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Enrôlement des enfants-soldats à Tindouf en algérie: Lettre ouverte de M. Mohammed Gherrabi à S.E.M. le Président Donald J. Trump...

A Son Excellence Monsieur Donald J. Trump, Président des États-Unis d’Amérique
Monsieur le Président Donald J. Trump,

Je souhaite tout d'abord vous exprimer mes plus sincères félicitations pour votre nouveau mandat en tant que 47e président des États-Unis d'Amérique.

En tant que journaliste et président du Réseau des Journalistes panafricains, il est de mon devoir de défendre et de protéger les droits et le bien-être des enfants en Afrique. Il est également de ma responsabilité d'informer le monde entier que le fléau moderne de l'enrôlement des enfants-soldats à Tindouf, sur le sol algérien, persiste encore aujourd'hui.

Les enfants sont au centre de nos initiatives. Nous nous engageons à collaborer avec les acteurs de la protection de l'enfance pour instaurer un environnement protecteur et inclusif. En travaillant avec divers partenaires, y compris les décideurs internationaux, nous visons à garantir le respect des droits de l’enfant.

Par la présente, je m'adresse à vous, Monsieur le président, en ma qualité de père et grand-père, ainsi que défenseur des droits des enfants, pour vous demander instamment de prendre les mesures nécessaires afin de mettre fin à cette pratique, qui constitue une violation flagrante des droits de l’enfant et enfreint de nombreux articles de la Convention relative aux droits de l’enfant.

Les grands-parents occupent une place spéciale dans la vie de chacun. Ils transmettent des valeurs, des histoires, et des souvenirs précieux.
L'enrôlement des enfants-soldats à Tindouf
Tout cela se passe dans le territoire d’un Etat membre qui a signé tous les traités, conventions et textes des Nations Unies sur les enfants

Parmi les préoccupations concernant la situation des droits humains dans les camps de Tindouf figurent l'isolement des habitants et l'absence de surveillance régulière sur place quant au respect des droits humains. Les droits des réfugiés demeurent précaires en raison de l'isolement des camps et de l'incertitude juridique qui les entoure. Le gouvernement algérien, qui est, selon le droit international, responsable de la protection des droits de toutes les personnes sur son territoire, a délégué la gestion effective des camps aux miliciens du Polisario, lesquels ne peuvent être officiellement tenus responsables de leurs pratiques en matière de droits humains dans le cadre du système international actuel.

D'après le Statut de la Cour pénale internationale, « le recrutement ou l'enrôlement d'enfants » dans des forces ou groupes armés est considéré comme un crime de guerre aussi bien dans les conflits armés internationaux que non internationaux.

Le chef des milices du polisario, Brahim Ghali alias Mohamed Benbatouche, lance un appel au recrutement des enfants soldats
Le Front Polisario est connu pour l’enrôlement des enfants soldats. le « polisario » défie la communauté internationale et la Charte de l’ONU et viole systématiquement les droits les plus élémentaires de l’enfance.

Le droit international est explicite à ce sujet. Le Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant, concernant l’implication d’enfants dans les conflits armés, précise dans ses articles 1 et 2 que les États doivent s’assurer que les enfants de moins de 18 ans « ne participent pas directement aux hostilités » et qu’ils ne soient pas recrutés dans leurs forces armées. L’étude réalisée par l’ONG World Vision, intitulée ”It takes a World to End the Use of Child Soldiers: A Research Report” (2019), considère l’enrôlement des enfants dans les conflits armés comme l’une des violations les plus graves des droits de l’enfant.

Les auteurs du rapport soulignent que les conséquences pour l'enfant et son développement, ainsi que pour sa famille et sa communauté, peuvent être tragiques.

Un vaste éventail de preuves irréfutables sur l’enrôlement militaire des enfants par le “polisario” avec la bénédiction d'Alger
Enfants soldats : leur place est à l’école, pas à la guerre

Nul ne sait combien d’enfants sont engagés dans des conflits armés à travers le monde. Les enfants confrontés à la guerre, piégés dans une zone de conflit et dont les familles sont dispersées, courent un risque accru d’être entraînés dans les combats, notamment en Afrique. Certains prennent les armes, tandis que d’autres peuvent être utilisés comme espions, terroristes ou esclaves sexuels. Quel que soit leur rôle et qu’ils soient recrutés de force ou non, ces enfants sont séparés de leur famille, privés d’éducation et exposés au risque d’emprisonnement, de blessures ou de mort.

Tout enfant a le droit de se développer dans un milieu qui le préserve de la maltraitance et de l’exploitation, et a le droit de ne pas participer à la guerre ni d'en être victime. Il s'agit du droit à la protection que tous les enfants doivent avoir, et c’est l’un des droits prévus par la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) : les enfants ont le droit de grandir dans un environnement qui leur assure cette protection (art. 19, 22, 32 à 35, 39 et 40).

L’enrôlement forcé d’enfants-soldats par le « polisario » se poursuit en toute impunité sur le territoire algérien et en violation flagrante du droit international et sous les regards de la communauté internationale et de l’ONU .
Des ONG dénoncent la militarisation des enfants par le Polisario avec la bénédiction de l’algérie

Le Conseil des Droits de l'Homme de l’ONU, lors de sa plus longue session historique à Genève, a été alerté à de nombreuses reprises sur les crimes contre l’humanité commis par le Polisario avec la complicité du régime algérien. La militarisation des enfants en est un exemple. Elle vient à nouveau d’être dénoncée par des défenseurs des droits humains.

L’enrôlement militaire des enfants par la milice armée du “polisario” dans les camps de Tindouf, au Sud-ouest de l’Algérie, est un “crime de guerre”, a affirmé, l’ambassadeur, représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU, Omar Hilale.

"L’Algérie et le «polisario» prétendent qu’il n’y a pas d’enrôlement militaire (…) Mais quand le Maroc avance quelque chose, il ne le fait jamais sans preuve", explique Omar Hilale, tout en montrant des photos compromettantes d’enfants du «polisario» en uniforme militaire et manipulant des kalachnikovs. Cette réponse vient après qu’une journaliste ait demandé à l’ambassadeur des preuves concernant les accusations qu’il avait formulées à l’encontre de l’Algérie et du «polisario». "Lorsque vous comparez les photos d’Al-Qaïda et du «polisario», vous constatez les mêmes armes, la ressemblance, l’âge, la posture, l’entraînement, le treillis militaire", ajoute Omar Hilale. Des images qui, selon l’ambassadeur, illustrent ce que le «polisario» et l’Algérie enseignent aux jeunes.

L'Algérie doit respecter ses engagements internationaux, d'autant plus que ce pays d'Afrique du Nord a ratifié les conventions et protocoles relatifs aux droits de l'enfant (voir la revue effectuée par le gouvernement algérien auprès du Conseil des Droits de l'Homme, «Le Comité examine le rapport soumis par l'Algérie au titre du Protocole sur l'implication d'enfants dans les conflits armés», Genève, 17 mai 2018). La gestion des camps de Tindouf doit être assurée par l'État algérien et non par le Polisario, puisque le lieu de refuge se trouve sur le sol algérien, dont l'État algérien est le seul responsable devant la communauté internationale.

Il a précisé que cette pratique est également prohibée par la Convention internationale relative aux droits de l’enfant de 1989, les principes de Vancouver et les principes de Paris, en ajoutant qu'une nouvelle résolution du Conseil de sécurité (2601), qui concerne les enfants dans les conflits, dénonce l'enrôlement militaire des enfants.

Hilale a également souligné que cette même résolution demande aux États de prendre les mesures nécessaires pour mettre fin à cet enrôlement et protéger les enfants afin de leur offrir l’éducation dont ils ont besoin, en remarquant toutefois qu’“au lieu de donner aux enfants des stylos, des pinceaux et de leur apprendre à chanter, le +polisario+ leur enseigne l’atrocité, l’assassinat” ainsi que la manière de manier une kalachnikov ou une machette et “le martyr” tout comme Daech et Al-Qaïda.

Cela se déroule sur le sol d'un État membre ayant ratifié tous les traités, conventions et textes des Nations Unies concernant les enfants”, a déclaré l’ambassadeur, ajoutant que l’Algérie “devra répondre de l'enrôlement des enfants dans les camps”.

Lors d’une audition au Sénat, le sénateur républicain Ted Cruz a accusé l’Iran de vouloir faire du Front Polisario un relais régional, sur fond de basculement du terrorisme vers l’Afrique. Ses propos font écho à un rapport récent sur le renforcement de la présence russe en Afrique de l’Ouest.

«Le centre de gravité du terrorisme mondial s’est désormais déplacé vers l’Afrique», a affirmé le mardi 21 avril le sénateur républicain Ted Cruz lors d’une audition au Sénat sur la lutte contre le terrorisme sur ce continent. Le sénateur du Texas a décrit une montée en puissance des groupes armés dans le Sahel, ainsi qu’en Afrique de l’Ouest et de l’Est, affirmant que ces organisations «se développent, s’installent et opèrent avec des capacités croissantes». Il a également rappelé que, pendant des décennies, la menace terroriste était considérée comme centrée sur le Moyen-Orient, tout en désignant l’Iran comme «le principal État soutenant le terrorisme dans le monde».

Qu’est-ce qu’un enfant soldat ?

Les enfants soldats désignent toutes les personnes de moins de 18 ans qui, dans le monde entier, sont recrutées et employées illégalement par des groupes ou des forces armés. Cela inclut aussi bien des filles que des garçons, et certains n'ont que 7 ans.

Que font les enfants soldats ?

Ils servent de combattants, mais aussi d'espions, de soigneurs, de porteurs, de cuisiniers, de messagers ou encore d'« esclaves » sexuels, notamment dans le cas des filles.

Quelques chiffres…
  1. On estime à 250 000, le nombre d’enfants soldats dans le monde, dont environ 40 % de jeunes filles. La plupart de ces enfants sont enrôlés sur le continent africain.

  2.  Grâce à l’Unicef depuis 1998, plus de 100 000 enfants ont été libérés et réinsérés dans leurs communautés, dans plus de 15 pays du monde affectés par des conflits armés. Pour la seule année 2010, l’Unicef a permis la réinsertion de quelque 11 400 anciens enfants soldats.

Pourquoi un enfant devient-il enfant soldat ?

Un enfant ne décide pas toujours de devenir enfant soldat. La plupart du temps, les enfants sont kidnappés et enrôlés de force dans les groupes ou forces armés. Parfois, ils rejoignent volontairement ces groupes lorsqu'ils sont séparés de leur famille, déplacés à cause de la pauvreté, vivent dans des zones de conflit ou n'ont plus aucune possibilité d'emploi, d'éducation, etc.

Pourquoi les milices armées et les groupes armés recrutent-ils des enfants ?
  1. Ils sont plus facilement influençables et dociles.

  2. Ils sont moins susceptibles de fuir.

  3. Ils peuvent être des espions et des messagers discrets.

  4. Ils coûtent moins cher.

Les raisons qui expliquent l’enrôlement des enfants ont été identifiées comme suit :
  1. ils sont faciles à utiliser dans les combats ;

  2. ils sont faciles à manipuler ;

  3. ils aiment l’aventure ;

  4. ils assimilent rapidement les techniques de combat;

  5. ils ne s’intéressent pas au leadership ;

  6. ils coûtent moins cher ;

  7. ils constituent un défi moral pour les ennemis.

L'image de l'enfant africain tenant une kalachnikov plus grande que lui est devenue le symbole d'une violence perçue comme typiquement africaine, une violence barbare qui dépasse ce qui est acceptable et rationnel aux yeux occidentaux.

Pourquoi faut-il protéger les enfants soldats ?

Lorsqu'un enfant est recruté illégalement par un groupe armé, il est fréquemment exploité, abusé, maltraité et perd ainsi toute protection. Ces enfants enrôlés par des groupes ou des forces armées cessent de fréquenter l'école (ce qui est essentiel pour leur développement et un avenir meilleur) et mettent tragiquement leur vie en danger.

Le phénomène d’enrôlement d’enfants soldats par le polisario sous la supervision de l’armée algérienne, tant dénoncé par les organisations internationales notamment l’ONU, s’est invité au Parlement européen à travers une question avec demande de réponse écrite adressée par un groupe d’eurodéputés au Haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell.

Cette interpellation intervient peu de temps après la tenue à Genève de la 46ème session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU qui a été l’occasion pour plusieurs militants et organisations des droits humains de dénoncer les violations commises à l’encontre des enfants dans les camps de Tindouf, en Algérie et leur enrôlement de force dans les milices du polisario.

Selon le groupe d’eurodéputés, les sbires du polisario n’hésitent pas à recruter des enfants âgés de 12 et 13 ans en tant que soldats et à les faire parader.

Sur la base de ces preuves irréfutables, les députés européens interrogent M. Borrell sur les mesures que le Service européen pour l’action extérieure entend prendre pour protéger les droits de ces enfants dans les camps militaires et empêcher leur exploitation à l’avenir.

Les eurodéputés interpellent également le Haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité sur les mesures qu’il compte prendre pour contraindre l’Algérie à respecter ses engagements internationaux pour ce qui est des violations des droits de l’enfant commises sur son sol.

Depuis le début du différend régional autour du Sahara, près de 8.000 enfants auraient été enlevés et déportés pour des entraînements militaires à l’étranger, notamment en Algérie, à Cuba, en Libye, en Syrie et au Venezuela, avait rappelé l’expert en relations internationales, Matteo Dominici devant le Conseil des droits de l’homme à Genève.

M. Dominici s’était élevé contre les vidéos publiées par la machine de la propagande du polisario et de l’Algérie montrant des enfants embrigadés et formés à la guerre, lesquelles images ont été tournées dans les camps de Tindouf sur le sol algérien après avoir rompu le cessez-le-feu onusien, le 13 novembre 2020.

Monsieur le Président Donald J. Trump,

Je reste bien évidemment à votre entière disposition en tout temps pour de plus amples questions.

En vous remerciant d'avance de votre diligence, je vous prie d'agréer, Monsieur le Président , mes salutations distinguées.

Gherrabi Mohammed

Président du Réseau des Journalistes panafricains

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