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George Floyd - Abderrahim Fakir, quand l'Histoire se répète... «À l’aide - Aiuto ». [Exclusif]? By- Mohammed Gherrabi

George Floyd, de son nom complet George Perry Floyd Jr., né le 14 octobre 1973 à Fayetteville dans l'État de Caroline du Nord, est un Afro-Américain, tué par un policier lors de son arrestation le 25 mai 2020 à Minneapolis, dans l'État du Minnesota, pendant laquelle ce policier, Derek Chauvin, le maintient menotté et en plaquage ventral avec son genou sur sa nuque durant plus de huit minutes, l’empêchant ainsi de respirer. Les images de son arrestation et la nouvelle de sa mort mènent à une vague de protestations aux États-Unis et dans d'autres pays du monde.

Abderrahim Fakir, âgé de 43 ans et d'origine marocaine, vivait en Italie depuis l'âge de 7 ans. Résidant avec son frère, il a perdu la vie lors de son arrestation en fin de matinée au Pilastro à Bologne, entre la Via Panzini et la Via Svevo, tué par des policiers et des civils. Pendant l'interpellation, en présence des agents de santé, il aurait été aspergé de spray urticant, puis maintenu au sol avec un genou sur sa nuque pendant plusieurs minutes, l'empêchant de respirer. Fakir possédait une entreprise de transport, était marié et vivait à Borgonuovo di Sasso Marconi, dans la région de Bologne. Il s'était rendu à Via Svevo pour rendre visite à des proches.

La vidéo de l’intervention policière qui se termine en tragédie

Dans la vidéo publiée, deux individus ont été observés en train d'assister les policiers tandis que la victime était menottée, ce qui suscite des interrogations légitimes concernant leur statut légal et la nature de leur participation à l'incident.

Le film de cinq minutes : « Au secours, assez, assez ! »... « À l’aide, ça suffit, ça suffit. » et la mort

Nous exigeons que l'identité de ces civils soit divulguée, que le contexte de leur intervention soit précisé, et que toutes les mesures requises soient mises en œuvre en cas d'implication ou de participation à la perpétration du crime.

Autour d'eux, il y a également deux pompiers qui, toutefois, n'interviennent pas. Après quelques minutes, l'homme arrête de se débattre et semble s'évanouir, pendant que les policiers immobilisent aussi ses chevilles. L'un des deux essaie de vérifier son état, mais sans réponse.

Familiarité anormale

Le décès de George Floyd aux États-Unis a provoqué de la colère, de la souffrance et de la révolte. Des manifestations, des protestations et des émeutes ont eu lieu pendant plusieurs jours dans de nombreuses villes. La vidéo de plusieurs minutes montrant son arrestation et sa mort est devenue virale, et des personnalités du monde entier ont condamné ce "crime racial".

Un des termes qui apparaissait souvent était “insoutenable” : vidéo insoutenable, crime insoutenable, situation insoutenable… Toutefois, ce qui était le plus marquant, c’est que ce mot “insoutenable” était lié à un autre mot, “familier” : “les images sont tragiquement familières”, comme on pouvait le lire dans Le Monde du 29 mai. “L’histoire se répète”, une “normalité” anormale selon les paroles de l’ancien Président des États-Unis, Barack Obama…

Sa sœur: « Ils l’ont tué, je ne trouverai pas la paix. » « Je veux simplement que justice soit faite pour mon frère. »

Elle souhaite que justice soit rendue : « Je ne me reposerai pas tant que justice ne sera pas rendue pour mon frère. Je ne trouverai pas la paix. » Ce sont les paroles de la sœur d’Abderrahim Fakir : « Nous ne savons pas ce qui s’est passé – dit-elle aux journalistes, très émue – nous ne savons pas ce qui s’est passé. La police le sait, ce qui nous est arrivé, l’appel est venu pour annoncer qu’il était mort. Ils l’ont menotté et il est décédé. Ils l’ont attaqué. Ils l’ont tué et battu, il y a des témoins. »

L’Ausl ouvre une enquête interne : la reconstruction de l’intervention

L'Autorité locale de santé de Bologne a exigé l'ouverture d'une enquête interne pour mettre toute la lumière sur ce crime.

Quand l'Histoire se répète

Chaque année, en occident, des études et des statistiques témoignent de la disproportion systématique des violences policières contre les Africains. Racisme structurel, police injuste, histoire occident et discriminations, expliquent sans les justifier, cette transformation de l’exceptionnel en quotidien. Récemment, en France, la chanteuse Camélia Jordana déclenchait un tollé en témoignant de son insécurité face à la police.

Pourtant, qu’il s’agisse de les dénoncer ou de les expliquer, qu’elles suscitent la colère ou l’indignation, les violences policières sont devenues des affaires “normales”. On accepte de voir régulièrement dans les médias ces injustices, d’assister, impuissant, à la tragédie, de regarder l’histoire se répéter. Même quand on se révolte, même quand on dénonce le caractère insoutenable de ces actes, rien ne semble y faire.




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