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Sebta: Un véhicule diplomatique sud-africain impliqué dans une affaire de contrebande de tabac à chicha


Jeudi, les autorités espagnoles ont intercepté un véhicule diplomatique enregistré au nom de l'ambassade d'Afrique du Sud au Maroc, au poste-frontière de Tarajal, qui relie le Maroc à l'enclave occupée de Sebta. Cette opération a conduit à la saisie d'une importante cargaison de tabac à chicha ainsi que de diverses marchandises, dans le cadre d'une affaire présumée de contrebande transfrontalière.

D'après des renseignements obtenus d'une source bien informée, l'opération a été effectuée par des membres de la première unité spécialisée dans les affaires fiscales et frontalières de la Garde civile espagnole (Guardia Civil), en collaboration avec les agents des douanes espagnoles présents au point de passage frontalier.

Le véhicule, une Mercedes fabriquée en Allemagne et utilisée par des employés de l'ambassade sud-africaine à Rabat, se dirigeait vers le Maroc lorsqu'il a suscité la méfiance des autorités espagnoles. Les agents ont alors effectué une fouille minutieuse, découvrant plus de 850 paquets de tabac à chicha, pesant au total plus de 512 kilogrammes, ainsi que d'autres marchandises, dont plusieurs flacons de parfum.

Le conducteur, identifié comme étant un citoyen guinéen, a été arrêté sur-le-champ. Selon la même source, il devra se présenter samedi devant la justice espagnole pour répondre à des accusations présumées de contrebande, conformément à la législation en vigueur. Les marchandises confisquées ont été mises sous scellés en attendant les procédures judiciaires.

Cette situation se déroule dans un contexte de renforcement des contrôles aux points de passage entre le Maroc et les enclaves occupées de Sebta et Melilla. Les opérations de surveillance sont menées conjointement par le Service de surveillance douanière (Servicio de Vigilancia Aduanera – SVA), sous l'autorité de l'Agence fiscale espagnole, et la Garde civile.

Le cadre juridique espagnol pour la lutte contre la contrebande est basé sur la loi organique n° 12/1995, qui est régulièrement renforcée pour intensifier les sanctions et moderniser les méthodes de détection et de contrôle, notamment grâce à l'utilisation des technologies numériques. Cette législation différencie les infractions en fonction de la valeur et de la nature des marchandises transportées, les faits pouvant être qualifiés de simples délits ou de crimes de contrebande.

L'enquête continue pour clarifier les circonstances précises de cette supposée tentative d'importation de marchandises au Maroc et pour identifier d'éventuelles responsabilités supplémentaires.

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