Patrimoine culturel: Le Caftan Marocain élevé au rang de trésor universel par l’UNESCO... [Décryptage] By- Gherrabi Mohammed
- gherrrabi
- 17 déc. 2025
- 7 min de lecture

ette inscription représente bien plus qu’une distinction symbolique : elle consacre des siècles de savoir-faire, d’évolution stylistique et d’innovation artisanale

Le Caftan marocain a officiellement rejoint, ce mercredi 10 décembre, à New Delhi, la liste du Patrimoine culturel immatériel de l’Humanité.
Après le Melhoune, le Maroc obtient gain de cause auprès de l’instance onusienne, consacrant le caftan comme patrimoine mondial. En dépit de ses échecs, Alger multiplie les tentatives d’appropriation, alimentant une guerre culturelle qui dissimule mal une quête identitaire bien plus profonde.
Le Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, réuni en sa 20ème session à New Delhi, a adopté aujourd’hui la décision d’inscrire le “Caftan Marocain : arts, traditions et savoir-faire” sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.
Un caftan vaut mille discours diplomatiques. Le Maroc vient de le prouver ce mercredi 10 décembre 2025 à New Delhi en Inde. Le caftan marocain a été inscrit sur la liste du Patrimoine culturel immatériel de l’Humanité, lors de la vingtième session du Comité intergouvernemental de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). Déposé une première fois en 2023 puis relancé en mars 2025, le dossier d’inscription a été validé par l’instance onusienne. En apparence culturelle, cette décision est en réalité un acte profondément politique, qui rebat les cartes d’une bataille feutrée entre le Maroc et l’Algérie autour de la mémoire, de l’identité et de l’influence culturelle et diplomatique dans l’espace maghrébin et au-delà.

Cette reconnaissance internationale majeure traduit l’estime de la communauté internationale pour la vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, en faveur de la préservation du patrimoine culturel, de la mise en valeur des expressions artistiques authentiques et de la sauvegarde des savoir-faire traditionnels en tant que leviers essentiels du développement durable et de la cohésion sociale.
L’inscription consacre, ainsi, la richesse séculaire du caftan marocain, témoin vivant de l’histoire du Royaume, de son identité plurielle et de son génie créatif. Porté et préservé à travers les générations, le caftan constitue un symbole d’élégance, de raffinement et de transmission des savoir-faire artisanaux uniques à travers les régions du Maroc.
Cette reconnaissance reflète également le rôle actif et constructif du Royaume du Maroc au sein de l’UNESCO, ainsi que son engagement constant pour la protection et la promotion du patrimoine culturel immatériel, dans toute sa diversité et sa profondeur historique.
À travers cette décision, le Comité du patrimoine immatériel salue la contribution du Maroc à la préservation d’un patrimoine vivant où se conjuguent créativité, identité et transmission intergénérationnelle, et qui continue d’enrichir le dialogue interculturel et la compréhension mutuelle entre les peuples.
Le Royaume du Maroc poursuivra, dans le cadre de cette reconnaissance, ses efforts en faveur de la sauvegarde, de la valorisation et de la transmission des savoir-faire liés au caftan marocain, et réaffirme son attachement aux valeurs universelle, de diversité culturelle et de respect mutuel et qui sont au cœur du mandat de l’UNESCO.
La déclaration intégrale de Son Excellence M. Samir Addahre, Ambassadeur et Délégué permanent du Maroc à l'UNESCO
La décision a été annoncée lors de la vingtième session du Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine immatériel de l’UNESCO, consacrant ainsi l’une des expressions les plus emblématiques de la créativité marocaine.
Cette inscription représente bien plus qu’une distinction symbolique : elle consacre des siècles de savoir-faire, d’évolution stylistique et d’innovation artisanale. Elle reflète également la place essentielle qu’occupe le caftan dans l’imaginaire collectif du Royaume et dans son identité culturelle.

Un savoir-faire transmis de génération en génération
Vêtement emblématique, le caftan marocain est le produit d’une longue lignée d’artisans – maîtres brodeurs, tisserands, stylistes et créateurs – qui ont su préserver des techniques ancestrales tout en les adaptant aux exigences contemporaines. Des fils d’or du tarz aux étoffes nobles façonnées à la main, chaque pièce porte l’empreinte d’un artisanat méticuleux et d’un héritage perfectionné au fil des siècles.
Cette reconnaissance vient saluer les efforts constants déployés par le Maroc, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, pour préserver, valoriser et transmettre son patrimoine matériel et immatériel. Elle témoigne également d’une volonté nationale d’ancrer la culture comme un levier stratégique de rayonnement et de développement.
Une expression vivante de l’identité marocaine
Au-delà de sa dimension artistique, le caftan est un véritable marqueur social. Il accompagne la vie quotidienne comme les moments solennels : mariages, fêtes religieuses, cérémonies officielles, ou encore événements contemporains qui réinventent sa silhouette.
Il exprime une identité plurielle, enrichie par les influences arabes, amazighes, andalouses, juives et africaines qui composent l’histoire du Maroc.
Chaque région imprime sa signature :
Fès et son raffinement légendaire,
Meknès et ses broderies délicates,
Tétouan et son héritage andalou,
Marrakech et sa créativité foisonnante.
En cela, le caftan n’est pas seulement un vêtement : c’est un langage esthétique commun, un symbole de cohésion, de diversité et de continuité.
Un patrimoine vivant et un “fait social total”
Parce qu’il mobilise toute une chaîne humaine – de la création à l’usage –, le caftan est considéré comme un “fait social total”. Il associe les familles, les artisans, les créateurs, les commerçants et les communautés qui l’habitent et le font vivre.
Évolution du goût, affirmation de soi, transmission familiale, pratiques culturelles partagées : le caftan reflète l’âme d’un pays qui puise dans son histoire pour nourrir son avenir.
L’inscription du caftan marocain au patrimoine immatériel de l’UNESCO vient couronner cette dimension collective et vivante. Elle offre au Maroc une nouvelle occasion de renforcer la protection de ce savoir-faire unique, de le promouvoir sur la scène internationale et de soutenir les artisans qui en sont les dépositaires.

Appropriation culturelle: Malheureusement, ce n’est pas un cas isolé d’appropriation culturelle.

Mais ce n’est qu’un épisode d’une longue série d’appropriations culturelles qui a touché également des artisans marocains qui se sont retrouvés dans des chaînes algériennes, sans leur consentement. C’est le cas notamment du Maalem du Zelij marocain, Driss Sakhi, originaire de Fès, qui a vu son reportage avec une chaîne marocaine, être repris par les médias algériens.
Ibn Khaldoun, Tarik Ibn Ziyad, Le Zelij, Caftan, Amlou, Andalousi, Malhoun… La guerre diplomatique semble être passée à un conflit culturel contre le Maroc, qui vise à s’accaparer toute la beauté de la culture marocaine.
Quand une chaîne de la junte décrète qu’un artisan marocain est... algérien

Driss Sakhi, un des plus anciens artisans de la médina de Fès s’est soudainement vu octroyer la nationalité algérienne par une chaîne de télévision algérienne. Un incident qui aurait pu être qualifié de drôle, mais ce n’est qu’un épisode d’une longue série d’appropriation culturelle qui touche désormais jusqu’aux artisans.
Un nouvel épisode de la longue série d’appropriation culturelle. Après s’être appropriée le zellige, le caftan, le Hayek … une chaîne algérienne, a cette fois-ci décidé d’octroyer la nationalité algérienne à un artisan marocain. En plus de plagier le reportage vidéo d’un site marocain, Beur Tv, une chaîne de télévision algérienne privée, est même allée jusqu’à dire que l’artisan interviewé était de nationalité algérienne.
L’histoire commence lorsque Driss Sakhi, l’un des plus anciens et célèbres artisans de la médina de Fès, a été approché par plusieurs personnes de son entourage lui demandant s’il était Algérien. Une question qui a surpris ce maâlem marocain originaire de Fès, où il a passé toute sa vie à maîtriser et perfectionner la gravure sur métaux, un savoir-faire ancestral qui fait partie du patrimoine immatériel du Maroc.
«J’ai été aussi surpris que les personnes qui m’ont appelé par téléphone ou approché dans la rue pour me demander si je suis devenu algérien», confie cet artisan à Le360, faisant part de la confusion que lui-même et sa famille ont vécu. Cette confusion a ainsi poussé son fils à chercher l’origine de cette rumeur.
«Mon fils est venu me demander si j’étais passé dans une interview avec une chaîne algérienne, ce que j’ai complètement nié», raconte-t-il, soulignant que «ce n’est que par la suite que nous avons découvert que la vidéo reprise par la chaîne algérienne était un extrait d’une interview que j’ai réalisée avec site d’information marocain».
Les antécédents des médias algériens, engagés dans une guerre idéologique irraisonnable contre le Maroc laissent penser qu’il s’agit bel et bien d’une nouvelle tentative de vol du patrimoine du Royaume. Comme le dénonce Driss Sakhi, «c’est complètement de la folie».
«Je suis un citoyen marocain et un artisan marocain qui exerce depuis plus de 60 ans un métier artisanal marocain fassi», clame cet artisan, affirmant qu’ «il est insensé que quiconque d’approprie ce qui ne lui appartient pas».
Cet interlocuteur dénonce par ailleurs la campagne lancée par les dirigeants algériens, afin de rendre algérien tout ce qui est marocain. «Le métier que j’exerce, ainsi que les autres métiers artisanaux comme la fabrication du zellige, par exemple, font partie de la culture marocaine et sont des arts ancrés dans la tradition marocaines», clame Driss Sakhi. «C’est une vérité connue de tout le monde, aussi bien au Maroc qu’à l’étranger», insiste-t-il.
Une chaîne algérienne s'approprie une soirée marocaine

Une chaîne de télévision en algérie vivement critiquée sur les médias sociaux après avoir diffusé une soirée de musique andalouse qui s’est déroulée au Maroc en 2019, en la présentant à tort comme faisant partie du patrimoine culturel algérien.

Cette appropriation culturelle a suscité une vague de moquerie et d’indignation en ligne. L’événement musical en question, intitulé « Musique andalouse, patrimoine algérien », a été attribué à tort à l’Algérie alors qu’il s’est déroulé dans un théâtre marocain.
L’orchestre responsable de la performance était l’Orchestre marocain de Fès, et tous les artistes présents étaient vêtus de tenues traditionnelles marocaines, notamment des caftans et des djellabas.
Ce qui restera pour l'algérie....!!!
Les Albanais et les Turques dénoncent les manœuvres de l’algérie... L’algérie veut s’approprier le Karakou
Le karakou est un gilet de cérémonie traditionnel, souvent associé aux femmes algéroises (Algérie) et originaire d'une évolution du caftan ottoman. Bien que lié à la culture turque par ses origines (l'Empire ottoman), les « albanais turques » renvoient à l'héritage ottoman partagé par de nombreux peuples des Balkans, y compris l'Albanie, qui a ses propres costumes traditionnels comme la xhubleta.
La toile s'enflamme pour La Karakou Turque et Albanais...
Le karakou, un vêtement d'origine ottomane, Mais s’approprier un vêtement aussi richement chargé d’histoire et de culture, semble être un nouveau faux pas pour les Kouloughlis (Les Kouloughlis un groupe social de la régence d'Alger. Il s'agit de personnes issues d'unions entre des Ottomans, souvent des janissaires, et des femmes algériennes). La toile s'enflamme et pas seulement de la part des Turques.
Les algériens ont été moquées sur les réseaux sociaux à cause du Karakou

Une algérienne prise en flagrant délit




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