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Comment l'Iran finance les actions du Front Polisario contre le Maroc "Amir Moussaoui?"

Dernière mise à jour : 31 oct. 2022


Le Maroc a décidé de rompre ses relations avec l’Iran le 1er mai 2018, son allié le Hezbollah ayant apporté un soutien militaire au groupe séparatiste Polisario.

Pour rappel, le 1er mai 2018, le Maroc avait annoncé la rupture de ses relations diplomatiques avec l’Iran en raison de son soutien au Polisario via la milice du Hezbollah dont un membre notoire employé par l’ambassade iranienne à Alger était chargé du soutien logistique et financier des séparatistes du Polisario. Le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, avait assuré à ce propos que le Royaume disposait de preuves irréfutables, de noms identifiés et de faits précis « qui corroborent cette connivence entre le Polisario et le Hezbollah contre les intérêts supérieurs du Maroc ».

« Une telle décision stratégique d’aider militairement le Polisario et de former ses gens ne peut être prise sans la coordination, voire même le consentement, de la République Islamique d’Iran », avait-il expliqué. La révélation de la collusion entre les séparatistes du polisario et le Hezbollah, est révélatrice d’un « expansionnisme toxique » de l’Iran, écrit le quotidien américain à grand tirage basé à Washington, The Hill, en appelant la communauté internationale à adopter une posture de vigilance extrême.

« L’Iran est le seul pays, dont l’expansionnisme est érigé en axe fondateur de sa constitution. Ce pays entretient des groupes terroristes et milices qui lui sont complètement affidés, dans nombre de pays de son environnement immédiat et au-delà» , souligne la publication, dans une analyse signée Ahmed Charaï, éditeur et membre de plusieurs think tanks américains, sous le titre : «Une nouvelle alliance face à l’Iran»

Amir Moussaoui, agent secret iranien dans la peau d’un diplomate

Amir Moussaoui, le frénétique diplomate iranien qui vient de quitter précipitamment son poste à Alger, a été victime de ses activités occultes, dont le rôle d’intermédiaire dans la livraison d’armes par le Hezbollah libanais au mouvement séparatiste du Front Polisario n’est pas le moindre, selon des sources bien informées.

Sans nommer Amir Moussaoui, le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita avait annoncé, début mai dernier, que le Maroc avait décidé de rompre ses relations avec l’Iran à cause de la « connivence avérée » et du soutien militaire de son allié le Hezbollah au polisario, le mouvement séparatiste soutenu par l’Algérie.

Une connivence dont la cheville ouvrière était justement Amir Moussaoui en personne. Déjà épinglé pour diverses activités de prosélytisme chiite en Algérie, le controversé diplomate iranien avait dû démentir, en mai dernier, des rumeurs de son expulsion d’Alger.

Des rumeurs qui avaient enflé après l’appel lancé à Amir Moussaoui par Adda Fellahi. Cet ancien chargé de communication du ministère algérien des Affaires religieuses, avait demandé à l’insidieux diplomate iranien de quitter l’Algérie, l’accusant de mener des activités qui avaient peu de liens avec son statut officiel.

Ce départ peu glorieux du diplomate confirme a posteriori les accusations du Maroc contre l’Iran pour les liens fourbes entretenu par Téhéran avec le polisario par le biais du Hezbollah. Il dévoile de surcroît, les opérations de subversion et les tentatives de déstabilisation iraniennes menées non seulement au Moyen-Orient, mais également en Afrique du Nord, estiment les mêmes sources.

L’Iran réagit. Téhéran a choisi l’ancien attaché culturel de son ambassade à Alger, Amir Moussaoui, pour donner sa version.

L’ancien diplomate, qui avait été prié de quitter l’Algérie en raison de ses activités suspectes a avancé, dans des déclarations à la chaîne TV Al Mayadeen, financée par l’Iran et le Hezbollah

Pour rappel, l’Iran a apporté son soutien à la décision de l’Algérie de rompre ses relations avec le Maroc. «Les questions soulevées par Ramtane Lamamra, lors de son point de presse du 24 août, méritent de recevoir une réponse appropriée aux préoccupations de l'Algérie, concernant les menaces sécuritaires et les atteintes à son unité et à sa souveraineté», a indiqué l’ambassadeur de Téhéran à Alger.

Comment l'Iran via Amir Moussaoui finance les actions du Front Polisario contre le Maroc

La chaîne i24 News a diffusé un reportage dans le cadre de l’émission "Défense" qui prouvent l’implication de l’Iran, par le truchement du Hezbollah, dans le financement et l’armement du Polisario, avec l’aide de l’Algérie, pour mener des actes terroristes au Sahel et contre le Maroc.

L’ambassadeur, représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU, Omar Hilale réagit à l'achat par le Polisario de drones iraniens
Tunnels: modus operandi similaire à celui du Hezbollah

Une équipe de journalistes du site «Vice Media», filiale de la compagnie américaine «Vice Media LCC», basée à New-York, a rediffusé, simultanément avec la crise orchestrée dans la zone tampon, un reportage sur les tunnels creusés par le Polisario au-delà du dispositif de défense marocain.

Le diplomate iranien s'en est violemment pris à l'ancienne première dame algérienne, Anissa Boumediene, pour son soutien à l'opposition iranienne.

«La veuve de l'ancien président algérien Houari Boumediene (…) souhaite que l'Iran soit gouverné par la terroriste Myriam Rajavi, qui est soutenue par les Israéliens, les Américains et quelques Arabes sionisés, ainsi que par la France, qui l'accueille. Qu'aurait pensé le Président Boumediene de la position de son épouse, qui s'est rangée du côté des capitulards et des terroristes?» (…), fustige Amir Moussaoui.

À l'occasion d'un rassemblement organisé par l'opposition iranienne à Paris, quelques jours plus tôt, la veuve du président Houari Boumediene avait «souhaité» la chute du «régime des Mollahs» en Iran, en apportant son soutien à Myriam Rajavi, présidente du Conseil national de la résistance iranienne.

De quel droit l'attaché culturel ne cesse-t-il de se mêler des affaires internes algériennes? tance-t-on dans quelques médias et réseaux sociaux en Algérie, à l'endroit de ce diplomate, visiblement récidiviste.

«L'attaché culturel iranien attaque violemment la veuve du président Boumediene», titre par exemple un site d'information algérien, qui relève un écart par rapport aux «usages diplomatiques».

Une polémique alimentée surtout par des réactions au Golfe

Alors que les autorités algériennes n'ont pas commenté l'incident, des réactions ont fusé de quelques pays du Golfe, déterminés à vouloir le bien de l'Algérie malgré elle. Des Saoudiens très «avertis» sur le «péril iranien», responsable, selon eux, de l'instabilité au Moyen-Orient, ont cru bon de prodiguer quelques conseils aux Algériens.

«Nos frères en Algérie, pays du million de martyrs, prenez garde à l'expansion persane qui opère sous couvert de clubs culturels, écoles et organisations de charité. C'est la garde révolutionnaire qui dirige ces structures, le tout sous la coupe de l'officier persan (Amir Moussaoui, ndlr). Quand les Persans entrent dans un pays, il est détruit. Voyez bien ce qui s'est passé en Irak, en Syrie et au Yémen

Les « Pasdaran », ce corps des gardiens de la révolution islamique, est une organisation paramilitaire dépendant du Guide de la Révolution. C'est sans doute cette affinité «révolutionnaire» avec l'Algérie de Boumediene qui a fourni à Moussaoui le prétexte nécessaire pour citer, avant de l'effacer de sa publication sur Facebook, l'anecdote suivante: «Boumediene a demandé à l'Ayatollah Khomeiny de se rendre en Algérie pour y poursuivre son action, après des pressions du Chah d'Iran pour l'obliger à quitter l'Irak, où il résidait. »

Après son indépendance et notamment pendant les années Boumediene, l'Algérie s'était forgé une réputation de «Mecque des révolutionnaires!!! ». Pendant les années 60 et 70, le régime algérien avait apporté, en effet, un soutien massif à toutes sortes de mouvements révolutionnaires, anticoloniaux et de libération, jusqu'à accueillir à partir de 1968 les Black Panthers, alors que les relations diplomatiques avec les États-Unis avaient été rompues depuis la guerre des Six Jours. Si cette période est révolue, les Algériens se rappellent des années Boumediene comme celles de l'âge d'or du rayonnement algérien, notamment sur le plan diplomatique. D'où, en partie, le malaise suscité chez une partie des Algériens. Le gros de l'indignation est toutefois à situer ailleurs.

Propagation du chiisme
Le chiisme en Algérie : de la conversion politique à la naissance d'une communauté religieuse.

Il ne s'agit pas de la première fois où Amir Moussaoui met les pieds dans le plat. En janvier 2016, il a été accusé d'être derrière une campagne visant à propager le chiisme parmi les Algériens et de provoquer ainsi la discorde sociale dans ce pays à majorité écrasante sunnite. À l'époque, les autorités algériennes, via le ministère des Affaires religieuses, avaient déclaré que cette campagne était plutôt orchestrée depuis l'Europe. Quoi qu'il en soit, ces accusations refont surface à l'occasion de cette dernière polémique, occultant même l'offense faite à l'ancienne première dame.

La propagation du chiisme est une thématique récurrente dans les pays du Maghreb, qui s'en inquiètent. Pourtant, c'est cette même terre qui fut le berceau, au Xe siècle, d'un Califat chiite, l'État Fatimide, qui prit naissance chez les Berbères de Kutama, convertis par des prosélytes fuyant les persécutions abbassides. L'État prit pour capitale Mahdia, dans l'actuelle Tunisie, avant de s'installer au Caire.

« Si Téhéran aimait à rappeler du temps du Président Morsi que Le Caire fut la capitale de l'Etat Fatimide Chiite, il semblerait qu'il se souvienne aujourd'hui de l'Algérie comme du berceau des Fatimides, » résume un internaute.


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