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[Exclusif]: "Amir Dz" et "Émir Dicko", le "deux poids, deux mesures" & l'hypocrisie algérienne... By- Mohammed Gherrabi

"Faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais." 

Analyse de cette citation : Cette citation éclaire le concept de l'hypocrisie, où une personne prodigue des conseils ou des directives qu'elle ne respecte pas elle-même. En réalité, il est aisé de conseiller les autres, mais plus ardu de s'appliquer ces conseils. Elle met donc en avant l'importance de l'exemplarité et de la cohérence entre nos paroles et nos actions. Cela peut également rappeler la notion d'hypocrisie.

Cette citation ne provient pas d'une œuvre spécifique, mais elle appartient aux nombreux proverbes français qui reflètent la sagesse populaire ainsi que l'importance attribuée à l'expérience et à la moralité.

Algérie réclame à la France l'extradition Amir Dz, Hichem Aboud et les autres...

La Direction de la Documentation et de la Sécurité Extérieure (DDSE), le service de renseignement extérieur algérien, ainsi que la Direction générale de la Sécurité Nationale (DGSN), c'est-à-dire la Police nationale algérienne, ont officiellement transmis à la mi-septembre de cette année une liste officielle comportant les noms d'environ vingt personnes de nationalité algérienne vivant en France et activement recherchées par la Justice algérienne. Cependant, ces personnes ne sont ni des délinquants, ni des voyous, ni des oligarques ayant détourné d'importantes sommes en Algérie, ni des dirigeants politiques et militaires corrompus comme le général Ghali Belkecir, l'ancien commandant de la Gendarmerie nationale. En réalité, cette liste officielle, obtenue par Algérie Part lors de ses enquêtes, contient uniquement les noms de journalistes, militants et activistes du Hirak ou de certains partisans du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK).

En effet, cette liste cite expressément les noms du journaliste et opposant Hichem Aboud, né le 15-06-1955, ainsi que celui d’Amir Dz, un Youtubeur et utilisateur de Facebook recherché par les autorités algériennes depuis 2018/2019. Il s'agit d'Amir Boukhors, né le 30-06-1983 à Oran.

Plusieurs autres militants politiques sont recherchés par les services de sécurité algériens. Parmi eux, Yahia Mekhiouba, un membre actif du mouvement Rachad, né le 27-12-1969 à El-Harrach. C'est également le cas de Nait Ouslimane Karim, né le 02 août 1984 à Ain El Hammam, que les services de sécurité algériens considèrent comme l'un des responsables du mouvement Rachad. Nazim Taleb, né le 25-08-1978 à Tlemcen, est lui aussi recherché par les autorités algériennes en raison de son engagement dans le mouvement Rachad...

"J’ai vu la mort" : l’opposant Amir DZ raconte son enlèvement, un ex-diplomate algérien désormais sous mandat d’arrêt international

L'influenceur Amir Boukhors, connu sous le nom d'Amir DZ et « réfugié politique » en France, avait été kidnappé le 29 avril 2024 en région parisienne avant d'être libéré le 1er mai. Selon un rapport d'enquête de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) datant d'avril, cet ancien responsable de l'ambassade algérienne à Paris est mis en cause, avait indiqué une autre source proche du dossier.

Décrit comme un "sous-officier algérien de la DGDSE", un service de renseignement d'Algérie, S. S. aurait été à Paris "sous la couverture diplomatique de premier secrétaire" à l'ambassade d'Algérie. "C'est une avancée significative pour réduire autant que possible l'impunité des agents algériens impliqués dans des faits d'une gravité manifeste", a déclaré Eric Plouvier, avocat d'Amir Boukhors, contacté par l'AFP.

Au moins sept personnes mises en examen

L'homme n'est probablement plus en France et pourrait invoquer une éventuelle immunité. "Il serait risqué de penser que l'arrestation d'opposants politiques sur le sol français fait partie des fonctions d'un diplomate, et une fois sa mission supposément 'diplomatique' achevée, l'agent du contre-espionnage algérien ne bénéficiait plus que d'une immunité fonctionnelle" accordée aux agents d'État, a précisé Me Plouvier.

Au moins sept personnes, dont un agent consulaire algérien, ont été inculpées. Elles sont soupçonnées d'avoir principalement agi en tant qu'exécutants contre rémunération, sans motivation politique, selon d'autres sources proches de l'affaire.

Amir Boukhors a déclaré avoir "vu la mort" lors de son enlèvement qui a duré "27 heures" dans une forêt en Seine-et-Marne. Résidant en France depuis 2016, Amir Boukhors, âgé de 42 ans, compte un million d’abonnés sur TikTok.

L'affaire Amir DZ, qui a déjà provoqué de fortes tensions diplomatiques entre Paris et Alger, continue de voir de nouveaux développements judiciaires en France. Plusieurs ressortissants algériens, y compris d'anciens diplomates, ont été mentionnés au cours de l'enquête, sans qu'une décision judiciaire finale n'ait encore été prise.

L’instruction en cours porte sur des chefs d’inculpation d’enlèvement et de séquestration, ainsi que sur des qualifications relevant de la législation antiterroriste.

Le dossier, d'abord pris en charge par le parquet de Créteil, a été transféré au Parquet national antiterroriste (PNAT) et confié à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Au printemps 2025, plusieurs arrestations ont été effectuées, aboutissant à des mises en examen et à des détentions provisoires. Selloum est mentionné parmi les individus soupçonnés d'avoir joué un rôle dans cette opération.

"En cas d'une éventuelle arrestation à venir, il sera évidemment très intéressant d'écouter les explications de la personne concernée (S. S.) et de tenter de découvrir de qui elle a reçu les ordres pour réaliser cette opération spéciale", a déclaré Me Plouvier, jugeant "difficile actuellement d'espérer, dans le contexte présent, une coopération des autorités algériennes".

Cette action en justice a ravivé les tensions entre la France et l’Algérie, dont les relations continuent de se détériorer depuis l’été 2024.

Opposant au régime du président algérien Abdelmadjid Tebboune, il a obtenu l’asile politique en Frace en 2023.

Neuf mandats d'arrêt internationaux ont été émis par Alger contre lui, notamment pour escroquerie ou infractions terroristes. En 2022, la justice française a refusé de l'extrader.

Ce dernier, ayant le statut de « réfugié politique » en France, a été “enlevé” en avril 2024 à proximité de son domicile dans le Val-de-Marne. Il a été libéré après avoir été retenu pendant plusieurs heures.

L’affaire Amir DZ et les enjeux diplomatiques France-Algérie

Le mandat d'arrêt international délivré contre Selloum autorise les autorités françaises à demander la coopération de pays tiers pour localiser et appréhender l'ancien diplomate, et, si besoin, à solliciter son extradition.

Cette affaire, impliquant un ancien diplomate, pourrait raviver les tensions déjà présentes entre la France et l'Algérie, qui ont déjà des différends concernant la coopération judiciaire et sécuritaire.

Au Mali, l’association de soutien à l’imam Dicko dissoute

Mahmoud Dicko, maintenant exilé en Algérie, peut être comparé à d'autres figures d'opposition qui se sont retrouvées en exil, comme Amir DZ en France.

Le 6 mars 2024, les autorités maliennes ont déclaré la dissolution du mouvement soutenu par l'influent imam Mahmoud Dicko, accusé de « déstabilisation et de menace pour la sécurité publique ».

Le communiqué du Conseil des ministres a expliqué que « la Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’imam Mahmoud Dicko (CMAS), initialement créée pour promouvoir la stabilité et la paix sociales, s'est muée en un véritable organe politique de déstabilisation et de menace pour la sécurité publique ».

Une « cabale orchestrée »

Un échange diplomatique tendu avait eu lieu fin décembre entre le Mali et l’Algérie, peu après que le président Abdelmadjid Tebboune ait reçu à Alger plusieurs figures de la rébellion indépendantiste ainsi que l’imam Dicko. En réaction, les deux pays avaient rappelé leurs ambassadeurs respectifs. Les partisans de Mahmoud Dicko avaient ensuite dénoncé une « cabale orchestrée » contre lui.

Selon le communiqué du Conseil des ministres, « le parrain de la CMAS s’adonne clairement à des activités subversives susceptibles de troubler l’ordre public, notamment à travers ses récentes visites à l’extérieur et ses rencontres officielles avec des personnalités de puissances étrangères sur des questions d’intérêt national sans l’autorisation des autorités du Mali ».

Dans un contexte déjà tendu, caractérisé par une crise diplomatique importante entre l'Algérie et le Mali, une nouvelle coalition d'opposition dirigée par l'imam Dicko, un opposant malien exilé en Algérie, vient perturber encore davantage la situation.

L'ancien président du Haut Conseil islamique a pris la direction de la Coalition des forces pour la République (CFR), avec l'espoir de retrouver une position dans le paysage politique malien. Cette fois-ci, cependant, les ambitions de pouvoir de l'Imam Dicko sont clairement affichées et assumées.

Ce groupe, dirigé par le Malien exilé en Algérie, manifeste son intention de dialoguer avec les groupes armés engagés dans les violents affrontements au nord du pays. Cependant, cette nouvelle situation affecte sérieusement les relations entre Alger et Bamako, car l’Imam Dicko bénéficie indirectement de la protection du régime algérien. En 2023, il avait été reçu en visite officielle par le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, ce qui avait été interprété comme un signe de complicité et de protection envers cet opposant au pouvoir malien.

L'annonce a été réalisée depuis l'Algérie, ce qui complique davantage la situation et laisse supposer une éventuelle stratégie du régime algérien, qui héberge le puissant leader religieux malien depuis 2021, ou bien une tentative de reprendre pied au Mali après avoir été mis à l'écart suite à la fin des Accords de paix d'Alger signés en 2015 entre les autorités maliennes et les groupes armés.

Le retrait du Mali de ces accords en 2024 avait été mal reçu par Alger, qui comptait sur cet acquis pour le convertir en un instrument de communication politique et d'influence régionale en tant que « médiateur » de paix.

Depuis que l'armée algérienne a abattu un drone malien en mars dernier alors qu'il était sur le sol malien, et en l'absence d'efforts de réconciliation de la part d'Alger, les deux pays sont en rupture complète.

Les relations entre eux étaient déjà tendues, mais la violation de l'espace aérien malien et la destruction du drone ont été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, provoquant des échanges verbaux violents devant l'ONU.

Le Mali accuse l'Algérie d'être un «parrain du terrorisme», car ce pays est considéré comme un refuge pour les combattants et groupes armés menaçant la sécurité et la stabilité du Mali depuis plusieurs années. Selon ces accusations, les principaux chefs de ces milices se réfugieraient dans le sud de l'Algérie, près de la frontière avec le Mali, pour se protéger et continuer leurs activités.

Alors que l'Algérie traverse une période délicate au Sahel, étant perçue comme un pays favorisant la déstabilisation, la récente déclaration de l'Imam Dicko n'améliorera pas la situation ni ne contribuera à redorer l'image d'Alger dans la région. Cette situation pourrait pousser les pays sahéliens à renforcer leur coopération en matière de sécurité, d'autant plus que la question de la réintégration des États de l'Alliance des États du Sahel (AES) - le Mali, le Niger et le Burkina Faso - au sein de la CEDEAO est en discussion.

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