Urgent: SEM. Duma Boko, président du Botswana coupe l'électricité à l'Afrique du Sud et ferme ses frontières... il annonce d'autres mesures strictes contre l'Afrique du Sud,. By- Gherrabi Mohammed
- gherrrabi
- 2 mai
- 21 min de lecture

Le président Duma Boko a proclamé l'état d'urgence et a dévoilé des mesures sévères à l'encontre de l'Afrique du Sud, dans un climat de tensions accrues par des accusations de xénophobie visant les citoyens botswanais.
Depuis la fin mars 2026, plusieurs villes sud-africaines subissent de nouveau des attaques ciblant les ressortissants d'autres pays africains, tels que les Ghanéens, Nigérians, Zimbabwéens, Mozambicains, Congolais, Somaliens et Camerounais. À KuGompo City, des manifestations hostiles aux « étrangers » ont dégénéré en confrontations, avec des véhicules incendiés et des commerces vandalisés. Sur les réseaux sociaux, des vidéos virales montrent des passages à tabac, des humiliations et des chasses à l'homme dans des quartiers populaires.
Parmi les décisions les plus notables se trouve l'interruption de l'électricité dans plusieurs provinces sud-africaines, une action inédite qui pourrait aggraver la crise énergétique que traverse déjà le pays voisin. De plus, le gouvernement botswanais a ordonné la fermeture immédiate de ses frontières et a exigé le rapatriement de tous ses citoyens actuellement en Afrique du Sud.
Dans un discours déterminé, Duma Boko a sévèrement dénoncé la manière dont les citoyens botswanais sont traités, rappelant le soutien historique de son pays pendant la lutte contre le régime d'apartheid. "Nous vous avons aidés à combattre l'oppression, et aujourd'hui nos enfants sont humiliés"
Duma Boko, le président du Botswana, a pris la parole au sujet des tensions grandissantes en Afrique du Sud, où les manifestations ciblent de plus en plus les étrangers. Il a souligné que les migrants sont souvent utilisés comme boucs émissaires pour le problème du chômage, bien qu'ils ne soient pas à l'origine de celui-ci.
Il estime que le véritable défi est le manque de compétences chez certains manifestants, plutôt que le remplacement des travailleurs locaux par des étrangers. Ses commentaires font suite à une augmentation des manifestations anti-immigration, provoquée par un chômage généralisé et une frustration sociale.
Duma Gideon Boko, né le 31 décembre 1969 à Mahalapye, est avocat, juriste et un homme d'État botswanais, président de la république du Botswana depuis le 1er novembre 2024. Il est chef de l'opposition à l'Assemblée nationale de 2014 à 2019. Il remporte les élections générales botswanaises de 2024 et devient le premier membre de l'opposition élu président depuis l'indépendance du pays en 1966.Vérités cachées: L'Afrique du Sud, partenaire stratégique de l'Algérie. Si les deux pays se rejoignent sur un point, c'est bien la "xénophobie"

Crimes contre l'humanité, nettoyage ethnique, xénophobie...
Les crimes contre l'humanité sont des infractions spécifiques commises dans le cadre d'une attaque de grande ampleur visant des civils, quelle que soit leur nationalité
Nettoyage ethnique, une politique délibérée conçue par un groupe ethnique ou religieux visant à faire disparaître, par le recours à la violence et à la terreur, des populations civiles appartenant à une communauté ethnique ou religieuse distincte de certaines zones géographiques.
La xénophobie est une «hostilité de principe envers les étrangers, ce qui vient de l'étranger», plus précisément à l'égard d'un groupe de personnes ou d'un individu considéré comme étranger à son propre groupe (endogroupe)....
Le Ghana hausse le ton

Le 23 avril 2026, le ministère des Affaires étrangères du Ghana a convoqué Thando Dalamba, Haut-Commissaire par intérim de l’Afrique du Sud à Accra, pour exprimer officiellement la protestation du Ghana contre les actes d’intimidation et de harcèlement visant des ressortissants étrangers, y compris des Ghanéens, dans plusieurs provinces sud-africaines. Cette démarche fait suite à la diffusion sur les réseaux sociaux de vidéos montrant des migrants africains attaqués par des groupes anti-immigrés.
L'incident le plus souvent mentionné dans la protestation officielle concerne un citoyen ghanéen en situation régulière au KwaZulu-Natal, arrêté par des militants sud-africains qui lui ont demandé ses papiers avant de lui ordonner de quitter le pays. Selon le communiqué du ministère ghanéen des Affaires étrangères daté du 23 avril, le citoyen a depuis été retrouvé par la Haute-Commission du Ghana à Pretoria et reçoit une assistance consulaire. Aucun décès n'a été signalé parmi les citoyens ghanéens lors des récents incidents.
Ablakwa interpelle directement Lamola
La convocation du diplomate sud-africain a été précédée d’un échange téléphonique entre le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, et son homologue sud-africain, Ronald Lamola, ministre des Relations internationales et de la Coopération. Ablakwa a mentionné que Lamola avait exprimé ses regrets et confirmé l’ouverture d’enquêtes sur les incidents. Lors de la convocation, le Haut-Commissaire par intérim a, quant à lui, assuré que les autorités sud-africaines suivaient attentivement la situation et prenaient des mesures pour éviter toute escalade.
Des attaques portées par des mouvements organisés
Les incidents mentionnés ont été provoqués par des marches anti-immigrés, dirigées notamment par Ngizwe Mchunu, ancien animateur de la radio Ukhozi FM, en collaboration avec les mouvements March and March et Phakelumthakathi, qui sont actifs dans le centre-ville de Durban depuis le 20 avril 2026. Selon le site d’information sud-africain Briefly News, ces groupes effectuent des descentes dans des commerces tenus par des étrangers pour vérifier la légalité de leur situation administrative.
Ablakwa a souligné que le Ghana avait apporté son soutien à l'Afrique du Sud pendant la lutte contre l'apartheid, sous la présidence de Kwame Nkrumah. Le ministère ghanéen des Affaires étrangères a déclaré qu'il continuerait ses relations diplomatiques avec Pretoria jusqu'à ce que des garanties concrètes soient obtenues concernant la sécurité de ses citoyens. De plus, Mchunu a annoncé que sa campagne s'étendrait à Johannesburg dans les jours à venir.
La police sud-africaine fait semblant de protéger les migrants, alors qu'elle ne fait que les exposer et les maitriser pour qu'ils soient bien tabassés par les locaux racistes et xénophobes.Afrique du Sud comme en algérie. Les migrant·e·s vivent dans la «peur constante».
"Les homicides survenus à Diepsloot ces derniers jours ne sont pas des incidents isolés. Ces attaques s’inscrivent dans le cadre de la vague croissante de violences à l’égard des migrant·e·s en Afrique du Sud" Shenilla Mohamed, directrice exécutive d'Amnesty International Afrique du SudAvec un taux de chômage de 35%, qui s’élève à 65% chez les jeunes, la population sud-africaine les voit comme des concurrents dans leur recherche d’emploi.
« Un certain nombre de Sud-Africains sont préoccupés par le fait qu’il est possible que ces personnes prennent leurs emplois et nous pensons que nous devons aborder cette question avec la sensibilité qu’elle requiert. Il n’est certainement pas nécessaire, par les Sud-Africains ou pour les Sud-Africains, de prendre des mesures de leur propre chef. » a ajouté Cyril Ramaphosa, président sud-africain.
Ces dernières semaines, l’opération Dudula qui signifie refoulement en zoulou a organisé plusieurs manifestations contre les immigrés illégaux.
Le gouvernement sud-africain veille à ce que ces rassemblements n’engendrent pas des violences xénophobes à leur égard.
Selon l’agence statistique sud-africaine, quelque 3,95 millions d’étrangers vivent dans le pays, dont des réfugiés politiques, des travailleurs expatriés qualifiés et des immigrés économiques.
Des boucs émissaires de premier choix
L’Afrique du Sud a une histoire d’attaques xénophobes perpétrées par des sudafricain qui accusent les citoyens d’autres pays africains, ainsi que des pays asiatiques, de venir voler leur emploi.

Vingt ans après la fin de l’Apartheid, l’Afrique du Sud reste une des sociétés les plus inégalitaire du monde, dont plus de 40 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, et les étrangers sont des boucs émissaires idéaux pour dédouaner l’ANC (Congrès national africain) de l’échec de sa politique.
«Cette violence est une mauvaise réponse à un vrai problème analyse Philippe Denis, historien enseignant à l’université de Pietermaritzburg et ancien directeur du projet Sinomlando, soutenu par le CCFD-Terre Solidaire. L’écart entre les riches et les pauvres ne cesse d’augmenter en Afrique du Sud. Globalement, le gouvernement de l’ANC n’a pas tenu ses promesses. Le pays a des ressources mais elles ne profitent pas aux pauvres à cause de la corruption et d’une inefficacité à tous les niveaux de gouvernement. Au cours des cinq dernières années de violentes manifestations contre l’incurie des services publics se sont multipliées. Les récentes attaques xénophobes ressemblent à ces protestations. Elles ont les mêmes racines». «Trop de Sud-Africains noirs ont peu ou rien tiré de ces deux décennies de liberté abonde Mike Pothier. Le système d’éducation a échoué, il y a de moins en moins d’emplois non qualifiés disponibles, les conditions de vie dans de nombreux townships et zones de constructions sauvages sont déplorables, et il y a peu d’espoir que leur situation s’améliore significativement. La promesse de 1994 n’a pas été matérialisée et, naturellement, quelqu’un doit en être blâmé ». « La pauvreté et le chômage ne font qu’ajouter de l’huile sur le feu, estime Herschelle Milford, de l’association SPP (Surplus People Project) basée dans la province du Cap occidental. Sans une stratégie cohérente et sans une réelle volonté politique, peu de choses changeront. Espérons que les pressions faites sur le gouvernement vont l’obliger à s’en prendre aux racines du problème». Violences xénophobes en Afrique du Sud : «Pour l’UA, c’est une crise sécuritaire à l’échelle du continent»
Ces exactions de masse ne sont pas une première pour l’Afrique du Sud. En 2008, des émeutes xénophobes avaient fait soixante-deux morts et des dizaines de milliers de déplacés. Depuis, plus de 350 étrangers ont été tués selon le Centre des migrations africaines de l’université du Witwatersrand, à Johannesburg.
Des émeutes xénophobes en 2019 avaient fait une douzaine de morts et en 2008, une soixantaine de personnes avaient été tuées dans des violences. Il n’est pas clair si les données officielles incluent les sans-papiers.
La vague de violences xénophobes qu’a connu l’Afrique du Sud en 2019 a entraîné des réactions en cascade des pays africains, le Nigeria en tête.
Craignant pour leur vie, ils sont plusieurs centaines à se préparer à quitter le pays. Plus de 600 Nigérians se seraient déclarés candidats au départ et 320 d’entre eux seront rapatriés ce mercredi par la compagnie aérienne privée nigérianne Air Peace. Après une brève accalmie, les violences xénophobes ont repris cette semaine en Afrique du Sud.
Depuis les premières attaques, visant principalement des habitants et des commerçants africains – estimés à près de 2 millions dans le pays -, elles auraient déjà fait une dizaine de morts et de nombreux blessés. Ces incidents ont suscité une vague d’outrages sur le continent, et principalement au Nigeria, où des actions de représailles contre les intérêts sud-africains ont même été observées.
Pour des raisons de sécurité, le géant des télécoms MTN a été forcé de fermer ses enseignes dans le pays, et Pretoria s’est vue contraint de fermer son ambassade à Abuja et son consulat à Lagos – qui devraient cependant rouvrir bientôt. Parallèlement, le Nigeria rappelait son ambassadeur à Lagos et renonçait à participer au Forum économique mondial qui s’est ouvert au Cap le 4 septembre.
En 2015, l’Afrique du Sud a été frappée par au moins trois vagues d’attaques xénophobes, à chaque fois provoquées par un fait marquant, mais s’inscrivant dans un contexte favorable à l’éruption de ces violences. Au total, elles auraient provoqué une quinzaine de morts, déplacé plus de 5 000 personnes et des milliers de magasins et propriétés ont été détruits. Ces violences constituent un phénomène cyclique dans l’Afrique du Sud postapartheid. Elles font écho aux attaques plus meurtrières de mai 2008, qui en deux semaines s’étaient étendues à plus de 125 localités et avaient provoqué la mort de soixante-deux individus.
En Afrique du Sud, le harcèlement et la violence xénophobe à l'encontre des étrangers, en particulier ceux d'origine africaine et asiatique, sont des réalités tragiques. Human Rights Watch a documenté des cas de meurtres, de blessures graves et de déplacements forcés, soulignant que ces actes sont souvent perpétrés avec une impunité choquante. Causes de la Xénophobie
Les violences xénophobes en Afrique du Sud sont souvent alimentées par des facteurs économiques. Le chômage élevé, qui frôle les 30%, et les inégalités criantes exacerbent les frustrations de la population locale, qui blâme souvent les étrangers pour la concurrence sur le marché de l'emploi. Des experts soulignent que la mauvaise gouvernance économique et la corruption au sein de l'élite sud-africaine contribuent également à cette situation.
Impacts Sociaux
Les attaques contre les étrangers ne se limitent pas à des incidents isolés ; elles sont souvent le résultat d'un climat de peur et de méfiance. Les réfugiés et les migrants sont fréquemment utilisés comme boucs émissaires par des politiciens cherchant à détourner l'attention des problèmes internes. Les commerces appartenant à des étrangers sont régulièrement pillés et incendiés, ce qui entraîne des pertes économiques considérables et un climat d'insécurité pour les communautés étrangères.
Réponses et Aide
Des organisations comme le HCR (Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés) interviennent pour aider les victimes de la violence xénophobe, fournissant des abris et des ressources aux personnes déplacées. Cependant, l'inefficacité des autorités sud-africaines à traiter ces violences et à protéger les droits des étrangers reste un problème majeur.
Pour la CPI, l'Afrique du Sud a manqué à ses obligations face à Omar el-Béchir

Amnesty International épingle l'Afrique du Sud pour ne pas avoir arrêté Omar el-Béchir
"Il y a quelque chose de vraiment anormal lorsque les défenseurs des droits de l'homme sont traités comme des criminels tandis que ceux poursuivis par la Cour pénale internationale sont traités comme des dignitaires", a dénoncé l'ONG.
L'ONG de défense des droits de l'Homme Amnesty International a critiqué mercredi l'Afrique du Sud pour ne pas avoir arrêté le président soudanais Omar el-Béchir, inculpé par la Cour Pénale Internationale (CPI), lorsqu'il était sur son sol en juin 2015.
"Il y a quelque chose de vraiment anormal lorsque les défenseurs des droits de l'homme sont traités comme des criminels tandis que ceux poursuivis par la Cour Pénale Internationale sont traités comme des dignitaires", dans une allusion au Zimbabwe notamment, déplore le rapport annuel sur l'Afrique australe publié à Johannesburg.
L'Afrique du Sud avait déjà piétiné la Convention internationale de 1948 sur la prévention et la répression du crime de génocide – qu'elle brandit aujourd'hui contre Israël. Elle a accueilli sur son sol le président soudanais Omar el-Bechir alors sous le coup de deux mandats d'arrêt internationaux de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l'humanité et génocide.
En juin 2015, l'Afrique du Sud s'est ouvertement moquée des juridictions internationales. Elle a refusé de procéder à l'arrestation d'Omar el-Bechir, président du Soudan, et à la remise de celui-ci à La Haye pour être jugé par la CPI des crimes commis contre les civils du Darfour.
Cette trahison de ses engagements avait fait l'objet d'une condamnation de principe par la CPI. En effet, le 6 juillet 2017, la Cour jugeait que ce pays avait manqué à ses obligations en n'exécutant pas la demande d'arrestation et de remise à la Cour du tyran, alors président du Soudan, qui lui avait été transmise de manière formelle dans les jours qui avaient précédé son arrivée en Afrique du Sud.
L'Afrique du Sud s'inquiète-t-elle réellement du sort des victimes de génocide ? Tout laisse à penser le contraire. Bechir était le responsable en chef des exactions de masse à l'encontre des populations. Il était alors le chef des forces armées et des milices janjawids recrutées parmi les tribus arabes qui ont commis d'innombrables meurtres, des destructions de milliers de villages. Le viol a été utilisé comme arme de guerre et d'épuration ethnique. Les violences sexuelles et les tortures étaient utilisées systématiquement. Ces violences qui ont causé plus de 300 000 morts et avaient pour but le déplacement forcé de 2,5 millions d'Africains noirs dans l'intention pure et simple de détruire leur présence dans la région.
Le gouvernement de Pretoria continue à inviter des Soudanais meurtriers de masses, sans complexe. Récemment Cyril Ramaphosa, le chef de l'État sud-africain, recevait le général «Hemetti» – Mohammed Hamdan Daglo de son vrai nom. Celui-ci, outre son passé génocidaire au Darfour chez les Janjawids, est aussi considéré comme un des bouchers qui massacrèrent à Khartoum les manifestants pacifiques demandant l'avènement d'un régime démocratique en 2019. En ce moment, il met à feu et à sang son pays dans une lutte de pouvoir contre le général Burhan, chef de l'armée régulière. Cette rencontre s'est soldée par une chaleureuse poignée de main.
Si l'Afrique du Sud se préoccupait de la question des génocides, elle aurait collaboré avec la justice internationale plutôt que d'offrir une impunité à un dictateur sous le coup de deux mandats d'arrêt. Elle ne participerait pas à l'opération de réhabilitation du meurtrier Hemetti.
Qui peut croire que la grande préoccupation de Ramaphosa soit le sort des lointains Palestiniens, alors qu'est dédaignée la plus proche tragédie des populations africaines du Soudan ? Son dessein est de gagner de la surface sur le plan international, auprès de ses amis des Brics et de flatter le sentiment national en vue des prochaines joutes électorales où son pouvoir peut être menacé.
Ce que les médias ne vous disent jamais.. Les horreurs extrêmes auxquelles sont confrontés les migrants (torture, esclavage) en Algérie. By- Gherrabi Mohammed

Des migrants africains dénoncent la torture et l’esclavage en Algérie.
À Tamanrasset (dans le Sud algérien), des migrants subsahariens, ont affirmé avoir été torturés et vendus comme esclave par des passeurs, qui étaient pour la grande majorité de la même nationalité qu’eux, révèle Reuters. L’agence de presse britannique, a rassemblé une dizaine de témoignages au Niger et cite également une enquête de l’Organisation internationale pour les migrations (IOM), qui a questionné des milliers de migrants ayant quitté l’Algérie.
Ousmane Bah un ouvrier guinéen de 21 ans dit avoir été vendu à deux reprises en Algérie par des ravisseurs qu’il n’a pas pu identifier. «La première fois, ils m’ont vendu pour 100 000 francs CFA (170 dollars ~152 euros)». Un exilé togolais victime de travail forcé dans une ferme, y a été torturé selon ses dires. Abdoulaye Maizoumbou, membre du Catholic Relief Services (association au service des démunis) explique que sur les 30 migrants renvoyés d’Algérie qu’il a rencontrés, une vingtaine a affirmé avoir été esclave.
L’ampleur des abus n’est pas connue, mais une enquête de l’OIM auprès de milliers de migrants a suggéré qu’elle pourrait rivaliser avec la Libye.
L’OIM en Algérie a reçu trois rapports d’amis et de parents de migrants africains retenus en otage et contraints de travailler dans le pays. «C’est probablement juste une indication que cela se produit. On ne sait pas quelle est sa taille », a déclaré son chef de mission Pascal Reyntjens.
Un ancien passeur nigérian, interrogé par l’agence de presse, a un tout autre discours. Selon lui, la situation est plus grave en Algérie mais «les ONG ne le savent pas car elles se focalisent uniquement sur la Libye».
L’article original:⇒ African migrants report torture, slavery in Algeria

Le calvaire des migrants subsahariens en Algérie

Les autorités algériennes ont expulsé 2 852 migrants entre le 23 février et le 5 mars. Les exilés ont été abandonnés en plein désert, à plusieurs kilomètres de la frontière nigérienne, sans eau ni nourriture. Parmi eux, des femmes et des enfants.
Déportation inhumaine: ≃ 3 000 migrants subsahariens renvoyés dans le désert en 10 jours
Ils ont été abandonnés en plein milieu du désert, sous un soleil de plomb, sans eau ni nourriture. En seulement 10 jours, 2 852 personnes originaires d’Afrique subsaharienne ont été expulsées d’Algérie vers la frontière nigérienne. Selon Alarme Phone Sahara, qui vient en aide aux exilés dans la région, 993 migrants ont été renvoyés le 23 février, 1 180 le 3 mars et 679 le 5 mars. Parmi eux se trouvaient des femmes et des enfants. L'Organisation internationale pour les migrations (OIM), jointe par InfoMigrants, n'a pas été en mesure de confirmer ces chiffres.
Selon les Nations unies, Alger a procédé à l'expulsion de dizaines de milliers de migrants irréguliers originaires d'Afrique de l'Ouest et centrale depuis 2014.
"Campagne malveillante"
En juin 2022, l'organisation Médecins sans frontières (MSF) avait dénoncé "les traitements inhumains" infligés à des migrants ouest-africains cherchant à gagner l'Europe et dont "environ 2 000" sont "en moyenne mensuellement" refoulés de l'Algérie vers le Niger voisin. MSF a recensé 23 171 migrants expulsés en 2020 et 27 208 autres en 2021.
L'Algérie socialiste, qui prône l'amitié entre les peuples, ne reconnaît jamais ces expulsions. Alger, qui n'a pas de législation en matière d'asile, a souvent démenti ces accusations, dénonçant une "campagne malveillante".
Chaque année, des milliers de migrants subsahariens sont déportés de force par l'Algérie et abandonnés en plein milieu du Sahara. Ils arrivent blessés et épuisés après avoir été dépouillés par la police algérienne!
Ces opérations sont appelées sobrement des "reconduites à la frontière" par les autorités algériennes. Interpellés dans différentes villes du nord de l’Algérie, dans leur appartement, leur travail ou dans la rue, les migrants sont ensuite entassés dans des camions puis déportés vers le centre de refoulement de Tamanrasset, à 1 900 kilomètres de route au sud d’Alger. Là, beaucoup affirment être dépouillés de leurs affaires par les policiers: argent liquide, bijoux, téléphones portables, passeports…

Ensuite, les exilés sont abandonnés dans le désert, au lieu-dit du Point-Zéro, qui marque la frontière avec le Niger, en plein Sahara.
Les migrants "ne reçoivent ni nourriture ni d’endroit pour dormir"
Livrés à eux-mêmes, les exilés doivent marcher des heures pour atteindre le premier village nigérien, Assamaka, à 15km du Point-Zéro. C’est là que se trouve le centre de transit de l’OIM, le bras de l’ONU qui assiste les retours volontaires des migrants vers leur pays d’origine.
"Elles [les autorités algériennes, ndlr] nous ont abandonnés en plein désert, au milieu de la nuit. Il était environ 3h du matin quand on s'est mis en marche vers les lumières qui scintillaient. Je portais ma fille Maryam, ma femme portait Aminata, et un frère portait mes bagages", avait raconté en novembre dernier à InfoMigrants Burlaye, un père de famille malien de 25 ans qui travaillait comme boulanger en Algérie avant son expulsion.
Lui et ses proches n’ont pas pu être accueilli dans le camp de l’agence onusienne, qui affichait ce jour-là complet. Burlaye, sa femme et ses enfants ont passé plusieurs nuits dehors.
C’est aussi le cas des migrants renvoyés par l’Algérie ces dernières semaines. D'après Alarme Phone Sahara, nombre d’entre eux ont dû rester à l’extérieur, faute de places dans le centre de l’OIM. Ils "ne reçoivent ni nourriture, ni d’endroit pour dormir. Ils sont contraints de vivre dans la rue", a déclaré le 10 mars l’organisation sur sa page Twitter.
"Abandon" de milliers de migrants
Dans un communiqué publié jeudi 16 mars, Médecins sans frontières (MSF) a dénoncé "l'abandon" de milliers de migrants présents à Assamaka. L'ONG médicale parle même d'une "situation sans précédent".
Le Centre de santé intégré (CSI) d'Assamaka, dans lequel MSF "distribue des articles non alimentaires" et propose des "consultations gratuites" de santé, est "débordé". "La majorité des personnes récemment arrivées se sont installées dans l'enceinte du CSI, en raison du manque d'espace dans le centre de transit", affirme une coordinatrice de MSF à Agadez, Schemssa Kimana, citée dans le communiqué.
MSF ajoute que des personnes "cherchent à s'abriter de la chaleur" qui peut "atteindre 48°C" à Assamaka, jusqu'à dormir dans des "tentes de fortune", "devant la maternité, sur le toit ou dans la zone de déchets". Dans les endroits "peu hygiéniques", ces personnes sont exposées "à des risques sanitaires tels que les maladies contagieuses et les infections cutanées", indique l'ONG.
Les expulsions opérées par les autorités algériennes sont fréquentes dans la région. Le 12 février déjà, 899 personnes avaient été renvoyées à la frontière nigérienne, dans les mêmes conditions. Selon les chiffres de MSF, entre le 11 janvier et le 3 mars 2023, près de 5 000 migrants ont connu le même sort. Et pour certains, l’issue peut être fatale. Nombre d’exilés, livrés à eux-mêmes dans le désert, sans carte ni moyen de localisation, se perdent et errent plusieurs jours à la recherche d'un village. En 2020 et 2021, 38 corps ont été retrouvés dans la zone, à quelques kilomètres d’Assamaka.

Dans l'Algérie, ce pays du Maghreb, les migrants sont victimes de traitements inhumains et dégradants. Racisme, privation, expulsion forcée. Les témoignages chocs de migrants font légion.
Arrivés par la route depuis plusieurs pays subsahariens, ils ont préféré rejoindre l’Algérie plutôt que la Libye, dans l’espoir d’y travailler, d’y construire un meilleur avenir ou en attendant de passer en Europe.
La loi n° 08-11 qui organise les conditions d’entrée, de séjour et de circulation des étrangers en Algérie, pénalise lourdement l’immigration illégale15, ce qui rend les migrants clandestins encore plus vulnérables aux discriminations et aux abus éventuels en matière d’emploi.
Ni les restrictions, ni les sanctions prévues par la loi n’ont empêché les flux migratoires subsahariens, sans compter celui des réfugiés syriens, de prendre des proportions qui ont alarmé les autorités et éveillé l’hostilité d’une partie de la population. Faute de régularisation, ces migrations contribuent au secteur informel, notamment dans la région du sud, et plus particulièrement dans le domaine de l’agriculture où la pénibilité du travail fait fuir les nationaux. Les migrants clandestins en Algérie forment un réseau important de travail dissimulé, qu’ils exercent dans des conditions propices à l’exploitation et aux pratiques discriminatoires par certains employeurs profitant de la situation précaire de cette population vulnérable.
Les révélations d'Amir DZ à propos des dossiers Turcs en Algérie.
Pour la petite histoire, il y a eu plusieurs descentes de la gendarmerie nationale dans les chantiers turcs, où elle a découvert des centaines de subsahariens sans papiers, dont des mineurs. Des descentes qui se sont soldé par des affrontements, comme celle qui s'est récemment passé à Zaataria à Mahelma près de la capitale.
Les entreprises turques n'ont pas été sanctionnées car devenues incontournables, alors que ce sont les travailleurs subsahariens qui sont persécutés par les Turcs qui les renvoient vers les États frontaliers. Mentionnons ici un point important. La plupart des raids effectués par la gendarmerie nationale ont été effectués à la demande des Turcs eux-mêmes afin qu'ils ne paient pas les cotisations et les salaires des subsahariens, qui se chiffrent en milliards.
Des pots-de-vin sont versés au commandant de la gendarmerie nationale pour opérer des descentes dans ces chantiers afin de procéder à l’arrestation de travailleurs subsahariens et l’expulsion d'autres, comme mentionné précédemment.
Il y a lieu de rappeler que la loi algérienne sur les marchés publics interdit à toute entreprise étrangère de confier les travaux qu'elle a acquis à une autre entreprise étrangère. Cette opération doit être confiée à une entreprise algérienne et prévoit l'emploi de travailleurs algériens. Mais le ministère du Travail ne fait aucun contrôle et n'applique pas la loi aux entreprises turques, parce qu’il a été corrompu et a surtout reçu des recommandations de très haut.
Remarque : Il convient de noter que de nombreux travailleurs subsahariens ont été tués et ont été enterrés dans le plus grand secret.
Réqction de l'Entreprise Turque Atlas Génie Civil Company SPA, juste après la publication de ses révélations

En droit algérien, l’immigration clandestine est strictement contrôlée et sévèrement punie par la loi 08-11 relative aux conditions d’entrée, de séjour et de circulation des étrangers en Algérie, de même que l’emploi des étrangers est soumis à des conditions strictes telles que l’absence de qualification de la main-d’œuvre nationale et la délivrance d’un permis de travail ou d’une autorisation temporaire de travail.
La Loi n° 81-10 relative aux conditions d’emploi des travailleurs étrangers organise strictement l’employabilité des étrangers sur le territoire national.
À ce titre, il est possible de distinguer trois catégories de travailleurs étrangers :
Les travailleurs étrangers protégés par une Convention ou un Traité conclu entre l’Algérie et un pays étrangers : ceux-là ne sont pas soumis à la condition de disposer d’un quelconque permis pour exercer un travail sur le territoire du pays d’accueil ;
Les personnes ayant le statut de réfugié politique : ces personnes sont dotées de la protection que leur confère le statut de réfugiés conformément au droit international humanitaire ;
Les autres travailleurs, recrutés en raison de leur qualification dont ne disposent pas les nationaux : ceux-là doivent être en possession d’un permis ou d’une autorisation temporaire de travail, délivrés sur des conditions strictes, par l’autorité compétente, conformément à la loi.
En vertu d’une Directive européenne de 2009, les sanctions contre l’emploi des migrants en situation irrégulière vont plutôt dans le sens de la régularisation de la situation des travailleurs migrants, tel le paiement obligatoire de toute rémunération due aux travailleurs et de toutes les taxes et cotisations de sécurité sociale dont l’employeur se serait acquitté si le ressortissant du pays tiers avait été employé légalement. Des sanctions pénales peuvent néanmoins être prononcées dans certains cas.
A l’inverse, le droit algérien prévoit essentiellement des sanctions pénales aussi bien pour l’employeur qui procède au recrutement de travailleurs étrangers en violation de la loi, que pour l’étranger qui séjourne en Algérie et y travaille clandestinement.
L’article 28 de la Loi 08-11 organisant le séjour des étrangers en Algérie impose à toute personne physique ou privée qui emploie un étranger d’en faire la déclaration aux services administratifs compétents dans un délai de 48 heures. Les mêmes formalités doivent être accomplies lors de la rupture de la relation de travail. L’employeur doit aussi être en mesure de présenter sur réquisition des agents habilités, les pièces et documents autorisant l’emploi des étrangers dans son établissement.
Ainsi, en cas de non déclaration auprès des services compétents, ou en cas d’absence des justificatifs de recrutement d’étrangers lors d’une réquisition, la responsabilité de l’employeur est engagée.
Les dispositions de la loi sont toutefois équivoques s’agissant des peines encourues. L’article 19 de la Loi 81-10 relative aux conditions d’emploi des travailleurs étrangers, modifiée et complétée par la loi de finances complémentaire de 2015, réserve une peine plutôt légère pour l’employeur d’un travailleur étranger soumis à l’obligation du permis de travail ou à l’autorisation temporaire de travail, ce dernier encourant une amende de 10 000 à 20 000 dinars algériens (DA).
La chasse aux migrants reprend de plus belle en Algérie. Ils sont des milliers à être reconduits vers la frontière avec le Niger
Migrants en situation de vulnérabilité
De nombreux facteurs rendent les migrants vulnérables à l’exploitation pendant leur voyage migratoire ou à leur destination finale. Les migrants sont vulnérables aux abus et à l’exploitation, y compris à la traite des personnes, car ils sont souvent dépourvus de documents, jouissent de possibilités professionnelles et de moyens financiers limités, et recourent à des tiers pour organiser leur voyage (et parfois leur séjour). Les données de l’OIM montrent systématiquement que les femmes et les enfants sont plus vulnérables à la traite et à l’exploitation, tant en Afrique de l’Ouest que dans le monde (Sattler et Cook, chapitre 11 de la présente publication). Par ailleurs, les recherches de l’OIM le long des routes de la Méditerranée démontrent clairement que le fait de voyager seul est un facteur important de vulnérabilité.
La Ligue algérienne des droits de l’Homme (LADDH) a exprimé sa profonde préoccupation quant aux conditions de vie des migrants africains en situation irrégulière en Algérie.
« Les employeurs, entrepreneurs et propriétaires d’exploitations et de grands projets agricoles exploitent ces migrants en situation irrégulière en Algérie sans respecter les dispositions du code de travail et sans aucune couverture sociale », a souligné la Ligue dans un communiqué, mettant en garde contre «l’exploitation de ces migrants pour travailler dans des conditions difficiles qui frôlent l’esclavagisme».
La ligue impute la responsabilité aux autorités algériennes qu’elle exhorte à mener une enquête sur «l’exploitation atroce» qu’endurent les migrants africains. L’ONG algérienne souligne que les droits des travailleurs africains irréguliers «font partie intégrante des droits de l’Homme et ne doivent pas être violés quels qu’en soient les motifs».
La ligue s’attarde également sur le rôle économique de ces migrants en Algérie, notant que la main d’œuvre africaine est devenue l’alternative idéale notamment pour les sociétés de construction et les entreprises agricoles.
Camerounais victime de torture et exploité en Algérie
B. est un homme célibataire, orphelin de longue date. Au Cameroun, il a perdu sa mère à l’âge de deux ans, et son père, qui ne l’avait pas reconnu à la naissance, à l’âge de six ans. B. n’ayant jamais rencontré sa famille paternelle, il a été élevé par sa tante maternelle, qui le traitait mal et ne l’a jamais inscrit à l’école, contrairement à ses propres enfants. B. était tenu à l’écart en raison de son statut d’enfant illégitime, d’orphelin, d’analphabète et de nécessiteux. Lorsqu’il a grandi, il a quitté le domicile de sa tante pour vivre avec des amis. En raison de son analphabétisme, le seul travail qu’il a pu exercer était celui de conducteur de moto-taxi, un emploi décroché grâce à l’aide d’une personne secourable. Ses amis lui ont conseillé de se rendre en Algérie, puis de poursuivre vers l’Europe en quête d’une vie meilleure. Son voyage au Nigéria s’est bien passé, mais d’autres passagers plus forts que lui l’ont frappé et lui ont volé son argent. B. est resté six mois à Kano, où il a obtenu un contrat de peintre ainsi que pour d’autres petits travaux dans le secteur du bâtiment. Fort de ses modestes économies, il a pu financer son voyage vers l’Algérie. Une fois arrivé dans le pays, il s’est installé à Tamanrasset avec un groupe de compatriotes. Un migrant africain qui parlait couramment l’arabe et était chargé d’embaucher des Africains pour un chantier détenu par un Arabe a recruté B., qui y a travaillé pendant trois mois sans être payé. Un jour, un des travailleurs a révélé à B. que d’autres travaillaient depuis six mois sur le même chantier sans être payés. D’après lui, le chef n’avait pas l’intention de les payer et les considérait comme des esclaves. Il a également dit à B. que s’il tentait de réclamer son salaire, il risquait de se faire tuer ou d’être livré à la police. Lorsque B. a décidé de réclamer son salaire avec d’autres travailleurs migrants, le chef les a dénoncés aux forces de l’ordre. B. juge que la manœuvre a été effectuée avec la complicité de leur recruteur africain, car ce dernier a été épargné alors que tous les autres travailleurs africains ont été rassemblés et expulsés. B. a relaté plusieurs situations de violence physique et psychologique au cours de son expulsion. Le groupe de migrants expulsés a été relâché à la frontière nigérienne au milieu du désert, où une personne secourable les a transportés à Agadez dans son véhicule. Grâce à la charité de cet homme et à la vente de ses biens personnels, B. a pu couvrir les frais du trajet à destination de Niamey, où il a été orienté vers l’OIM afin de bénéficier d’une aide au retour volontaire et à la réintégration. Lorsque B. est arrivé, il était blessé à la main en raison des violences qu’il avait subies.⇒ Etude


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