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Afrique du Sud : session tendue de Cyril Ramaphosa face au parlement


Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a déclaré être prêt à "s'expliquer" devant la nation et à "assumer (son) entière responsabilité" dans une affaire embarrassante de cambriolage, une fois que l'enquête le visant serait bouclée.

Cyril Ramaphosa accusé d’avoir caché des millions de dollars ( pots-de-vin "Algérie"?)

Le président sud-africain aurait dissimulé un cambriolage dans l’une de ses résidences et au cours duquel quatre millions de dollars en liquide lui ont été dérobés.

Cyril Ramaphosa est sous le feu des critiques. Il aurait dissimulé un cambriolage dans l’une de ses résidences, en février 2020, au cours duquel quatre millions de dollars en liquide, cachés dans des meubles, lui ont été dérobés.

Depuis cette révélation, plusieurs responsables de l’opposition demandent la démission du président accusé d’avoir caché de l’argent dont l’origine est douteuse.

L'enquête a débuté après qu'Arthur Fraser, ancien directeur général de l'Agence de sécurité de l'État sous l'ancien président Jacob Zuma, ait demandé à la police d'enquêter sur la conduite de Ramaphosa pour des faits présumés de blanchiment d'argent et de corruption liés à des millions de dollars qui auraient été volés lors d'un cambriolage dans la ferme du président en 2020.

Répondant mardi aux questions du Parlement, Cyril Ramaphosa a assuré qu'il coopérait avec les autorités. Mais il a refusé de fournir des détails sur ce cambriolage qui lui vaut des accusations de blanchiment et corruption, ajoutant qu'on lui avait conseillé d'attendre que les enquêteurs aient terminé leur travail.

Ramaphosa grillé au parlement
Le président Cyril Ramaphosa a mis en colère les partis d'opposition lorsqu'il a refusé de répondre aux questions sur le cambriolage dans sa ferme de Phala Phala dans le Limpopo. L'analyste politique Charles Matseke en a discuté avec Mfundo Mabalane d'eNCA.

"La réponse la plus appropriée de mon côté est que la loi suit son propre cours", a déclaré Ramaphosa lors d'une session parlementaire houleuse en visioconférence.

"Je suis prêt à coopérer et aussi à m'expliquer", a-t-il ajouté à l'intention de députés de l'opposition mécontents de ses réponses laconiques.

Le bureau de la médiatrice de la République et la police avaient ouvert une enquête en juin. Le président sud-africain venait d'être accusé d'avoir acheté le silence de cambrioleurs tombés sur d'importantes sommes d'argent dans l'une de ses propriétés.

En février 2020, selon une plainte déposée par l'ancien chef du renseignement sud-africain Arthur Fraser, des cambrioleurs s'étaient introduits dans une ferme appartenant au président à Phala Phala, dans le nord-est du pays. Là, il seraient tombés sur l'équivalent de près de quatre millions d'euros en espèces.

La plainte accuse M. Ramaphosa d'avoir dissimulé le cambriolage à la police et l'argent au fisc. Mais aussi d'avoir organisé l'enlèvement et l'interrogatoire des voleurs, puis de les avoir soudoyés pour qu'ils gardent le silence.

M. Ramaphosa a dans un premier temps reconnu le cambriolage mais nie les allégations d'enlèvement et de corruption. Il s'était défendu, arguant avoir signalé le cambriolage à la police. Il a également contesté les sommes avancées, assurant que l'argent provenait de la vente de bétail.

L'affaire met sous pression le président, qui a fait de la lutte contre la corruption un cheval de bataille et cherche à être investi par le parti au pouvoir, l'ANC, pour briguer un nouveau mandat lors de la présidentielle de 2024.


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