LES IM-POSTURES DE LA COMMUNICATION. Des images en lecture et des amateurs de l’info… By Kari

Quel sentiment étrange de ne pouvoir parler, lire, voir les choses sans qu’une confusion s’installe.

Le sentiment que nous comprenons différemment les choses, les évènements est une évidence.

Pourtant les évidences, les faits, pourquoi sont-ils tendancieux, à compréhension variable dans un même espace.

Nous sommes face à un constat malheureux et désastreux du quotidien de l’info.

La notion d’interprétation du message et la question de «perception- réception» en fonction des sensibilités de chacun est une question d’importance dans ce monde inondé par l’image.

L’information se diffuse, l’information est confuse, elle est tronquée,elle s’est appauvrie au fil du temps et principalement par nos usages intempestifs de certains réseaux-médias indigestes…

La transmission transmise en images est renforcée car nous vivons quasi-exclusivement par les réseaux, médias où notre recours exagéré à un internet dans sa dimension réseaux est utilisé comme unique incubateur de l’info !

Soignons nos informations par des images à lecture lisible puisque nous sommes pressés!Peut-on déduire qu’il s’agit d’un désordreculturel à toutes échelles ?

Peut-on traduire les impostures de la communication car persiste une inefficacité dans l’art de se faire comprendre, et certainement car il y a un manque de codes canalisés et sérieux.

Les pseudos- acteurs de la communication sont-ils des imposteurs de l’info dont la seule finalité est un buzz souvent inutile !

Certains «experts de la communication» exercent dans tous les domaines

(Je ne me ferai encore pas de nouveaux amis).

Et le constat est sans appel, un fiasco verbal et un usage indécent des images !

Leurs verbatim et les images véhiculées pour transmettre leur information est un scandale pour nos jeunes en mal d’apprentissage et de repères !

Les exemples ne manquent pas :

Notamment notre presse qui au-delà des positions relatives au passe-sanitaire, propage des vidéos par lesquelles des manifestants s’exposent à des « propos mensongers » étayés par des théories scientifiques on ne peut plus hasardeuses.

Les messages sont tellement grossiers dans leur forme et dans leur fond, que on oublie d’écrire pour transmettre.

Si nos instructeurs de l’information avaient une sensibilité pour transmettre, nous aurions résolu aussi quelques devoirs civiques, qui nous font grandement défaut dans notre vie au quotidien.

L’interprétation de l’info et des images, par manque de temps, correspond à un monde pressé mais également un monde d’individus qui cherche aussi une réponse éclair.

Utilisons notre temps autrement, calibrons nos infos, diffusons au travers de sérieux communiquant sans arrogance, afin d’éviter de colporter des messages souvent faussés, souvent transmises par image instantanée, grossière et mal travaillée.

Le message, les formes de message, le fond du message, doit être un outil de travail vertueux et rassurant pour notre image, individuelle, collective et pouvoir résoudre nos soifs de connaissances.L’information, nos demandes de réponses, scientifiques ou pas, ne sont pas, exclusivement, des questions brèves, et d’instantanéité!

La preuve par l’histoire, par l’expression spatiale, par les chiffres, doit être expliquée par des mots, par des messages clairs, qui méritent plus que des squelettes d’informations bâtis sur une image erronée de nos réalités de tous les jours !

Nos erreurs sur l’image et le message que nous voulons transmettre ne sont-ils pas le témoignage d’un manque de communication «propre» ou le verbatim, la posture, l’échange verbal n’était pas compris.

De nombreux, et trop nombreux «messagers de l’information» se sont majoritairement auto-proclamés, chercheurs et experts en communication, et souvent, se dispensant d’écrire car inaptes, en passant la plume aux plus habiles, même lorsqu’ils arguent leur casquette d’enseignant en communication.

Le sens de la communication est avant tout une question de posture et d’accompagnement dans le verbal, dans les écrits, et sur ses dimensions spatiales, dont la finalité est de respecter une communication fidèle et crédible. Elle doit se construire et se reconstruire efficacement, tant dans le discours d’influence que pour diffuser une réalité perçue ou visible.

S’améliorer n’est pas interdit pour savoir-être, savoir-faire et non paraître !Apprendre sur une autocritique n’est pas exclu même avec ses ardeurs du tout communiquer !

Je dirai que nous ne sommes pas obligés :

  1. D’appauvrir son langage corporel;

  2. D’appauvrir son langage culturel, écrit ou verbal;

  3. D’appauvrir le langage visuel eu travers des réseaux si chers à certains.

Les acculturations par l’image, les manquements profonds de nos pseudo-experts de la communication sont étrangement un danger pour nos générations futures et pour notre visibilité à toutes échelles.

Il y a le verbal et le non verbal.

Tout est communication ressentie et absorbée par nos sens de la lecture et du visuel.

Le vouloir «exister» est aussi un mal qui nous inflige une exagération dans notre souhait à tout prix de se rendre visible. (Je ne fais nullement de démagogie à cet instant où je me manifeste en communiquant)

Les réseaux professionnels, la presse, les sites d’info, les réseaux empruntés pour mieux communiquer doivent être des canaux d’informations réfléchis presque aussi soignés qu’un premier rendez-vous. (Bien plus qu’un dépotoir des expositions personnelles du quotidien)

Aussi la visibilité absolue est souvent gage d’un message au rabais (si vous me permettez !)

Malheureusement, plus la dimension de l’information est appauvrie plus vous avez une chance de vous positionner dans un révérenciel majoritairement soumis aux tractations de la «médiocrité» et qui laissent très peu de doute dans l’exercice dans un semblant débat.

Les lecteurs, les pratiquants du visuel sont abreuvés d’un langage sourd et muet qui les rend encore plus fragiles car leurs revendications deviennent sourdes et également inaudibles.

Respectons « L’art de la communication » sur toutes ses formes, en nous améliorant, en nous obligeant à lire, à diffuser et à filtrer l’information et les instructions, en lui rendant ses apparats de noblesses qui nous feront le plus grand bien tant pour nos messages verbaux que visuels.

K. Kaddouri

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