ONU: Le Royaume du Maroc membre permanent du Conseil de sécurité? [Analyse] By- Mohammed Gherrabi
- gherrrabi
- 26 févr.
- 5 min de lecture

Les pays africains aspirent à une représentation permanente au Conseil de sécurité de l'ONU pour remédier à leur sous-représentation historique et pour reconnaître leur apport à la construction de l'ordre mondial actuel. Le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a appelé à une réforme urgente du Conseil de sécurité, critiquant sa structure obsolète et le manque de représentation de l'Afrique. Les États-Unis ont également soutenu l'idée de deux sièges permanents pour l'Afrique au Conseil de sécurité, en réponse à l'impératif de rétablir la crédibilité et la légitimité de cet organe mondial de paix et de sécurité.
Si le sens de l’Histoire devait s’imposer enfin dans les instances onusiennes, quels seraient les critères de représentativité du continent africain ?
La Fédération de Russie le propose. La Chine, le Royaume-Uni et la France ne s’y opposent pas. Quant aux États-Unis, ils ne soutiennent pas seulement la création d’un siège permanent pour les États africains, mais deux.
Après une déclaration, le 12 septembre lors d’une conférence organisée par le centre de réflexion Council on Foreign relations, l’ambassadrice américaine à l’ONU devrait prochainement annoncer formellement, devant le bureau des Affaires étrangères à New York, le soutien des États-Unis à la création de deux sièges permanents pour l’Afrique au Conseil de sécurité.
Le Maroc a exprimé son intérêt pour un siège permanent au Conseil de sécurité des Nations Unies. Cette candidature s'inscrit dans le cadre de la réforme attendue du Conseil de sécurité, relancée par le président américain Joe Biden en septembre 2022, visant à élargir la représentation, notamment pour l'Afrique. Le Maroc met en avant son engagement historique pour la paix et la sécurité mondiales, notamment à travers sa participation active aux missions de maintien de la paix de l'ONU. Le pays souligne également ses alliances stratégiques avec des puissances majeures comme les États-Unis, la Russie, et la Chine, tout en maintenant des relations solides avec Israël, qui pourrait soutenir cette candidature.
▪️ La stabilité politique du Maroc en fait un candidat approprié pour représenter l'Afrique.
▪️ Les bonnes relations du Maroc avec les grandes puissances.
▪️ La diplomatie efficace du Maroc, qui a démontré sa capacité à entretenir de bonnes relations avec divers pays, renforce sa position sur la scène internationale.

Conseil de paix : comment le Maroc s’impose en acteur de structuration des architectures de sécurité dans le monde

Si la réunion inaugurale du Conseil de paix a été largement couverte sous l’angle factuel, son impact stratégique reste à mesurer. En s’y associant, le Maroc a réaffirmé son engagement en faveur de la paix, tout en maintenant son attachement aux références onusiennes et à la solution à deux États. 
Après la création du Conseil de paix et la nomination du Maroc comme membre fondateur, celui-ci obtiendra directement un siège permanent au Conseil de sécurité de l'ONU et représentera les pays africains.
Cette nomination est intervenue à la suite du soutien important que le Maroc a reçu des cinq membres permanents du Conseil de sécurité: les États-Unis d’Amérique, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni.
Ce soutien témoigne de la reconnaissance internationale, à juste titre, du statut du Maroc et de son rôle croissant sur la scène internationale :
0Jouer dans la cour des grands: Le Roi Mohammed VI Membre Fondateur du Conseil de Paix initié par Donald Trump

Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Président du Comité Al-Qods, franchit une nouvelle étape dans son rôle de médiateur international en répondant favorablement à l’invitation du président américain Donald J. Trump. Selon un communiqué officiel du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, le Souverain marocain intégrera en tant que membre fondateur le Conseil de Paix que le président Trump souhaite lancer pour promouvoir la stabilité et la sécurité dans les zones de conflits.
Contribuer à la résolution de conflits armés dans le monde
Cette initiative inédite, réservée à un cercle restreint de dirigeants de stature internationale, vise à renforcer les efforts de paix au Moyen-Orient et à proposer de nouvelles approches pour la résolution des conflits à l’échelle globale. La participation du Maroc est perçue comme une reconnaissance du leadership de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, de sa capacité à jouer un rôle central dans la diplomatie internationale et de la confiance que lui accordent les États-Unis ainsi que la communauté internationale.
Une reconnaissance internationale pour le leadership marocain
L’invitation adressée au Souverain n’est pas anodine. Elle reflète l’appréciation de son engagement constant pour la paix et la stabilité, ainsi que sa réputation d’acteur fiable et respecté sur la scène mondiale. Depuis plusieurs années, Sa Majesté le Roi Mohammed VI joue un rôle actif dans la médiation des conflits régionaux, en particulier au Moyen-Orient, où le Maroc s’implique dans des initiatives visant à protéger les droits des Palestiniens tout en soutenant la coexistence pacifique avec Israël.
En acceptant cette invitation, Sa Majesté le Roi Mohammed VI confirme non seulement sa volonté de contribuer à la sécurité mondiale, mais il souligne également la place du Maroc en tant que pont diplomatique entre différentes cultures et nations. Dans le cadre de cette adhésion, le Royaume procédera à la ratification de la Charte constitutive du Conseil, formalisation qui scellera son engagement officiel au sein de cette nouvelle organisation internationale.
Comité d’Alqods
Une Institution Arabo-Islamique a été formée en 1975 par les pays membres de l’Organisation de la coopération islamique, en reconnaissance du statut particulier d’Alqods Acharif dans le cœur de tous les Arabes et musulmans, et en concrétisation de l’importance accordée par les États Membres à la préservation de la ville sainte et à la sauvegarde de son patrimoine religieux et culturel.
La présidence du Comité d’Alqods a été confiée à feu Roi du Maroc sa Majesté Hassan II en reconnaissance de ses efforts, que Dieu ait son âme, dans la coordination des efforts arabes et islamiques visant à rétablir les droits légitimes du peuple palestinien. Son successeur, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu le garde, continue de porter cette responsabilité avec dévouement et compétence.
Sur Tiktok, Tebboune: La cause palestinienne, laissez là à moi, je m’en occupe!
Les récents sommets arabe et islamique, au Caire et à Ryad, ont révélé au monde la grande solitude dont souffre le président algérien Abdelmadjid Tebboune, ainsi que l’absence totale de crédit marquant sa diplomatie et ses positions sur la question palestinienne. Bien avant la tenue du sommet du Caire, couronné par l’adoption d’un plan arabe pour la reconstruction de Gaza, le président algérien a eu recours à tous les ressorts de la dramaturgie politique et médiatique pour signifier les raisons de sa non-participation à cette rencontre.
Prétextant que l’Algérie n’a pas été suffisamment associée aux travaux préparatoires de ce sommet, il avait décidé de le boycotter personnellement. Mais comble de l’ironie, il y a envoyé son ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, pour occuper le siège de l’Algérie. Cette situation inédite avait déjà interpellé les observateurs sur le côté irrationnel de la position algérienne: si le régime algérien décide de boycotter le sommet arabe et ses résultats politiques, il est censé traduire ce boycott soit par une absence totale, soit par un niveau de représentation diplomatique très bas.

En fait, le sommet extraordinaire arabe sur Gaza a mis en lumière deux faits majeurs de la diplomatie algérienne: ses contradictions sur la question palestinienne et ses très mauvaises relations avec l’environnement arabe. Depuis déjà quelques années, Abdelmadjid Tebboune utilise la question palestinienne non pas comme une cause qu’il faut servir pour aider les Palestiniens à accéder à leurs droits face au gouvernement israélien, mais comme un argument de propagande destiné à asseoir ses légendes pour une consommation politique interne. Sa célèbre posture au cours du sommet arabe d’Alger, quand il lança à la presse:
«La question palestinienne, laissez-la moi, je m’en occupe personnellement», est restée dans les mémoires pour sa vacuité et sa vantardise inutile.

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