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«Je n’habite pas le Maroc mais le Maroc m’habite» Lamine Yamal...

"S'émanciper, c'est s'arracher à ses origines tout en les assumant." Pascal Bruckner
Renier son origine n’est pas seulement un acte de rejet, mais aussi un geste chargé de sens historique, moral et culturel, qui reflète la relation complexe entre l’individu et ses racines
Changer.

Rien que le mot peut faire peur.

On a parfois l’impression que changer, c’est trahir la personne que l’on était. Que c’est abandonner une version de soi, renoncer à des convictions, perdre une identité.

Et pourtant… changer, ce n’est pas se renier. C’est grandir.

«Je n’habite pas le Maroc mais le Maroc m’habite» Lamine Yamal
Lamine Yamal rêvait de jouer pour le Maroc !

Dans un long entretien axé sur sa personnalité, Lamine Yamal s’est illustré. L’Espagnol a fait une révélation sur son choix de sélection et assure qu’il aurait pu jouer pour la sélection marocaine.

Dans une interview exclusive accordée à CBS News, le prodige espagnol est revenu avec franchise sur ses débuts fulgurants en sélection et son choix de carrière internationale.

Lamine Yamal a révélé qu’il avait longuement réfléchi à cette option, notamment après le parcours historique des Lions de l’Atlas au Mondial 2022. « J’ai un sentiment étrange, car, au fond de moi, je me suis dit que j’aurais rêvé de jouer pour le Maroc. À ce moment-là, le Maroc avait atteint les demi-finales de la Coupe du monde… »


Rapidement relayée sur les réseaux sociaux espagnols, l'image a déclenché une vague de commentaires parfois virulents. Certains y ont vu une provocation identitaire, d'autres un simple hommage à ses origines familiales marocaines.

L'épisode révèle surtout la complexité des identités multiples dans le football moderne. Né en Espagne, international espagnol, mais profondément lié à ses racines marocaines, Yamal incarne une génération qui refuse souvent de choisir entre plusieurs appartenances culturelles.

Dans une Espagne comme dans un Maroc de plus en plus connectés, ces questions dépassent largement le cadre sportif. Elles touchent à l'intégration, à la représentation et à la manière dont les sociétés regardent leurs propres diversités. La polémique devrait s'éteindre rapidement. Le débat qu'elle révèle, lui, semble appelé à durer encore longtemps.

Le Maroc fait partie de moi, bien que je sois né en Espagne... Lamine Yamal vêtu d'une tenue traditionnelle marocaine

Un choix de tenue reflétant sa double identité hispano-marocaine, la gandoura un vêtement marocain souvent porté lors d'occasions religieuses.

Lamine Yamal Nasraoui est né le 13 juillet 2007 à Esplugues de Llobregat, en Espagne. Il est le fils de Mounir Nasraoui et Sheila Ebana.

Son père a 15 ans au moment de sa naissance. Ce dernier est né au Maroc et arrive à l’âge de 3 ans en Espagne. Il quitte jeune sa ville natale pour poursuivre ses études à l'université de Salamanque en Espagne puis les délaisse pour exercer le métier de peintre en bâtiment[réf. nécessaire] et se marier avec Sheila Ebana, une Équatoguinéenne originaire de Bata, qui travaille alors au McDonald's. Ensemble, ils s'installent à Granollers dans la province de Barcelone, où ils ont deux enfants, Lamine Yamal et sa petite sœur. Ils s'installent ensuite à Rocafonda, à Mataró.

Son père, un amateur de football, inscrit Lamine Yamal, âgé seulement de trois ans, au CF La Torreta, un club amateur situé à quelques kilomètres du domicile familial, où il jouera quatre ans. Le directeur du club, Inocente Diez Lázaro, remarque rapidement le talent exceptionnel de l’enfant. Il déclare: « À 5 ans, il avait déjà une très bonne conduite de balle, il était rapide. Lamine était génial. Il était obsédé par le ballon. Et il avait de très bonnes prédispositions. Il prenait le ballon et en deux temps trois mouvements, il arrivait au but et marquait. Ensuite, il recommençait.»


L’attaquant de Manchester City, qui a préféré l’équipe de France à celle d’Algérie

Rayan Cherki a lui aussi refusé l’Algérie et a répondu à la première convocation de Didier Deschamps en mai 2025. Rayan Cherki, de son nom complet Mathis Rayan Cherki, né le 17 août 2003 à dans le 3e arrondissement de Lyon; est un footballeur international français évoluant au poste de milieu offensif à Manchester City

Cherki, le troisième de cinq fils, il grandit à Pusignan dans l'Est lyonnais, dans une famille multi-culturelle. Son père, Fabrice Amsellem, d'origine juive algérienne et italienne (Pouilles dans le Sud de l'Italie), a joué en amateur au FC Vaulx-en-Velin et à l'AS Buers-Villeurbanne. La famille de sa mère, Abla Cherki est originaire de Biskra en Algérie, Elle est française d’origine algérienne, née à Lyon en 1973. C’est d’elle que le jeune footballeur tient son nom de famille. Ensemble, ils gèrent sa carrière. Son frère aîné, Katib, a fréquenté les centres de formation d'Évian-TG et de Nîmes, et le puîné, Adame, est étudiant en marketing du sport en 2020.

Malgré les appels insistants de l’Algérie, Rayan Cherki choisit l’équipe de France. Une décision tranchée qui faisait polémique.

De la part de la Fédération algérienne, de Djamel Belmadi, de son entourage proche. Belmadi lui-même a rencontré les parents de Cherki à Lyon. Mais rien n’y a fait. «Rayan Cherki n’a jamais donné suite, malgré l’implication totale du staff», confie une source proche du dossier. Le jeune milieu offensif. Pour lui, les Bleus passent avant tout.

La convocation de Désiré Doué en équipe A. Une décision mal digérée par Rayan Cherki , pourtant pilier des Espoirs. À en croire certaines indiscrétions, le Lyonnais aurait menacé de répondre à l’appel de l’Italie.

Mais ce coup de pression aurait porté ses fruits : la FFF lui aurait promis une place en équipe A dès juin prochain, pour la demi-finale de la Ligue des Nations face à l’Espagne. Un tournant décisif dans son parcours.

À l’époque déjà, il avait été accusé de manque de respect envers l’Algérie pour avoir laissé planer le suspense avant de sauter sur la première opportunité qui s’est offerte à lui de jouer pour la France.

La clarification de juin 2025

En juin 2025, Rayan Cherki met fin définitivement aux spéculations. Il précise n’avoir jamais été approché officiellement par les fédérations algérienne ou italienne. Son père avait brièvement croisé Djamel Belmadi (sélectionneur algérien) à Lyon en 2019 via un ami commun, mais il ne s’agissait pas d’un échange officiel.

Le joueur affirme être engagé depuis toujours avec l’équipe de France et continuer son parcours sous les couleurs des Bleus sans équivoque et avec fierté. Cette déclaration claire tranche avec les rumeurs persistantes et confirme son choix du pays qui l’a vu naître et grandir.

La décision de Rayan Cherki de représenter la France plutôt que l’Algérie a suscité des réactions contrastées. Sur les réseaux sociaux et forums, notamment Reddit, les discussions s’enflamment autour de ce choix. Certains y voient une trahison des racines maternelles, d’autres comprennent la logique d’un jeune né et formé en France.

Cette polémique illustre la complexité des identités multiples dans le football contemporain. Rayan Cherki, comme de nombreux binationaux avant lui, doit composer avec les attentes contradictoires de différentes communautés qui le revendiquent chacune comme l’un des leurs.

L'Algérie toujours sans un talent exceptionnel : jusqu'à quand ?

Ce nouvel échec n’est pas anodin. Il s’ajoute à une longue liste de binationaux passés sous le nez de l’Algérie. Et le constat est amer : malgré les efforts, la sélection peine à séduire les grands talents de la diaspora.

La décision de Rayan Cherki résonne comme une claque pour les supporters algériens, qui nourrissaient de grands espoirs. Faut-il revoir la stratégie ? Est-ce le manque de visibilité, les échecs récents ou le poids du rêve bleu qui l’emporte toujours ? La Fédération doit-elle changer d’approche pour convaincre les binationaux ? Le choix de Cherki est-il une trahison ou un droit légitime.

Rayan Cherki manque de respect à l’Algérie

Rayan Cherki, qui participe à peine aux matchs de l’équipe de France dans cette Coupe du monde 2026, s’est distingué par un geste qui n’a pas manqué de faire réagir les internautes dans son pays d’origine, l’Algérie.

Rayan Cherki en chapeau de Napoléon le jour de la fête nationale algérienne

À la fin du huitième de finale France-Paraguay (1-0), samedi 4 juillet, le joueur de Manchester City, qui n’a joué que six minutes, a fêté la qualification de son équipe en arborant le chapeau atypique de Napoléon Bonaparte.

Par la suite, Rayan Cherki a publié sur Instagram une photomontage le montrant en train d’imiter la posture du célèbre empereur monté sur son cheval.

Si son geste a fait réagir, c’est pour deux raisons : d’abord, il a glorifié un symbole de l’impérialisme français et de la colonisation, et il l’a fait le jour de la célébration de l’indépendance de l’Algérie. Napoléon III, le neveu de Napoléon qui portait le chapeau bicorne que Cherki a repris, fut le premier chef d’État à débarquer à Alger le 17 septembre 1860 en pleine conquête coloniale.

Depuis Zidane, aucun Franco-Algérien ne s’est imposé chez les Bleus

Néanmoins, il n’échappe à personne que depuis Zinedine Zidane, soit depuis 20 ans, aucun joueur Franco-Algérien ne s’est réellement imposé chez les Bleus.

Pas même Karim Benzema, pourtant quintuple vainqueur de la Ligue des champions avec le Real Madrid et Ballon d’or en 2022.

L’ancien Merengue a été écarté pour des raisons extra-sportives en 2015. Rappelé en 2021, il a manqué le Mondial 2022 dans des conditions controversées, pour une blessure que son entourage estimait sans gravité. Lorsqu’il ne l’a pas appelé pour l’Euro 2016, Karim Benzema avait accusé Deschamps d’avoir “cédé à la partie raciste de la France”.

Samir Nasri est un autre grand joueur qui avait tout pour réussir mais qui a vu son aventure avec l’équipe de France tourner court. Tout récemment, il a fait part de ses regrets de ne pas avoir opté pour l’équipe de son pays d’origine, l’Algérie. La liste des joueurs franco-algériens qui ont choisi la France et ne sont pas allés loin est longue.

Nabil Fekir avait donné son accord à l’Algérie en 2015 et a changé d’avis le même jour après avoir reçu une convocation des Bleus, avec lesquels il se contentera de brèves apparitions.

Le Maroc : un pays qui ne se visite pas. Il se vit.

Il y a des pays que l’on visite. Et puis il y a ceux qui vous regardent entrer.

  • Le Maroc fait partie de ces pays-là.

  • Voyager au Maroc, ce n’est pas seulement changer de décor.

  • C’est changer de rythme, de regard, parfois même de rapport au temps.

  • Dès les premiers instants, la lumière est plus franche, les odeurs plus présentes, les échanges plus humains.

  • Au Maroc, le voyage commence bien avant la destination.


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