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Sahara Marocain: Nouveaux tirs de projectiles signalés à Smara ce mardi

Mardi après-midi, des milices liées au front séparatiste du Polisario ont mené une attaque, décrite comme terroriste, depuis l'Est du mur de défense marocain, visant les alentours de la ville de Smara.

Trois projectiles ont été lancés et ont atterri dans des zones différentes en dehors du périmètre urbain, marquant une nouvelle escalade qui contredit les efforts internationaux pour préserver le calme dans la région.

Trois obus ont atterri près de la ville : le premier devant la prison locale de Smara, le deuxième derrière le même bâtiment, et le troisième dans la zone d'«Akouiz», derrière le cimetière de la ville.

Les projectiles ont touché des terrains vagues, sans faire de victimes ni causer de dégâts matériels, tandis que les forces de sécurité ont été placées en état d’alerte et assurent un suivi étroit de la situation.

Ce développement représente une violation directe des engagements réitérés par les États-Unis lors des consultations à Washington les 23 et 24 février derniers, où il a été insisté sur le fait que le respect du cessez-le-feu est une condition essentielle pour tout progrès politique dans le dossier du Sahara.

Des sources bien informées de l'ONU avaient signalé que ces rencontres, auxquelles participaient Staffan de Mistura, l'Envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies, ainsi que des hauts responsables américains, ont souligné l'importance de maintenir le calme et de restaurer la stabilité sur le terrain.

Ils ont aussi exhorté le Polisario à agir de bonne foi en respectant le cessez-le-feu et en participant à des négociations sérieuses sans conditions préalables.

En conséquence, cette attaque remet en avant le front séparatiste, entraînant une recrudescence des critiques concernant la nature de ses actions armées. Cela s'inscrit dans un contexte où les appels se font de plus en plus nombreux, aussi bien dans les cercles politiques américains que dans les médias internationaux, pour désigner le Polisario comme une organisation terroriste, en raison de son utilisation de bombardements indiscriminés et de la menace qu'il pose à la sécurité et à la stabilité régionales.

L'ASADEDH dénonce l'agression menée par le Front Polisario contre des civils à Smara

L'attaque du 5 mai se produit à un moment clé des négociations cherchant à mettre un terme au conflit du Sahara occidental, qui perdure depuis cinquante ans.

  • L'Association sahraouie pour la défense des droits de l'homme a dénoncé cette attaque commise le 5 mai

  • Selon l'ASADEDH, cette attaque survient à un moment crucial, alors que des négociations très importantes sont en cours pour mettre fin au conflit du Sahara occidental

Dans une déclaration officielle, l'ASADEDH a catégoriquement refusé la tentative des indépendantistes du Front Polisario de « boycotter et saboter » les initiatives de paix de la communauté internationale pour la région sahraouie.

L'ASADEDH a aussi exhorté la communauté internationale à « exercer des pressions sur le Polisario et l'Algérie pour qu'ils cessent ces actions hostiles, qui vont à l'encontre d'une résolution pacifique de ce conflit persistant, afin de mettre fin aux souffrances que subit la population dans les camps de Tindouf ».

Ci-dessous, le communiqué de presse de l'ASADEDH:

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

L'Association sahraouie pour la défense des droits de l'homme condamne l'attentat perpétré par des éléments du Polisario le 5 mai 2026 contre des cibles civiles dans la ville de Smara.

Cet attentat survient à un moment décisif, alors que des pourparlers et des négociations sont en cours pour mettre fin à ce conflit qui dure depuis plus de cinq décennies.

De même, nous rejetons énergiquement la tentative du Polisario de boycotter et de saboter les plans de paix de la communauté internationale pour notre territoire.

Pour toutes ces raisons, nous appelons la communauté internationale à faire pression sur le Polisario et l'Algérie afin qu'ils mettent fin à ces actions hostiles et contraires à une solution pacifique de ce conflit éternel, et qu'ils mettent un terme aux souffrances endurées par notre population dans les camps de Tindouf.

Le Front Polisario a revendiqué la responsabilité de l'attaque via trois projectiles survenue plus tôt dans la journée à Smara, à l'est de Laayoune.

Dans un communiqué, le mouvement séparatiste a tenté de dramatiser l'opération, déclarant que ses milices avaient mené un «bombardement ciblé contre les bases arrière ennemies à la périphérie de la ville», une version qui ne correspond pas aux faits observés sur le terrain.

Dans le cadre de sa propagande habituelle visant les habitants des camps de Tindouf, le Front a affirmé que l'attaque avait provoqué «des pertes importantes parmi les forces d'occupation», sans fournir de données ni de preuves pour appuyer ces déclarations.

Par ailleurs, des photos et vidéos diffusées montrent que les projectiles sont tombés de manière dispersée, deux d'entre eux ayant atterri près de la prison locale de Smara, tandis que le troisième a touché la zone Akouiz derrière le cimetière de la ville. L'incident n'a pas causé de dégâts matériels, mais des médias locaux ont rapporté qu'une femme a été blessée et transportée à l'hôpital.

Une équipe de la MINURSO s'est rendue sur place pour mener une enquête, inspecter les lieux d'impact, examiner la nature des projectiles utilisés et recueillir diverses données relatives à l'événement.

Le Polisario a utilisé des roquettes iraniennes
En tirant des missiles iraniens, le Polisario se comporte en organisation terroriste, soutenue activement par des régimes déterminés à porter atteinte à la souveraineté du Maroc.

Cela fait plusieurs années que le Front Polisario entretient des relations opérationnelles avec le régime iranien, à travers des canaux bien identifiés : le Hezbollah libanais, intermédiaire militaire direct, et l’Algérie, fournisseur logistique. En mai 2018, face à l’accumulation d’éléments prouvant cette collusion, le Maroc avait décidé de rompre ses relations diplomatiques avec Téhéran. Des livraisons de missiles sol-air - dont des modèles Sam 7, 9 et 11 - ainsi que des systèmes de lance-roquettes multiples avaient alors été repérées à destination des camps de Tindouf, siège du haut commandement du Polisario.

Le "Feat" de la Honte à Smara ! Quand les séparatistes tentent de jouer les terroristes coordonnés avec l'Iran

L’attaque contre Smara semble confirmer le passage à l’acte. Les débris de projectiles découverts sur le site de l’impact possèdent toutes les caractéristiques de la roquette Arash-LR, un modèle de 122 mm fabriqué par l’industrie militaire iranienne. Cet engin est conçu pour des tirs de saturation, équipé d’une ogive à fragmentation (HE-Frag) et capable d’atteindre une portée allant jusqu’à 40 kilomètres. Déjà utilisé au Yémen, en Syrie ou en Irak par des milices pro-iraniennes, ce type de munition, bien que peu précise, est extrêmement destructeur et constitue un signe évident de l’implication de Téhéran dans des conflits hybrides.

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