régional et réduire sa capacité à jouer un rôle constructif au sein des alliances arabes, alors que les tensions sur les questions régionales augmentent.

Dans un article approfondi du journal algérien « Echourouk », considéré comme le relais médiatique de la junte algérienne, le quotidien a sévèrement critiqué la visite imprévue du président Abdel Fattah al-Sissi à Abou Dhabi. Ils ont décrit cette démarche comme une tentative de briser l'isolement des Émirats, à un moment qu'ils qualifient de « pire depuis la fondation de l'État ».

Egypte: Tebboune indésirable au sommet arabe sur Gaza au Caire, il a délégué son ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf alias "Isst3taf"... Ahmad al-Chareh, a été convié
Le mal élu et décrié, Abdelmajid Tebboune, ne participera pas au Sommet extraordinaire de la Ligue arabe, qui se tiendra au Caire, en Egypte.
Le nouveau président syrien invité au sommet arabe sur Gaza au Caire

Le nouveau président syrien, Ahmad al-Chareh, a été convié au sommet arabe sur Gaza au Caire du 4 mars, dans une première invitation à un sommet de la Ligue arabe depuis qu’il a chassé Bachar al-Assad de Damas, ont indiqué ses services.

«M. Ahmed al-Chareh, a reçu une invitation officielle du Président de la République arabe d’Égypte, Abdel Fattah al-Sissi, pour participer au sommet extraordinaire du Conseil de la Ligue arabe qui se tiendra le 4 mars», a indiqué la présidence dans un communiqué. La réunion vise à discuter d’un plan alternatif au projet du président américain Donald Trump d’une prise de contrôle du territoire palestinien et du déplacement de ses habitants.

Ce sommet extraordinaire du Caire a été convoqué en réponse à la proposition de Donald Trump de placer la bande de Gaza, ravagée par 15 mois de guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas, sous contrôle des Etats-Unis et de déplacer sa population vers l’Egypte et la Jordanie.

Une initiative du président américain qui a suscité un tollé dans le monde arabe et plus largement au sein de la communauté internationale.

Tebboune boycotte le Sommet arabe d’urgence prévu au Caire

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune, a décidé de ne pas participer personnellement au sommet arabe d'urgence qu'abritera la République arabe d'Egypte le 4 mars pour discuter des développements de la question palestinienne, annonce l’agence de presse algérienne. Il a chargé le ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères Ahmed Attaf, de représenter l'Algérie à ce sommet.

Ce n'est pas la première fois que cela arrive

Le mal élu et décrié, Abdelmajid Tebboune, qui a délégué le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, pour le représenter, exprime ainsi sa désapprobation de la façon dont le sommet a été préparé par des Etats arabes, sans consulter l’ensembles des pays membré de la Ligue, monopolisant ainsi la question palestinienne.

Sergey Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères avait déclaré : "L' Algérie n'a ni poids, ni prestige d'État, ni positions honorables."

«Cette décision intervient dans le contexte des déséquilibres et des lacunes qui ont entaché le processus de préparation de ce sommet, dans la mesure où ce processus a été monopolisé par un groupe limité et étroit de pays arabes qui ont accaparé la préparation des outcomes du prochain sommet du Caire sans aucune coordination avec le reste des pays arabes, qui sont tous concernés par la question palestinienne», selon la même source.

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