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Ils ont osé défier les USA - L'avion du président iranien atterrit en Algérie, malgré la menace de sanctions américaines

il y a 30 minutes
3 min de lecture
La junte militaire algérienne a eu l'audace de défier les États-Unis

L'avion du président iranien Masoud Pezeshkian a effectué une escale à l'aéroport international Houari-Boumediene d'Alger, malgré la menace américaine de sévir contre quiconque contribuerait aux opérations des compagnies iraniennes, a rapporté le site de suivi aérien Flightradar24.

Le gouvernement américain a placé sur liste noire l’intégralité du secteur aérien iranien. Le ministre des Finances, Scott Bessent, a déclaré lundi qu’à partir de mercredi quiconque fournirait du carburant ou de l’aide à l’atterrissage par exemple serait frappé de sanction, jusqu’à l’exclusion du système dollar.

Le président iranien a été accueilli au salon d’honneur de l’aéroport international d’Alger par le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, et le secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé de la Communauté nationale à l’étranger, Sofiane Chaib. La réception du président iranien à l'aéroport d'Alger souligne le caractère institutionnel de cette visite, tandis que les relations entre l'Algérie et l'Iran montrent une volonté claire de renforcer la coopération bilatérale dans divers domaines.

Ce n'est pas la première fois que le régime algérien se permet de défier les États-Unis.

Lors de sa visite en Russie, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a exprimé son désir d'accélérer l'adhésion de l'Algérie aux BRICS et de se libérer de l'hégémonie du dollar. Il a également proposé la création d'une monnaie pour remplacer le dollar et l'euro. «Nous voulons accélérer notre adhésion aux BRICS afin d'intégrer un système différent de celui du dollar ou de l'euro. Cela aura des effets positifs sur notre économie», a déclaré le président algérien Abdelmadjid Tebboune.

Iran : des vols internationaux annulés après les sanctions américaines

Les principales compagnies aériennes iraniennes ont dû annuler des vols internationaux ce mercredi 23 septembre, premier jour de l'application de nouvelles sanctions américaines dont l'impact reste difficile à déterminer. Cependant, tous les avions ne sont pas cloués au sol. Un avion de la compagnie Mahan Air, l'une des deux principales opérant à l'international, a atterri en Chine vers 08h40 GMT. La veille, Pékin avait ignoré les menaces des États-Unis de sanctions contre ceux qui continueraient à entretenir des liens avec le secteur aérien iranien, qualifiant ces mesures d'«unilatérales illégales».

Les États-Unis visent, avec ces nouvelles sanctions sans précédent, à accroître encore la pression économique sur Téhéran. Début septembre, Washington a placé l'ensemble du secteur aérien iranien sur liste noire dans le but de paralyser ses compagnies aériennes « partout dans le monde ». Les sanctions ont déjà eu certains effets. Mardi, Mahan Air a annoncé la suspension de tous ses vols vers la Turquie voisine à la demande des autorités turques. Et mercredi, une grande agence de voyages de Téhéran a indiqué que les vols vers Bagdad (Irak), Mascate (Oman), le Qatar, la Géorgie et l'Azerbaïdjan étaient suspendus et qu'aucun billet n'était vendu.

Dans un communiqué diffusé avant l'entrée en vigueur des sanctions, Iran Air a indiqué ne pas avoir reçu d'instructions officielles de la Turquie, de l'Azerbaïdjan ou de l'Irak interdisant ses vols vers ces pays voisins de l'Iran. Cependant, d'après le site internet de l'aéroport international de Téhéran, la compagnie ne semblait pas avoir de vols programmés mercredi. À l'exception de la Chine, tous les vols affichés au départ ou à l'arrivée sont assurés par de petites compagnies aériennes.

Des vols à destination et en provenance d'Istanbul et Van (Turquie), Najaf (Irak) ou encore Dubaï étaient notamment affichés, mais pas ceux opérés par les compagnies Mahan Air ou Iran Air. Plusieurs pays ont déjà réagi aux annonces américaines. La Géorgie a interdit depuis lundi tous les vols iraniens sur son territoire, et Oman a pris une mesure similaire selon les médias iraniens, bien que des négociations avec Mascate soient en cours.

En Irak, les autorités n'ont pas encore pris de position officielle, mais l'aéroport de Bagdad est fermé aux avions iraniens, et plusieurs sources, y compris un haut responsable gouvernemental, ont indiqué que Bagdad respecterait l'interdiction américaine. L'aviation civile iranienne espère détourner les vols vers l'aéroport de Najaf, une ville sainte située au centre de l'Irak, prisée par les pèlerins iraniens, a expliqué son porte-parole aux médias iraniens. Le secteur aérien iranien est déjà soumis depuis des années à diverses sanctions.

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