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Algérie - Pénurie d'eau en été 2026: Impact sur les enfants et leur fréquence de douche [Vidéo]… By- Mohammed Gherrabi

«La perte d’un enfant est dévastatrice pour les familles. Mais la douleur s’intensifie lorsque cette perte est évitable et causée par le manque de ressources de première nécessité que beaucoup considèrent comme acquises, telles que l’eau potable, les toilettes et le savon », a déclaré Sanjay Wijesekera. «Investir dans des services d’eau, d’assainissement et d’hygiène résilients aux changements climatiques permet non seulement de préserver la santé des enfants aujourd’hui, mais également de garantir aux générations futures un avenir durable.»

À l’échelle mondiale, plus de 1,42 milliard de personnes ­– dont 450 millions d’enfants – vivent dans des zones où la vulnérabilité hydrique est élevée ou extrêmement élevée, d’après une nouvelle analyse publiée par l’UNICEF. Cela signifie qu’un enfant sur cinq dans le monde n’a pas assez d’eau pour la vie de tous les jours.

Si les effets de la pénurie d’eau peuvent être ressentis par tous, ce sont les enfants les plus vulnérables qui souffrent le plus. Les enfants et les familles vivant dans des communautés vulnérables paient un double tribut : ils font face à d’importantes pénuries en eau tout en ayant le moins de services nécessaires à son utilisation.

L'Algérie fait face à une crise hydrique structurelle sévère, avec une disponibilité d'environ 287 m³ d'eau par habitant et par an, soit un niveau de pénurie absolue bien en deçà du seuil international de stress hydrique (1 700 m³). Cette situation est aggravée par la sécheresse et la baisse du niveau des barrages. Cette situation est aggravée par la sécheresse et la baisse du niveau des barrages.

La crise de l'eau en Algérie, exacerbée par le changement climatique, a conduit à des situations tragiques pour les enfants. Des enfants ont été tués par des inondations et des feux de forêts, et des milliers de familles subissent des coupures d'eau récurrentes. Les enfants sont souvent les premiers à souffrir des pénuries d'eau, car ils sont les plus vulnérables aux conséquences de la pénurie d'eau. Les efforts de la communauté internationale, comme ceux de l'UNICEF, visent à améliorer la santé et la nutrition des enfants dans les zones les plus vulnérables, mais la crise de l'eau reste un défi majeur pour la population algérienne.

Le lavage du corps est une manière pour l’enfant de :
  • se sentir propre

  • se rendre propre pour les autres

  • diminuer le risque de maladie/affection/infection de la peau

  • inspecter/regarder son corps

  • rythmer le change des vêtements

Fréquence de baignade pour les enfants par âge

Selon la Cleveland Health Clinic, les tout-petits et les petits enfants il suffit de se tremper dans la baignoire ou de prendre une douche deux à trois fois par semaine.

Enfants plus âgés de 6 à 11 ans devrait prendre le bain deux à trois fois par semaine au minimum.

Préados et adolescents devraient se doucher quotidiennement et se laver le visage deux fois par jour. Ils devraient également se doucher chaque fois qu’ils sentent mauvais, en sueur ou sales.

Bien que le régime dictatorial d’Alger ait réussi à calmer ces manifestations en prenant des mesurettes, la menace d’une crise nouvelle demeure. Des camions-citernes ont été certes déployés et des puits ont été connectés pour fournir de l’eau, mais ces actions temporaires ne suffisent pas à garantir une solution durable.

L'été 2026 constitue un moment décisif pour Alger, confrontée à une pénurie d'eau sans précédent qui affecte sévèrement la capitale algérienne. Alors que les températures estivales atteignent des niveaux records et que la sécheresse persiste, des milliers de familles à Alger subissent des coupures d'eau fréquentes qui perturbent leur quotidien. Cette crise hydrique, exacerbée par des infrastructures obsolètes et des événements climatiques extrêmes, met en lumière la vulnérabilité d'un système d'approvisionnement sous pression face aux défis posés par le changement climatique.

D'après les données récentes, l'Algérie se trouve maintenant en situation de « pénurie d'eau absolue », avec seulement 287 m³ d'eau disponible par habitant chaque année, un chiffre qui est six fois inférieur au seuil minimum international de stress hydrique fixé à 1 700 m³. Le professeur en hydraulique Mustapha Kamel Mihoubi lance un avertissement : le pays est devenu « un pays fortement aride », une classification qui illustre l'ampleur de la crise structurelle à laquelle la nation est confrontée. Cette situation critique est particulièrement visible durant l'été 2026, où la demande en eau augmente considérablement tandis que les ressources diminuent.

Au cours du mois de juillet 2026, la Société des Eaux et de l'Assainissement d'Alger (SEAAL) a multiplié les annonces de perturbations touchant des dizaines de communes de la capitale. Le 27 juillet, une coupure d'eau majeure a été signalée à Draria suite à une fuite sur une canalisation principale de 400 millimètres. Les 7 et 8 juillet précédents, neuf communes ont subi des interruptions d'approvisionnement en raison de travaux de maintenance à la station de pompage de Gairidi. Les zones est d'Alger – Hraoua, Aïn Taya, El Marsa, Bordj El Bahri, Rouïba, Reghaïa et Bordj El Kiffan – ont connu des retards de distribution provoqués par l'instabilité du réseau électrique alimentant les stations de pompage.

Ces incidents s'inscrivent dans un contexte plus large de dérèglement climatique qui frappe l'Algérie de plein fouet durant l'été 2026. Mi-juillet, le pays a dû faire face à plus de 130 départs de feu liés à la sécheresse et aux vagues de chaleur, causant la mort d'au moins une personne et des dégâts considérables, notamment pour les agriculteurs et les éleveurs. L'invasion des citernes sur les façades des immeubles témoigne de l'adaptation forcée des Algérois à cette pénurie chronique, transformant le paysage urbain en un assemblage de réservoirs de fortune.

Les causes multiples d'une crise systémique

L'examen des perturbations survenues durant l'été 2026 met en lumière un enchevêtrement de facteurs qui contribuent à aggraver la situation. La station de dessalement d'eau de mer de Fouka 2, une infrastructure stratégique destinée à assurer une part importante de l'approvisionnement de la capitale, a subi un arrêt, entraînant une réduction significative de sa capacité de production. Cette défaillance technique a eu un effet immédiat et dévastateur sur la distribution dans plusieurs communes, exposant la dépendance excessive du système à quelques installations clés.

L'instabilité du réseau électrique est un autre facteur majeur de perturbation. Les coupures de courant impactent directement le fonctionnement des stations de pompage, surtout dans la zone est d'Alger où le réseau semble particulièrement vulnérable. À cela s'ajoutent les fuites fréquentes sur les canalisations principales, reflétant le vieillissement d'un réseau qui nécessiterait des investissements importants en entretien préventif. Le 26 juillet 2026, un dysfonctionnement d'une vanne sur une canalisation principale de 300 millimètres dans la partie basse de la commune de Raïs Hamidou a entraîné de nouveaux retards dans la distribution.

La situation hydrique en Algérie présente un paradoxe notable. Après six années consécutives de sécheresse, le pays a connu en début d'année 2026 des précipitations abondantes, avec une série de chutes de neige et de pluies généreuses, notamment dans l'Ouest algérien, la région la plus affectée par la sécheresse. Cette amélioration temporaire a permis aux barrages de reconstituer leurs réserves, mais n'a pas suffi à résoudre les problèmes structurels de distribution qui persistent dans la capitale durant l'été.

Impact dramatique sur le quotidien et perspectives d'avenir

Pour les habitants des communes touchées, l'été 2026 se transforme en un véritable cauchemar logistique. Les familles doivent adapter leur routine quotidienne, stockant l'eau pendant les courtes périodes de distribution et gérant avec une extrême précaution leurs réserves limitées. Cette situation est particulièrement éprouvante lors des périodes de forte chaleur estivale, quand les besoins en eau pour l'hygiène, la cuisine et le rafraîchissement augmentent considérablement. Les scènes de « désarroi des citoyens » face aux coupures anarchiques se multiplient dans les quartiers populaires de la capitale.

  • Au-delà des mesures d'urgence, la crise de l'été 2026 met en lumière la nécessité impérieuse de réformes structurelles. Les experts pointent du doigt plusieurs priorités : diversification des sources d'approvisionnement,

  • renouvellement des canalisations vétustes,

  • amélioration de la coordination entre les différents opérateurs (SEAAL, ADE, fournisseurs d'électricité),

  • et surtout investissements massifs dans les infrastructures de production et de distribution.

La situation des « 34 provinces (wilayas) touchées par la sécheresse » durant la saison 2022-2023, avec au moins 95 000 agriculteurs concernés, montre que le problème dépasse largement le cadre urbain d'Alger. Le dessalement de l'eau de mer se présente comme une solution incontournable pour un pays devenu « fortement aride », mais cette technologie exige des investissements importants et une alimentation électrique stable. Les pénuries précédentes lors de l'Aïd indiquent que le problème n'est pas nouveau, mais s'aggrave d'année en année.

En attendant ces réformes de fond, les habitants d'Alger durant l'été 2026 continuent de s'adapter à une situation devenue chronique, développant des stratégies de résilience face à une pénurie qui semble désormais structurelle. Les citernes sur les façades, les réservoirs improvisés et les horaires de distribution aléatoires font désormais partie du paysage quotidien d'une capitale confrontée aux défis majeurs de la gestion de l'eau au XXIe siècle. La question n'est plus de savoir si l'Algérie doit agir, mais combien de temps encore la population pourra supporter une situation qui met en péril les besoins les plus élémentaires de la vie quotidienne.


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