SEM. Duke Buchanan: Les États-Unis poursuivent leur engagement dans le processus de paix au Sahara, en appuyant la proposition d'autonomie marocaine.
- gherrrabi
- il y a 4 heures
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Une reconnaissance officielle réaffirmée de la souveraineté marocaine sur le Sahara, un appui explicite au plan d’autonomie, une mobilisation transpartisane au Congrès américain et en prime une proposition de classer le Polisario parmi les organisations terroristes…SEM. Duke Buchanan, l'ambassadeur des États-Unis au Maroc, a exprimé la vive condamnation de son pays à l'égard des récents actes de violence perpétrés par le Front Polisario, en soulignant qu'ils ont provoqué une large réprobation au niveau international.
Les propos de l'ambassadeur Boukan ont été tenus après sa rencontre avec Alexandre Ivancko, le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU et président de la MINURSO, au cours de laquelle ils ont abordé le processus de paix au Sahara.
SEM. Duke Buchanan, ambassadeur des États-Unis au Maroc a affirmé via un communiqué diffusé par l’ambassade américaine au Maroc sur les réseaux sociaux "J'ai discuté du processus de paix au Sahara avec le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, chef de la MINURSO, Ivanko. Les actes de violence récents perpétrés par le Front Polisario ont été largement condamnés au niveau international, et son refus persistant de s'engager sérieusement dans les discussions sur l'avenir du peuple sahraoui menace les progrès réalisés. Les États-Unis restent engagés pour la paix à travers la proposition marocaine d'autonomie, mais l'atteinte de la paix exige des partenaires prêts à négocier pour un avenir plus prometteur."

Cette prise de position des États-Unis fait suite aux attaques à la roquette lancées par des milices du Polisario près de la ville de Smara, provoquant des condamnations successives de la part des pays arabes et de la communauté internationale, ainsi que des appels à éviter l'escalade et à reprendre les négociations.
Les États-Unis comptent parmi les principaux partisans de la proposition d'autonomie sous souveraineté marocaine, soumise par le Maroc en 2007, qu'ils estiment être la seule solution réaliste et sérieuse pour résoudre ce conflit de longue date.
Il convient de souligner que ces déclarations illustrent le soutien constant et solide des États-Unis envers le Maroc concernant la question du Sahara, notamment dans le cadre des efforts diplomatiques internationaux pour faire progresser le processus de paix sous l'égide des Nations Unies.
L'attaque du Front Polisario contre Es-Smara a été largement condamnée par les États et l'ONU.
De Washington à Riyad, de Bruxelles à Monrovia, du Caire à Londres. Le matin du 10 mai, quinze États, l'Union européenne, le Secrétariat général des Nations unies et le Conseil des Sages musulmans ont condamné l'attaque revendiquée le 5 mai par le front Polisario contre la ville d'Es-Smara. Cette intense séquence diplomatique place désormais le plan d'autonomie marocain au centre de toute analyse du dossier.
Les réactions internationales incluent des déclarations de la France, de la France auprès des Nations Unies, et de la Mission américaine, qui ont tous condamné l'attaque, soulignant qu'elle menace la stabilité régionale et compromet les efforts de paix.
Les États-Unis ont exprimé leur préoccupation face à ces actes de violence, affirmant que ces actions sont incompatibles avec l'esprit des négociations en cours.
La France a également condamné l'attaque, soulignant l'importance de respecter le cessez-le-feu et de se conformer aux résolutions onusiennes.
L'ONU a exprimé sa préoccupation face à ces incidents en zone civile, soulignant l'urgence de parvenir à un règlement durable du conflit.
Le gouvernement espagnol a condamné, le lancement de projectiles le 5 mai par des éléments du Polisario contre des cibles civiles à Es-Semara.
Ces réactions internationales visent à renforcer les efforts de paix et à stabiliser la région.
Es-Smara : du Conseil de sécurité à Al-Azhar, le front international se resserre autour du polisario
Trois projectiles, une personne blessée, un communiqué de revendication signé par le «front polisario». Sur le terrain, l'attaque du mardi 5 mai à Es-Smara, dont les tirs ont atteint les environs de la prison locale et le périmètre du cimetière, a un impact militaire presque négligeable. Sur le plan diplomatique, elle a déclenché l'une des réactions de condamnation les plus fermes qu'ait connues le dossier du Sahara depuis l'adoption, en octobre 2025, de la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies.
La mission des États-Unis auprès de l'ONU a été la première à réagir, dès le 6 mai. «Nous condamnons les attaques du Front Polisario à Es-Smara. Une telle violence menace la stabilité régionale et les progrès vers la paix», a-t-elle déclaré, ajoutant une formule qui est rapidement devenue virale dans les chancelleries : «Le statu quo ne peut plus durer». Deux jours plus tard, un geste rare prolonge cette condamnation : l'ambassade américaine à Alger diffuse, depuis le territoire hébergeant la direction du Polisario, le communiqué de la mission onusienne, accompagné de cette phrase en arabe et en anglais : «Sahara occidental : le statu quo ne sert l'intérêt de personne et ne peut plus durer.» Ce message, sans équivoque, cible directement l'État algérien.
Un renforcement de la convergence occidentale
Paris, le 7 mai. La représentation française à l'ONU réaffirme son soutien au plan d'autonomie «sous souveraineté marocaine» comme étant la «seule base» pour un règlement durable. Bruxelles suit le 8 mai : l'ambassadeur de l'Union européenne au Maroc, Dimiter Tzantchev, condamne et inscrit sa déclaration dans la continuité du virage pris par le Conseil d'association du 29 janvier dernier. Le même jour, le Royaume-Uni, qui avait publiquement reconnu en juin 2025 le caractère «le plus crédible, viable et pragmatique» de l'initiative marocaine, condamne également des tirs «qui risquent de saper les efforts en faveur de la paix». Dans la foulée, la Belgique, la Tchéquie, puis l'Espagne adoptent des positions au contenu strictement convergent. Quatre membres permanents ou influents du Conseil de sécurité, ainsi que plusieurs États européens, se sont alignés en moins de soixante-douze heures sur une même perspective. À l'ONU, l'expression institutionnelle a également subi un changement notable. Stéphane Dujarric, porte-parole d'Antonio Guterres, a fait écho à la «profonde préoccupation» de la Minurso et indiqué que l'envoyé personnel pour le Sahara, Staffan de Mistura, partageait cette inquiétude. «C'est un moment pour le dialogue et les négociations, et non pour une escalade militaire», a-t-il déclaré.
Le monde arabe et Al-Azhar en tête de file
Le changement le plus notable des dernières heures est la mobilisation des capitales arabes. Les Émirats arabes unis ont été les premiers à réagir, exprimant par un communiqué de leur ministère des Affaires étrangères « la plus grande fermeté » contre un acte qualifié de « criminel » et réaffirmant leur « soutien total » aux « droits souverains légitimes » du Royaume sur le « Sahara marocain ». Cette déclaration a été reprise mot pour mot par Bahreïn, le Koweït, le Qatar et l'Arabie saoudite. Manama va plus loin en invoquant expressément la résolution 2797 « relative à l'initiative marocaine d'autonomie ». La Jordanie, par l'intermédiaire du porte-parole de son ministère des Affaires étrangères, l'ambassadeur Fouad Majali, exprime également sa « solidarité totale » et son rejet de « toutes les formes de violence et de terrorisme ».
En plus de la mobilisation des chancelleries, un acteur d'une autre nature, mais dont la voix résonne fortement dans le monde sunnite, s'est manifesté : le Conseil des Sages musulmans, dirigé par le grand imam Ahmed Al-Tayyeb, cheikh d'Al-Azhar al-Charif. Dans un communiqué publié sur le réseau X, cette institution condamne « l'attaque terroriste qui a visé la ville d'Es-Smara au Royaume du Maroc » et exprime sa « pleine solidarité avec le Royaume du Maroc, direction, gouvernement et peuple, pour la préservation de sa sécurité, de sa stabilité, de l'unité de son territoire et la sauvegarde de sa souveraineté nationale ». Elle considère que cibler des civils est « contraire aux enseignements tolérants de l'islam, à toutes les lois divines, aux valeurs humaines et aux conventions internationales ». Pour le Maroc, l'implication d'Al-Azhar dans le concert des condamnations apporte une caution morale et religieuse de premier ordre, en plus de la dimension diplomatique.
Le poids stratégique du Liberia au Conseil de sécurité
Sur le continent africain, la voix la plus retentissante est venue de Monrovia. Le Liberia, premier pays anglophone d'Afrique de l'Ouest à avoir ouvert un consulat général à Dakhla en mars 2020, et surtout membre non permanent en exercice du Conseil de sécurité, a fait entendre, depuis sa représentation permanente à New York, une condamnation explicitement raccordée au cadre onusien. La déclaration libérienne évoque une violence qui «sape la stabilité régionale et menace les progrès réalisés vers une résolution pacifique telle qu'elle est décrite dans la proposition d'autonomie sous la souveraineté marocaine». La précision des termes, et plus encore l'autorité institutionnelle de leur émetteur, donnent à cette condamnation une portée qui dépasse la stricte solidarité bilatérale : elle préfigure les positions susceptibles d'être portées dans la prochaine séquence onusienne consacrée au Sahara.
Au total, en moins de cent vingt heures, les États-Unis (depuis Washington et Alger), la France, le Royaume-Uni, l'Union européenne, l'Espagne, la Belgique, la Tchéquie, les Émirats arabes unis, Bahreïn, la Jordanie, le Qatar, l'Arabie saoudite, le Koweït, le Liberia, et désormais le Conseil des Sages musulmans, auront fait converger leurs voix. Quinze États, une organisation supranationale, une autorité religieuse de premier plan et le Secrétariat général des Nations unies. Pour une seule et même grille de lecture : condamnation du recours aux armes contre des civils, centralité de la résolution 2797, plan d'autonomie comme socle de toute négociation à venir.

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