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CPI: Plainte contre Abdelmadjid Tebboune... Il ne se rendra ni à Canossa ni ailleurs... [Analyse] By- Mohammed Gherrabi

Les dirigeants visés par un mandat d'arrêt de la CPI sont soumis à des restrictions diplomatiques et juridiques. Ces restrictions peuvent inclure des limitations de déplacement, des restrictions diplomatiques et des contraintes légales. Les États parties au Statut de Rome ont l'obligation légale de coopérer avec la CPI, ce qui implique l'arrestation et la remise de la personne concernée si elle se trouve sur leur territoire. Cela peut conduire à un isolement politique au niveau international, diminuant les relations diplomatiques des dirigeants concernés.
Sansal dévoile les dessous de sa détention et critique Tebboune : grâce refusée et accusations de justice politisée
L'écrivain algérien Boualem Sansal, libéré en novembre dernier après avoir passé près d'un an en détention en Algérie, a déclaré son intention de poursuivre en justice le président algérien Abdelmadjid Tebboune. Il l'accuse d'être responsable de sa condamnation dans une affaire qu'il considère comme politique.

Cette déclaration a été faite samedi lors de la participation de l’écrivain à la journée du livre politique organisée à l’Assemblée nationale française. Devant l’assistance, l’auteur de 81 ans a affirmé : « C’est lui qui m’a condamné », assurant vouloir « poursuivre le président Tebboune en justice ».

Boualem Sansal affirme avoir été condamné à la suite d'une procédure qu'il considère irrégulière, mentionnant des accusations de « terrorisme », « espionnage » et « atteinte à la sûreté de l’État » qu'il réfute catégoriquement. Il soutient que son procès n’a pas respecté les garanties essentielles d’un procès équitable et que sa détention a été utilisée à des fins politiques. C'est en raison de ces motifs qu'il déclare vouloir engager une action directement contre le président algérien.

Une procédure judiciaire déjà engagée

Lors d'une discussion sur le livre politique et l'engagement intellectuel, en présence de l'avocat Richard Malka, l'écrivain a mentionné avoir envoyé, alors qu'il était en détention, un message au président algérien: «Si vous me libérez, je vous poursuivrai». Il déclare aujourd'hui que son action s'inscrit dans le respect de cette promesse.

Dans une déclaration à l’Agence France-Presse, Sansal a précisé que la procédure judiciaire était déjà engagée et que ses avocats préparaient un dossier en vue d’un dépôt devant la justice internationale contre le président algérien. Il a toutefois indiqué attendre le « bon moment » avant d’aller plus loin, dans un contexte marqué par d’autres dossiers liés à la liberté d’expression en Algérie.

L'annonce, réalisée lors d'entretiens avec les médias, relance la discussion sur les recours accessibles à un citoyen qui s'estime victime d'une injustice de l'État, ainsi que sur la possibilité de poursuivre un chef d'État en fonction.

L'affaire Sansal se déroule dans un climat diplomatique tendu entre Alger et Paris. L'écrivain avait été arrêté le 16 novembre 2024 à l'aéroport d'Alger à son retour de France, une arrestation qui avait exacerbé les tensions entre les deux pays, déjà nourries par divers différends, notamment concernant la question migratoire et le dossier du Sahara.

Boualam Sansal serait un bâtard selon Tebboune

Dans un ton très critique, Sansal a directement accusé le président Tebboune d'ingérence dans le pouvoir judiciaire et d'avoir influencé sa condamnation :

Selon Tebboun, Boualam Sansal serait un bâtard. Confronté à la pression suite à l'annonce de la reprise du Hirak, le président algérien doit libérer l'écrivain franco-algérien Boualam Sansal, détenu de manière injuste. Toutefois, il ne manque pas de fanfaronner devant le peuple. Il insulte et dénigre l'écrivain en le traitant de bâtard, et cela lors d'un discours au Parlement. Sansal ne mérite pas un tel traitement de la part de celui qui se prétend fils des chouhadas, alors que les Algériens affirment que ses ancêtres n'ont jamais combattu les Français.

La présidence algérienne a indiqué que le président Tebboune avait reçu une requête du président allemand sollicitant un « geste humanitaire » pour l’écrivain, en raison de son âge avancé et de la détérioration de sa santé. Le président allemand avait également demandé son transfert en Allemagne pour y recevoir des soins médicaux.

En juillet dernier, la justice algérienne avait maintenu la condamnation de Boualem Sansal à cinq ans de prison, suite à sa culpabilité pour plusieurs chefs d'accusation, y compris atteinte à la sûreté de l'État, outrage à une institution nationale, diffusion de fausses informations et propos considérés comme offensants envers l'armée et l'ordre public. L'écrivain a constamment nié les accusations, affirmant que ses déclarations relevaient de la liberté d'expression et de simples opinions personnelles.

Plainte à Paris : la Ligue Kabyle accuse Tebboune de violations des droits humains

Le mal élu et décrié Abdelmadjid Tebboune fait l'objet d'une plainte déposée le 2 janvier 2025 au tribunal judiciaire de Paris. Cette plainte l'accuse de disparition forcée, de détention arbitraire et de privation de liberté de l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal, survenue dans un contexte de tensions diplomatiques entre l'Algérie et la France.

D'après les informations fournies par Maghreb Intelligence, cette plainte, déposée par la Ligue Kabyle des Droits de l’Homme, réclame que la justice française mène une enquête approfondie. Elle accuse Abdelmadjid Tebboune d'avoir enfreint les droits fondamentaux de Boualem Sansal, notamment par une détention arbitraire, une disparition forcée de dix jours et le refus de laisser l'écrivain choisir son avocat.

Les plaignants précisent qu’il ne s’agit pas d’une attaque contre l’Algérie en tant qu’État, mais d’un acte visant à défendre les droits humains d’un individu persécuté. « En aucun cas, la sécurité de l’Algérie n’a été remise en question par les écrits ou les propos de Boualem Sansal », soulignent-ils. Ils ajoutent que cette affaire illustre également les effets secondaires des relations tendues entre l’Algérie et la France, exacerbées par les récentes déclarations publiques du président Tebboune.

En effet, dans un discours prononcé le 29 décembre 2024 devant le Parlement algérien, Abdelmadjid Tebboune avait décrit Boualem Sansal comme un « imposteur envoyé par la France ». Ces déclarations, considérées comme dégradantes par les plaignants, renforcent selon eux les accusations de violations des droits humains à l'encontre du président algérien.

La Ligue Kabyle des Droits de l’Homme, qui a initié cette action en justice, est une association située à Paris. Elle se consacre à la défense des militants et activistes kabyles persécutés par le régime algérien. En outre, elle œuvre pour les libertés individuelles et collectives en Kabylie, tout en conservant son indépendance dans son fonctionnement.

Les autorités françaises le président algérien Abdelmadjid Tebboune était directement impliqué dans l’enlèvement de l’opposant algérien “Amir DZ” en France.

Les autorités françaises ont affirmé que le président algérien Abdelmadjid Tebboune était directement impliqué dans l'enlèvement de l'opposant algérien “Amir DZ” en France.

Les enquêtes réalisées par les autorités françaises ont récemment révélé que le président algérien Abdelmadjid Tebboune était directement impliqué dans le kidnapping de l'opposant algérien "Amir DZ" en France.

  • L’officier des renseignements algériens arrêté en France avoue que le président algérien Abdelmadjid Tebboune est celui qui a donné l’ordre de tenter d’assassiner l’opposant Amir DZ.

  • Selon Le Journal du Dimanche, un officier des renseignements algériens appartenant à la DGSE a avoué les détails de la tentative d’assassinat et l’implication directe du régime algérien.

  • La tentative d’assassinat a finalement échoué, plusieurs suspects ayant été arrêtés, dont un diplomate algérien qui s’est avéré travailler pour les services de renseignements algériens. Il fait actuellement l’objet d’une enquête de la part des autorités françaises.

Cette tentative ratée confirme la mauvaise qualité des services de renseignement algériens/

Le rebondissement judiciaire promet de rajouter une nouvelle poignée de sel sur la plaie d’une relation franco-algérienne déjà en charpie.

Selon le quotidien Le Monde, le Parquet national antiterroriste (PNAT), en coordination avec la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), a mis au jour un plan sordide pointant directement vers les services de renseignement algériens, manifestement incapables d’abandonner leurs méthodes policières d’un autre âge, même sur le sol d’un grand pays européen.

Les éléments de l’enquête révèlent que l’opération aurait été orchestrée depuis l’ambassade algérienne à Paris, avec la complicité de mercenaires étrangers, afin d’enlever l’opposant et de le transférer de force en Algérie via l’Espagne, où il a été condamné par contumace à 20 ans de prison en 2023.

Ce scandale inflige un camouflet sans précédent à la diplomatie algérienne, réduite sous l’ère des généraux à des officines d’intimidation et de traque politique. Il expose aussi la peur panique qu’un seul opposant peut inspirer à un régime qui dispose d’une rente gazière colossale mais s’effondre face à un tweet ou une vidéo sur YouTube.

La décision française, qui s’appuie sur les mécanismes de coopération judiciaire internationale, envoie un message clair: l’Europe ne sera pas le terrain de chasse des services répressifs algériens et ne tolérera pas que ses capitales soient transformées en zones de règlement de comptes politiques façon milices.

Encore une fois, le masque tombe sur ce «régime révolutionnaire» qui prétend défendre les peuples et les droits humains, tout en perfectionnant dans l’ombre ses vieilles recettes: enlèvements, intimidations et mise sous silence des voix libres, même à des milliers de kilomètres du palais d’El Mouradia.

Le Gouvernement Français va-t-il céder au coups de pression de la junte militaire algérienne?

Il est maintenant certain que l'opération d'enlèvement et de tentative de meurtre qui a presque coûté la vie à l'influenceur algérien Amir DZ a effectivement été orchestrée par le régime algérien.

Étant donné que l'enquête est en cours, les services de sécurité restent discrets, mais quelques fuites révèlent que l'opération des pieds nickelés a manifestement été orchestrée par un officier de la DGDSE - les services de renseignement algériens - qui opérait sous couverture de «diplomate».

À cette époque, il était sous le commandement de M’henna Djebbar, un général réputé pour son inclination à recourir aux exécutions extrajudiciaires. J'avais déjà abordé ce sujet dès 2012 dans «L’histoire secrète de l’Algérie indépendante».

Quoi qu'il en soit, même si je suis persuadé que la section antiterroriste et la DGSI mèneront leurs enquêtes à terme, il reste évident que le régime algérien est impliqué, et cela concerne le sommet de la hiérarchie militaire et politique, y compris Tebboune lui-même.

Il est désormais nécessaire, en plus de la justice française, d'examiner les moyens de saisir les institutions internationales afin de condamner ces dirigeants médiocres qui gouvernent l'Algérie.

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