SIEL: Après le sport et la politique, le hooliganisme s'infiltre dans le milieu intellectuel et universitaire... By- Mohammed Gherrabi
- gherrrabi
- il y a 8 minutes
- 6 min de lecture

Le Hooliganisme
D'après certains chercheurs, le terme hooligan aurait été cité dans des rapports de la police de Londres durant l'été 1898 et repris dans les pages du journal Daily News pour désigner un ivrogne irlandais bien connu, Patrick Hooligan, qui vivait à Londres et était souvent impliqué dans des altercations.
Une famille du XIXe siècle avec ce nom aurait également été réputée pour mener une vie sauvage et violente. Par conséquent, un «hooligan» désignerait une personne adoptant un comportement similaire. Une autre théorie suggère que ce nom proviendrait d'un gang d'Islington, nommé Hooley. Enfin, selon le dictionnaire The Compact Oxford English Dictionary, il s'agirait d'un surnom attribué à un personnage irlandais dans une chanson de music-hall à la fin du XIXe siècle.
Hooliganisme dans le sport

Le hooliganisme est l'utilisation par les supporteurs, notamment dans le football, de différentes formes de violence (incivilités — brimade, jet de projectiles, envahissement de terrains —, vandalisme — caillassage de véhicules, détérioration de matériels —, violence symbolique et verbale, rixe, émeute, homicide…) qui sont le reflet de logiques d'opposition sportives, sociales, politiques, culturelles ou territoriales.
Le hooliganisme trouve ses racines dans un mélange complexe de facteurs sociaux, économiques et culturels. Souvent, l’identité et l’appartenance à un groupe jouent un rôle central. Les supporters, en quête de reconnaissance, s’impliquent dans des rivalités exacerbées qui sont souvent liées à des territoires ou à des équipes. Ce besoin d’affirmation peut entraîner des comportements agressifs et violents.
Impacts du hooliganisme
Les impacts du hooliganisme sont considérables tant sur le plan sportif que sociétal. Sur le terrain, ces comportements nuisent à l’image des clubs et du football en général. Les clubs sportifs sont souvent sanctionnés, par des amendes ou des interdictions de stade, ce qui peut nuire à leur réputation et à leurs finances.
Au niveau sociétal, le hooliganisme engendre une perception négative du football. Les familles hésitent à assister à des matchs, craignant pour leur sécurité. La violence qui émerge des rivalités passionnées nuit à l’idée même de communauté que devrait promouvoir le sport. Ce climat de peur et de méfiance empêche la véritable passion du football de s’épanouir.
Hooliganisme dans la politique
Lorsque les réunions des conseils municipaux deviennent une arène où les conseillers s'accusent gravement, avec le risque élevé de passer aux mains une fois que les insultes sont épuisées…

De nombreux observateurs commencent à exprimer leur mécontentement
Les altercations entre élus deviennent un problème croissant dans nos communes. Il est rare qu'une session ou réunion se déroule sans qu'une dispute éclate, sans que nous entendions parler de bagarres ou de violences verbales entre élus.
Hooliganisation de la vie publique
Le hooliganisme politique implique le transfert de comportements violents et irrationnels, typiques des tribunes de football, vers la sphère politique. Cela se traduit par une polarisation intense, la diabolisation de l'adversaire, une défense sans réserve de son propre camp, ainsi que par des actes de lynchage ou d'intimidation physique.
Principales caractéristiques
Irrationalité: Défense fervente des convictions idéologiques, où l'intuition prime sur la logique.
Stigmatisation: Recours à la dérision, à la culpabilisation et à la violence pour rejeter l'alternative.
Radicalisation: Évolution d'une préférence politique vers un engagement violent.
Désinstitutionalisation: La politique est perçue non plus comme un débat, mais comme une lutte.
Manifestations
Intimidation: Les maires ou élus sont hués, insultés ou menacés pendant leurs fonctions officielles.
Violence physique: Confrontations, jets d'objets...
Infiltration: Certains groupes ou individus expriment des idées politiques radicales.
Hooliganisme dans l'intellectualité, l'universitaire et le savoir
L’universitaire comme milieu dialogique
Le milieu universitaire est depuis longtemps reconnu pour son dévouement à la vérité et au dialogue. Les enseignants-chercheurs ont occupé une position centrale dans la promotion de la recherche interdisciplinaire et de la recherche par la pratique. Ils ont aidé à approfondir la compréhension des relations dialogiques qui entourent et traversent la recherche, définissant ainsi l'atelier de l'universitaire comme un espace dialogique où les connaissances se concrétisent.
Version Maati Monjib
L’historien et chercheur, Maati Monjib, prétend être interdit de présenter son livre «Aicha Kandicha».
Monjib était prévu de parler, de son livre pour enfants, publié dans la collection "Racontre moi l’histoire" , dans l’espace du diffuseur. Mais à la dernière minute un responsable de Sochepresse a annoncé que l’auteur ne pouvait pas présenter son livre parce "qu’il avait été interdit".
Monjib a déclaré qu’il avait "été très surpris" qu’on interdise de présenter un livre pour enfants. Ce livre a été publié aux Editions Yomad en 2015.
Quand le mensonge prend l'ascenseur, la vérité prend l'escalier, la vérité mettra plus de temps à se révéler, mais finit toujours par apparaître.
L’historien comptait interpeller l’écrivain sur des accusations de détournement de fonds portées contre lui dans un article.
Monjib dit avoir voulu signer le livre pendant le salon, mais aussi assister à une intervention de Tahar Ben Jelloun afin de l’interpeller après un article publié mi-avril. Tahar Ben Jelloun est un écrivain, poète et peintre franco-marocain. Auteur de nouvelles, romans, poèmes et essais, il est lauréat du prix Goncourt pour son roman La Nuit sacrée.

Les vidéos montrent clairement qu'il insistait pour passer par la porte de sortie.
En droit français, une menace ou une intimidation est un acte visant à provoquer une peur chez une personne, et cela peut entraîner des sanctions sévères, y compris des peines d'emprisonnement.
L'intention d'agresser peut être définie comme un acte visant à provoquer une peur ou une contrainte chez une personne, et cela peut entraîner des sanctions pénales, même si l'acte n'a pas encore eu lieu
Les vigiles ont juste demandé à l'intellectuel d'utiliser l'entrée, comme tout le monde, au lieu de la sortie. Cependant, cet expert en victimisation a préféré faire son numéro devant les journalistes pour poursuivre un récit qui ne convainc plus.
«Je ne connais ni Maâti Monjib, ni son prétendu travail d’historien. Je condamne le manque d’intérêt du journaliste [faisant référence au journaliste du Monde] pour les raisons qui ont conduit à sa condamnation : une sordide affaire de détournement de fonds.» a écrit l’écrivain franco-marocain Tahar Ben Jelloun
Après tout, dans cette dramaturgie parfaitement maîtrisée, l’important n’est pas tant de convaincre que d’occuper le terrain.
Voilà a quoi ressemble 'entrée principale du Salon du Livre
Rabat ouvre sa 31e édition, portée par le voyage littéraire et le dialogue des cultures
Rabat donne, une nouvelle fois, rendez-vous aux amoureux du livre. La 31e édition du Salon international de l’édition et du livre (SIEL) a ouvert ses portes vendredi, 1er mai, au grand public, dans l’enceinte de l’OLM Souissi, marquant le coup d’envoi d’une manifestation culturelle d’envergure, placée sous le signe du voyage et du dialogue des cultures.
Dès les premières heures de la matinée, un flux continu de visiteurs a convergé vers les stands, où éditeurs, institutions et professionnels du secteur accueillent un public fidèle à cet événement devenu incontournable dans le paysage culturel national.
Cette édition se distingue par une participation inédite, réunissant 61 pays et 891 exposants. Elle s’inscrit, en outre, dans une dynamique particulière pour la capitale, désignée “Capitale mondiale du livre 2026”, après avoir succédé à Rio de Janeiro. Organisé sous le Haut Patronage de Mohammed VI, le Salon propose une offre éditoriale d’envergure, avec plus de 130.000 titres et près de 3 millions d’exemplaires couvrant une large palette de savoirs et de créations.
Jusqu’au 10 mai, plus de 204 rendez-vous sont programmés, mobilisant plus de 720 intervenants issus des sphères littéraires et intellectuelles. Débats, rencontres et hommages rythmeront cette édition, autour des enjeux de la lecture et des industries culturelles et créatives.
Placée sous le thème “L’écriture est un voyage… le voyage est un livre”, cette édition met à l’honneur la littérature de voyage, en écho à la figure emblématique d’Ibn Battouta. Colloques, expositions et documents inédits viennent éclairer l’héritage de ce grand voyageur, tandis qu’une plateforme immersive propose au public une interaction inédite à travers des installations artistiques et des projections dédiées aux grandes explorations.
Le Salon rend également hommage à de grandes figures de la pensée et de la littérature, parmi lesquelles Edmond Amran El Maleh, Aminata Sow Fall, Badr Shakir al-Sayyab ou encore Michel Foucault, tout en célébrant le 900e anniversaire de la naissance d’Ibn Rochd. Plusieurs personnalités historiques marocaines sont également mises en lumière, dans une démarche de valorisation du patrimoine intellectuel national.
Un espace conséquent est par ailleurs dédié au jeune public, avec des ateliers créatifs et une expérience immersive originale imaginant un dialogue entre Le Petit Prince et Ibn Battouta, conçue pour stimuler l’imaginaire des plus jeunes.
Invitée d’honneur, la France déploie une programmation particulièrement dense, avec la participation de 15 auteurs et plus de 125 activités. Cette présence s’inscrit dans la continuité des échanges culturels entre les deux pays, après la mise à l’honneur du Maroc au Salon du livre de Paris en 2025. Le pavillon français accorde une place importante à la jeunesse, en cohérence avec la saison culturelle 2025-2026 de l’Institut français du Maroc.
Parmi les temps forts figurent des rencontres avec des écrivains de renom, dont Annie Ernaux, une exposition immersive intitulée “Villes flottantes”, des présentations de bande dessinée ainsi que l’annonce de distinctions littéraires, dont le Prix Goncourt Maroc. Des ateliers, tables rondes et séances de dédicaces viennent compléter cette programmation, enrichie par des initiatives “hors les murs” mêlant concerts, projections cinématographiques et tournées d’auteurs à travers le Royaume.
À travers cette édition, le SIEL confirme son rôle de carrefour culturel majeur, où se croisent les voix, les imaginaires et les récits, dans une célébration vivante du livre et de la création.


![Mon coup de gueule - faut-il harmoniser son "micro flag" pour créer une identité de marque forte.? [Part1] By- Gherrabi Mohammed](https://static.wixstatic.com/media/f0d73a_285920be57e04acc9e15bb395bd2b5c5~mv2.png/v1/fill/w_407,h_246,al_c,q_85,enc_avif,quality_auto/f0d73a_285920be57e04acc9e15bb395bd2b5c5~mv2.png)

Commentaires