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La prédiction choc de Trump sur l'avenir de l'Espagne... Et la menace de Netanyahou... By- Mohammed Gherrabi



Le président des États-Unis, Donald Trump, a décrit l'Espagne comme un «pays ruiné» et a critiqué Madrid pour ne pas payer sa part au sein de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN). Ces commentaires ont été faits lors d'une interview diffusée le jeudi 3 septembre par la chaîne d'information britannique GB News, où il a également qualifié de «très triste à voir» l'afflux massif de migrants à Ceuta le 30 juillet.

Interrogé sur la situation dans la ville au nord du Maroc, M. Trump a prédit que « l'Espagne sera un pays ruiné », liant ce jugement à un ancien différend. Il a reproché au gouvernement de Pedro Sánchez de ne pas « bien se comporter » envers l'Alliance atlantique et de ne pas payer « ce qu'elle devrait payer ». Il a comparé la situation espagnole à celle du Royaume-Uni, qui, selon lui, fait face à « ses propres problèmes » migratoires sans être envahi par des milliers de personnes, concluant qu'il n'avait « jamais rien vu de pareil ».

Lors du sommet de l’OTAN à Ankara le 8 juillet, le président américain avait déjà qualifié l’Espagne de «cause perdue», demandant l’arrêt des échanges commerciaux entre les deux nations. Le différend concerne l’objectif fixé à La Haye en 2025 par les trente-deux alliés, qui prévoit de consacrer 5 % du produit intérieur brut à la défense d’ici 2035, avec 3,5 % pour la défense elle-même et 1,5 % pour les dépenses de sécurité connexes. Madrid, ayant atteint le seuil de référence de 2 % en 2026, refuse d’adhérer à cet objectif, que M. Sánchez considère comme déraisonnable et contre-productif.

L’ambassadrice marocaine convoquée le 21 août

Devant le Congrès des députés ce jeudi, le chef du gouvernement espagnol a annoncé un réexamen des mécanismes de coopération migratoire avec le Maroc, tout en révélant que l’ambassadrice du royaume à Madrid avait été convoquée le 21 août. Il s’est engagé à « agir » s’il existe des « preuves solides » d’une implication d’agents marocains dans les franchissements de fin juillet, une hypothèse mentionnée dans un rapport policier transmis à l’Audience nationale, qui n’a pas encore reçu de validation judiciaire. M. Sánchez a également mis en question la chaîne de transmission de ce document au sein des services espagnols.

Les États-Unis pourraient ressembler à Ceuta « si le mauvais camp l'emporte »

Les entrées des 30 et 31 juillet ont concerné environ 72 000 personnes, selon une note de la bibliothèque de la Chambre des communes britannique publiée le 13 août. Ce chiffre avait d'abord été sous-estimé par les autorités espagnoles avant d'être révisé. Le président de Ceuta, Juan Jesús Vivas, a signalé au moins cent morts. Madrid affirme avoir renvoyé 69 500 personnes vers le Maroc dans le cadre de retours volontaires, puis, depuis le 10 août, réinstallé 3 300 migrants restés sur place et effectué 3 658 retours supplémentaires. La Commission européenne n’a noté aucun mouvement migratoire de Ceuta vers la péninsule.

Un plan de 309 millions d’euros

Le décret-loi adopté le 1ᵉʳ septembre en conseil des ministres, entré en vigueur jeudi, ouvre 309 millions d’euros jusqu’au 31 décembre, auxquels s’ajoutent 50 millions de garanties, soit l’équivalent de 16 % du produit intérieur brut de la ville autonome. L’accueil des mineurs et l’aide humanitaire absorbent 118 millions, la sécurité 90 millions, les aides directes aux entreprises et aux salariés 80 millions. M. Sánchez a annoncé une enveloppe additionnelle d’au moins 100 millions d’euros dans les prochaines semaines, conçue avec les autorités locales, dont les demandes pourront être déposées sous dix jours et les premiers versements intervenir au plus tard le 6 octobre, et 180 millions destinés aux frontières de

Ceuta et de Melilla.

Le gouvernement espagnol demande également une présence permanente de l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex) au port et sur la digue frontalière, ainsi qu'une mission de l’Agence de l’Union européenne pour la coopération des services répressifs (Europol). Il souhaite aussi un siège permanent pour Ceuta et Melilla au Comité européen des régions et un régime fiscal propre aux régions ultrapériphériques, car ces deux villes sont restées en dehors de l’union douanière lors de l’adhésion de l’Espagne à la Communauté européenne en 1986. Dans les jours suivant l’assaut, M. Trump avait attribué la crise aux «lois faibles» et à la «mauvaise gestion» de l’exécutif espagnol, six semaines après une rencontre apaisée avec M. Sánchez, le 19 juillet, en marge de la finale de la Coupe du monde de football dans le New Jersey.​​​​​​​​​​​​​​​​

Les tensions entre Israël et l'Espagne

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a accusé l'Espagne d'« hostilité » et a annoncé l'exclusion de Madrid du mécanisme international de surveillance de la trêve dans la bande de Gaza.

  • Rupture de confiance : Netanyahou a reproché au gouvernement espagnol des attaques répétées contre l'État d'Israël et d'avoir « diffamé » l'armée israélienne.

  • Position de Madrid : Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez critique ouvertement les actions militaires israéliennes à Gaza, au Liban et en Iran, tout en prenant des mesures de rétorsion (embargo sur les armes, interdiction d'escale pour les navires ravitaillant l'armée israélienne).

Conséquences
  • Exclusion du CCMC : Les délégués espagnols ont été retirés du centre de coordination (CCMC) situé à Kiryat Gat, qui gère la trêve et l'assistance humanitaire.

  • Détérioration accrue : Cette déclaration souligne la dégradation sans précédent des relations diplomatiques entre ces deux nations.

"Je n'ai pas l'intention de permettre à aucun pays de mener une guerre politique contre nous Sans se soumettre à en payer le prix" Netanyahou

"Israël ne restera pas muette face à ceux qui l'agressent. L'Espagne a retiré le statut de héros aux soldats de l'armée israélienne, considérée comme l'armée la plus morale au monde. C'est pourquoi j'ai décidé aujourd'hui de mettre à l'écart les représentants de l'Espagne. Après que l'Espagne a choisi à plusieurs reprises de s'opposer à Israël... Quiconque attaque l'État d'Israël au lieu de combattre le terrorisme, celui qui agit ainsi... Je ne suis pas disposé à tolérer cette indifférence. Je n'ai pas l'intention de permettre à un pays de mener une guerre politique contre nous sans en subir les conséquences." Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou


> Israël ne restera pas silencieuse

> Face à ceux qui nous attaquent

> L'Espagne a déchu de leur statut de héros

> des soldats de l'armée israélienne

> des soldats de l'armée la plus

> morale au monde

> C'est pourquoi j'ai ordonné aujourd'hui

> d'isoler les représentants de l'Espagne

> de notre pays / [suite à] l'appel à un accord sur Gaza

> Après que l'Espagne a choisi

> à maintes reprises

> de se tenir contre Israël

> Quiconque attaque l'État d'Israël

> au lieu d'attaquer le terrorisme

> Celui qui fait cela / Celui qui choisit

> Pour l'avenir de la région

> Je ne suis pas prêt à tolérer cela

> L'indifférence et l'indifférence / l'inaction

> Je n'ai pas l'intention de permettre

> à aucun pays de mener

> une guerre politique contre nous

> Sans se soumettre

> à en payer le prix

Netanyahou accuse l'Espagne de "menace génocidaire" contre Israël

Auparavant, le Premier ministre espagnol avait déclaré que son pays "ne peut pas arrêter la guerre d'Israël contre le Hamas car elle ne possède pas d'armes nucléaires"

Une guerre de mots sans précédent oppose désormais Israël et l'Espagne après que Pedro Sánchez ait déclaré que son pays "ne peut pas arrêter la guerre d'Israël contre le Hamas car elle ne possède pas d'armes nucléaires". Cette formulation a déclenché une réaction outrée de Benjamin Netanyahou.

Le Premier ministre israélien n'a pas mâché ses mots, dénonçant une "menace flagrante de génocide contre le seul État juif au monde". Netanyahu a ensuite puisé dans l'histoire pour attaquer son homologue espagnol : "Apparemment, même l'Inquisition espagnole, l'expulsion des Juifs espagnols et le génocide systématique pendant la Shoah ne suffisent pas à Sánchez. C'est incroyable."

Cette escalade verbale intervient alors que Madrid accentue sa pression sur Israël par des actions concrètes. Le gouvernement espagnol a annoncé cette semaine l'interdiction d'accostage pour les navires ravitaillant l'armée israélienne et la fermeture de son espace aérien aux avions transportant des armes vers Israël.

L'Espagne, l'un des pays les plus critiques d'Europe envers la politique israélienne, prévoit également d'augmenter son aide à l'Autorité palestinienne et à l'UNRWA, tout en interdisant l'importation de produits provenant des colonies israéliennes.

Madrid a également franchi un nouveau pas en interdisant l'entrée sur son territoire à toute personne ayant "directement participé au génocide de Gaza". Cette mesure vise notamment les ministres d'extrême droite Bezalel Smotrich et Itamar Ben Gvir, explicitement interdits de séjour en Espagne.

"Nous espérons accentuer la pression sur Netanyahou et son gouvernement pour alléger les souffrances palestiniennes", a déclaré Sánchez lors d'une allocution télévisée. Le rappel à Madrid de l'ambassadeur d'Espagne en Israël pour consultations marque l'aboutissement de cette détérioration des relations bilatérales, transformant deux alliés occidentaux en adversaires diplomatiques sur la scène internationale.

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