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Le Made in Morocco: Industrie aéronautique, polysilicium, chaîne de production du F-16... Le Maroc, joue dorénavant dans la cour des grands.


SM le Roi Mohammed VI préside la cérémonie de lancement du projet d'usine de production des trains d’atterrissage représentant un investissement de 280 millions d'euros du groupe Safran au Maroc

Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, accompagné de SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan, a présidé, vendredi au Palais Royal à Casablanca, la cérémonie de présentation et de lancement du projet de réalisation à Nouaceur d’une usine de production des trains d’atterrissage du groupe Safran, un projet qui conforte le Maroc en tant que destination de choix et véritable acteur industriel intégré au cœur de l’économie mondiale.

Considéré comme l’un des plus grands Centres de fabrication de systèmes d’atterrissage au monde de “Safran Landing Systems”, le nouveau site industriel, qui sera implanté au cœur de la plate-forme industrielle intégrée dédiée aux métiers de l’aéronautique et de l’espace “Midparc” de Nouaceur, viendra doter le Royaume d’un segment industriel des plus pointus : usinage de précision, assemblage de haute technicité, essais, certification et maintenance avancée.

Dédiée à l’Airbus A320, cette usine, qui sera construite au meilleur état de l’art et dotée d’outils de production modernes et performants, témoigne de l’attachement que SM le Roi accorde au développement industriel du Maroc et met en lumière la dynamique industrielle sans précédent impulsée par le Souverain pour faire du Royaume une plateforme industrielle compétitive à l’échelle mondiale.

Au début de cette cérémonie, il a été procédé à la projection d’un film institutionnel qui met en avant la trajectoire d’excellence opérée par le Maroc, sous l’impulsion de SM le Roi, axée sur la modernisation et l’innovation industrielle, et ayant permis au Royaume, grâce à des ressources humaines hautement qualifiées et des infrastructures industrielles et logistiques de premier plan, de s’affirmer comme référence mondiale dans le domaine de l’aéronautique.

A cette occasion, le ministre de l’Industrie et du Commerce, M. Ryad Mezzour, a prononcé une allocution devant le Souverain dans laquelle il a affirmé qu’en deux décennies, le Maroc, guidé par la Vision éclairée de Sa Majesté le Roi, s’est hissé au rang de plateforme aéronautique de référence mondiale.

Dans cette épopée aéronautique marocaine, le groupe Safran, partenaire du Royaume depuis plus d’un quart de siècle, occupe une place singulière, dans la mesure où il a accompagné la montée en gamme de l’industrie aéronautique marocaine et de ses compétences, a assuré M. Mezzour.

Ce partenariat historique se confirme et se renforce davantage grâce à l’usine de nouvelle génération de “Safran Landing Systems”, qui sera réalisée sur un foncier de plus de 7 hectares, a-t-il précisé.

Pour M. Mezzour, la fabrication au Maroc des systèmes de trains d’atterrissage est une preuve de la maîtrise par le Royaume de technologies complexes et un nouveau pas vers la consolidation de l’intégration industrielle du pays dans les chaînes de valeur mondiales de l’aéronautique.

Ce projet offre aussi des perspectives pour faire briller les jeunes talents marocains, a souligné le ministre, faisant observer que 25.000 talents reconnus à l’échelle mondiale font, déjà, vibrer les chaînes de production de l’aéronautique nationale.

Pour sa part, le président du Conseil d’Administration du Groupe Safran, M. Ross McInnes, a rappelé le lancement, en octobre dernier, sous la présidence de SM le Roi du complexe industriel de moteurs d’avions de Safran, se disant ravi de poursuivre avec le Maroc cette “épopée technologique et d’embarquer le Royaume dans une nouvelle aventure : celle de la production de systèmes particulièrement critiques à bord des avions – les trains d’atterrissage”.

Il s’agit, selon McInnes, de la création d’une des plus grandes usines au monde pour les équipements et les trains d’atterrissage, une plateforme industrielle qui abritera des procédés de haute technologie et des expertises clés du Groupe.

“Ce qui nous permettra d’accompagner la montée en cadence de la production de la famille Airbus A320 et de préparer la prochaine génération d’avions court et moyen-courriers”, a-t-il expliqué, notant que cette usine jouera un rôle majeur pour développer un schéma industriel résilient et agile, à routes industrielles courtes, car elle sera située à proximité géographique des sites d’assemblage actuels de Safran et des lignes d’assemblage européennes d’Airbus.

Cette usine, qui représente un investissement de plus de 280 millions d’euros, créera 500 emplois à terme et sera alimentée à 100 % en énergie décarbonée, a-t-il dit, faisant savoir que ce projet permettra également d’entraîner dans son sillage de nouveaux fournisseurs au niveau de l’écosystème marocain.

Ce nouveau site est bien plus qu’un investissement industriel; il reflète l’importance que le Royaume a pour notre Groupe, a souligné M. McInnes, assurant que tout cela est rendu possible car le Groupe ne produit pas au Maroc – pays stratégique pour Safran – mais avec le Maroc.

Par la suite, SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a présidé la cérémonie de signature du protocole d’accord relatif à l’installation de l’usine de production des trains d’atterrissage du groupe Safran à Nouaceur. Il a été signé par MM. Ryad Mezzour, ministre de l’Industrie et du Commerce, Karim Zidane, ministre délégué chargé de l’investissement, de la gouvernance et de l’évaluation des politiques publiques, et Ross McInnes, président du Conseil d’Administration du groupe Safran.

Leader mondial n°1 des fabricants de moteurs d’avions court et moyen-courrier et 3e acteur aéronautique mondial hors avionneurs, le groupe Safran renforce davantage sa présence au Maroc où il a choisi de s’implanter depuis 25 ans, témoignant, ainsi, de la montée en puissance de la base aéronautique marocaine édifiée grâce à la Vision clairvoyante et au Leadership de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

Polysilicium: les USA soutiennent un ambitieux projet industriel au Maroc
Les États-Unis intensifient leurs efforts pour diversifier leurs approvisionnements en intrants technologiques clés, actuellement dépendants de la Chine qui produit plus de 90 % du polysilicium mondial.

L’entreprise Sondiale SA, avec un soutien des Etats-Unis, veut produire une forme hautement purifiée de silicium utilisée pour la fabrication de semi-conducteurs et des panneaux solaires dans une ville du sud du Maroc.

Pour réduire leur dépendance à la Chine, les Etats-Unis cherchent à diversifier leurs approvisionnements, notamment en se dirigeant vers d’autres producteurs plus sûrs, en tirant profit des accords de libre échange conclus avec ces derniers.

Sondiale SA devrait installer une usine dans le sud du Maroc pour la somme de 870 millions de dollars et aurait obtenu un financement de 4,75 millions de dollars de l’Agence américaine de financement du développement international (DFC) pour des « travaux de développement de projet pré-investissement » afin de soutenir la planification et la préparation, selon Bloomberg.

Selon la même source, cette forme hautement purifiée de silicium devrait servir aussi bien aux États-Unis et qu’à leurs nations alliées, et viserait les marchés suivants: l’Union européenne, le Japon, la Corée du Sud, Singapour et la Malaisie.

L’agence américaine citant le directeur exécutif de Sondiale, Tayeb Amegrroud, ajoute que l’usine devrait être construite dans la ville de Tan-Tan fin 2029, avec une production annuelle 30.000 tonnes soit environ 1 % de la production mondiale actuelle, notant que la Chine produit 90 % du polysilicium mondial.

« Les partenaires du Maroc veulent diversifier la chaîne d’approvisionnement mondiale », a déclaré Amegrroud à Bloomberg. « Nous utiliserons de l’énergie propre pour alimenter notre unité et viserons principalement les fabricants de puces », a-t-il ajouté.

Il reconnait toutefois que la production de barres de polysilicium se fera par le biais d’une méthode énergivore, ajoutant que l’usine planifiait d’acheter de l’électricité à un opérateur privé local, sans citer le nom. Cet opérateur devrait fournir 90 % de l’électricité de l’usine à partir de sources renouvelables, tandis que 10 % proviendront de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE).

L’entreprise, une filiale de GreenPower Morocco, basée à Tanger, a déjà obtenu 100 millions de dollars de soutien de la part du gouvernement marocain, selon Ameggroud.

L’entreprise cherche à lever environ 800 millions de dollars sous forme de capitaux propres et d’accords de prêts auprès d’investisseurs locaux et étrangers ainsi que de banques, dont jusqu’à 550 millions pourraient potentiellement provenir de la DFC.

A noter que le Maroc présente un positionnement stratégique de premier plan pour le développement d’une filière du silicium, en raison de la disponibilité de matières premières, de sa proximité avec l’Europe et de l’évolution du marché mondial de ce métal critique.

Contrairement à une idée répandue, le silicium ne peut pas être produit directement à partir du sable de plage, dont les impuretés perturbent les procédés industriels. En revanche, le Royaume dispose d’autres sources exploitables : galets, quartzites, silex – notamment présents dans les intercalaires des roches phosphatées marocaines – ou encore grès siliceux et veines de quartz, abondants dans la région de Guelmim-Oued Noun.

Sur le marché international, le silicium métal brut demeure relativement peu coûteux, entre 300 et 500 dirhams la tonne, et peut être extrait localement dans des carrières proches des sites d’exploitation.

Toutefois, comme pour tous les métaux stratégiques, la véritable valeur ajoutée se situe dans le raffinage. Les procédés de purification du silicium nécessitent une forte consommation d’énergie et de produits chimiques, ce qui a historiquement limité cette industrie à quelques acteurs asiatiques spécialisés.

Les écarts de valeur entre les différents produits démontrent l’importance de cette étape. À la Bourse de Shanghai, le silicium métal brut de haute qualité est valorisé autour de 49 dollars la tonne. Mais une fois purifié, le silicium métal de haute pureté se négocie entre 1.100 et 1.300 dollars la tonne, générant une marge industrielle d’environ 1.000 dollars par tonne. Plus en amont encore, le polysilicium de type N, dopé au phosphore et indispensable à la fabrication de cellules photovoltaïques de dernière génération, atteint près de 6.500 dollars la tonne — une multiplication par six de la valeur économique entre la matière brute et le produit final.

Cette montée en gamme s’inscrit dans un marché mondial en pleine expansion. Le secteur du polysilicium, concentré entre les mains de quelques groupes internationaux, a été estimé à 14,49 milliards de dollars en 2024. Les projections portent ce chiffre à 26,94 milliards de dollars à l’horizon 2030, soutenu par une demande mondiale croissante en panneaux solaires et technologies énergétiques propres.

Dans ce contexte, un projet marocain intégré – allant de l’extraction locale du quartz aux capacités de raffinage – dispose d’atouts majeurs pour réussir. Sa localisation géographique stratégique, à courte distance logistique de l’Europe, premier marché solaire au monde, renforce encore son attractivité. Couplé à l’essor des énergies renouvelables et aux besoins massifs en silicium pour la transition énergétique, le Royaume se positionne ainsi comme un candidat sérieux pour accueillir une filière industrielle de nouvelle génération, à très forte valeur ajoutée.

Le Royaume du Maroc intègre la chaîne de production du F-16
Le Maroc et les États-Unis lancent à Casablanca un projet industriel stratégique pour produire des composants du F-16. Ce partenariat avec Lockheed Martin renforce les capacités technologiques du Maroc, favorise le transfert de compétences, et marque son entrée dans le cercle des nations maîtrisant l’aviation militaire avancée.
Le Maroc s’apprête à franchir un cap majeur dans l’industrie de défense. Selon un document publié le 29 avril au registre fédéral américain, le Royaume du Maroc figure désormais parmi les bénéficiaires d’un programme stratégique de transfert de technologies liées à l’aviation militaire, orchestré par les États-Unis.

Ce transfert comprend l’envoi d’équipements de défense, de données techniques et de services spécialisés, pour un montant dépassant les 50 millions de dollars. Il autorise la fabrication à l’étranger de composants de chasseurs de combat, notamment au Maroc, aux côtés d’autres alliés comme l’Italie, la Corée du Sud, la Turquie et les Émirats arabes unis.

Le texte porte la signature de Philip J. Laidlow, vice-assistant du secrétaire d’État aux affaires législatives. Il y affirme l’intention de l’administration américaine de délivrer les licences d’exportation requises, tout en tenant compte de facteurs politiques, militaires, économiques, juridiques et liés aux droits humains.

Les détails techniques du projet, bien que non classifiés, restent confidentiels, leur divulgation risquant de nuire aux intérêts commerciaux des entreprises impliquées.

Il est question de données permettant la production de pièces pour des avions militaires, de l’établissement d’une capacité locale d’assemblage au Maroc et de prestations de soutien technique et d’ingénierie fournies sur place.

D’après l’Observatoire atlantique de la défense et de l’armement, les F-16, dont le Maroc a déjà acquis plusieurs exemplaires modernisés, sont les principaux concernés. Le projet pourrait également s’inscrire dans la perspective d’accords futurs portant sur des F-35 ou des drones de combat de nouvelle génération.

Ce développement s’inscrit dans la stratégie de Lockheed Martin, le géant américain de l’aéronautique, qui envisage d’étendre sa présence industrielle au Maroc. Cette inclusion dans la chaîne de production internationale du F-16 marque une étape décisive pour le secteur militaire marocain, engagé dans une montée en puissance continue.

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