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Khénifra - "Une rixe a oppos" : Bagarre entre élus un véritable fléau qui gangrène Collectivités Territoriales

De nombreux observateurs commencent à exprimer leur mécontentement

Les altercations entre élus deviennent un problème croissant dans nos communes. Il est rare qu'une session ou réunion se déroule sans qu'une dispute éclate, sans que nous entendions parler de bagarres ou de violences verbales entre élus. Ce phénomène a commencé à se répandre dans certaines communes de la province de Khénifra.

Khénifra, Perle du Moyen Atlas, est une ville qui allie tranquillité, sportivité, festivité et intellectualité

Khénifra, située dans le Moyen Atlas central du Maroc, est renommée pour son patrimoine ancien et sa riche histoire. Surnommée la « Ville rouge » en raison de la teinte rougeâtre de ses bâtiments, elle est le cœur d'une culture amazighe dynamique. Entourée de montagnes et de lacs, la ville bénéficie d'un cadre naturel exceptionnel. Khénifra est aussi un carrefour historique, ayant été la capitale des Zayanes et le théâtre de batailles mémorables. Son patrimoine architectural, notamment la kasbah de Mouha, ainsi que ses traditions culturelles, font de Khénifra une destination incontournable pour les passionnés de tourisme écologique et d'histoire.

Intellectualité

Cette ville est un centre culturel riche et une source d'inspiration pour des personnalités influentes au Maroc. Khénifra est renommée pour être le lieu de naissance de Dr Fadma Abi, la première femme chirurgienne du pays, reconnue pour sa générosité, son humanisme et son dévouement. La défunte a dédié sa carrière à la médecine, en particulier au CHU de Casablanca.

Présentation de Pr. Fadma ABI :
  1. Pr. Fadma ABI détient un Certificat d’Etudes Supérieures d’Anatomie Générale et Organogénèse (Montpellier, juillet 1981)

  2. Elle a un Certificat d’Université de Chirurgie Générale (Montpellier, décembre 1981)

  3. Elle est la Première Femme Marocaine Chirurgienne : Présentation au Ministère de la Santé de la Première Femme Marocaine Chirurgienne: Cérémonie Officielle au Ministère de la Santé (Ministre de la Santé Publique Dr. Rahhal RAHHALI) (1982).

  4. Elle a un Certificat d’Université: Etudes en Echographie: (Paris, juin 1989).

  5. Elle est Professeur d’Université (Faculté de Médecine et de Pharmacie de Casablanca) depuis 1992.

  6. Elle est Présidente du 22ème Congrès Maghrébin de la Société Marocaine de Chirurgie (2018), Présidente de la Mediterranean and Middle Eastern Endoscopic Surgery Association (MMESA) 2019, et Présidente du 19ème Congrès de la MMESA et du 3ème Congrès Franco-Maghrébin de cancérologie digestive.

Les Communes Marocaines ont un rôle crucial dans le quotidien des citoyens. Elles doivent donc posséder une vaste gamme de compétences pour satisfaire les besoins locaux.

Khénifra - "Une rixe a oppos" ... Bagarre entre élus un véritable fléau qui gangrène les collectivités territoriales… 
Durant cette session, des membres se sont lancés des accusations avant qu'un désaccord impliquant l'un des conseillers ne se transforme en altercation.

La session extraordinaire du conseil de la commune de Khénifra, qui s'est déroulée ce jeudi matin 2 avril 2026, s'est transformée, en chaos et en altercations. Une "rixe a opposé" des jets de bouteilles et des insultes entre certains membres du conseil municipal, en raison de désaccords sur les points à l'ordre du jour.

Sage décision - La presse locale a opté pour ne pas diffuser ces séquences jugées trop violentes et peuvent nuire à Khénifra et ternir son image...

Les autorités compétentes de la province devraient initier une enquête administrative sur l'incident, ce qui pourrait inclure le déclenchement de la procédure d'enquête prévue par la loi organique 113.14.

Solliciter des explications écrites des membres concernés, avec la possibilité de transmettre l'affaire au ministère de l'Intérieur ou à la juridiction administrative pour adopter les mesures légales requises.

Des scènes que nous ne souhaitons pas voir se reproduire

Lorsque les réunions des conseils municipaux deviennent une arène où les conseillers s'accusent gravement, avec le risque élevé de passer aux mains une fois que les insultes sont épuisées…

Exemples: Bagarre entre élus dans la commune de Bouznika et M’diq

La réforme constitutionnelle de 2011 a permis au Maroc de considérer le développement territorial comme un choix stratégique pour consolider la démocratie et la participation citoyenne. Cela implique de renforcer le rôle des collectivités territoriales pour qu'elles puissent pleinement assumer leur mission en tant qu'acteurs et partenaires essentiels du développement et de la mise en œuvre des politiques publiques.

Le processus de décentralisation au Maroc a franchi ces dernières années une nouvelle étape grâce aux différentes réformes engagées visant à faire du territoire l’acteur majeur de conception et de mise en œuvre des politiques de développement socio-économique du pays.

Les nouveaux modes de gouvernance locale exigent une mise à niveau des systèmes de gestion des communes basée, notamment, sur la planification stratégique participative, la gestion axée sur les résultats, l’évaluation et la reddition des comptes.

 Dans ce contexte, l’investissement dans le capital humain, à travers le renforcement des capacités, devient une exigence incontournable. Les élus communaux, plus proches des citoyens, doivent pouvoir bénéficier des formations nécessaires, susceptibles de les mettre en situation de relever les défis de la représentation et de s’acquitter au mieux de leurs missions.
Loi organique 113-14 relative aux communes.

La présente loi organique, conformément aux dispositions de l’article 146 de la constitution, fixe les conditions de gestion démocratique par la commune de ses affaires; les conditions d’exécution par le président du conseil de la commune des délibérations et des décisions dudit conseil; les conditions d’exercice par les citoyennes et les citoyens et les associations du droit de pétition; les compétences propres de la commune, ses compétences partagées avec l’Etat et celles qui lui sont transférées par ce dernier; le régime financier de la commune et l’origine de ses ressources financières; les conditions et les modalités de constitution par les , communes des groupements de collectivités territoriales; les formes et les modalités de développement de la coopération intercommunale et les mécanismes destinés à assurer l’adaptation de l’organisation territoriale dans ce sens; les règles de gouvernance relatives au bon fonctionnement de la libre administration des affaires de la commune, au contrôle de la gestion des programmes, à l’évaluation des actions et à la reddition des comptes.⇒ Loi organique 113-14 relative aux communes.

Il s’avère nécessaire de Renforcer les capacités au niveau local en matière de cette loi organique ( 113-14 relative aux communes), afin d’éviter tout chevauchement entre les fonctions

À titre d’exemple, pour mieux comprendre le problème:

Loi organique 113-14 relative aux communes, un texte normatif  claire, cependant les interprétation (imprécisions, les nuances…) des rôles et des attributions persistent, ce qui laisse le champs aux chevauchements et aux interférences des pouvoirs des responsabilités et des compétences … Ces chevauchements aboutissent à un conflit d’intérêts et créent un obstacle pour les défis et les opportunités de développement durable…

Exemple: Statut de l’élu, ce que dit la Loi organique 113-14Article 64

Si un membre du conseil de la commune, autre que son président, commet des actes contraires aux lois et règlements en vigueur portant atteinte à l’éthique du service public et aux intérêts de la commune, le gouverneur de la préfecture ou de la province ou son intérimaire adresse un écrit au membre concerné, à travers le président du conseil, en vue de fournir des explications écrites sur les actes qui lui sont reprochés dans un délai maximum de dix (10) jours à compter de la date de réception.

Si le président du conseil commet des actes contraires aux lois et règlements en vigueur, le gouverneur de la préfecture ou de la province ou son intérimaire lui adresse un écrit pour fournir des explications écrites sur les actes qui lui sont reprochés dans un délai de (10) jours maximum à compter de la date de réception.

Le gouverneur ou son intérimaire peut après réception des explications écrites mentionnées aux premier et deuxième alinéas ci-dessus, selon le cas, ou à défaut d’explications dans le délai fixé, saisir le tribunal administratif pour demander la révocation du membre concerné du conseil de la commune ou la révocation du président ou de ses vice-présidents du bureau ou du conseil de la commune.

Le tribunal statue sur la demande dans un délai ne dépassant pas un mois à compter de la date de sa saisine.

En cas d’urgence, la juridiction des référés près le tribunal administratif peut être saisie de la demande. Elle statue sur ladite demande dans un délai de 48 heures à compter de la date de sa saisine.

La saisine du tribunal administratif emporte la suspension du concerné de l’exercice de ses fonctions, jusqu’à ce que le tribunal statue sur la demande de révocation.

La saisine du tribunal administratif ne fait pas obstacle aux poursuites judiciaires, le cas échéant.

Article 66

Il est interdit à tout membre du conseil de la commune, en dehors du président et des vice-présidents, d’exercer en dehors de leur rôle délibérant au sein du conseil ou des commissions qui en dépendent, les fonctions administratives de la commune, de signer des actes administratifs, de gérer ou de s’immiscer dans la gestion des services de la commune.

Sont appliquées à ces faits les dispositions de l’article 64 ci-dessus

 Nous reviendrons sur ce sujet dans un prochain article.

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