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Football: Les clubs algériens persistent dans les incidents extra-sportifs contre les clubs Africains... Une vérité qui agite! By- Mohammed Gherrabi


Youssef El Motie demande à mettre un terme à ce qui est décrit comme une hospitalité marocaine à sens unique, en faisant un parallèle avec la finale chaotique de la CAN 2025 qui a eu lieu le 18 janvier dernier à Rabat.

« Nous sommes venus avec l'intention de jouer au football... Les supporters de l'USM Alger ont envahi le terrain. Ils ont voulu arrêter le match, ils étaient déterminés à le stopper. Ce n'est pas possible que le match soit censé commencer à 20h00 et que nous commencions à 21h15, c'est une règle de la FIFA que je n'ai jamais vue de ma vie... Mais c'est ce genre de choses : c'est récurrent, ça arrive. Ça nous est arrivé à la CAN, et voilà que ça nous arrive encore », a insisté Youssef El Motie.

“Chez eux, il nous ont pris nos passeports, il nous ont arrêtés”

"À leur arrivée, ils nous ont confisqué nos passeports et nous ont détenus. Nous sommes laissés à même le sol dans leur aéroport. Il faut cesser d'être le pays du thé, de fournir des bus gratuitement, ainsi que des dattes et du lait," a déclaré le gardien de l'OC Safi.

Plutôt une vérité qui agite!.... Youssef El Motie a été critiqué par la presse "vert Kaki" pour ses déclarations
Les clubs algériens persistent dans les incidents extra-sportifs contre les clubs Africains
Les clubs algériens sont désormais sous le microscope, après leurs implication répétées dans des incidents extra-sportifs lors de ses confrontations avec des clubs africains dans les compétitions continentales.

Les responsables de l'USM Alger s'étaient retirés de l'édition 2024 de la Coupe de la Confédération africaine lors d'un match contre la Renaissance de Berkane. Ce retrait était motivé par le fait que le club marocain portait un maillot affichant la carte complète du Royaume du Maroc. Cet incident avait conduit à des sanctions contre le club algérien, qui avait été déclaré perdant, provoquant une controverse importante.

À l'aéroport d'Alger, la Renaissance Sportive de Berkane a été confrontée à une situation difficile, nécessitant l'intervention de la Confédération Africaine de Football (CAF) et entraînant plus de dix heures de désagréments. Les joueurs et le personnel de la RS Berkane ont été retenus pendant des heures à l'aéroport Houari Boumédiène, subissant des mesures punitives.

Les autorités algériennes ont demandé à l'équipe de jouer sans ses maillots affichant la carte complète du Maroc, ce qui a entraîné une série de sanctions ainsi que des insultes et des actes racistes. Bien que la CAF ait tenté de résoudre le problème, la délégation a été obligée de quitter l'aéroport malgré la promesse de récupérer les maillots saisis.

Deux ans après, les supporters de l'USM Alger ont une fois de plus causé des troubles et des débordements au stade El Massira de Safi, avant un match décisif contre l'Olympique de Safi en demi-finale de la même compétition.

Les incidents ont débuté avant l'arrivée des joueurs sur le terrain. Des personnes ont été repérées près du grillage séparant les tribunes du terrain, dans une atmosphère déjà tendue par l'allumage de fumigènes et des comportements considérés comme agressifs. Le dispositif de sécurité prévu pour cet événement continental est intervenu rapidement pour maîtriser la situation et prévenir tout débordement supplémentaire.

"Un journaliste marocain a été transporté à l'hôpital après avoir été attaqué et agressé lors des troubles par un supporter algérien. Il recevait des soins après l'incident et nous souhaitons son rétablissement complet et rapide. Le football doit toujours rester sûr pour tous; journalistes, joueurs et supporters confondus. Nous lui souhaitons un bon rétablissement." Micky Jr, Journaliste africain de football (CAF Media Expert)

Ces incidents ont tendu l'atmosphère autour de la rencontre, entraînant un retard d'une heure et vingt minutes par rapport à l'heure de coup d'envoi initialement prévue.

Cela s'est passé, un vendredi 10 avril, au nouveau stade du Calitous dans la capitale Alger.

Les supporters de l'Union de Harrach ont affronté les forces de l'ordre après que l'équipe ait concédé un deuxième but face à l'équipe visiteuse, la Jeunesse de Oran !

Malheureusement, le régime, par l'intermédiaire de ses dirigeants et de ses médias, a établi une culture qui ne tolère pas la défaite, rejette les décisions de l'arbitre et manque de fair-play.

Chaque jour, via leurs émissions télévisées, ils critiquent le Maroc, la CAF, Lakjaa et Motsepe, tout en soutenant et applaudissant les comportements de hooliganisme de l'équipe sénégalaise lors du dernier match de la finale de la Coupe d'Afrique des Nations.

Et voici le résultat devant vous:👇

Des supporters agressifs et indisciplinés qui perturbent le paysage du football en Algérie.

L'Algérie subit les conséquences des erreurs commises par le régime qui la dirige, et le problème émane du sommet.

Et cette scène n'est qu'un début, car malheureusement, le pire est encore à venir.

Au vu de ou au vue du président de la FIFA, Gianni Infantino

Ce scandale qui ternit l'image du football africain se déroule au vu et au su du président de la FIFA, Gianni Infantino. En effet, à ce moment-là, le président de la FIFA, Gianni Infantino, effectue une visite en Algérie dans le cadre du développement du football africain.

Quatre supporters du MC Alger arrêtés à Kigali

Suite aux incidents ayant émaillé la fin du match de Champions League africaine samedi entre le Hilal du Soudan et le MC Alger à Kigali au Rwanda, des échauffourées ont eu lieu à l’extérieur du stade entre supporters algériens et soudanais.

Plusieurs fans du Mouloudia d’Alger ont été arrêtés par la police locale, dont quatre sont toujours retenus dans la capitale rwandaise.

Le ministère algérien des affaires étrangères est intervenu par le biais de l’ambassade d’Algérie à Kigali pour les faire libérer en concertation avec la représentation diplomatique du Soudan et les autorités locales.

L’ambassade du Soudan à Kigali a publié un communiqué officiel concernant l’agression survenue dans la capitale rwandaise impliquant des supporters du club algérien de la Mouloudia d’Alger. Selon le communiqué, plusieurs jeunes Soudanais ont été victimes d’attaques de la part de certains supporters de l’équipe algérienne dans la nuit, provoquant une inquiétude immédiate pour leur sécurité et leur santé.

L’ambassade a tenu à rassurer la communauté soudanaise en confirmant que les jeunes agressés avaient été pris en charge par les autorités médicales et que leur état de santé était désormais stable. « Nous avons reçu un rapport rassurant de la part du médecin traitant, et la mission diplomatique a supervisé leur sortie de l’hôpital pour poursuivre le traitement prévu dans leurs lieux de résidence », a précisé le communiqué.

Parallèlement, l’ambassade suit de près les procédures légales mises en place par les autorités rwandaises pour identifier les auteurs de l’agression et les soumettre à la justice. Les jeunes victimes ont participé activement aux enquêtes en identifiant les assaillants dans le cadre des investigations officielles. Le communiqué insiste sur le fait que les enquêtes sont en cours et que toutes les mesures sont prises pour garantir que les responsables soient traduits en justice.

L’ambassade du Soudan a également coordonné ses actions avec l’ambassade d’Algérie à Kigali depuis le début de l’incident. Une série de mesures conjointes a été mise en place pour contenir la situation et éviter toute escalade. Le message officiel souligne que le gouvernement algérien, via son ambassadeur, a présenté ses excuses formelles pour cet incident regrettable, tandis que le président du club de la Mouloudia d’Alger a également exprimé ses regrets, affirmant que les actes commis ne reflètent en rien les relations de fraternité et d’amitié qui unissent l’Algérie et le Soudan.

L’ambassade du Soudan a de nouveau appelé à la prudence et au calme : il est demandé aux membres de la communauté soudanaise de ne pas entrer en contact avec les supporters restants de la Mouloudia, d’éviter les rassemblements et les provocations, et de collaborer pleinement avec les autorités pour permettre la poursuite des enquêtes. Le communiqué insiste sur le fait que cet acte isolé ne doit pas affecter les relations amicales entre les deux pays et rappelle que le sport demeure un vecteur de paix et de fraternité entre les peuples.

Enfin, l’ambassade a adressé ses vœux de rétablissement aux victimes et a exprimé l’espoir que justice soit rendue rapidement et pleinement. L’incident, bien que regrettable, souligne l’importance de la vigilance et de la coopération diplomatique pour protéger les citoyens à l’étranger et maintenir des relations bilatérales.

Dakar: violents affrontements entre supporters algériens et sénégalais

En déplacement au Sénégal pour le match ASC Jaraaf-USM Alger comptant pour la 2e journée de la phase de poules de la Coupe de la CAF, des supporters algériens auraient semé la zizanie après le sifflet final.

Après une campagne africaine marquée par des scandales, le club algérien de l’Union sportive de la médina d’Alger (USMA) en rajoute une couche cette saison. Dans le cadre de la 2e journée de la phase de groupes de la Coupe de la Confédération africaine de football, ce dimanche a eu lieu le match ASC Jaraaf-USM Alger à Dakar au Sénégal.

Malgré le score nul (0-0), la fin de la rencontre a connu de graves incidents dans les gradins et sur le terrain. Selon la presse sénégalaise, des affrontements ont éclaté entre supporters algériens et forces de l’ordre avant que les supporters sénégalais ne s’en mêlent. Certains membres du club algérien ainsi que des joueurs seraient également impliqués.

Sur les réseaux sociaux, de nombreuses vidéos tournent depuis ces incidents. Sur ces séquences, l’on observe des rixes entre les supporters. Si l’on croit ces dernières, les Algériens auraient mis le feu aux poudres… mais rien n’est encore sûr. Aussi, l’on peut aussi faire le constat des blessures de certains joueurs de l’USMA.

Parallèlement, des clichés des vestiaires du stade Abdoulaye Wade de Dakar ont fuité sur les réseaux. Ceux-ci montrent du matériel complètement saccagé. L’on ne sait pas encore si ces photos sont réelles. La délégation aurait ainsi laissé la salle dans un piteux état avec une télévision complètement détériorée.


Ces agissements placent les clubs algériens sur le banc des accusés, après avoir, à deux reprises, créé des problèmes visant à influencer directement le déroulement de ses matchs cruciaux contre des clubs marocains.

algérie-Egypte: la guerre du foot

La violence médiatique peut participer, comme c’est le cas pour le match Égypte-algérie de 2009, à la dramatisation du spectacle par la fabrication de l’évènement à travers un jeu de langage versant dans l’amplification du sentiment revanchard et du mépris envers l’adversaire et ayant pour but la prise de pouvoir sur autrui. La guerre des mots suscitant le mépris et incitant à la violence, tels qu’utilisés par les instances médiatiques algériennes, peut donc éclairer les déviations médiatiques.

La victimisation et l’accusation comme indices de dissimulation de stratégies populistes
Lance-flammes

Au premier round, l'équipe égyptienne a battu les algériens 2-0. Des foules en extase ont envahi les rues du Caire, bloquant la circulation, agitant des lance-flammes artisanaux, pour faire la fête jusqu'à l'aube. Selon le ministère de la Santé égyptien, 20 supporters algériens et 12 égyptiens furent blessés cette nuit-là. Aux yeux de l'algérie, le bilan était bien plus lourd: des algériens avaient été tués dans les rues du Caire, des femmes déshabillées, et un supporter algérien brûlé vif par la police et des fans égyptiens. Quand l'ambassadeur algérien au Caire a démenti formellement les meurtres, le journal algérien Echorouk a posté une vidéo sur son site montrant un rappeur algérien pleurant son frère mort, soi-disant tué en Égypte (une intox, apparemment).

En représailles, des commerces égyptiens en algérie ont été pillés, et des travailleurs égyptiens ont dû bénéficier d'une protection policière. L'opérateur de téléphonie mobile Djezzy - propriété de l'entreprise égyptienne Orascom Telecom - a été particulièrement visé. Des clients auraient brûlé leurs cartes sim Djezzy et pillé les bureaux de l'entreprise, causant, selon les responsables d'Orascom, des dizaines de millions de dollars de dégâts.

Le soir de l'arrivée de l'équipe algérienne au Caire, son bus fut poursuivi et caillassé par des supporters égyptiens. On ne tarda pas à voir apparaître des vidéos sur Internet montrant des joueurs algériens indignés arrivant, ensanglantés, à leur hôtel. Pendant ce temps, les médias égyptiens protestaient que l'attaque n'était qu'une mise en scène et que les joueurs algériens avaient brisé les fenêtres de leur propre véhicule dans le but de faire changer le lieu du match. La FIFA a lancé une enquête qui reste ouverte.

En ce qui a trait aux dates marquantes de ce conflit, l'analyse révèle que les arguments centraux de la presse algérienne sont chevillés à l’attaque du bus. C’est là que cet incident, filmé par l’équipe algérienne de Canal+ qui suivait la sélection algérienne, a pris une autre dimension en devenant un évènement. Insistant sur les caractéristiques de sa construction, Charaudeau (1997) souligne que l’évènement « n’est jamais transmis à l’instance de réception dans son état brut ; pour sa signification, il dépend du regard qui est posé sur lui, regard d’un sujet qui l’intègre dans un système de pensée et ce faisant le rend intelligible » (p. 102). Dès lors, les récits racontés dans la presse algérienne suivant l’attaque du bus, c’est-à-dire du 14 au 15 novembre, évoquent tous l’injustice dont été victimes les algériens. Cette victimisation implicite ou explicite n’est développée que pour renforcer le sens dominant d’un discours accusateur envers tous les Égyptiens. Ces écrits sont significatifs d’une trajectoire plutôt populiste des lignes éditoriales de la presse algérienne, basées sur la proximité avec le lectorat supposé.

Les articles ouverts aux expressions et commentaires des supporters mobilisent la même occurrence: victimisation/accusation. Les commentaires émanant du discours journalistique soutiennent cette dichotomie. Nous trouvons, par exemple, le terme populaire oukhoua («fraternité»), employé dans un discours de critique à El Watan et qui apparait dans des dires rapportés. L’auteur souligne dans le texte : «Qu’on cesse de nous chanter la “oukhoua” et que nous sommes deux peuples frères, car nous n’avons rien à voir avec ces Égyptiens […].» La tonalité méprisante affichée dans le mot oukhoua n’attribue, du point de vue du journal, aucune valeur aux Égyptiens. Cet exemple énonce une différence entre les deux peuples et une hiérarchie qui place les Algériens au-dessus des Égyptiens. Toutefois, il est nécessaire de dissocier la définition du terme oukhoua de son usage religieux pour le rattacher au contexte géopolitique et au mécanisme de construction mobilisé par le journaliste dans le reste de son article. Le destinateur du message n’évoque pas forcément la détérioration des relations «fraternelles» entre deux pays musulmans. Sa critique s’adresse aux pouvoirs politiques des deux pays. Dans l’entretien qu’il a accordé, l’auteur de cet article explique :

Le match a dépassé le cadre sportif et c’est devenu un fait politique majeur… Ça soulève la question de la place géostratégique de l’algérie. Est-ce que nous sommes arabes ? Comment on est arrimé à l’Égypte depuis que Ben Bella a dit à Abdel Nasser: l’algérie est assez grande pour contenir les algériens et les Égyptiens. Abdel Nasser était un des parrains de Ben Bella. Comment le régime de Ben Bella a annexé l’algérie au panarabisme? On était plus proche du Caire que d’alger finalement. En résumé, ça pose la question des choix politiques de l’algérie depuis l’indépendance.
  • Ce n’est pas, ainsi, la « fraternité » suggérée entre musulmans qui est mise en avant, mais le discours politique des deux gouvernements, prônant l’arabité comme source de rapprochement idéologico-politique. La critique du journaliste porte implicitement un sentiment de mépris envers cette politique.

  • En somme, le clivage victimisation/accusation livre un aperçu sur le masquage de sens du discours de la presse algérienne. Ce masquage renforcé par le parler populaire est porteur de quelques actes implicites de mépris, comme ce fut le cas dans l’exemple d’oukhoua. Ces exemples nous montrent à nouveau l’impossible transparence et la complexité de l’écriture journalistique de la presse algérienne, laquelle peut accueillir plusieurs orientations et fonctionnalités discursives dans le même article.


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