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Entre "Dieudonné" et "Sansal": Quand la pute parle de l'honneur... Je lance un défi à la "kul oğlu", Layla Lefèvre-Haddad... By- Mohammed Gherrabi


Celui qui enseigne le bien aux autres, sans le faire, est semblable à l'aveugle qui porterait une lanterne.
Il a été dit:
  • Il y a plusieurs centaines d'années que la plume serait toujours plus forte que l'épée.

  • Nous pouvons dire aujourd'hui que la plume sera toujours forte que la matraque...

Le Syndrome de Stockholm, désigne la propension des otages ayant partagé longtemps la vie de leur geôlier à sympathiser avec eux et à adopter leur point de vue. L’histoire du syndrome remonte à un hold-up dans une banque commis à Stockholm en 1973 par deux évadés de prison qui prennent en otage quatre employés. Après six jours de négociation, ils libèrent les otages qui vont s’interposer entre les forces de l’ordre et leurs ravisseurs, qu’ils iront visiter par la suite en prison.

Le syndrome est caractérisé par:
  1. le développement d’un sentiment de confiance des otages vis-à-vis de leurs ravisseurs, dans la mesure où ces derniers arrivent à justifier leur acte;

  2. la naissance d’un sentiment positif des ravisseurs envers leurs otages

  3. l’apparition d’une hostilité des victimes envers les forces de l’ordre.

Il s’agit d’un phénomène paradoxal de fraternisation entre agresseurs et agressés, comme on l’a rencontré lors de la Première Guerre mondiale entre soldats français et allemands, justifiant le dicton qu’à la guerre on «devrait toujours tuer les gens avant de les connaître».

On connaît l’attirance des contraires, qui entre dans le cadre d’une relation complémentaire fondée sur la maximalisation de la différence. Par la promiscuité, l’intensité et la gravité de la situation, une identification mutuelle peut se produire à partir de grandes différences. Par extension, on a utilisé le syndrome de Stockholm pour décrire la situation dans laquelle un conjoint violent utilise des contraintes et le chantage affectif, en plus de ses menaces et d’agressions physiques, pour maintenir sa femme dans un état de dépendance.

Des journalistes convertis... en treillis et rangers...
Tribune rédigée par notre fidèle chroniqueur Daniel Salvatore Schiffer à quatre mains avec Elie Chouraqui.

Ils ont embarqué avec eux 62 intellectuels et artistes majeurs, ce qui en fait aujourd’hui la mobilisation la plus importante au monde à ce douloureux sujet.Il n’y a pas là, dans ces quelques mots, de politique, Monsieur le Président. Non ! Il n’y a pas là, dans notre cri, de jugement porté contre votre pays ni contre quiconque en Algérie. Il n’y a pas de colère, pas de haine, pas d’appel à la brutalité, ni de véhémence. Pas de souvenir d’un passé ressassé, lointain qui laisse de chaque côté de notre Méditerranée le goût de la tristesse et du gâchis. Il n’y a là, ni appel à la sécession, ni de vociférations. Il n’y a là, ni cris de haine ou de flatterie indécente. Non ! Il n’y a là que quelques mots que nous, artistes, écrivains, philosophes et intellectuels français, espérons que vous entendrez.

Quand la pute parle de l'honneur...
  • Vous avez précisé uniquement le Maroc dans votre poste ?

  • Vous êtes tellement vicieux, je vous pisse dessus


Je lance un défi à la "kul oğlu", Layla Lefèvre-Haddad
  • Autrement dit, la "kul oğlu", Layla Lefèvre-Haddad pourra-t-elle inviter son compatriote Boualem Sansal sur le plateau de la chaine "ATIPIK" sise à Bruxelles et appartenant à la junte militaire algérienne.?

  • Pourra-t-elle demander à Dieudonné pourquoi il a été interdit de se produire dans des lieux tels que Bruxelles et Liège?

  • Pourra-t-elle demander à Dieudonné pourquoi il a été interdit de se produire à Alger?

Dieudonné est officiellement interdit de se produire dans les salles de spectacle belges en raison de condamnations pour propos racistes et incitation à la haine.

Dieudonné M’Bala M’Bala a été condamné par la Cour d’appel de Liège en 2017 pour propos racistes, ce qui entraîne une interdiction officielle de se produire dans les salles belges. Des tribunaux belges ont également interdit certains spectacles spécifiques, comme celui prévu à Forest National à Bruxelles, en raison de manœuvres trompeuses sur la nature du spectacle et de références jugées problématiques au nazisme. Les autorités locales peuvent également adopter des arrêtés de police pour interdire une représentation afin de maintenir la tranquillité publique, notamment en cas de propos antisémites ou xénophobes lors de précédentes représentations.

Paroles d’experts: quelques conseils pour devenir une journaliste efficace
  • Un bon journaliste doit être un éternel curieux, capable de poser des questions et d'explorer des sujets complexes.

  • Le journaliste doit vérifier ses informations et s'assurer de leur véracité avant de les publier.

  • Le journalisme est souvent synonyme d'actualité brûlante, et il faut être capable de réagir rapidement aux événements.

Voici quelques sujets captivants et enrichissants qui peuvent susciter l'intérêt et la réflexion de tes compatriotes:👩🏿‍🦰👇🏿

Boualem Sansal déchu de sa nationalité algérienne : "Je suis seulement français désormais"

L'écrivain franco-algérien Boualem Sansal a annoncé ce jeudi être désormais uniquement de nationalité française, affirmant avoir été déchu de sa nationalité algérienne par les autorités d'Alger. Une déclaration faite lors d'une rencontre avec des lycéens parisiens, quelques mois après sa libération de prison en Algérie.

"Il y a sans doute encore quelques formalités en cours, mais en effet, je suis seulement français désormais", a déclaré Boualem Sansal lors d'une rencontre avec des élèves du lycée Edgar-Quinet, à Paris. L'écrivain de 75 ans était invité à l'initiative de Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France.

Cette annonce intervient après plusieurs semaines de tensions entre l'auteur et les autorités algériennes. En janvier dernier, Alger avait désactivé son passeport biométrique, l'empêchant de facto de retourner dans son pays natal avec un document algérien. Cette mesure était considérée par de nombreux observateurs comme un prélude à une déchéance formelle de nationalité.

Une détention de près d'un an

Lors de cette rencontre avec les lycéens, Sansal est revenu sur les conséquences de son incarcération en Algérie, où il a été détenu pendant près d'un an. Arrêté à l'aéroport d'Alger le 16 novembre 2024 à son arrivée en provenance de Paris, l'écrivain avait été poursuivi pour "atteinte à l'unité nationale".

Les poursuites faisaient suite à des déclarations accordées au média Frontières, dans lesquelles il affirmait que certaines régions de l'ouest algérien, notamment Oran et Mascara, appartenaient historiquement au Maroc. Des propos qui avaient provoqué une vive polémique en Algérie et conduit à sa condamnation à cinq ans de prison le 27 mars 2025.

Gracié le 12 novembre 2025 à la suite d'une demande du président allemand Frank-Walter Steinmeier, Sansal avait été transféré en Allemagne pour y recevoir des soins médicaux avant de rejoindre la France. Depuis sa libération, l'écrivain n'a cessé de multiplier les prises de position sur la situation politique algérienne.

Une consécration littéraire malgré la controverse

Malgré cette situation diplomatique tendue, la carrière littéraire de Boualem Sansal connaît une reconnaissance exceptionnelle. Le 29 janvier 2026, il a été élu à l'Académie française avec 25 voix sur 26, une quasi-unanimité rare pour cette institution. L'auteur du "Serment des barbares" et de "2084" a également été décoré de la Légion d'honneur française.

Cette déchéance de nationalité était rendue juridiquement possible par l'adoption, le 24 décembre 2025, d'une loi algérienne permettant de retirer la nationalité dans des cas exceptionnels. Le texte, introduit par le député Hichem Sifer, vise les actes portant atteinte aux intérêts de l'État, à l'unité nationale ou à la sécurité du pays. La loi précise toutefois qu'une telle mesure ne peut s'appliquer si la personne concernée ne possède pas d'autre nationalité, condition que remplit Sansal depuis l'obtention de la nationalité française en 2024.

L'arrestation controversée de Boualem Sansal
Boualem Sansal est un critique acharné du pouvoir algérien

L’auteur de 75 ans, qui a obtenu cette année la nationalité française, a été arrêté samedi à l’aéroport d’Alger, en provenance de France, a confirmé l’agence de presse publique algérienne. Les raisons de son arrestation ne sont pas connues. Selon l’hebdomadaire Marianne, il ne donne «plus de nouvelles à ses proches depuis son arrivée à Alger».

  • Prix du Premier roman français et le prix Tropiques.

  • Le Grand Prix RTL,

  • Le Prix du roman arabe,

  • En 2013, l’Académie française lui a décerné le Grand prix de la francophonie.

Juste après avoir condamné le Polisario, l’écrivain franco-algérien, Boualem Sansal, a été arrêté à l’aéroport d’Alger et serait d'après @LePoint accusé «d’intelligence avec l’ennemi».

Ces événements interviennent dans un contexte diplomatique tendu entre la France et l’Algérie, après la reconnaissance française de la marocanité du Sahara et son appui au plan d’autonomie marocain fin juillet.

L’arrestation brutale de l’écrivain algérien Boualem Sansal à l’aéroport d’Alger, suivie de sa disparition inquiétante, projette une lumière crue sur la dérive autocratique du régime d’Abdelmadjid Tebboune. Ancien haut fonctionnaire et intellectuel de renom, Sansal, 75 ans, incarne une opposition ferme à l’obscurantisme et à la répression, ce qui semble avoir scellé son sort dans une Algérie où la liberté d’expression est muselée.

Boualam Sansal serait un bâtard selon Tebboune
La mafia militaro-politico-financière algérienne, arme sa presse "vert kaki” et ses "mouches électroniques"

La mafia militaro-politico-mediatico-financière algérienne s’emploie par tous les moyens pour attaquer et diaboliser⁎ l'éditeur de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal

La France redécouvre les corsaires d’Alger

L’affaire Boualem Sansal, malgré sa tristesse pour le concerné d’abord et pour la liberté d’expression ensuite, est avantageuse pour notre pays. Le kidnapping puis l’emprisonnement de cet écrivain talentueux reconnu mondialement en raison de ses propos sur les frontières historiques du Royaume et sur la vacuité du Polisario en tant que cause factice inventée par le régime algérien, révèle aux yeux du monde, et de la France en particulier, la véritable nature de ce régime malfaisant qui a longtemps profité d’une certaine connivence de la part d’une partie de la classe politique et médiatique française.

Le chantage mémoriel entretenu et exercé sans vergogne par les dirigeants algériens sur leurs homologues français, conjugué à l’entrisme politique, culturel et médiatique via des relais binationaux bien établis, ainsi qu’à l’activisme socioreligieux des services de renseignement algériens parmi les basses strates d’une diaspora algérienne volatile et très inflammable, ont permis à Alger de continuer à s’acharner sur le Maroc depuis plus d’un demi-siècle, sans essuyer les conséquences politiques, juridiques et médiatiques que ses nombreuses exactions contre le Maroc et ses concitoyens auraient normalement dû générer en France. Une France pourtant réputée très à cheval sur les questions des droits de l’Homme, mais également très au fait des rouages historiques du contentieux territorial concernant son Sahara....

Libre ! Libre enfin Boualem Sansal

Après un an d’acharnement, d’humiliation et de mensonges, le régime d’Alger finit par libérer le grand écrivain Boualem Sansal. Ainsi en a décidé la présidence algérienne ce mercredi 12 novembre. Non pas par grandeur, ni par justice, mais par nécessité, contrainte et calcul. Tout ça pour ça.

Il n’aura fallu qu’un communiqué officiel du président allemand pour que le pouvoir algérien, à bout de souffle, accepte enfin de relâcher celui qu’il a transformé en otage politique. Une décision arrachée à Abdelmadjid Tebboune par son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier, qui a plaidé, lundi, la grâce du grand écrivain franco-algérien «pour raisons humanitaires», n’hésitant pas à faire miroiter l’état de santé du même Tebboune, un habitué des hôpitaux allemands, pour mettre de la pression. Aujourd’hui, l’Algérie dit accepter la demande de l’Allemagne de gracier et de transférer l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal dans ce pays pour qu’il puisse y être soigné, a indiqué un communiqué de la présidence algérienne mercredi.

Aujourd’hui, sa libération précipitée, maladroite, presque embarrassée, en dit plus long que tous les communiqués officiels. Le régime n’a pas relâché Sansal par clémence, mais parce qu’il a compris que son arrestation avait déclenché un séisme diplomatique. En voulant réduire au silence une voix dissidente, il a remis au centre du débat international un dossier qu’il voulait effacer, celui du Sahara oriental marocain et des vastes territoires que la France coloniale a détachés du Maroc historique pour les rattacher administrativement à l’Algérie.

Ce geste forcé marque un tournant. Il signifie que l’ère du silence imposé est terminée et qu’une nouvelle phase commence: l’internationalisation du dossier des frontières non délimitées entre le Maroc et l’Algérie, un dossier longtemps gelé, désormais mûr pour revenir sur la scène internationale avec la force du droit et de l’Histoire.

Car les régions évoquées par Sansal ne relèvent ni du symbole ni de la polémique, mais de la géographie et de l’histoire. Il s’agit de territoires parfaitement identifiés: Tindouf, Béchar, Hassi Beïda, Tidikelt, Colomb-Béchar, Aïn Sefra, El Kénadsa, Tlemcen frontalière, Touat, Tédikelt, Ouargla, la façade saharienne orientale, l’immense région de Tidikelt, et de vastes espaces du Touat longtemps liés par des relations d’allégeance aux souverains marocains. Autant de zones que les cartes françaises, les correspondances administratives et les documents de souveraineté situent sans ambiguïté dans l’aire historique du Maroc.

Libre ! Libre enfin Boualem Sansal, ce grand écrivain franco-algérien au regard aussi doux que la voix ! C’est un immense soulagement pour tous ceux qui admirent son talent, son courage et son parler franc, de savoir qu’enfin il a pu quitter la prison algérienne dans laquelle il était incarcéré depuis un an.

Boualam Sansal serait un bâtard selon Tebboun. Au pied du mur après l’annonce de la reprise du Hirak, le président algérien est obligé de libérer l’écrivain franco-algérien Boualam Sansal, emprisonné de manière abusive. Mais avec quand même une petite fanfaronnade pour le petit peuple. L’insulte et le dénigrement de l’écrivain qu’il qualifie de bâtard. Et c’était lors d’un discours au Parlement. Sansal ne mérite pas ce traitement de la part de celui qui se considère comme le fils des chouhadas alors que les Algériens affirment que ses ascendants n’ont jamais tiré une balle contre les Français.

C’est à l’Allemagne et à son président Frank-Walter Steinmeier qui, en début de semaine, avait officiellement formulé une demande de grâce auprès du président algérien Abdelmadjid Tebboune, que Sansal doit d’avoir été libéré mercredi 12 novembre.

C’est en Allemagne que l’écrivain, atteint d’un cancer de la prostate, sera soigné. C’est notamment le résultat des bonnes relations entre Alger et Berlin, où le président Tebboune, atteint de la Covid, s’était fait soigner à plusieurs reprises depuis 2020. Pour l’Algérie, l’Allemagne est «un pays ami» dans lequel Tebboune envisage de se rendre au début de l’an prochain. Malgré les apparences, l’Algérie souffrirait en effet de son isolement sur la scène diplomatique et souhaite rétablir des relations avec l’Europe. Mais il ne pouvait être question de visite officielle à Berlin si Boualem Sansal était toujours en prison.


L'écrivain Boualem Sansal, en prison en Algérie, élu à l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique

«De tous ces peuples, les Belges sont les plus courageux» Jules César

Près d'un an après son emprisonnement par Alger, Boualem Sansal élu académicien en Belgique. Victime collatérale des tensions entre Paris et Alger, Boualem Sansal avait été arrêté par les autorités antiterroristes algériennes le 15 novembre 2024, alors qu'il se rendait au salon du livre d'Alger. Il est emprisonné depuis, sa condamnation à 5 ans de prison étant devenue définitive en juillet. Il avait d'abord disparu fin novembre 2024, avant que les autorités algériennes ne confirment son arrestation.

Il y succède à feu Michel del Castillo et occupera désormais le fauteuil 37.

Boualem Sansal, 80 ans, a été condamné à cinq ans de prison pour "atteinte à l'unité nationale" en Algérie. Il est incarcéré depuis la mi-novembre 2024 en Algérie.

Le pouvoir algérien aurait mal pris des déclarations de M. Sansal au média français Frontières, réputé d'extrême droite, reprenant la position du Maroc selon laquelle le territoire du pays aurait été tronqué sous la colonisation française au profit de l'Algérie.

L'écrivain est atteint d'un cancer de la prostate, selon ses proches, et fait l'objet d'une âpre lutte diplomatique entre l'Algérie et la France.

Assassinats, intimidations, kidnapping, arrestations et détentions arbitraires... des Journalistes. Le cas de Christophe Gleizes n'est qu'une goutte dans l'océan...

Retenu sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter le pays depuis plus d’un an en Algérie, le journaliste français spécialiste de football Christophe Gleizes a été injustement condamné à sept ans de prison ferme pour n’avoir fait que son travail.

Etre Journaliste est un métier qui peut s'y révéler dangereux... L'impunité des crimes commis contre des journalistes reste la règle. Attaqués, intimidés et même assassinés, les journalistes s'exposent quotidiennement à des risques et des menaces graves pour avoir fait leur travail : informer le public.

Ce collaborateur de So Foot et Society est retenu dans le pays depuis dix-neuf mois et a déjà été condamné en première instance à sept ans de prison ferme pour "apologie du terrorisme". La France a "vivement regretté" la confirmation de la condamnation.

Le journaliste français Christophe Gleizes a été jugé en appel ce mercredi devant la cour de justice de Tizi Ouzou, en Algérie, pour "apologie du terrorisme " et "possession de publications dans un but de propagande nuisant à l’intérêt national".

Le verdict rendu, sept ans de prison, confirme donc la peine prononcée en première instance.

L'accusation a pourtant requis des peines plus lourdes, dix ans. "L'accusé n'est pas venu en Algérie pour accomplir un travail journalistique, mais (pour commettre) un acte hostile", a déclaré un procureur, qui a également réclamé une amende de 500 000 dinars algérien, soit environ 3 300 euros.

Appelé à la barre, le reporter a demandé "pardon", reconnaissant avoir fait "beaucoup d'erreurs journalistiques malgré (ses) bonnes intentions", selon un journaliste de l'AFP présent dans la salle d'audience.

Le ministère français des Affaires étrangères a "regretté vivement" le verdict dans un communiqué publié mercredi soir tout en "déplorant" que la pleine coopération de la France avec les autorités algériennes et les explications fournies par sa défense n’aient pas suffi à changer le verdict.

Le quai d'Orsay appelé à la libération du journaliste et s'est dit espérer "une issue favorable afin qu’il puisse rapidement retrouver ses proches".

"Anéanti, abasourdi, on se demande comment c'est possible quand on connaît Christophe et qu'on pense qu'il est accusé d'apologie du terrorisme, lui qui allait là-bas pour s'occuper de foot, ça paraît incroyable", a réagi après le verdict final sur France Inter l'ex-entraîneur de football Claude Leroy.

Il connaît bien le football africain et devait préfacer le livre que devait publier Christophe Gleizes sur le football algérien.

"Je pensais que les autorités algériennes allaient le libérer. Il faut penser à lui, il souffre beaucoup de la séparation avec sa famille. Il va falloir tout actionner maintenant pour que les gens se rendent compte" que l'Algérie "condamne un vrai innocent", ajoute Claude Leroy.

Le 29 juin dernier, Christophe Gleizes avait été condamné en première instance à sept ans de prison ferme.

Ce collaborateur des magazines So Foot et Society, âgé de 36 ans, avait été arrêté le 8 mai 2024, alors qu'il effectuait un reportage sur le football algérien dans années 1980.

Dans le cadre d'une enquête sur la mort du joueur camerounais Albert Ebossé, il avait rencontré le responsable du club de la Jeunesse Sportive de Kabylie (JSK) et ancien cadre du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie, organisation classée "terroriste" par l'Algérie depuis 2021 et est poursuivi pour ce lien.

«Il n'y a pas de crime parfait, il y a des crimes impunis»

Cette phrase est souvent utilisée dans les discussions médiatiques sur des affaires criminelles non résolues ou celles qui sont résolues tardivement, pour souligner que l'enquête a toujours fini par découvrir des failles.

  • Assassinat des moines de Tibhirine;

  • Assassinat du président Mohamed Boudiaf;

  • Assassinat d'Albert Ebossé;

  • Assassinat du journaliste Mohamed Tamalt...

Etre Journaliste est un métier qui peut s'y révéler dangereux... L'impunité des crimes commis contre des journalistes reste la règle. Attaqués, intimidés et même assassinés, les journalistes s'exposent quotidiennement à des risques et des menaces graves pour avoir fait leur travail: informer le public.
Christophe Gleizes, collaborateur des magazines So Foot et Society, âgé de 36 ans, avait été arrêté le 8 mai 2024, alors qu'il effectuait un reportage sur le football algérien dans années 1980.

Dans le cadre d'une enquête sur la mort du joueur camerounais Albert Ebossé, il avait rencontré le responsable du club de la Jeunesse Sportive de Kabylie (JSK) et ancien cadre du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie, organisation classée "terroriste" par l'Algérie depuis 2021 et est poursuivi pour ce lien.

L'assassinat d'Albert Ebossé, footballeur camerounais de la JS Kabylie, a eu lieu en août 2014 en Algérie, après un match perdu : la thèse officielle évoque un projectile lancé par des supporters, mais une contre-autopsie camerounaise, à la demande de la famille, a conclu à un tabassage violent et un poly-traumatisme crânien dans les vestiaires, avec des blessures révélant une lutte, suggérant un assassinat et une tentative de dissimulation, loin de l'accident initial.

Le quotidien sportif L’Equipe est taxé par l’agence de presse algérienne d’être à la solde du Maroc. «L’Equipe, un quotidien sportif sous influence de la perfidie marocaine», écrit l’APS. A l’origine de cette accusation sans preuve, un reportage publié par le média français consacré à la sélection de football de la Kabylie, créée en 2014 par le Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK).

Pourquoi une telle polémique? Deux dates phares sont à retenir!!!
  1. La sélection de football de la Kabylie, créée en 2014 par le Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK).

  2. Albert Ebossé Bodjongo, surnommé B91, mort le 23 août 2014 à Tizi Ouzou.

Albert Ebossé Bodjongo, victime d’un infâme complot pour salir le Mak et les Kabyles. Albert Ebossé Bodjongo – JS Kabylie – Tizi Ouzou
Un bouc émissaire: Pendant longtemps, la mafia militaro-politico-financière algérienne, cherche à fabriquer un lien entre le MAK et terrorisme.

Le Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK) né en juin 2001, devenu Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie, depuis la réunion de son conseil national le 4 octobre 2013 au village d’Ath Hamdoune, est un mouvement kabyle. Il est né à la suite des événements qu’a connus la Kabylie et la contestation de la population contre le régime algérien et pour la justice sociale pendant le Printemps noir de Kabylie en 2001. Ce mouvement se réclamant pacifique, a lutté dans un premier temps (avant 2013) pour une autonomie avant de prôner l’organisation d’un référendum d’autodétermination en Kabylie incluant comme option son indépendance.

Le président Tebboune gracie un historien pour qui «l’amazighité est un projet idéologique sioniste-français»
Le 7 octobre, la Cour d’appel d’Alger avait condamné cet historien à cinq ans de prison dont trois ans ferme et deux ans avec sursis, pour «atteinte à l’unité nationale» et «incitation à la haine raciale».

Mohamed Amine Belghit, professeur de sciences islamiques de 68 ans, a été condamné à 5 ans de prison ferme et à une amende de 500 000 dinars pour ses déclarations controversées sur l'identité amazighe.

Cette sentence reste inférieure aux réquisitions du parquet qui réclamait 7 ans de prison ferme et 700 000 dinars d'amende. L'universitaire était poursuivi pour “incitation à la haine et à la discrimination via les technologies de communication”, “diffusion volontaire de fausses informations susceptibles de porter atteinte à l'ordre public”, et “atteinte à l'unité et à la sécurité nationale.”

L'affaire remonte à une intervention télévisée sur Sky News Arabia qui avait provoqué une vive polémique. Lors de cet entretien, Mohamed Belghit avait qualifié la langue amazighe de “projet franco-sioniste” et nié l'existence de la dimension berbère de l'Algérie. Ces propos avaient immédiatement déclenché un tollé sur les réseaux sociaux.

L'universitaire avait également affirmé que “les Amazighs n'existent pas” et que “les Berbères sont Arabes”, remettant en question une composante officielle de l'identité nationale algérienne. La vidéo de l'entretien avait largement circulé, amplifiant la controverse.

Les autorités algériennes avaient réagi rapidement à ces déclarations. Dès son retour au pays, Mohamed Belghit avait été arrêté et placé en détention provisoire à la prison d'El Harrach en mai 2025. Il y est resté incarcéré pendant plus de deux mois en attendant son procès.

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a gracié lundi l'historien habitué des polémiques Mohamed Amine Belghit, accusé d'avoir remis en cause l'identité amazighe, et condamné en appel à trois ans de prison ferme.

«Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a signé aujourd'hui un décret présidentiel accordant la grâce totale pour le reste de la peine à la personne condamnée définitivement, dénommée Mohamed Amine Belghit», a indiqué la présidence algérienne.

L’universitaire suscite des polémiques pour ses propos hostiles à l’identité amazighe

Mohamed Amine Belghit avait été condamné une première fois le 3 juillet à cinq ans de prison ferme, après avoir déclaré sur une télévision arabe que l'identité amazighe (ou berbère, le peuple autochtone d'Afrique du nord) était une «création franco sioniste».

Il avait été écroué le 3 mai dernier après la diffusion sur les réseaux sociaux d'une interview donnée à la chaîne émiratie Sky News Arabia, dans laquelle il affirmait que «la langue amazighe (était) un projet idéologique de création franco sioniste» .

Ses propos avaient provoqué une vague d'indignation en Algérie. Le tamazight a été reconnu comme langue officielle en 2016 en Algérie. L'universitaire, se présentant comme un spécialiste du Maghreb, suscite régulièrement des polémiques pour ses propos hostiles à l'identité amazighe et des positions révisionnistes sur l'identité algérienne

Fidèle à la ligne définie au moment de l’indépendance de 1962 par Abderrahmane Ben Hamida, ministre algérien de l’Éducation nationale, pour qui «les Berbères sont une invention des Pères Blancs», Mohamed El Amine Belghit ne cessa jamais d’être un ardent défenseur de la thèse de l’inexistence de la berbérité.

Au moment où le MAK a proclamé l’indépendance de la Kabylie, sa grâce par le président Tebboune ne manque pas d’interroger.

Le 1er mai dernier, Mohamed El Amine Belghit, historien officiel et docile porte-parole de l’institution militaire algérienne, déclara sur la chaîne émiratie Sky News Arabia que «l’amazighité est un projet idéologique sioniste-français par excellence» car les Berbères n’existent pas puisque ce sont en réalité des Arabes (!!!).

En disant cela, Mohamed El Amine Belghit était dans la ligne officielle suivie par les idéologues du courant «arabo-islamo-conservateur» algérien depuis 1962. Pour ces derniers, la diversité ethnique algérienne s’est fondue dans le nationalisme arabo-musulman, puisque l’islamisation aurait marqué la fin de l’histoire des Berbères. Leur conversion à l’Islam, il y a quatorze siècles, les aurait en effet inscrits de façon irréversible dans l’aire culturelle de l’arabité.

Arrivés au pouvoir durant l’été 1962, après un coup d’Etat qui leur permit d’évincer le GPRA (Gouvernement provisoire de la république algérienne), les «arabo-islamo-conservateurs» supprimèrent donc la chaire de kabyle de l’université d’Alger. Pour eux, la revendication berbère était en effet une conspiration séparatiste dirigée contre l’islam et contre l’arabité. Comme l’amazighité affirmait la double composante du pays, berbère et arabe, le parti FLN parla donc de dérive «ethnique», «raciste» et «xénophobe» menaçant de détruire l’Etat. Résultat, les Kabyles et les Chaoui qui avaient mené la guerre contre la France se retrouvèrent donc citoyens d’une Algérie algérienne arabo-musulmane niant leur identité.

Fidèle à la ligne définie au moment de l’indépendance de 1962 par Abderrahmane Ben Hamida, ministre algérien de l’Education nationale, pour qui «les Berbères sont une invention des Pères Blancs», Mohamed El Amine Belghit ne cessa jamais d’être un ardent défenseur de la thèse de l’inexistence de la berbérité. Pour lui, l’amazighité est même un mythe colonial puisque la conscience culturelle et politique kabyle serait née avec la colonisation française…

Ce docile porte-parole de la ligne officielle algérienne avait «colonnes ouvertes» dans le très officiel El Moudjahidine, ainsi que dans toutes les courroies de transmission médiatiques de l’institution militaire. À chaque anniversaire, il ne manquait jamais de confirmer le mythe du million de «martyrs» morts au combat contre l’armée française– sur une population de 9 millions d’habitants!–, ou celui des 45.000 morts lors de l’insurrection de Sétif en 1945.

Enfin, «cerise sur le gâteau» missionné par le «Système» alors aux abois, il fut en pointe dans la dénonciation du Hirak qu’il définissait comme un «complot kabylo-français».

C’était donc fidèle à ce qui fut longtemps la ligne officielle algérienne que le 1er mai 2025, répondant aux questions d’une journaliste de Sky News Arabia, Mohamed El Amine Belghit déclara en toute bonne foi que «l’amazighité est un projet idéologique sioniste-français par excellence» car les Berbères n’existent pas.

Or, pour de complexes questions de jeu d’équilibre et de rapports de force entre les clans composant le «Système» algérien, cette déclaration provoqua un séisme politique. La Présidence décida alors de faire accroire qu’elle ne badinait pas avec l’unité nationale. Dans le communiqué officiel qui fut alors publié, il était écrit que la déclaration de Mohamed El Amine Belghit «constitue une violation, une atteinte à une composante essentielle de l’identité nationale, ainsi qu’une offense flagrante à l’unité nationale».

Emprisonné le 3 mai, Mohamed Amine Belghit fut condamné le 3 juillet à cinq ans de prison ferme. Le 7 octobre, la Cour d’appel d’Alger le condamna à cinq ans de prison dont trois ans ferme et deux ans avec sursis, pour «atteinte à l’unité nationale» et «incitation à la haine raciale».

Lundi 15 décembre, le président algérien lui a accordé une «grâce totale pour le reste de la peine». Au moment où le MAK a proclamé l’indépendance de la Kabylie, cette insolite grâce présidentielle ne manque pas d’interroger.

Accusé de « porter atteinte aux symboles de la Révolution », un célèbre journaliste algérien en prison
L’arrestation du journaliste Saad Bouakba, 79 ans, accusé d’avoir porté atteinte aux symboles de la Révolution, relance en Algérie le débat sur la liberté d’expression et la sacralisation de l’histoire.

C'est le choc. Saad Bouakba, 79 ans, un des doyens de la presse algérienne, a été mis sous mandat de dépôt à la suite d'une procédure de comparution immédiate, jeudi 27 novembre, et le podcast YouTube où il s'était exprimé lors d'une série d'interviews a été scellé et fermé.

Célèbre pour ses chroniques dans les médias arabophones, le journaliste algérien Saad Bouakbail est poursuivi pour « insulte et diffamation des symboles de la Révolution » à la suite d’une plainte de la fille de l’ancien président Ahmed Ben Bella. Dans une émission, le journaliste évoquait l’affaire dite du « trésor du FLN ». Pour la fille de Ben Bella, c'est une «atteinte à l’encontre de son père, un des symboles de l’État algérien». Il a été incarcéré le 27 novembre, à la prison d’el-Harrach à Alger.

Le journaliste a été arrêté et placé en détention provisoire jeudi dernier, 27 novembre. L’émission en question, diffusée sur la chaîne Web Vision TV, « a contenu de fausses informations, inexactes et diffamatoires, insultant les symboles de l’État et de la Révolution », a expliqué le parquet dans un communiqué, Bouakba ayant soutenu que « les dirigeants de la révolution avaient illégalement réparti les fonds du FLN et les avaient déposés sur leurs comptes personnels. »

Le parquet requiert 5 ans de prison contre Saâd Bouakba

Le journaliste est de ce fait poursuivi pour «insulte et de diffamation des symboles de la Révolution par le biais des technologies de l’information et de la communication, publication et de diffusion intentionnelles de fausses nouvelles ou d’informations malveillantes auprès du public par quelque moyen que ce soit, conformément aux articles 148 bis 1, 333 bis 6 et 196 bis du Code pénal».

Le procès du journaliste s’est déroulé ce jeudi devant le tribunal de Bir Mourad Raïs. Selon le quotidien El Khabar, le représentant du parquet a requis 5 ans de prison ferme contre Saâd Bouakba assortis de 2 millions de dinars d’amende, et 2 ans de prison ferme pour le directeur de la chaîne Vision TV.

Selon la même source, la défense de la plaignante a réclamé un dinar symbolique et s’est dite disposée à retirer la plainte si les accusés présentent des excuses pour les propos tenus.

Âgé de 79 ans, Saâd Bouakba est considéré comme le doyen de la presse algérienne. En octobre 2023, il a été condamné par le tribunal de Dar El Beïda à une année de prison, dont six mois fermes, à la suite de propos jugés insultants pour les habitants de la wilaya de Djelfa. Il n’a toutefois pas été incarcéré.

Souvent au centre de polémiques

Au cours de cet entretien, le journaliste avait avancé qu'après l'indépendance en 1962, certains dirigeants du FLN - parmi lesquels Ahmed Ben Bella - auraient pris le contrôle d'une partie de ces fonds. Le gérant de Vision TV, Abderrahim Harraoui, a écopé d'un an de prison avec sursis, «outre fermeture définitive de la chaîne et saisie du matériel de diffusion» selon l'agence APS.

Saad Bouakba, 79 ans, est considéré comme l'un des doyens de la presse algérienne. Il a commencé sa carrière dans la presse publique algérienne avant de devenir chroniqueur pour des médias privés comme El Khabar et Echourouk. Bouakba a souvent été au centre de polémiques et a déjà été mis en cause pour diffamation. Il avait été condamné en octobre 2023 à six mois de prison ferme.

«Le journalisme n’est pas un crime»
Le journaliste indépendant Khaled Drareni condamné à trois ans de prison ferme

Tout en adoptant la posture de «garant » des principes éthiques du journalisme, celui qui était lui -même journaliste, est chargé aujourd’hui, de mater ses anciens confrères.			
Quand Abdelmadjid Tebboune et Ammar Belhimer se contredisent!Entre carte de presse  et légitimité

« Khaled Drareni n’a jamais été détenteur de la carte de presse professionnelle prévue par l’article76 de la loi organique 12-05 relative à l’information du 12 janvier 2012. », a osé le ministre de la communication, dans un communiqué diffusé, ce jeudi 13 août, sur le site officiel de son département. Il enchaîne: « Aucun organe ni institution indépendante ayant diffusé ses couvertures et commentaires n’a sollicité des autorités compétentes la délivrance de l’accréditation préalable requise à l’effet de l’employer, en application de l’article 81 de la loi organique (12-05). »

Ammar Belhimer a ainsi poursuivi son matraquage contre le désormais « ennemi numéro Un » du pouvoir, Khaled Drareni, allant jusqu’à le déposséder de son statut de Journaliste.

Ammar Belhimer et l’échec des révolutions arabes 19h Info de Khaled Drareni

Au delà du fait qu’il s’exprime en sa qualité de ministre de la communication, la ficelle Tebounienne est un peu grosse. Elle vise à faire croire que l’indignation et la colère de l’opinion publique au lendemain de la condamnation de Khaled Drareni à trois ans de prison, est injustifiée, voire manipulée à des fins politiciennes ou pire, à décrédibiliser l’instance judiciaire, mais à faire croire surtout que Khaled Drareni n’est pas en prison en tant que journaliste.

«Les voies de recours, cadre idoine et exclusif d’un traitement juste du dossier, permettent à la défense de faire appel de la décision prononcée en première instance, loin de toute ingérence, de toute politisation et de toute manipulation d’une affaire qui, selon les qualifications retenues des faits, ne relève pas du libre exercice du métier de journaliste», déclare le ministre.

Piètre manœuvre, car les faits sont là: Depuis son intronisation, Abdelmadjid Tebboune n’a eu de cesse de susciter des réactions hostiles au sein de la corporation, quelques médias indépendants s’entend. Lui qui disait vouloir rompre avec les pratiques de son prédécesseur le président déchu, Abdelaziz Bouteflika, provoqua l’effet contraire. Il creusera, davantage, le fossé avec les journalistes lors de sa deuxième rencontre avec ces derniers, le 2 mai 2020. Ce jour là, il s’en prend, sans le nommer, à Khaled Drareni en le qualifiant de «Khabardji (espion).»

Abdelmajid Tebboune Ministre de l’Habitat dans le 19h INFO de Khaled Drareni

«Un journaliste qui a été interrogé, pour ensuite aller dans une ambassade pour leur donner un point sur la situation » , a-t-il affirmé, avant d’enchaîner : « Il a donné les noms des personnes qui l’ont interrogé. Vous n’êtes pas loin de l’informateur. C’est de notre droit de défendre notre souveraineté». Ce jour là, le «magistrat suprême » pèsera de tout son poids sur le pouvoir judiciaire, pour que Khaled Drareni- à qui il reconnaissait son statut de journaliste, pourtant- soit lourdement condamné.

Depuis, il ne passe pas une semaine sans que ses relais, le ministre de la communication en tête de file, n’attaquent les médias indépendants en général, Khaled Drareni en particulier. La dernière estocade en date remonte à la veille même du verdict dans le procès de ce dernier.

« Certains journalistes s’installent comme correspondants de fait – non accrédités selon les procédures en vigueur – d’organes étrangers, et entretiennent une sorte de loi du fait accompli qui les expose à plusieurs risques dont le premier, et non des moindres, est qu’ils ne sont pas reconnus comme correspondants », a -t- il déclaré comme pour annoncer la couleur de ce qu’allait être la sentence: trois ans de prison ferme!

A travers ses multiples sorties médiatiques, Ammar Belhimer apparaît comme le bourreau des journaliste. Tout en adoptant la posture de «garant » des principes éthiques du journalisme, celui qui était lui -même journaliste, est chargé aujourd’hui, de mater ses anciens confrères. Ce qui lui attirera les railleries de la corporation qui n’a pas manqué de rappeler que les médias lourds dits officiels, l’agence de presse et la télévision nationale en l’occurrence, reconnaissaient à Khaled Drareni son statut de journaliste.

On lui rappellera également que la carte de presse professionnelle qu’il s’évertue de défendre aussi éhontément, était délivrée à titre provisoire jusqu’à l’installation de la commission paritaire autonome dite la Commission de la carte nationale de journaliste professionnel ( CCNJP) et dont les membres sont élus. Or, celle-ci n’a jamais été installée, et que par conséquent, le fichier national de journalistes établi par Hamid Grine, alors ministre de la communication, ne répond à aucune norme légale. Conclusion: Aucun journaliste exerçant dans les médias privés ou publics, en Algérie, n’est en possession d’une carte de presse nationale valide, sauf si Ammar Belhimer entend par là une carte d’assujettissement au pouvoir!



Le Comité pour la protection des journalistes (Committee to Protect Journalists, CPJ), une ONG basée aux Etats-Unis, a appelé ce lundi à « libérer immédiatement » le journaliste Khaled Drareni, en détention depuis son arrestation le 7 mars dernier alors qu’il couvrait les manifestations populaires contre le pouvoir.

Affaire France 24: la réponse de Paris à AlgerLa gifle française pour l’Algérie

La France a réagi, ce mercredi 1er avril, à la convocation hier de son ambassadeur en Algérie, Xavier Driencourt, après un sujet de la chaîne France 24 sur la gestion du coronavirus en Algérie.

Interrogé lors du point de presse hebdomadaire sur la réponse apporté par l’ambassadeur lors de sa convocation, la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères a répondu: « L’ambassadeur a rappelé que l’ensemble des organes de presse jouissent d’une totale indépendance rédactionnelle en France, protégée par la loi ».

Algérie : des experts de l’ONU demandent la libération du journaliste algérien « Khaled Drareni » 

Des experts des droits de l’homme de l’ONU ont condamné, ce mercredi, la peine de prison prononcée en appel à l’encontre d’un journaliste algérien, Khaled Drareni, et demandé sa libération. 

«Nous condamnons avec la plus grande fermeté cette peine de deux ans de prison infligée à un journaliste qui ne faisait que son travail, et nous appelons les autorités algériennes à l’annuler et à libérer M. Drareni », ont relevé dans un communiqué ces experts indépendants mandatés par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

Cette peine «est encore grossièrement inappropriée car les accusations portées contre lui constituent une violation flagrante de la liberté d’expression, de la réunion pacifique et d’association», ont dénoncé les experts de l’ONU.

Condamné pour incitation à attroupement non arme, Khaled Drareni avait été arrêté en aout 2020 alors qu’il couvrait une marche du hirak a Alger.

Après avoir passé 11 mois en prison, il a été gracie par le président algérien Abdelmadjid Tebboune et libéré en février 2021.

Jeudi, la cour d’appel d’Alger a réduit la peine du fondateur du site d’information Casbah Tribune grâce à une requalification des faits. L’amende de de 50.000 dinars algériens a été maintenue.

Khaled Drareni est également correspondant pour la chaine de la télévision TV5 Monde et l’ONG Reporters sans frontières (RSF).

Les autorités lui ont également reproché d’avoir travaillé pour un média étranger sans accréditation

Selon la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme, plusieurs journalistes algériens sont en prison, après des condamnations ou dans l’attente de leur jugement.

« C’est un verdict très lourd pour Khaled Drareni. Trois ans ferme. On est surpris. Le dossier est vide », a déclaré l’avocat aussi président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH).



L'Organisation nationale des journalistes algériens condamne l'assassinat de journalistes palestiniens par Israel à Gaza

En Algérie, la répression s'abat sur les journalistes, avec des arrestations, des condamnations et des entraves à la liberté de la presse. Des organisations de défense des droits humains dénoncent une instrumentalisation de la justice pour réduire au silence les voix critiques.
L'«affaire Amir DZ», l'arbre qui cache la forêt...
En pleine crise Paris-Alger, un diplomate algérien dans le viseur de la justice française Salah Eddine Selloum, premier secrétaire de l’ambassade d’Algérie en France entre 2021 et 2024, est accusé d’« une association de malfaiteurs terroriste » et d’avoir participé au rapt du youtubeur Amir DZ.
Le rebondissement judiciaire promet de rajouter une nouvelle poignée de sel sur la plaie d’une relation franco-algérienne déjà en charpie.

Selon le quotidien Le Monde, le Parquet national antiterroriste (PNAT), en coordination avec la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), a mis au jour un plan sordide pointant directement vers les services de renseignement algériens, manifestement incapables d’abandonner leurs méthodes policières d’un autre âge, même sur le sol d’un grand pays européen.

Les éléments de l’enquête révèlent que l’opération aurait été orchestrée depuis l’ambassade algérienne à Paris, avec la complicité de mercenaires étrangers, afin d’enlever l’opposant et de le transférer de force en Algérie via l’Espagne, où il a été condamné par contumace à 20 ans de prison en 2023.

Ce scandale inflige un camouflet sans précédent à la diplomatie algérienne, réduite sous l’ère des généraux à des officines d’intimidation et de traque politique. Il expose aussi la peur panique qu’un seul opposant peut inspirer à un régime qui dispose d’une rente gazière colossale mais s’effondre face à un tweet ou une vidéo sur YouTube.

La décision française, qui s’appuie sur les mécanismes de coopération judiciaire internationale, envoie un message clair: l’Europe ne sera pas le terrain de chasse des services répressifs algériens et ne tolérera pas que ses capitales soient transformées en zones de règlement de comptes politiques façon milices.

Encore une fois, le masque tombe sur ce «régime révolutionnaire» qui prétend défendre les peuples et les droits humains, tout en perfectionnant dans l’ombre ses vieilles recettes: enlèvements, intimidations et mise sous silence des voix libres, même à des milliers de kilomètres du palais d’El Mouradia.

Il n'y a pas de crime parfait, il n'y a que des crimes impunis!!!
Revenons d’abord sur le meurtre de l'opposant Ali Mecili en 1987 à Paris. Ali Mecili, exilé en France en 1965, a été assassiné le 7 avril 1987 à l'âge de 47 ans de trois balles dans le hall de son immeuble à Paris.

Dès l'annonce du décès de Me Mecili, Hocine Aït Ahmed, l'un des chefs historiques de l'indépendance algérienne, alors en exil en Suisse, avait accusé "les services spéciaux algériens" d'avoir commandité cet assassinat.

M. Mecili faisait office de porte-parole d'Aït Ahmed, chef de file du Front des Forces socialistes (FFS, opposition) et l'un des principaux opposants au régime d'Alger.

Ali Mecili avait joué un rôle important entre Aït Ahmed et Ahmed Ben Bella, premier président de la République algérienne, qui avait fondé en décembre 1985 à Londres un "Front uni des forces opposées" au président Chadli Benjedid.

Pour Ben Bella, il ne faisait pas de doute que le meurtre du défenseur des droits de l'homme avait été "télécommandé par Alger".

Depuis, de nombreuses théories sur l’identité de l’assaillant ont vu le jour. La police a notamment suspecté Christer Pettersson, un alcoolique et toxicomane qui a été reconnu coupable du meurtre en 1989 avant d’être relâché en appel, pour absence de mobile.

Le Gouvernement Français va-t-il céder au coups de pression de la junte militaire algérienne?

On le sait désormais avec certitude. L’opération d’enlèvement et de tentative d’homicide qui a failli coûter la vie à l’influenceur algérien Amir DZ a été bel et bien commandité par le régime algérien.

Étant donné que l’enquête est en cours les services de sécurité ne s’étalent pas sur le sujet mais les quelques fuites montrent que l’opération des pieds nickelés a été montée à l’évidence par un officier de la DGDSE - les services de renseignement algériens - qui œuvrait avec une couverture de «diplomate».

Il était à l’époque sous les ordres de M’henna Djebbar, un général connu pour sa propension à aller vers les exécutions extrajudiciaires. J’en avais déjà parlé dès 2012 dans «L’histoire secrète de l’algerie indépendante».

Toujours est-il que même si je suis convaincu que la section antiterroriste et la DGSI vont aller jusqu’au bout de leurs investigations, il n’en demeure pas moins que l’implication du régime algérien est évidente et elle implique le sommet de la hiérarchie militaire et politique jusqu’à Tebboune lui-même.

Désormais, outre la justice française il faut étudier les modalités pour saisir auprès d’organisations les institutions internationales pour faire condamner ces voyous de surcroît médiocres qui dirigent l’algerie.

C’est Saïd Sadi qui disait ce défilé a réussi une seule chose: ses propres échecs
Les dessous d'un crime d’État / Affaire Mecili: le diplomate algérien soupçonné du meurtre serait libre de quitter la France
Le diplomate algérien Mohammed Ziane Hasseni est soupçonné d'avoir commandité le meurtre de l'opposant Ali Mecili en 1987 à Paris.

Le diplomate algérien Mohammed Ziane Hasseni, soupçonné d'avoir commandité le meurtre de l'opposant Ali Mecili en 1987 à Paris, a obtenu vendredi 27 février de la cour d'appel de Paris la levée partielle de son contrôle judiciaire et le droit de quitter la France, a-t-on appris auprès des avocats.Visé par un mandat d'arrêt international émis en décembre 2007 par le juge d'instruction Baudouin Thouvenot, M. Hasseni avait été interpellé le 14 août 2008 à l'aéroport de Marseille. Il avait été mis en examen le lendemain à Paris pour "complicité d'assassinat" et placé sous contrôle judiciaire. Ce contrôle judiciaire interdisait à M. Hasseni, qui affirme être victime d'une homonymie, de quitter le territoire français et lui imposait de se présenter une fois par semaine dans un commissariat."En autorisant M. Hasseni à quitter le territoire français, la justice française prend le risque d'enterrer le dossier", a dénoncé Me Antoine Comte, avocat de la veuve d'Ali Mecili. Cet opposant, exilé en France en 1965, avait été assassiné par balle le 7 avril 1987 dans le hall de son immeuble à Paris.

Cette affaire irrite le gouvernement algérien, qui se dit "indigné" par la mise en cause de son diplomate. "Ce problème commence à parasiter les relations entre nos deux pays", a mis en garde début février le ministre de la solidarité nationale, Djamal Ould Abbas.

~1,2 Millions € dépensés pour le rapt manqué d’Amir DZ

Chaque semaine, l’affaire de l’influenceur algérien Amir Boukhors, alias « Amir DZ », semble livrer de nouveaux éléments édifiants. Alors que l’enquête judiciaire se poursuit en France et que la délivrance imminente de mandats d’arrêt vise désormais deux diplomates algériens, un nouveau volet du dossier vient de lever le voile sur l’ampleur des moyens financiers engagés pour tenter de faire taire le célèbre youtubeur, devenu l’obsession présidentielle d’Alger.

Dans cette affaire, scandale d’État, la justice française a déjà mis en examen neuf personnes dans le cadre de l’enquête ouverte pour enlèvement, séquestration et tentative d’homicide contre le cyber-activiste, connu pour ses prises de position virulentes contre le régime d’Abdelmadjid Tebboune. Sept d’entre elles sont actuellement détenues, deux autres placées sous contrôle judiciaire. En plus de deux commanditaires (les diplomates), aujourd’hui en fuite.

C’est toute l’architecture d’une opération clandestine orchestrée par les services algériens sur le territoire français qui se dessine au fil des investigations. Selon nos informations, pas moins de douze individus (dix hommes et deux femmes) sont impliqués dans cet enlèvement qui devait aboutir à l’élimination physique – c’est en tout cas la conviction de nos sources – d’Amir DZ.

Les enquêteurs sont aujourd’hui en mesure de reconstituer, de manière précise, le budget de cette opération. Et les chiffres donnent le tournis : chaque membre du commando aurait perçu 50 000 euros pour sa participation. Une enveloppe rondelette qui tranche singulièrement avec les modes opératoires plus discrets que l’on prête habituellement aux services spécialisés. Quant aux deux femmes, dont les fonctions restent, à ce stade, qualifiées de « mineures », elles auraient chacune touché 1 000 euros. Une prime modeste étant donné qu’elles devaient seulement veiller sur la victime alors qu’Amir DZ était inconscient en raison de fortes doses de drogue administrées de force par ses ravisseurs.

Selon les derniers éléments de l’enquête, deux diplomates algériens aujourd’hui en fuite, Salah-eddine Selloum, premier secrétaire à l’ambassade d’Algérie à Paris, et Mohamed Bouaziz, consul adjoint au consulat d’Algérie à Créteil, seraient les véritables maîtres d’œuvre de l’opération.

Initialement, les policiers avaient cru que la saisie de 50 000 euros en numéraire, découverte lors de la perquisition du domicile de l’un des suspects, constituait le montant total de l’opération. Une hypothèse aujourd’hui battue en brèche : les investigations ont révélé que le montant global engagé avoisine, en vérité, au minimum 502 000 euros.

D’où provenait cet argent ? Les éléments réunis par les enquêteurs pointent sans ambiguïté vers la caisse noire gracieusement alimentée de l’ambassade d’Algérie à Paris. Quand on a du gaz, on ne compte pas ! Surtout lorsqu’il est question d’accéder aux desideratas d’un président totalement fou, déterminé à « récupérer » coûte que coûte un youtubeur gênant.

Selon les derniers éléments de l’enquête, deux diplomates algériens aujourd’hui en fuite, Salah-eddine Selloum, premier secrétaire à l’ambassade d’Algérie à Paris, et Mohamed Bouaziz, consul adjoint au consulat d’Algérie à Créteil, seraient les véritables maîtres d’œuvre de l’opération. Les deux hommes, exfiltrés vers l’Algérie au lendemain de l’échec de l’enlèvement, devraient prochainement faire l’objet de mandats d’arrêt internationaux.

Comme nous l’annoncions dans un précédent article, une réunion entre les magistrats du parquet national antiterroriste (PNAT) et le juge d’instruction est prévue dans les jours à venir pour affiner la stratégie judiciaire. Car l’ambition des enquêteurs est désormais claire : remonter toute la chaîne de commandement et identifier le commanditaire suprême de cette affaire tentaculaire.

En tout état de cause, nous pouvons désormais nous avancer encore davantage : il n’est pas possible qu’une somme de plus de 500 000 soit mobilisée si derrière cette opération, il n’avait pas les moyens d’un État. De manière naturelle, les regards se tournent de plus en plus ostensiblement vers le général Fethi Rochdi Moussaoui, ancien chef de poste de la DGDSE à Paris, soupçonné d’avoir supervisé l’opération. Et, par extension, vers le palais d’El Mouradia lui-même, où, selon plusieurs sources concordantes, l’initiative aurait été directement validée par le président Abdelmadjid Tebboune. Ce dernier, dont le nom revient avec insistance dans les couloirs judiciaires, reste pour l’heure muré dans le déni, tout comme l’appareil d’État algérien. Après chaque article de presse relatant les avancées de l’enquête, le régime algérien se confine dans une attitude de repli, préférant parler de « complot », de « sionisme » et « d’extrême droite ». En vérité, il n’y a rien de tout cela, mais seulement un travail judiciaire minutieux qui, chaque jour, fait découvrir l’ampleur de cette affaire et le niveau d’implication du régime algérien au plus haut niveau.

En attendant, à Paris, la justice française poursuit son travail avec une détermination intacte. « La justice ira jusqu’au bout, j’en suis convaincu », nous confiait un haut cadre impliqué dans ce dossier.

Reste une question que l’enquête n’a pas encore totalement élucidée : comment une telle opération, menée avec autant de moyens et d’acteurs sur le sol français, a-t-elle pu être conçue avec un tel amateurisme ? Le demi-million d’euros déboursé par les officines algériennes aura suffi à mobiliser un commando… mais pas à masquer ses traces. Ni à empêcher les ratés en cascade qui, aujourd’hui, exposent au grand jour les méthodes pour le moins rustiques de la machine répressive algérienne.

En attendant, à Paris, la justice française poursuit son travail avec une détermination intacte. « La justice ira jusqu’au bout, j’en suis convaincu », nous confiait un haut cadre impliqué dans ce dossier. Du côté algérien, certaines voix proches du régime qui pensent que la justice française est aux ordres à l’image de la justice algérienne, espèrent, à demi-mots, « une intervention de l’Élysée ». Une source nous confiait qu’il « ne faut rien écarter, même pas la convocation du général Moussaoui », ajoutant que « c’est le dossier judiciaire qui va dicter les actions à mener, non pas des considérations politiques ou diplomatiques ».

Ce feuilleton judiciaire relatif à l’affaire Amir DZ est loin d’être clos. Il risque, dans les semaines à venir, d’apporter de nouvelles secousses à une relation franco-algérienne déjà passablement fragilisée.

Assassinat du journalisteTamalt : l’avocat dénonce un crime, demande la réouverture du dossier.

Rappelant sa mobilisation en 2016, lors de l’incarcération du journaliste, Me Mechri affirme avoir multiplié les démarches pour éviter l’irréparable : « J’ai déposé une plainte en 2016 contre le directeur de la prison en tirant la sonnette d’alarme sur l’état de santé de Tamalt, avant son entrée dans le coma » a-t-il indiqué. « C’est aussi en 2016 que j’ai déposé une autre plainte contre le ministère de la Justice de Louh après le décès du journaliste». Comme Kamel Eddine Fekhar, Mohamed Tamalt est décédé en détention après une grève de la faim.

En 2019, avant la démission de l’ancien gouvernement, Me Mechri affirme avoir renouvelé sa plainte contre l’ancien ministre de la Justice. «Dans ma volonté de faire triompher la vérité dans cette affaire, j’ai renouvelé la plainte contre Louh en sa qualité de ministre de la justice pour homicide volontaire ». « Je ne vais pas me taire avant la réouverture du dossier contre le ministre de la Justice car c’est lui le premier responsable et le responsable direct de l’affaire » a-t-il affirmé. « J’attends que justice soit faite et que des affaires similaires n’aient pas lieu », a-t-il conclu.

La mère de Mohamed Tamalt le jour des funérailles de son fils nous raconte
Du journalisme à la sauce espion (Vidéo)

Sky News Arabia licencie son correspondant algérien basé à Washington Réda Bouchefra, une taupe à la solde du régime algérien.

Sky News Arabia, chaîne de télévision d’information en continu émirati en arabe aurait, selon des sources concordantes, congédié un journaliste algérien, Reda Bouchafra, après une question posée à l’ambassadeur du Maroc à l’ONU, Omar Hilale, où il a pris la défense du Polisario à travers une narrative propagandiste. Le journaliste, taupe du régime algérien, est accusé d’avoir fait fi de la politique éditoriale de la chaîne pour faire la promotion de positions étrangères, très contestables.

Le feu vert a été donné pour les exécutions et les intimidations de journalistes.
  • La mafia militaro-politico-mediatico-financière algérienne donne son feu vert pour les exécutions de journalistes;

  • Les frères et père de l’activiste journaliste Anouar Malek violemment malmenés et interpellés à Tébessa;

  • La répression menée par le régime algérien à l’encontre des proches des opposants exilés;

  • Le journaliste et opposant algérien Abdou Semmar victime d'une tentative d'assassinat;

  • Amira Bouraoui fuit la répression en Algérie.

Les médias les plus populaires et critiques du pouvoir ont été bloqués, des stations de radio indépendantes ont été fermées, des dizaines de reporters ont été emprisonnés, censurés ou encore forcés à l'exil, d'autres ont été contraints de cesser leur travail, certains ont même quitté le pays. Avec cette répression, la mafia militaro-politico-mediatico-financière algérienne prive les Algériens d’un accès à des informations objectives, impartiales et fiables.

Les frères et père de l’activiste journaliste Anouar Malek violemment malmenés et interpellés à Tébessa

Après avoir échoué à faire taire ses opposants, le régime algérien s’attaque à leurs familles., les frères et le père du journaliste, écrivain, activiste et opposant exilé à l’étranger Anouar Malek ont été malmenés et violemment interpellés par les services de la Gendarmerie Nationale à Chréa dans la wilaya de Tébessa.

Le père du journaliste, âgé de 90 ans👇

D’après le CNLD, des éléments de la gendarmerie ont fait irruption vers 5 H du matin le 13 août 2023 au domicile du père, âgé de 90 ans, d’Anouar Malek. Ils ont procédé d’abord à l’arrestation de ses deux frères résidents à Chréa avec leur père puis ils se sont dirigés vers une autre habitation pour arrêter l’aîné de la fratrie. Ce dernier a été relâché après son audition par des enquêteurs alors que les autres frères d’Anouar Malek ont été transférés de la brigade de la gendarmerie de Chréa vers le chef-lieu de la wilaya Tébessa. Les deux frères d’Anouar Malek interpellés ont été déjà révoqués des rangs de la gendarmerie, après 23 ans pour l’un et 18 ans pour l’autre de service au sein de ce corps de sécurité, pour des raisons liées visiblement à leur lien de parenté avec Anouar Malek, écrivain, journaliste et activiste en exil depuis 2006 suscitant régulièrement le courroux du pouvoir algérien.

Le "commando armé" "police politique" devant la porte de la maison la famille d’Anouar Malek 

D’après le CNLD, ce n’est pas la première fois qu’un parent proche d’Anouar Malek se retrouve dans le viseur des services de sécurité. Récemment, le neveu de cet écrivain journaliste a été également arrêté à cause d’une vidéo filmée par ses soins et partagée par la suite sur la page Facebook de Larbi Zitout, leader du mouvement Rachad, un mouvement d’opposition islamiste classé depuis mai 2021 comme terroriste par le régime algérien. Le neveu d’Anouar Malek a été incarcéré à cause de cette vidéo amateur et il est accusé «d’entretenir des liens avec une organisation terroriste», «offense au Président de la République et au Premier-Ministre ainsi qu’au Wali de Tébessa et diffusion de fausses informations de nature à nuire à l’intérêt national».

Le journaliste et opposant algérien Abdou Semmar victime d'une tentative d'assassinat

Abdou Semmar, journaliste et opposant algérien, a subi une tentative d'assassinat à Paris, où il vit en exil depuis 2019. Selon des sources policières auxquelles Maghreb Intelligence a eu accès, Semmar a été intercepté alors qu'il sortait de son domicile dans la capitale française par un homme qui l'a aspergé de gaz lacrymogène avant de tenter de lui tirer dessus. Plusieurs passants sont intervenus et ont réussi à sauver la vie de Semmar. "Il s'agit d'une nouvelle tentative de réduire au silence le journaliste et militant de l'opposition Abdou Semmar, cette fois-ci de manière très radicale", rappelle Maghreb Intelligence. Le régime algérien est connu pour faire taire les voix critiques à l'intérieur et à l'extérieur du pays, ainsi que pour censurer les médias et les journalistes qui dénoncent les abus et la corruption des élites. La tentative d'assassinat contre Semmar n'est qu'une tentative de plus pour éliminer toute dissidence contre le système. Le journaliste algérien est l'un des rares à oser parler ouvertement du régime d'Alger et à dénoncer ses scandales. Il prône également la réconciliation entre les pays du Maghreb. Semmar, fondateur du média indépendant Algérie Part, est arrivé en France en 2019 après avoir passé du temps en prison en Algérie pour avoir critiqué le gouvernement. En octobre 2022, il a été condamné à mort par le tribunal de Dar El Beïda à Alger pour avoir révélé des informations secrètes liées à la compagnie pétrolière publique Sonatrach, un acte que les autorités algériennes ont qualifié de "haute trahison". Depuis Paris, Semmar a dénoncé la corruption au sein de la compagnie pétrolière grâce aux informations fournies par un ancien cadre de Sonatrach, Lamine Ouis, qui a également été condamné à 10 ans de prison pour avoir partagé des "informations fausses et confidentielles" avec Semmar. Le journaliste et militant de l'opposition a déclaré à plusieurs reprises que son seul objectif était de "fournir des informations fiables et objectives". Il a également demandé aux autorités algériennes de respecter la liberté de la presse. 2022 a été une année particulièrement difficile pour les dissidents et les journalistes indépendants algériens en raison de la vague de répression lancée par le régime.

"Le jour où ils ont tenté de... m’assassiner" le journaliste et opposant algérien Abdou Semmar
Amira Bouraoui fuit la répression en Algérie

La militante est a l’origine de la brouille diplomatique entre Alger et Paris. Le pouvoir à Al Moradia reproche aux autorités françaises d’avoir participé à l’exfiltration depuis la Tunisie de l’activiste algérienne Amira Bouraoui qui porte aussi la nationalité française.

Amira Bouraoui, 46 ans, gynécologue, fille d’un haut gradé de l’armée algérienne, était frappée d’une interdiction de quitter le territoire algérien après quelques mois passés dans les geôles du pays déjà emplies de journalistes et de militants du Hirak.Alger s’en prend à la famille d’Amira Bouraoui

La mère de la Franco-Algérienne, Khadidja Bouaroui, et sa sœur, Wafa, ont été arrêtées dans la soirée du 11 février par des gendarmes. L’Algérie continue à estimer que le départ de la militante pour la France représentait une « exfiltration illégale ».

La mère et la sœur de la militante politique Amira Bouraoui, au cœur d’un incident diplomatique entre l’Algérie et la France, ont été arrêtées à Alger, ont indiqué dimanche 12 février le Comité national pour la libération des détenus (CNLD) et le site d’information Radio M. Elle-même arrêtée le 3 février en Tunisie d’où elle risquait d’être expulsée vers l’Algérie, Bouraoui avait finalement pu embarquer le 6 février sur un vol à destination de la France.

Khadidja Bouaroui, 71 ans, et sa fille Wafa ont été arrêtées dans la soirée du 11 février par des gendarmes à Alger, et leur domicile a été perquisitionné. La sœur d’Amira Bouraoui a été relâchée tôt le lendemain, mais sa mère « a été transférée » à Annaba (est), près de la frontière avec la Tunisie, où elle « risque d’être présentée aujourd’hui devant le procureur », a indiqué le CNLD. Un cousin de la famille a été aussi arrêté et placé en garde à vue à Annaba, selon les mêmes sources.

Un lynchage médiatique orchestré contre Amira Bouraoui
Les Tunisiens humiliés et leur achats en Algérie saisis après l'affaire Amira Bouraoui

Aussitôt l’opposante algérienne Amira Bouraoui exfiltrée par le consulat de France en Tunisie, aussitôt l’Algérie a répliqué avec violence contre la Tunisie. Les réponses sont allées des pressions politiques à des violences contre de simples touristes en Algérie.


La mafia militaro-politico-mediatico-financière algérienne donne son feu vert pour les exécutions de journalistes

Notre confrère, le journaliste d’investigation et célèbre influenceur algérien, Amir DZ, de son vrai nom Amir Boukhors (Amir DZ) fait l’objet de 9 mandats d’arrêt internationaux lancés par la « justice » algérienne qui l’avait condamné par contumace), fait fuiter une longue communication téléphonique entre Lotfi Nezzar et un agent de l’ex-DRS via une vidéo publiée sur sa chaîne YouTube. En effet, les services algériens ont ont commandité cet hiver avec des hommes de main à Paris et à Bruxelles l’élimination d’opposants, dont le journaliste Hichem Aboud et d’autres opposant résidant en Europe et en Algérie.

Un chargé militaire (DRS) de l’Ambassade dans le coup

Dans la phase opérationnelle, Abdelkader Tigha devait collaborer avec un adjudant chef travaillant officiellement au « BS » (Bureau de sécurité) de l’Ambassade à Paris, un certain Jaheed, à gauche sur la photo. C’est du moins le prénom que ce jeune officier utilise dans les échanges téléphoniques enregistrés. «Ne t’inquiète pas, confiait Djahid en substance à son homme de main, tout est planifié, une fois qu’Aboud sera sur place».

Seule erreur de ce véritable amateur, il se laisse photographier par l’ami Tigha et en sa présence. Ce qui authentifie totalement la réalité de ce projet funeste.

 Rappel: Lotfi Nezzar et son épouse ont été condamnés, par le tribunal de Bir Mourad-Raïs en juillet 2020à six années de prison ferme dans une affaire de “blanchiment d’argent”. La condamnation est assortie d’une amende de 2 millions de dinars et d’un mandat d’arrêt, les deux accusés étant à l’étranger. En 2021 le tribunal de Sidi M’hamed a acquitté Lotfi Nezzar, fils de l’ancien ministre de la Défense, Khaled Nezzar, de toutes les charges retenues contre lui, notamment le blanchiment d’argent, transfert illicite de fonds et faux et usage de faux pour l’obtention d’indus privilèges. Le procureur de la République avait requis l’application de la loi dans cette affaire. L’accusé est entré en Algérie pour vider le mandat d’arrêt international émis a son encontre. 

Sur son Facebook, Amir DZ écrit « Hichem Aboud,, Ferhat Mehenni, Abdou Semmar, Amir DZ, figuraient parmi les cibles des opérations de renseignement pour liquidation à l’étranger, dirigées par Hussein Bulahiya, chef du renseignement et ses officiers, dont Jaheed et d’autres. »

Selon Amir, ce projet d’assassinat dont étaient aussi des personnalités la cible en Algérie:
  1. khaled drareni, journaliste, fondateur de Casbah Tribune et correspondant de TV5MONDE et de Reporters Sans Frontières en Algérie

  2. Kadour Chouicha, coordonnateur du SESS (syndicat des Enseignants du Supérieur Solidaires)

  3. Mohcine Belabbas, un homme politique algérien président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD)

  4. Saïd Boudour est journaliste, défenseur des droits humains et membre de la Ligue algérienne des droits de l’homme.

  5. Karim Tabbou, homme politique et un journaliste algérien.

L’homme clé du dispositif envisagé s’appelle Abdelkader Tigha, à droite sur la photo. Il s’agit d’un membre des services anti terroristes pendant les décennies noires, dont le frère, commissaire de police dans la banlieue d’Alger, a été assassiné par les « terroristes ». Cet officier chargé des sales besognes à Blida s’était enfui d’Algérie en Thaïlande, où il rencontre les services français. Est-il un agent double envoyé par les services algériens? Ou un opposant véritable choqué par les méthodes d’éradication des islamistes? Face au « refus » des Français de l’aider, il gagne la Hollande puis la Belgique où il rencontre des opposants, tout en maintenant des contacts discrets avec l’antenne du DRS (services algériens) en Europe. Or c’est cet agent double qui vit d’expédients qui est chargé de constituer l’appât pour attirer Hichem Aboud en Belgique, un pays plus complaisant que la France pour les dérives des barbouzes algériens.

Seul problème, Abdelkader Tigha se rétracte début janvier, enregistre ses communications avec Alger et prévient Hichem Aboud lui même des desseins de ses commanditaires.

RSF avertit que la situation des médias algériens "ne s'est jamais autant dégradée", soulignant les pressions qu'ils subissent et les arrestations de journalistes. RSF dénonce également le cadre juridique de plus en plus "restrictif", faisant référence à la réforme du code pénal adoptée en 2020, qui prévoit des peines d'emprisonnement d'un à trois ans pour la diffusion de "fausses nouvelles" et de "discours de haine" visant à porter atteinte à "la sécurité et l'ordre national", ainsi qu'à "la sécurité de l'État et à l'unité nationale". Ces lois sont couramment utilisées pour poursuivre et condamner les journalistes indépendants et critiques.

Hommage aux cents journalistes assassinés pendant le décennie noire entre 1993 et 1997 :

1993 26.05 – tahar djaout, directeur de ruptures. 03.08 – rabah zenati, entv. 09.08 – abdelhamid benmeni, algérie actualités. 11.09 – saâdeddine bakhtaoui, el minbar (apua). 28.09 – abderrahmane chergou, paris républicain et l’hebdo libéré. 05.10 – djamel bouhidel, photographe le nouveau tell, à blida. 14.10 – mustapha abada, directeur général entv. 18.10 – ismaïl yefsah, entv. 28.12 – youcef sebti, indépendant, écrivain, poète.

1994 23.01 – rachid kodja, radio. 01.03 – abdelkader hireche, entv. 01.03 – mohamed hassaine, paris républicain, disparu à hammadi. 12.03 – hassan benaouda, entv. 19.03 – yahia benzaghou, aps, cellule communication de premier ministre. 21.03 – abdelmadjid yacef, photographe l’hebdo libéré. 21.03 – rachid bendahou, l’hebdo libéré. 13.04 – mohamed meceffeuk, el watan. 07.06 – ferhat cherkit, el moudjahid. 07.06 – hichem guenifi, radio enrs. 11.07 – yasmina drissi, le soir d’algérie. 20.07 – mohamed lemine legoui, aps à bousâada. 17.09 – leïd-ali ait el-hara? radio 26.09 – mouloud baroudi, photographe anaf à tipaza. 26.09 – smail sbaghdi, aps. 12.10 – lehcene bensaadalleh, directeur de el irchad. 16.10 – tayeb bouterfif, radio. 19.10 – farah ziane, rédacteur-en-chef de révolution africaine, à blida. 27.10 – mohamed-saleh benachour, aps, à blida. 27.10 – kaddour bousselham, horizons, disparu à mascara. 30.11 – yasser el-akel el massa. 30.11 – nasser-eddine lekehal, el mass, à boufarik. 30.11 – ahmed issaad, radio, à boufarik. 03.12 – saïd mekbel, directeur de matin.

1995 06.01 – zineddine aliou-saleh, liberté, à blida. 06.01 – ali aboud, radio chaîne 1. 13.01 – abdelmadjid yahiaoui, echaâb. 01.02 – nacer ouari, entv. 17.02 – djameleddine zaiter, el djoumhouria, à gdyel. 01.03 – mahmoud ouarhoum, aps. 20.03 – rachida hammadi, entv, mourra de ses blessures le 31. 20.03 – houria hammadi, entv, soeur de rachida, meurt sur le coup. 21.03 – ali boukherbache, el-djoumhouria, directeur de media tv. 27.03 – mohamed abderrahmani, directeur el-moujahid. 03.04 – makhlouf boukhezar, entv, à constantine. 15.05 – azzedine saidj, el ouma. 21.05 – bakhti benaouda, indépendant, écrivain, à oran. 21.05 – malika sabour, echourouk el arabi. 27.05 – mourad hemazi, entv. 18.06 – ahmed takouchet, radio cirta. 02.08 – naïma hamouda, révolution africaine. 21.08 – ameur ouagueni, le matin. 03.09 – saïd tazrout, le matin, à tizi ouzou. 04.09 – brahim guerroui, caricaturiste, el moujahid. 04.09 – yasmine brick, radio chaîne 1. 08.09 – radja brahimi, entv, à dellys. 08.09 – said brahimi, entv, à dellys. 09.09 – rabah lelleli, entv. 15.10 – abdelwahab saadaoui, echaâb. 15.10 – ahmed bouguerra. 16.10 – saida djebaili, el hayat el arabi. 16.10 – ahmed mustapha lezhar, el hayat el arabi. 18.10 – mohamled fettah, entv. 20.10 – nourredine serdouk, liberté. 29.10 – khaled guerdjouma. 03.11 – omar ourtilene, rédacteur-en-chef el-khabar. 04.11 – ahmed khalfoun, aps. 02.12 – hamid mahiout, liberté. 02.12 – hamidou benkherfelleh, liberté. 05.12 – khedidja dahmani, echourouk el arabi. 14.12 – abdelkrim bendaoud, entv. 20.12 – mohamed belkessam, chef de prodection entv. 23.12 – khaled merioud, réalisateur entv. -?.–?- taleb aden, indépendant.


1996 12.01 – mohamed mekati, el moudjahid. 14.01 – khaled aboulkacem, l’indépendant. 10.02 – abdalleh bouhachek, révolution et travail, à blida. 11.02 – alleoua ait-mebarek, dir. de le rédaction le soir d’algérie. 11.02 – mohamed dorbane, le soir d’algérie. 11.02 – djamel deraza, le soir d’algérie. 11.02 – naïma illoul, entv. 17.02 – achour belghezli, le pays, à tizi ouzou. 17.02 – dalile drideche, le pays, à tizi ouzou. 27.02 – mourad taam, radio. 29.02 – belkacem saadi, entv constantine, à skikda. 04.03 – slim tria, radio. 12.03 – djileli arabdiou, photographe algérie-actualités. 30.03 – yahia amour, entv. 10.04 – el hadi slim, entv. 24.04 – djamel bouchibi, el-moudjahid. 26.07 – farida bouziane, le pays, à draâ ben khedda. 27.07 – boualem touari, entv. 11.08 – mohamed kessab, radio coran et radio-mitidja.. 15.10 – mokrane hamoui, directeur commercial echourouk el-arabi. 26.12 – boussaâd abdiche, el moudjahid.


1997 10.01 – messaoud bellech, el moudjahid. 07.02 – si-ali reguieg, entv. 01.06 – abdelwahab harrouche, el moudjahid. 20.08 – ali tenkhi, entv. 31.08 – zoubida berkane, entv. journalistes algériens disparus 

1995 08.03 – djamel-eddine fahassi, radio.

1997 12.04 – aziz bouabdalleh el alem essiyassi.

journalistes étrangers 

1994 01.02 – olivier quemeneur, afp, a été tué dans le casbah. Le même jour, yves menari et l’australien scott alle.

Le retour de Chakib Khelil...

Chakib Khelil, né le 8 août 1939 à Oujda, une ville située au nord-est du Maroc, avait contribué à faire de Sonatrch une précieuse source de renseignements de Halliburton sur les programmes de développement de l’industrie pétrolière algérienne et de la CIA sur des questions de défense nationale.

Comment pouvait-il d’ailleurs en être autrement sachant que cet individu ne faisait après tout que défendre les intérêts de sa patrie, la vraie, les Etats-Unis d’Amérique, et non pas ceux de l’Algérie, un pays dont il a été le ministre de l’Energie, dans lequel il n’a été que de passage durant quelques années et qu’il n’a découvert qu’à l’âge de 34 ans ? Car, contrairement à ce qu’il clame, il est bel et bien citoyen américain.

Chakib Khelil a passé plus de dix ans aux États-Unis. Arrivé chez l’Oncle Sam en 1960, il y poursuivra ses études jusqu’à l’obtention d’un master en mines et pétrole à l’Ohio State University puis d’un doctorat en ingénierie pétrolière à la Texas A&M University en 1968. Après avoir travaillé quelques années pour les compagnies Shell, Phillips Petroleum et D.R. McCord & Associates à Dallas, il rentrera à Alger en 1971.

Son passeport américain en témoigne. Voilà donc le cadeau empoisonné que la junte militaire veulent offrir aux algériens, avec la bénédiction de ceux qui sont censés veiller aux intérêts du pays mais qui, en réalité, voient en Chakib Khelil une formidable couverture pour les ravages causés par les années de règne d’Abdelmajid Tebboune.

Le mandat d’arrêt international contre Chakib
Le mandat d’arrêt international contre Chakib Khelil retirée par la même autorité judiciaire qui l’a émise. 
Chakib Khelil reconnaît avoir transféré près de 1 million de dollars (873 000 euros) de ses comptes américains vers la Suisse afin d’échapper à l’impôt.

Selon la justice « injustice » algérienne, qui, en août 2013, avait lancé contre lui un mandat d’arrêt international – retiré depuis – dans le cadre du scandale Sonatrach 2, l’ancien ministre possède non pas un, mais cinq comptes en Suisse. Il avait d’ailleurs eu recours à un cabinet d’avocats helvétique pour s’opposer à la communication de ses données bancaires à l’Algérie dans le cadre d’une commission rogatoire internationale. À en croire Khelil, ses comptes à Genève sont désormais fermés. L’argent a de nouveau été transféré vers les États-Unis, où une Green Card lui a été octroyée.

Chakib Khelil, le « Boutef’ boy »: L’affaire « Sonatrach 2 »

En 2005, son projet de réforme du secteur des hydrocarbures pour ouvrir davantage le pétrole algérien aux groupes étrangers est annulé par Abdelaziz Bouteflika, réélu une année plus tôt à la tête de l’État. La liquidation de BRC (Broot Root & Codor, filiale entre Sonatrach et la société de services pétroliers américaine Haliburton), suite à une enquête du DRS (services secrets) à laquelle Chakib Khelil avait toujours refusé de se soumettre, porte un nouveau coup à ses ambitions.

Mais Monsieur Énergie conserve de l’influence et commence alors à tremper dans des affaires de corruption impliquant des milliards de dollars. Avec la complicité de son ami, Farid Bedjaoui, Khelil octroyait des contrats juteux aux groupes étrangers parmi lesquels Saipem, filiale du groupe énergétique italien ENI. C’est ce que la justice algérienne baptisera « l’affaire Sonatrach 2 ». En 2008, Saipem avait décroché plusieurs contrats d’un montant supérieur à huit milliards de dollars. Suite aux révélations faites par la presse italienne, début 2013, sur les pots de vin versés par Saipem pour décrocher des contrats en Algérie, Khelil subit les premières perquisitions de la police judiciaire. Inquiété, il quitte le pays et se voit visé – ainsi que sa femme et ses deux enfants – par un mandat d’arrêt international pour corruption.

L’épouse de Chakib Khelil épinglée par les « Panama Papers »

 La famille de Chakib Khelil éclaboussée par des scandales financiers. Najat Arafat, son épouse, a été citée, dans de nouvelles révélation dans le cadre de l’affaire des «Panama papers». Malgré ses efforts pour se placer en victime, l’ex-ministre de l’Energie Chakib Khalil a été rattrapé par les des faits. Après avoir certifié à plusieurs reprises que ni lui ni sa famille ne sont impliqués dans des scandales financiers, de nouvelles révélations ont été faites, par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), impliquent Mme Khelil dans des affaires de blanchiment d’argent par le truchement de sociétés-écrans. En effet, les documents révèlent que Najat Arafat était, en 2005, à la tête de deux sociétés offshore, Carnelian Group Inc. et Parkford Consulting Inc., basées au Panama. Ces deux sociétés fictives servaient de paravent à des opérations de blanchiment d’argent en Suisse. Ces sociétés-écrans ont été cédées en 2007, à Omar Habour, un franco-algérien connu pour être un ami proche de la famille Khelil. 

Selon les Panama papiers, révélés le 9 mai par l’Icij, Najat Arafat Khelil, l’épouse de l’ancien ministre de l’Énergie et des Mines, Chakib Khelil, possédait deux sociétés écrans au Panama ayant servi à l’ouverture de deux comptes en Suisse. Un nouvel élément qui vient expliquer certains aspects toujours obscurs du scandale de la Sonatrach.

C’est une affaire qui tombe mal pour l’ancien ministre de l’Énergie et des Mines Chakib Khelil. Au moment où celui-ci cherche à redorer son image en Algérie, le Consortium international des journalistes d’investigation (Icij) révèle, le 9 mai dans sa dernière parution des « Panama papers », que son épouse, Najat Arafat, a disposé en 2005 de sociétés offshores domiciliées au Panama qui ont servi à dissimuler des comptes bancaires en Suisse.

Comptes cachés

« Alors que son époux entamait sa cinquième année à la tête du névralgique secteur de l’Énergie et des Mines, Najat Arafat, officiellement sans activité à l’époque, a recouru aux services du cabinet panaméen Mossack Fonseca pour créer deux sociétés offshores : Carnelian Group Inc., en mai 2005, et Parkford Consulting Inc., en octobre de la même année », révèle le journal en ligne ledesk.ma, membre de l’Icij.

Deux ans plus tard, les 26 et 27 novembre 2007, ces deux sociétés ont été cédées à Omar Habour, un Franco-Algérien de 77 ans, cité dans la sulfureuse affaire Sonatrach II, où Chakib Khelil, son épouse et leurs deux enfants sont mis en cause par la justice algérienne. Le transfert a été effectué par la société Multi Group Finance, basée en Suisse et agissant pour le compte de Najat Arafat, selon les documents publiés par ledesk.ma.

La nébuleuse affaire Sonatrach

Ces nouveaux éléments viennent compléter le puzzle de l’affaire dite de Sonatrach qui a éclaté en 2009 et dans laquelle la justice algérienne tente de tracer un vaste réseau de corruption entre la société pétrolière de l’État et des entreprises privées qui ont bénéficié de ses marchés, en particulier la société d’ingénierie et d’exploitation Saipem, filiale du géant pétrolier italien ENI, qui a remporté près de 8 milliards d’euros de contrats auprès de la compagnie nationale algérienne en contrepartie d’une somme de 200 millions d’euros de pots de vin.

Saipem aurait versé cette coquette somme à la société Pearl Partners Ltd, domiciliée à Hong Kong et appartenant à Farid Bedjaoui, un proche de Chakib Khelil, pour qu’il la redistribue à son tour à des lobbyistes algériens et à des responsables de Saipem. Le nom de l’épouse de Chakib Khelil, Najat Arafat, a été cité en tant que bénéficiaire de ces versements, via ses comptes en Suisse.

L’enquête judiciaire algérienne a aussi révélé que Chakib Khelil, au cœur de ce système de corruption, avait 5 comptes en Suisse. Voyant l’étau se resserrer sur lui, ce dernier avait tenté en vain d’empêcher la justice fédérale suisse de transmettre à Alger des documents bancaires l’impliquant, se disant victime de machinations politiques en raison de ses liens rapprochés avec Abdelaziz Bouteflika.

Najat, la patronne

Ces nouvelles révélations viennent donc confirmer le rôle prépondérant joué par Najat Arafat aux côtés de son mari dans l’affaire Sonatrach. D’origine palestinienne naturalisée américaine, elle a toujours été une femme d’influence. Lorsque son mari était aux commandes du ministère de l’Énergie, elle avait son mot à dire sur la gestion de toutes les institutions relevant de sa compétence, y compris la compagnie pétrolière nationale, dont elle supervisait même les travaux de rénovation.

Sonatrach / Scandale du Liban

Après le démenti formel, adressé par Sonatrach à l’agence gouvernementale APS pour affirmer que l’entreprise n’a aucun représentant au Liban, voilà que l’enquête menée par la justice de ce pays dévoile de nouveaux éléments accablants sur le vaste trafic du fuel destiné à la société locale de l’électricité.

La télévision libanaise a même exhibé une correspondance de SPC-BVI, la filiale londonienne de Sonatrach, citant le nommé Tarek Fawal comme étant le représentant au Liban de l’entreprise, chargé de toutes les démarches concernant les remises des documents relatifs aux cargaisons de fuel.

Par le démenti qu’elle a adressé à l’opinion, la direction de Sonatrach a commis un acte grave, consistant à dissimuler des faits graves de gestion et surtout une tentative de taire un crime de corruption dans lequel sont impliqués des employés et des partenaires de l’entreprise.

Au lieu de passer un temps précieux à mobiliser le « doubab » pour soigner son image et défendre sa piètre prestation, le patron de Sonatrach aurait du constituer une commission d’inspection pour vérifier la véracité des accusations de la justice libanaise. Non, rien de cela. Il fait passer passivement le communiqué de l’APS, diffusé au nom de SPC, qui avait pour seul objectif, disculper Rafik Demak, le responsable de SPC-BVI.

L’affaire du carburant défectueux au Liban ne cesse de livrer de nouveaux secrets qui risquent d’épingler de plus en plus, l’entreprise nationale Sonatrach et plusieurs de ses collaborateurs. Jeudi dernier, c’est la députée Paula Yacoubian, membre du Parlement libanais issue de la société civile, qui a dénoncé « le secret intrigant » entourant le contrat passé entre l’Etat libanais et l’entreprise publique algérienne.

Les scandales de corruption ne semblent plus en finir avec le géant pétrolier algérien. L’affaire du carburant défectueux qui ébranle le Liban depuis quelques jours, prend l’allure d’un véritable scandale impliquant Sonatrach. La presse libanaise cite la société algérienne et sa filiale londonienne SPC-BVI, comme partie prenante.

S’expriment jeudi dernier, lors d’une conférence de presse au Parlement, Paula Yacoubian indique que « le dossier du carburant défectueux est un énorme scandale, documenté par de nombreux rapports », dénonçant au passage certaines parties qui « commencent à œuvrer pour l’enterrer. » Paula Yacoubian a émis des soupçons sur la nature du contrat classé « secret » depuis 2005, entre Sonatrach et l’Etat libanais. Elle mentionne que ce fameux contrat est renouvelable chaque 3 ans. La filiale londonienne, Sonatrach Pétrolier Corporation (PSC BVI) a été largement citée dans ce scandale qui risque de livrer tous ses secrets.

L’affaire, selon les enquêtes que les médias libanais ont divulguées certains de ses détails, concernaient un contrat conclu en 2005 entre l’État libanais et les autorités algériennes. Ce contrat se renouvelle automatiquement par le conseil des ministres libanais sans passer par les procédures légales mise en place pour l’octroi de contrats en passant par un appel d’offres. Cependant, l’aspect grave de l’affaire est que le contrat a été signé avec la société algérienne Sonatrach en guise de façade en échange de la prise de sa commission, tandis que le carburant contrefait est importé d’un pays étranger autre que l’Algérie, dont le nom n’a pas été divulgué. Des sources libanaises ont confirmé l’arrestation de plusieurs personnes dans le cadre de cette affaire, dont l’agent exclusif de la société Sonatrach au Liban, dont l’identité n’a pas été révélée. Ce scandale vient confirmer que la corruption dans le règne des généraux est devenue Internationale. De ce fait, une enquête doit être ouverte concernant tous les contrats et transactions commerciales à l’étranger, en particulier pour les responsables qui ont offert leurs filles aux Libanais et font fuir l’argent du peuple en contrebande de l’Algérie au Liban.

Liban: graves révélation d’une députée sur la corruption à Sonatrach (vidéo)
L’ombre de Chakib Khalil et Farid Bedjaoui

La députée indépendante a notamment ciblé Farid Bedjaoui qui avait été naturalisé libanais en 2018 alors qu’il était impliqué dans plusieurs dossiers de corruption dans l’affaire Sonatrach – Saipem. « Il y a un mandat d’arrêt qui a été lancé à son encontre. Il est poursuivi en Algérie et en Italie et je ne sais pas s’il l’est aussi dans d’autres pays. Il a bénéficié de la nationalité libanaise en 2018 et il se dit que la sûreté générale a informé la présidence de la République que cet homme est sous le coup de poursuites, qu’il y a un mandat d’arrêt lancé contre lui, et malgré cela on a insisté pour sa naturalisation », a-t-elle déclaré.

لكي يكون اللبنانيون على نور هذا هو مضمون العقد الموقع بين لبنان وشركة سوناتراك والذي وقع تحت مسمى »سري »!@daou_rimane لمتابعة الحلقة كاملة على هذا الرابط:https://t.co/cgPnTUsPsJ pic.twitter.com/kYdRe8Nqei — سالم زهران (@salemzahran05) May 6, 2020

Paula Yacoubian fait aussi référence à Chakib Khalil, ancien ministre algérien de l’Energie. «En 2002 et 2003, il (Farid Bedjaoui, Ndlr) était ici au Liban, l’ancien ministre de l’Énergie algérien Chakib Khelil était lui aussi ici. En 2005 le contrat entre Sonatrach et VI a été signé, le contrat est resté secret », a précisé la députée.


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