Soudan: Les pompiers pyromanes... Vous voulez mettre fin à la guerre civile et gagner la paix? Je vous donne la solution ici!...By - Gherrabi Mohammed
- gherrrabi
- 2 nov. 2025
- 13 min de lecture

Derrière la visite du chef de la junte soudanaise à Alger fin janvier se dessinent les accusations contre Abou Dhabi formulées par l’Algérie et le Soudan.

"... de résoudre ce problème. Il se peut qu'il ne soit pas trop tard si nous prenons des mesures décisives aujourd'hui." Ban Ki-moonNouvelle cible, mêmes méthodes: Après avoir ciblé la France et le Sahel, les Émirats deviennent l’ennemi du moment d’un pouvoir algérien qui hystérise l’extérieur pour mieux oublier ses propres impasses.
Les Émirats arabes unis sont maintenant l'ennemi en Algérie. En effet, l'ennemi national de ce pays change chaque quinzaine environ. Sans préavis, le 2 mai dernier, la télévision officielle algérienne diffuse un communiqué incendiaire. Dans une longue diatribe, on qualifie les Émirats arabes unis de micro-États, de ramassis de bâtards, de «gens sans sens de l'honneur», de «nains» au service d'assassins d'enfants et de femmes (allusion à Israël). On montre aussi des images de la principauté d'il y a plus d'un demi-siècle, un bout de désert meublé de huttes. Et, pour bien signifier le message, c'est le comparatif sur le mode « profondeur historique » qui a la priorité. L'émirat apparaît comme une oasis de sable, tandis que l'Algérie met en évidence son héritage romain....Le Soudan est effectivement transformé par l'Algérie en terrain de règlement de comptes.
Le pays est ravagé par une guerre civile entre les Forces armées soudanaises (FAS) et les Forces de soutien rapide (FSR), un conflit qui a provoqué une grave crise humanitaire et des déplacements massifs de populations depuis avril 2023. Des événements tragiques comme le glissement de terrain meurtrier de Tarasin, survenu en septembre 2025 dans le Darfour, accentuent la détresse dans une zone déjà dévastée par les violences.
Derrière la visite du chef de la junte soudanaise à Alger fin janvier se dessinent les accusations contre Abou Dhabi formulées par l’Algérie et le Soudan.
Le 28 janvier 2024, le président du Conseil de souveraineté transitoire du Soudan, le général Abdel Fattah al-Burhan, est arrivé à Alger pour une visite officielle de deux jours. Le Soudan fait face depuis avril 2023 à une terrible guerre civile, passée sous les radars de l'actualité, opposant l'armée du général Abdel Fattah al-Burhan et les Forces de soutien rapide (FSR, paramilitaires) du général Mohammed Hamdane Daglo (dit « Héméti »).
« Création de zones de tension »
Cette visite surprise, inédite à bien des égards, intervient alors qu'Alger soupçonne des «puissances» régionales de parasiter son action à l'étranger ou, pire, de déstabiliser ses frontières. Mi-janvier, Alger avait exprimé «ses regrets concernant les agissements hostiles à l'Algérie, émanant d'un pays arabe frère». Formule diplomatique ciblant les Émirats arabes unis, accusés depuis des mois par des voix autorisées ou des médias proches des officiels de « comploter » contre l'Algérie, et d'avoir même eu un rôle proactif dans le délitement de la relation entre Alger et Bamako. «Les Émirats arabes unis, le Maroc ou Israël agissent depuis longtemps dans [le Sahel] et ont mis l'Algérie dans une situation de tension permanente et de guerre d'usure latente et très coûteuse pour son économie», a récemment analysé le diplomate et ex-ministre algérien Abdelaziz Rahabi. «Le pouvoir malien actuel semble avoir été inscrit dans cette stratégie indirecte, car son nouveau langage inamical et belliqueux dépasse largement ses moyens propres et le confine au statut d'auxiliaire dans le nouveau projet du Sahel», a-t-il ajouté. De son côté, la secrétaire générale du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune, avait affirmé que les «Émirats arabes unis mènent une guerre contre l'Algérie à travers la création de zones de tension au niveau des régions frontalières du pays», avec comme objectif de faire plier Alger sur sa position antinormalisation avec Israël. Le rapprochement de pays arabes avec Israël, piloté activement par Abou Dhabi, est condamné par Alger.
Lors de sa visite à Alger fin janvier, le général Abdel Fattah al-Burhan a déclaré que «le Soudan fait l'objet actuellement d'un complot de partenaires régionaux et internationaux, et certains vendus parmi les nationaux complotent contre leur peuple». De son côté, son homologue algérien a indiqué que son pays «se tient aux côtés du peuple soudanais pour dépasser la conjoncture difficile que vit ce peuple frère visé lui aussi par les forces du mal». «Les mêmes puissances régionales qui interfèrent dans de nombreuses crises en Afrique, notamment en Libye et au Mali, sont désignées par les analystes comme étant derrière la rébellion menée par Héméti au Soudan. Ce dernier compte les Émirats arabes unis parmi ses principaux soutiens directs», commente le site d'information Tout sur l'Algérie (TSA).
Bras Cassé: Ramtane Lamamra, de l'Algérie, au poste d'Envoyé personnel pour le Soudan.
Un Bras-Cassé est quelqu'un qui dans un poste donné, nuit en pratique aux intérêts de son employeur, pour un ensemble de raisons incluant possiblement un défaut de compétences, de motivation, et le fait de ne pas surmonter les difficultés posées par son contexte. Un Bras Cassé, en tant qu'employé, est censé exercer un poste avec un certain nombre de compétences et une certaine motivation à tenir ses fonctions, et surmonter au moins une partie raisonnable des difficultés qu'il y croise. Pourtant il ne va pas tenir ce niveau d’output.
Il est impératif de nommer rapidement un autre envoyé spécial personnel du SG de l'ONU, compétent et intègre est à la fois habile dans son domaine et éthique dans son comportement. ...
"... de résoudre ce problème. Il se peut qu'il ne soit pas trop tard si nous prenons des mesures décisives aujourd'hui." Ban Ki-moonLes échecs diplomatiques: un "va-t-en-guerre" sous son masque de «faiseur de paix»

En pleine crise entre Bamako et Alger, après la dénonciation par la junte des accords d'Alger de 2015, l'Algérie s'est impliquée dans un autre dossier régional inflammable: la crise au Soudan.

Donald Trump savait ce qu'il faisait !
Une vision prophétique est une expérience mystique où une révélation divine donne un aperçu d'événements futurs ou de vérités spirituelles, souvent à travers des images symboliques. Elle est considérée comme un don spirituel dans plusieurs traditions religieuses, où elle peut se manifester sous forme de rêves, de visions ou d'intuitions directes. Ces visions peuvent être vues comme des avertissements, des messages divins ou des aperçus d'une conscience spirituelle plus élevée.
La Bracassitude est la mesure dans laquelle un contexte favorise le Bracassage et la propagation des Bras-Cassés.
C'est à la fois la tendance, la capacité et le résultat des actions d’un ou plusieurs Bras-Cassés qui altèrent leur environnement pour y favoriser – consciemment ou pas – le Bracassage et la multiplication de leurs semblables.
Les semeurs de chaos
L'Algérie entretient des relations tendues et hostiles avec ses voisins, en particulier le Maroc, en raison de différends de longue date et d'une rupture des relations diplomatiques. Des tensions existent également avec le Mali, le Niger, le Burkina Faso, la Mauritanie, La Libye et la Tunisie, liées à des accusations réciproques concernant des groupes armés et l'expulsion de migrants. Ces relations sont marquées par des problèmes de sécurité, comme le terrorisme et les trafics, et des crises diplomatiques qui créent un environnement régional complexe.
Crise libyenne: après Ramtane Lamamra, Sabri Boukadoum «Persona non grata»... Les porteurs de poisse.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a proposé au Conseil de sécurité que l’ex-ministre algérien des Affaires étrangères Sabri Boukadoum devienne le nouvel émissaire de l’Organisation pour la Libye mais les Emirats arabes unis ont bloqué sa nomination, selon des diplomates.
Lors d’une réunion lundi du Conseil de sécurité consacrée à la situation libyenne, certains pays comme le Ghana ou la France ont une nouvelle fois réclamé que le poste, vacant depuis novembre, soit pourvu «dès que possible».
Depuis l’automne, le renouvellement de la mission politique de l’ONU [Mission d'appui des Nations Unies en Libye (Manul)] n’a pu s’effectuer que pour des périodes courtes de quelques mois, notamment en raison de l’impossibilité du Conseil à se mettre d’accord sur un nouvel émissaire. Le mandat de la Manul expire le 31 juillet.
La mission d'appui des Nations unies en Libye (MANUL ou est une mission de soutien politique des Nations unies en Libye faisant suite à la guerre civile libyenne de 2011. La MANUL n'est pas une mission militaire mais politique menée sous la direction du Département des affaires politiques des Nations unies. Le siège de la mission se trouve à Tunis (Tunisie).Le chef de l’ONU, après plusieurs tentatives vaines, a proposé aux 15 membres du Conseil le nom de M. Boukadoum. «Seuls les Emirats arabes unis ont refusé», a indiqué à l’AFP un diplomate ayant requis l’anonymat. Au Conseil de sécurité, les Emirats, un membre non permanent, représentent le monde arabe.
Des "va-t-en-guerre" sous leurs masque de «faiseurs de paix»

Deuxième rejet
C’est le deuxième rejet en moins de deux ans de la nomination d’un Algérien au poste d’émissaire de l’ONU pour la Libye. Après le mémorable veto opposé par les États-Unis d’Amérique en avril 2020 à la nomination de Ramtane Lamamra, c’est au tour des Émirats Arabes Unis de sortir le carton rouge contre Sabri Boukadoum, ex-ministre algérien de «l’Ingérence »!
"Dommage, il allait certainement proposer à Arancha González Laya de parler en son nom et au nom de l'Algérie, de l'ONU, de la Ligue Arabe et du H.C. aux droits de l'homme. Nos frères Émiratis nous ont privé de la rigolade ! Mais ils sont pardonnés." a tweeté Imad Murcia
L’État des Émirats Arabes Unis, qui a entamé en janvier dernier un mandat de deux ans en tant que membre du Conseil de sécurité de l’ONU, a expliqué cette décision par «l’opposition des pays arabes et des parties libyennes» à la nomination de l’ex-responsable algérien.
Selon plusieurs autres diplomates, les Emirats ont expliqué que «des pays arabes et des parties libyennes avaient fait part de leur opposition» à la nomination de l’ex-responsable algérien. Ces sources n’ont pas identifié les pays et parties en question.
Il y a une «préoccupation régionale» à l’égard de la nomination de Sabri Boukadoum, a indiqué l’un de ces diplomates, en soulignant que le choix d’un ressortissant d’un pays frontalier de la Libye pose problème. Son travail serait « impossible », a ajouté cette source, en expliquant la position Emiratie.
Rappel: les Américains derrière le blocage de la candidature de l’Algérien Lamamra à l’ONU (Jeune Afrique)
Pour remplacer Ghassan Salamé, qui a démissionné en mars dernier de son poste après deux ans et demi de service alors que le processus politique était dans l’impasse, le SG de l’ONU avait sollicité Ramtane Lamamra. Les deux hommes se connaissent bien, dans la mesure où Guterres a fait intégrer, en septembre 2017, le diplomate algérien dans le panel onusien chargé des médiations internationales. «Je n’ai rien demandé, on est venu me chercher», explique à ses proches Lamamra qui fut à plusieurs reprises ambassadeur et a dirigé le MAE entre 2013 et 2017.La nomination de l’ex-ministre algérien des Affaires étrangères semblait pourtant acquise. Mais pas pour les États-Unis, qui ont multiplié « les questions » alors que « tout le monde » était d’accord avec ce choix, selon un diplomate. «Ce sont les Américains qui ont pesé de leur poids pour bloquer la désignation de Ramtane Lamamra», confie à Jeune Afrique un ancien ambassadeur à Alger.
Les Émirats-Arabes Unis et l’Égypte, ont entrepris un intense lobbying auprès des Américains pour barrer la route à Lamamra.
À Alger où il séjournait, Ramtane Lamamra était plutôt serein. «Rien n’est encore décidé, glisse une de ses connaissances. La situation pourrait se débloquer en sa faveur dans les semaines à venir.»
Trop proche de la Russie ?
Le Mercredi 8 avril, à l’occasion d’une réunion à huis clos sur la Libye, une responsable de l’ONU a annoncé au Conseil de sécurité qu’António Guterres avait lancé des recherches pour trouver quelqu’un d’autre, avait indiqué une autre source. Le secrétariat «travaille d’arrache-pied pour faire une proposition», a dit cette source à l’AFP sous couvert d’anonymat.
Aucun commentaire n’a pu être obtenu auprès de la mission américaine de l’ONU sur les raisons ayant motivé son opposition à l’ex-ministre algérien. Une quatrième source estime qu’il a pu être jugé par Washington trop proche de la Russie, accusée de soutenir le maréchal Haftar avec des mercenaires, ce dont Moscou se défend.
Selon une source diplomatique à Alger, qui s’est confiée sous le sceau de la confidence, les Émiratis et les Égyptiens souhaitent que le prochain envoyé spécial en Libye soit issu du Moyen-Orient, d’origine jordanienne de préférence.
Mais la joie ne durait pas longtemps malheureusement.
ONU-Soudan: Ramtane Lamamra porte la poisse…
Le secrétaire général des Nations unies s'est entretenu par téléphone dans la soirée du 16 novembre avec l'ancien ministre des affaires étrangères algérien Ramtane Lamamra. Durant l'échange, il lui a officialisé sa nomination en tant qu'envoyé spécial de l'ONU pour le Soudan.
Ramtane Lamamra, ministre algérien des Affaires étrangères de juillet 2021 à mars 2023 (il a déjà occupé ce poste de 2013 à 2017).
Au Soudan, le choléra s’ajoute au chaos
Le Soudan, ravagé par la guerre et une famine croissante, doit faire face à une catastrophe supplémentaire, une flambée de choléra sans précédent. Dans un pays où les infrastructures sont détruites, les populations déplacées et l’accès à l’eau potable compromis, cette maladie évitable devient un fléau meurtrier. Le conflit armé, qui dure depuis plus de deux ans, a déjà déplacé plus de 14 millions de personnes et plongé des régions entières dans le chaos. C’est dans ce contexte que le choléra se propage, aggravant une situation humanitaire déjà catastrophique.
Aussitôt la nomination actée, le Soudan, via le ministre soudanais des Affaires étrangères, Ali Elsadig Ali, demande la fin immédiate de la mission de l’ONU (MINUATS) du pays.
Si c’est le cas, visiblement, le bonhomme doit, ou porter la poisse ou être maudit. En effet, dans toutes ses entreprises, il accumule les revers. Cet individu n’en est pas à sa première déconfiture. Déjà en mars 2020, alors qu’il était sur le point d’être désigné comme envoyé spécial des Nations Unies pour la Libye ce coup-ci, il voyait sa candidature être bloquée par Washington, Abu Dhabi, Rabat et Le Caire.
Mais la joie ne durait pas longtemps malheureusement.
A Few Moments Later: Khartoum demande au Conseil de sécurité de mettre immédiatement fin à la mission de l'ONU dans ce pays.
Le gouvernement militaire soudanais a écrit dans une lettre adressée au Secrétaire général de l'ONU et distribuée au Conseil - qui donne son mandat à chaque mission de maintien de la paix ou mission politique de l'ONU - que tout en appelant au retrait, il s'engageait à un engagement constructif avec l'ONU.
Avec cette demande de retrait de l'ONU, le Soudan est le dernier pays africain à demander le retrait de missions de l'ONU cette année, après le Mali et la République démocratique du Congo.
La nomination de Ramtane Lamamra, jeudi 16 novembre, en tant que nouvel «envoyé spécial de l’ONU pour le Soudan» a été accueillie avec réprobation à Khartoum. Dans une lettre datée du même jeudi 16 novembre, le ministre soudanais des Affaires étrangères, Ali Elsadig Ali, fait part à Antonio Guterres de « la décision du gouvernement soudanais de mettre un terme avec effet immédiat à la Mission intégrée des Nations unies pour l’assistance à la transition au Soudan (Minuats) ».
Le porte-parole de M. Guterres, Stéphane Dujarric, a confirmé vendredi que cette lettre avait été bien reçue et précisé que la Minuats employait 245 personnes, dont 88 à Port-Soudan (ville qui a pris le relais de Khartoum ravagée, ndlr), Nairobi et Addis Abeba, au Kenya et en Ethiopie voisins.
Le Soudan est effectivement devenu un terrain de règlement de comptes
L’homme présenté, lors de ses nominations, par les médias algériens de «diplomatie chevronné», collectionne les échecs. Il n’a pu mettre fin aux réussites diplomatiques du Maroc sur la question du Sahara en Afrique et en Europe.
Ramtane Lamamrab a été à la tête de la diplomatie algérienne de 2013 à 2017, puis depuis 2021, plusieurs fois ambassadeur, médiateur dans plusieurs conflits africains, notamment au Liberia, sous les auspices de l’ONU et de l’Union africaine (UA), Ramtane Lamamra ne parvient pas à soulever la diplomatie algérienne de sa torpeur, laquelle achève de se consumer dans l’anarchie. Ses accidents de la route sont devenus nombreux.
Depuis la nomination, le 5 avril 2017, de Nasser Bourita à la tête de la diplomatie marocaine, l’Algérie a connu la désignation de cinq ministres des Affaires étrangères : Ramtane Lamamra (2013 - 2017), Abdelkader Messahel (2017 - 2019), Sabri Boukadoum (2019 - 2021), Ramatane Lamamra (2021 - 2023) et enfin Ahmed Attaf.
Les "echecs" associé à Ramtane Lamamra, échecs diplomatiques, comme l'échec de sa nomination comme envoyé spécial de l'ONU pour la Libye en 2020, le processus de nomination de Ramtane Lamamra comme envoyé spécial de l'ONU pour la Libye a échoué, un événement que l'Algérie a commenté en attribuant la responsabilité à "certains régimes".Ramtane Lamamra était pressenti comme prochain émissaire de l’ONU en Libye ? Raté. Le veto américain opposé à la candidature du septuagénaire au poste de chef de la médiation des Nations unies sur la Libye n’était pas gratuit. Le retour chaotique de ce «diplomate de haut vol», déjà chargé de la politique extérieure sous le président Abdelaziz Bouteflika, «vétéran des chancelleries et de la diplomatie multilatérale» et «fin connaisseur des arcanes des affaires internationales» ne cesse d’interpeller. Cependant, sur ce sol tourmenté, les mœurs diplomatiques algériennes ont tracé de grandes avenues uniformes qui donnent une fausse impression de stabilité. Lamamra, qui voulait faire figure en Europe et en Afrique, n’incarne désormais que la dissimulation, les manières dégagées, la méfiance, la petite mine facile à déconcerter, le sourire confit en réticences, les demi-mots, l’allure à la fois discrète et effacée.
Alger commente l'échec de la nomination de son diplomate à la tête de la mission de l’Onu pour la Libye
«C’est un échec pour le secrétaire général de l’Onu et non pour l’Algérie», a déclaré le porte-parole de la Présidence algérienne en réaction à la non nomination de l’ex-ministre Ramtane Lamamra au poste de chef de mission de l’Onu pour la Libye, pointant le rôle de «certains régimes».Le ministre-conseiller à la Communication auprès du chef de l’État algérien et porte-parole de la Présidence de la République, Belaïd Mohand Oussaïd, s’est exprimé mardi 21 avril lors d’une conférence de presse sur l’échec de la nomination de l’ex-ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, au poste d’envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies pour la Libye en raison d’une opposition américaine. Il se présentait pour remplacer le Franco-Libanais Ghassan Salamé.
«Le fait que le secrétaire général de l’Onu ait pensé à M.Lamamra pour cette mission, c’est déjà une fierté pour nous», a déclaré le responsable, ajoutant que les «réserves au sein du Conseil de sécurité, c’est le fait de régimes qui n’ont pas intérêt à ce que la Libye retrouve la paix». «C’est un échec pour le secrétaire général de l’Onu et non pour l’Algérie qui continuera à jouer son rôle sans calcul sur le dos de nos frères libyens», a-t-il soutenu.Alors qu’il était bien parti pour succéder à Ghassan Salamé à la tête de la mission spéciale des Nations unies pour la Libye, avec le soutien de 14 pays sur 15 au sein du Conseil de sécurité, Ramtane Lamamra n’a finalement pas été nommé au poste suite à un refus des États-Unis. Le pays a été soumis à une importante pression de la part de trois pays arabes, rapporte le site d’information Tout Sur l’Algérie (TSA).
Se référant à des sources diplomatiques, TSA informe que M.Lamamra a été évincé le 9 avril de la candidature au poste à cause du «lobbying de trois pays arabes: l’Égypte, les Émirats arabes unis et le Maroc». «Impliqués dans le conflit libyen, ces trois pays ont, selon nos informations, tout fait pour saboter la candidature de Ramtane Lamamra», ajoute le média qui précise que «le maréchal Haftar était également opposé à la candidature de l’Algérien».
Bien que l’ONU et la communauté internationale aient à plusieurs reprises exprimé leur «indignation» et appelé à la fin du conflit, les initiatives en faveur de la paix menées jusqu’à présent pour une paix durable ont échoué. 



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