Ce que Ségolène Royal ignore: En algérie, pour «Intelligence avec un Etat étranger» on retire la nationalité algérienne...
- gherrrabi
- 31 janv.
- 9 min de lecture

Après avoir décidé de légiférer pour « criminaliser la colonisation française », l’Assemblée populaire nationale a adopté, mercredi 24 décembre, une proposition de loi visant à déchoir de sa nationalité tout citoyen accusé d’atteintes graves aux intérêts de l’Etat algérien.La proposition d’amendement du code de la nationalité du 15 décembre 1970, initiée par le député du Rassemblement national démocratique Hichem Sfar, du Rassemblement national démocratique [RND] – un parti proche de la présidence –, a finalement été approuvée, malgré la polémique et les spéculations suscitées sur les réseaux sociaux. Plus de 20 ans après la dernière révision du code de la nationalité, ce nouvel amendement a reçu l’aval du gouvernement et a été présenté devant la commission des affaires juridiques, administratives et des libertés de l’Assemblée populaire nationale (APN), et ce, en présence du ministre de la Justice, Lotfi Boudjemaâ.
Intervenant à cet effet, le garde des Sceaux a insisté sur «le caractère strictement exceptionnel» des dispositions prévues dans cette proposition de loi. Il a rappelé que conformément aux procédures constitutionnelles, toute proposition parlementaire est transmise au gouvernement pour observation, et que l’Exécutif a examiné le texte et a élaboré des remarques.
Sur le plan constitutionnel, le ministre a souligné que la Loi fondamentale, notamment à travers ses dispositions relatives à la nationalité, autorise l’examen des questions liées à son acquisition, à sa perte ou à sa déchéance. Toutefois, a-t-il insisté, le recours à de telles mesures ne peut en aucun cas revêtir «un caractère ordinaire», mais demeure «encadré par une logique d’exception».
Qui est visé par la déchéance?
Le ministre a affirmé que la déchéance de la nationalité ne saurait être envisagée que dans des cas d’une gravité extrême, notamment lorsqu’il est établi, de manière certaine et sans équivoque, que les actes reprochés portent «atteinte aux intérêts supérieurs de l’Etat», relèvent «de la haute trahison» ou impliquent «une collusion avec une puissance étrangère, affectant l’unité nationale et les fondements historiques et sociaux de la nation».La proposition d’amendement du code de la nationalité du 15 décembre 1970, initiée par le député du Rassemblement national démocratique Hichem Sfar, a finalement été approuvée, malgré la polémique et les spéculations suscitées sur les réseaux sociaux. Plus de 20 ans après la dernière révision du code de la nationalité, ce nouvel amendement a reçu l’aval du gouvernement et a été présenté hier devant la commission des affaires juridiques, administratives et des libertés de l’Assemblée populaire nationale (APN), et ce, en présence du ministre de la Justice, Lotfi Boudjemaâ.
Les propos de Ségolène Royal en Algérie «s'apparentent à une forme de trahison d'État», estime Charles Rodwell
Le député Ensemble pour la République Charles Rodwell était l'invité de La Grande interview Europe 1-CNews ce vendredi. Au micro de Romain Desarbres, il estime que les propos de Ségolène Royal en Algérie "s'apparente à une forme de trahison d'État".
Sa visite ne passe pas inaperçue. Cette semaine, l'ancienne candidate à l'élection présidentielle de 2007 Ségolène Royal s'est rendue en Algérie. A la tête de l'Association France-Algérie, l'ancienne ministre a rencontré notamment le président algérien, Abdelmadjid Tebboune.
Au cours d'une conférence de presse, cette dernière a appelé au "respect" envers le président Tebboune, estimant également que la France devrait restituer des biens culturels transportés vers l'Hexagone pendant la période de la colonisation. Invité ce vendredi matin, le député Ensemble pour la République (EPR) des Yvelines Charles Rodwell estime que les propos de Ségolène Royal s'apparentent "à une forme de trahison d'État".
"Un scandale politique"
"Lorsqu'elle qualifie la France d'algérophobie sur le territoire algérien, cela s'apparente à une forme de trahison d'État", estime-t-il face à Romain Desarbres.
"Je pense que ce mot n'est pas de trop puisqu'on est dans une situation, comme vous le savez, très complexe vis-à-vis du régime algérien qui, pendant des mois, a gardé Boualem Sansal enfermé, qui a toujours Christophe Glaise enfermé. Et donc, le fait qu'une ancienne candidate à la présidentielle, qui a été ministre d'État de la République française, se rende en Algérie pour tenir de tels propos, pour moi, ça parente à vraiment un scandale politique", conclut-il.
«Nous attendons avec impatience notre destitution de la nationalité algérienne...» Les Kabyles
Le président algérien Abdelmadjid Tebboune et ses mentors semblent aujourd’hui rétropédaler sur le projet de loi relatif à la destitution de la nationalité algérienne. Un sujet désormais soigneusement enterré par la presse du régime d’Alger et ses relais.
Pourtant, en décembre dernier, Tebboune avait annoncé publiquement qu’une loi serait votée pour retirer la nationalité algérienne à toute personne portant atteinte à ce qu’il appelle «l’unité nationale».
Une loi liberticide, en contradiction flagrante avec les droits fondamentaux des citoyens, mais qui, paradoxalement, arrange largement les indépendantistes kabyles.
À la surprise générale, ces derniers ont salué l’initiative du chef de l’État algérien. Car en réalité, cette loi vise essentiellement les militants kabyles engagés pour l’autodétermination de la Kabylie.
«Nous attendons avec impatience notre destitution de cette nationalité algérienne qui nous a été imposée depuis 1962. Tebboune croit nous réprimer, mais sans le vouloir, il rend un service inestimable à notre cause. C’est exactement ce que nous revendiquons: ne plus être considérés comme Algériens, car nous ne le sommes pas. Nous sommes Kabyles», nous confie un avocat kabyle, sympathisant de l’URK.Notre interlocuteur regrette d’ailleurs que le régime algérien semble hésiter à appliquer cette loi, probablement conscient qu’elle favoriserait objectivement le mouvement indépendantiste kabyle.
Selon lui, la destitution de la nationalité algérienne d’un nombre significatif de Kabyles ouvrirait la voie à une reconnaissance de facto de la citoyenneté kabyle, et, à terme, à celle d’un passeport kabyle par la communauté internationale.
« En retirant la nationalité algérienne aux Kabyles, le régime d’Alger acterait lui-même l’existence d’un peuple distinct, porteur de droits politiques propres », ajoute-t-il.
Il va jusqu’à espérer que cette loi soit appliquée dans les plus brefs délais. Une position largement partagée dans les milieux indépendantistes kabyles.
Certains militants proposent même que les citoyens kabyles renoncent volontairement à la nationalité algérienne, une idée qui commence à faire son chemin au sein de la mouvance souverainiste en Kabylie.
Ce que Tebboune envisageait comme une arme de répression pourrait bien se transformer en acte fondateur de la citoyenneté kabyle.
Kabylie - Régence d'alger: "Qui sème la division récolte l'addition"

Ferhat Mehenni, Président du Gouvernement provisoire kabyle en France et chef du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK), avait annoncé une étape décisive : la proclamation officielle de l’indépendance de la Kabylie.
Cette quête d’indépendance, menée sur un mode pacifique, a trouvé un écho au-delà des frontières algériennes.
Des groupes parlementaires et associations basés aux Etats-Unis, au Canada, au Royaume-Uni, en France, en Israël ou encore en Afrique, ont exprimé leur solidarité avec le MAK, et plus largement avec les revendications identitaires portées par le Hirak.
Face à cette montée en puissance, Alger multiplie les tentatives de contact avec la direction du MAK, déployant des émissaires militaires et civils dans un contexte de grande nervosité institutionnelle. Cette fébrilité s’explique par un dilemme doctrinal majeur: la reconnaissance internationale du plan d’autonomie marocain pour le Sahara occidental a créé un précédent géopolitique susceptible de s’appliquer au cas kabyle, plaçant le pouvoir algérien dans une contradiction stratégique intenable.
Des tentative d’approche de Ferhat Mehenni initiée par le chef d’état-major de l’armée algérien le général Saïd Chengriha.
Implication majeure: la question kabyle n’est plus une affaire de politique intérieure algérienne. Elle est devenue une équation géopolitique régionale, dont les ramifications touchent à la stabilité du Maghreb, aux équilibres diplomatiques atlantiques et aux recompositions post-révolutionnaires du monde arabe.
Au-delà des spéculations relayées par certains médias, il convient de rappeler que Ferhat Mehenni est engagé depuis des décennies dans la défense de la cause kabyle, au prix d’innombrables sacrifices personnels, politiques et familiaux.
Tout au long de son parcours, il a plusieurs fois été approché par le régime algérien pour des postes de responsabilité ou d’intégration dans l’appareil d’État, des propositions qu’il a systématiquement refusées, privilégiant la fidélité à ses principes, à ses convictions et à son peuple.
Déclaration du président Ferhat Mehenni
Nous avons été approchés par des émissaires envoyés, par le président algérien Abdelmadjid Tebboune en personne, dans le but de nous dissuader de proclamer l’indépendance de la Kabylie;
Nous avons un projet de liberté, et n'avons jamais commis le moindre acte de violence;
Nous sommes des gens de dialogue mais il y a des principes sur lesquels nous sommes intransigeants.
“Qui sème la division récolte l’isolement”
Des personnalités issues de la régence d'Alger approchent actuellement cherchent à établir un contact avec Ferhat Mehenni, figure du mouvement et exilé en France, afin de l’inciter à revenir en Algérie et à se présenter à la prochaine élection présidentielle. Le pouvoir lui proposerait, dans ce scénario, de reconnaître le MAK comme formation politique légale.
L’objectif de cette démarche serait de contenir l’annonce prévue de la proclamation d’indépendance le 14 décembre par le président du MAK, une initiative qui inquiète Alger en raison de son potentiel de mobilisation en Kabylie. Parmi ces personnalités figure, l'ancien ministre algérien Noureddine Boukrouh
Lettre ouverte à MR L'INTELLECTUEL NOUREDDINE BOUKROUH,
Permettez-moi de vous contredire avec tout le respect que je vous dois. Dire « jamais » est une affirmation lourde de sens, et vous tombez dans l’exagération. Beaucoup de vos semblables affirmaient également que Boualem Sansal ne sortirait jamais de prison, et pourtant…
Votre président lui-même a osé qualifier BOUALEM SANSAL de « fils de père inconnu » un discours indigne et honteux.
Vous n’êtes vraiment pas bien placé pour donner des leçons aux Kabyles. D’ailleurs, quand on regarde ceux qui applaudissent votre lettre ouverte à Ferhat Mehenni, ils viennent pour la plupart d’Alger ou de régions bien éloignées de la Kabylie… sans oublier, bien sûr, les «mouches électroniques» habituelles.
Je tiens à préciser que je n’ai jamais été membre du MAK. Mais sincèrement, ce que vous avez fait de cette Algérie ne me rend pas fier. Pas du tout.
Des questions légitimes se posent :Comment un État peut-il mobiliser des milliards de dollars pour défendre la cause du Sahara Arabe occidental, au nom du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, tout en refusant ce même droit au peuple kabyle, qui souffre dans le silence depuis l’indépendance ?
Si vous êtes réellement convaincus que la majorité des Kabyles ne partagent pas cette idée, alors pourquoi ne pas leur laisser l’opportunité de s’exprimer librement à travers un référendum? La démocratie, c’est aussi cela: accepter le verdict du peuple, même s’il dérange.
Régence d'alger: Dos au mur... la junte militaire algérienne propose et Ferhat Mehenni dispose

Ferhat Mehenni : « La Kabylie sera indépendante en 2025 »
Ferhat Mehenni Réagit..
Ferhat Mehenni : «La Kabylie sera indépendante en 2025»
Les indépendantistes du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK), ont marché main dans la main à Paris ce dimanche 14 janvier. Cette marche internationale a réuni plusieurs milliers de personnes.
Les manifestants ont scandé des slogans en faveur de l’indépendance de la Kabylie, pays du nord de l’Afrique qui revendique son indépendance. Il ont également dénoncé la répression dont ils font l’objet par le gouvernements algérien.
En marchant dans le froid, Ferhat Mehenni a été plongé dans ses souvenirs. Il a repensé à son arrestation le 2 janvier 1986, et aux cinq jours qu’il avait passés dans les prisons algériennes, son transfert à la prison de Tazoult-Lambese et ce que subissent aujourd’hui à leur tour injustement les prisonniers kabyles.
Dans son allocution le Président du MAK a annoncé la proclamation d’une République Fédérale de la Kabylie, d’un Etat kabyle le 14 juin 2025 si d’ici là l’algérie n’entame pas des négociations sur des modalités par voie référendaire sur le droit à l’autodétermination du pays kabyle.
Dans sa déclaration passionnée Ferhat Mehnni a déclaré "Vous êtes tous des héros. Le fait de braver le froid alors que Paris connaît des températures négatives est remarquable. Pourtant, tout le monde est venu pour marcher, défier aussi bien la nature que les hommes, surtout les dictateurs qui sont en algérie et qui, ne l’oublions pas, font le malheur de la démocratie en Afrique, chez nous le malheur des peuples d’algérie comme le peuple kabyle. Je salue aussi parmi nous la présence des Chaouis, des Mozabites... C’est maintenant que l’Histoire doit être rectifiée. Je voudrais parler de l’algérie, qui est devenue le plus grand pays d’Afrique après que le Soudan ne soit divisé en deux. C’est une menace permanente sur la sécurité internationale, sur le développement de la démocratie à travers toute l’Afrique. Il est important que cette dictature soit démantelée pour que les peuples d’algérie et le peuple kabyle puissent accéder à leur souveraineté et participer à la construction de la paix, de la liberté et de la démocratie à travers le monde.
L’algérie est un danger, c’est un danger pour la France. Le Président algérien vient de menacer la France en disant qu’il va activer la jeunesse immigrée d’origine algérienne pour déstabiliser la France. J’appelle la jeunesse kabyle issue de l’immigration à rester kabyle et non pas algérienne. La France est notre deuxième patrie, nous l’aimons et nous la chérissons, et nous voudrions construire avec la France une Kabylie indépendante, une Kabylie de la démocratie et des droits de l’Homme.(…) »
Le message est clair : l’histoire doit être rectifiée, les droits doivent être protégés, et la démocratie doit prévaloir. Tous les prisonniers Kabyles doivent être libérés,..."
Ferhat Mehenni Réagit..
La Kabylie et les effets d'annonces. l'Arlésienne d'une autonomie régionale refait surface. Un clan militaire serait enfin prêt à proposer ce statut à la Kabylie. D'abord, ce n'est là qu'une manœuvre dilatoire visant à désarçonner le MAK dont la revendication d'un référendum d'autodétermination est plébiscitée par le peuple kabyle. C'est pour combattre l'idée de ce référendum que le MAK est classé depuis le 18/05/2021 par ces mêmes généraux comme organisation terroriste alors qu'il n'a jamais commis le moindre acte de violence.
Le bilan de cette opération antikabyle est marqué par:
1) 13 000 arrestations de nos partisans et sympathisants.
2) Les incendies du 09/08/2021 ayant fait plus de 500 morts.
3) La torture pour arracher des aveux forcés.
4) Les 8 000 condamnations arbitraires dont 43 à la peine capitale.
Tous ces crimes contre l'humanité ne semblent pas avoir produit l'effet escompté par les initiateurs de cette ligne dure. Cette proposition, si elle en est une, est un aveu d'échec de toute cette politique de féroce répression déclenchée depuis juin 2021. Elle est irréaliste dans la mesure où elle n'est l'initiative que d'un clan qui, jusqu'ici ne mène pas large au sommet de la hiérarchie. Elle serait juste une proposition électorale pour faire voter le peuple Kabylie aux prochaines présidentielles alors qu'il est déterminée à opposer à la politique de Zéro Kabyle le zéro votant en boycottant totalement le scrutin. Toutefois, le MAK reste à l'écoute de ses partisans et d'éventuelles propositions qui lui seraient faites.


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Le ministre a précisé que la déchéance de la nationalité ne pourrait être envisagée que dans des cas d’une gravité extrême, notamment lorsqu’il est établi de manière certaine et sans équivoque que les actes reprochés portent atteinte aux intérêts supérieurs de l’État, relèvent de la haute trahison ou impliquent une collusion avec une puissance étrangère, compromettant l’unité nationale et les fondements historiques et sociaux de la nation.