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[Enquête Exclusive]: Dans l'affaire Achraf Hakimi, Moussa l'Algérien, occupe à la fois les rôles de policier et de juge.... By - Mohammed Gherrabi

La justice française juge plus sévèrement les plus faibles si l’on raisonne à situation équivalente, révèle une étude réalisée à partir de plusieurs milliers de décisions de justice. L’analyse de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.

"La justice m'a regardé dans les yeux et m'a dit : 'Si vous n'étiez pas connu, il n'y aurait jamais eu d'affaire.' J'ai choisi de me taire pendant des années. J'ai pensé que rester digne, être patient et faire confiance à la justice permettrait que les bonnes décisions soient prises", écrit-il ce vendredi 19 juin, Achraf Hakimi après l'annonce de la tenue du procès, sur son compte X.

La décision de six magistrats a été rendue en pleine Coupe du Monde, quelques heures avant la rencontre opposant le Maroc à l’Écosse, ce vendredi soir aux États-Unis, à laquelle l'international marocain devrait participer.

Une étude a montré que, pour la même infraction, les prévenus gagnant moins de 300 € par mois sont deux fois plus souvent condamnés à de la prison ferme que ceux qui gagnent plus de 1 500 €. Les décisions des juges sont aussi différentes en fonction de la nationalité des prévenus: pour une même infraction, les étrangers sont 4,8 fois plus souvent placés en détention provisoire que les Français.

Achraf Hakimi, le joueur international marocain, a réagi suite à l'annonce de son procès pour viol. Il a exprimé son impatience et son envie de s'exprimer publiquement. La justice a confirmé qu'il serait bientôt jugé pour viol, et Hakimi a dénoncé un acharnement dû à sa notoriété. Il a également souligné que l'affaire a été lancée sur la base d'une simple déclaration, sans dépôt de plainte, sans certificat médical et sans coopération immédiate de la plaignante.

La cour d’appel de Versailles (Yvelines) a validé l’ordonnance de mise en accusation émise contre le défenseur du Paris Saint-Germain par le juge d’instruction à la fin du mois de février, rejetant ainsi le recours de l'intéressé. En mai, lors de l’audience devant la chambre de l’instruction, Achraf Hakimi avait sollicité un non-lieu.

La décision de six juges de cette cour a été prononcée en plein milieu de la Coupe du Monde, quelques heures avant le match entre le Maroc et l'Écosse, ce vendredi soir aux États-Unis, auquel l'international marocain est censé participer.

"Aujourd'hui, une histoire qui n'est pas la mienne est racontée au détriment de ma famille, de ma vie et surtout de la vérité. J'ai parfois le sentiment d'être devenu une cible facile", poursuit le Marocain présumé innocent. Et de se montrer confiant : "J'attends ce procès depuis le premier jour. Et je l'attends désormais avec impatience. Enfin, je pourrai parler."

El-Hajj Moussa = Moussa El-Hajj

Gérald Moussa Darmanin est né le 11 octobre 1982. Son grand-père paternel, Rocco Darmanin, né en 1902 à Béja en Tunisie, était mineur et faisait partie d'une famille maltaise catholique, avec peut-être une lointaine ascendance arménienne. Son grand-père maternel, Moussa Ouakid, né en 1907 en Algérie dans le douar d'Ouled Ghalia (ancienne commune mixte d'Orléansville dans l'Ouarsenis), a été tirailleur algérien et résistant dans les Forces françaises de l'intérieur (FFI) en 1944.

Gérald Darmanin, ancien ministre de l'Intérieur de la France, a surpris par une déclaration lors de la passation de pouvoir à son successeur Bruno Retailleau. Il a indiqué que son prénom Moussa, hérité de son grand-père algérien, avait été choisi par son père pour lui offrir des opportunités dans sa carrière politique.

Moussa Darmanin devient ministre de l'Intérieur dans le gouvernement Castex; en 2022, il est reconduit dans le gouvernement Borne et son portefeuille est élargi aux Outre-mer.

Gérald Darmanin est le ministre de la Justice en France depuis le 23 décembre 2024

En 2024, il est ministre d'État, ministre de la Justice dans le gouvernement Bayrou. Il reste par la suite dans les gouvernements Lecornu.


Affaire Patrick Bruel: Ce qui frappe, c’est le nombre. Treize femmes ont franchi le pas de la plainte.
Au moins 13 plaintes visent désormais le chanteur, pour des faits allant du harcèlement sexuel au viol. Accusations de viols, tentatives, agressions sexuelles. 

Les juges ont refusé la détention provisoire requise par le procureur. Patrick Bruel a tout de même été placé sous contrôle judiciaire. Son avocate, Me Fanny Colin, a indiqué ce vendredi au micro de franceinfo qu'il "conteste les faits et entend démontrer son innocence".

Patrick Bruel, né le 14 mai 1959 à Tlemcen (département de Tlemcen) en Algérie française, est un auteur-compositeur-interprète, acteur, producteur et joueur de poker français.

Début juin, l'affaire Patrick Bruel a franchi une nouvelle étape. Accusé depuis mars par environ trente femmes de viols, tentatives de viol et agressions sexuelles remontant à 1992, le chanteur a été placé en garde à vue pendant quarante-huit heures. Le 10 juin, il a été mis en examen pour viol, tentative de viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel sur quatre femmes. Il a ensuite été libéré sous contrôle judiciaire, moyennant une caution de 500 000 euros, avec l'obligation de suivre des soins psychologiques et l'interdiction de quitter le territoire, bien que le parquet ait demandé sa détention provisoire.

Selon Paris Match, qui a recueilli ses déclarations en direct, Patrick Bruel se dit submergé par l'ampleur de l'affaire : "Pourquoi tout le monde veut ma mort ? Pourquoi tout le monde cherche à me détruire à ce point ?", se demande-t-il, ajoutant qu'il a l'impression que "tout le monde [le] trahit". Le magazine indique également qu'il continue de proclamer son innocence tant devant les enquêteurs que ses proches, affirmant n'avoir "exercé aucune violence" envers les plaignantes.

Le magazine décrit également un entourage divisé entre soutien et prudence. Sa collaboratrice de longue date, Nathalie V., citée par Paris Match, défend un homme "dragueur" mais nie tout comportement violent.

En revanche, l'avocate représentant certaines des plaignantes, Maître Jade Dousselin, mentionnée aussi par l'hebdomadaire, parle d'une "grande différence entre l'homme public et l'homme en privé". Paris Match souligne que de nouveaux témoignages continuent d'arriver, et que le chanteur a affirmé au magazine : "J'ai pu exprimer ce que j'avais à dire à la justice et aux juges. Je me battrai jusqu'au bout pour prouver mon innocence."

Achraf Hakimi et Patrick Bruel le deux poids, deux mesures de la presse française
L’article premier de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 indique que «  les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ». Si ce principe n’est pas respecté, cela veut dire que les lois ne sont pas les mêmes pour tout le monde.

Mohamed Wahbi, l'entraîneur de l'équipe nationale marocaine, a commenté la situation d'Achraf Hakimi, quelques heures après la décision de la justice française de le renvoyer devant un tribunal pour viol. Il a affirmé que le joueur était pleinement concentré lors du match contre l'Écosse.

Mohamed Ouahbi, l'entraîneur des Lions de l'Atlas, a été questionné en français lors de la conférence de presse après le match par Dominique Sévérac, un journaliste "coq" du Parisien : «Achraf Hakimi a été renvoyé en procès pour viol. Avez-vous hésité à le faire jouer en tant que titulaire et avez-vous discuté avec lui des répercussions que cette décision pourrait avoir sur sa Coupe du monde?».

Le sélectionneur Marocain, a répondu de la manière suivante: « Avez-vous regardé le match? Achraf Hakimi semble vraiment très bien, sur un petit nuage. Nous le soutenons. Il a réalisé une performance remarquable. Nous sommes très sereins, et surtout, il est très serein à ce sujet. Je l'ai senti détendu. »

« Achraf Hakimi semble extrêmement bien, comblé » : le Maroc soutient son défenseur

Depuis environ dix ans, Dominique Sévérac jouit de la confiance d'une source clé (DZ) au sein du PSG. Cet informateur, qui occupe un poste stratégique, lui fournit régulièrement des informations exclusives sur la gestion, les stratégies et les évolutions internes du club. Les discussions, souvent nocturnes...

Polémiques et tensions

  • Suspension de L’Équipe du Soir (2019) : après avoir critiqué publiquement un choix éditorial, il est brièvement mis à l’écart.

  • Contentieux avec PSG : son article sur un projet de naming de stade a entraîné un boycott temporaire de ses accréditations, levé par la suite.

  • Menaces juridiques : parfois visé par des agents ou des clubs.

Domenech refuse la présence de ce journaliste à L'Equipe du Soir

Raymond Domenech conditionne sa présence à l'absence de Dominique Sévérac, le journaliste du Parisien, qui fait également partie de L'Équipe du Soir. Si Sévérac participe à l'émission, Olivier Ménard sait qu'il ne pourra pas compter sur Domenech. « C'est comme un déjeuner de famille, le dimanche. On ne choisit pas toujours sa famille, on est obligés de la prendre telle qu'elle est et, dedans, on va avoir le grognon, le mec rigolo, le vrai gentil... L'Équipe du Soir, c'est un moment de vie », résume Dave Appadoo. On ignore pourquoi l'ancien sélectionneur de l'équipe de France refuse de côtoyer le journaliste du Parisien, bien que l'on pense évidemment à Knysna et au Mondial 2010.

Moussa Darmanin détruit par une mère et Pascal Praud pleure la garde à vue de Patrick Bruel
La justice française: organe intégré à la République pour influencer l’opinion publique ?
Le statut du procureur (nommé en Conseil des Ministre) à la française est régulièrement mis en cause par la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH).

En 2010, la Cour européenne des droits de l'Homme a critiqué la France pour le manque d'indépendance de son parquet vis-à-vis du pouvoir exécutif. En 2008, les juges de Strasbourg avaient déjà condamné la France pour la même raison. Cet arrêt conclut l'examen par la CEDH du cas de France Moulin, une avocate qui contestait son incarcération par le procureur adjoint du tribunal de Toulouse, dans une affaire de blanchiment d'argent (la suite dans le Figaro).

Pour combattre les phénomènes mafieux ou de type organisé, il est essentiel de rompre le lien entre les acteurs criminels et les acteurs politiques. Lorsque la magistrature d'enquête n'est pas indépendante du pouvoir politique, il devient impossible de lutter contre ces phénomènes. En France, c'est le cas, contrairement à l'Italie, qui s'est dotée d'une magistrature d'enquête indépendante grâce à la réforme de 1988.

Qu’en est-il véritablement de l’indépendance des magistrats et du principe constitutionnel de la séparation des pouvoirs ?

La France est officiellement une démocratie. Selon l’article 1er de la Constitution, elle est décrite comme « une République indivisible, laïque, démocratique et sociale », garantissant « l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ». En principe, conformément à l’article 16 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, la séparation des pouvoirs devrait être respectée entre les trois pouvoirs constitutionnels : l’exécutif (président de la République et Gouvernement), le législatif (Assemblée nationale et Sénat) et le judiciaire (magistrats du siège et du parquet). L’article 64 de la Constitution indique que « les magistrats du siège sont inamovibles », tandis que l’article 30 du code de procédure pénale interdit au ministre de la Justice de donner des « instructions dans des affaires individuelles ». Cependant, la réalité semble être plus complexe.

La justice Française est-elle juste ?
En théorie, nous sommes égaux devant la loi. En pratique, les personnes les plus favorisées ont plus de moyens pour faire respecter leurs droits. Est-ce que la justice est la même pour toutes et tous?

L'affaire Éric Dupond-Moretti, reconnu coupable d'avoir enfreint cette règle alors qu'il était ministre de la Justice, a mis en évidence des divergences entre les principes et leur mise en œuvre. De plus, l'article 30 permet au ministre de donner des « instructions générales » aux magistrats du parquet afin de « conduire la politique pénale déterminée par le Gouvernement », ce qui lui donne la possibilité d'orienter les priorités répressives, par exemple, en durcissant ou en assouplissant la réponse à certaines infractions. En outre, la carrière des magistrats, qu'ils soient du siège ou du parquet, est influencée par le pouvoir exécutif. Les magistrats sont nommés et promus par décret du président de la République, cosigné par le Premier ministre et le ministre de la Justice (article 19 de la Constitution), souvent sur proposition du Conseil supérieur de la magistrature (CSM). Cependant, pour des postes clés comme les Premiers Présidents des Cours d'appel ou les Présidents des Tribunaux de grande instance, le Président décide seul, sans l'avis conforme du CSM. Enfin, la partie du CSM compétente pour les nominations des magistrats du siège est présidée par le Premier Président de la Cour de cassation, nommé par le président de la République, et comprend des membres désignés par les présidents du Sénat et de l'Assemblée nationale.

Ces éléments suscitent des interrogations :

  • Peut-on vraiment évoquer une justice indépendante en France ?

  • Quel est son rôle dans le fonctionnement de la République ?

  • Et comment s'intègre-t-elle dans le contrat social unissant les citoyens à l'État ?

Certains, en particulier des politiciens ayant été condamnés, parlent d'une « dictature des juges », tandis que d'autres considèrent la justice comme une composante de la République, contribuant à la régulation de l'opinion publique. La justice pourrait-elle être vue comme un moyen d'influencer la perception collective, en coopération avec les médias et les dirigeants politiques ?

Ces questions soulèvent des débats plus larges concernant les interactions entre les pouvoirs de l'État, les médias et les élites économiques.

La condamnation de Marine Le Pen, le 31 mars 2025, à cinq ans de prison (dont deux fermes) et cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate, fournit un exemple concret pour explorer ces questions. Cet événement, largement relayé par les médias, mérite une analyse approfondie.

Pour bien saisir cette affaire, il est nécessaire de revenir sur le parcours de Marine Le Pen et du Rassemblement National (RN). Depuis qu'elle a pris la relève de son père à la tête du parti, autrefois appelé Front National, Marine Le Pen a parfois affiché des positions ambiguës. Ses changements de discours sur des sujets tels que la sortie de l'euro ou l'Union européenne, ainsi que ses performances lors des débats présidentiels de 2017 et 2022, ont suscité des critiques, certains y voyant une stratégie qui aurait favorisé Emmanuel Macron. Plus récemment, après les élections législatives de juillet 2024, le RN, qui se présente comme le «premier parti d'opposition», a voté en faveur de mesures soutenues par la majorité macroniste, notamment en ce qui concerne le budget ou la politique extérieure.

Sa condamnation pour des emplois fictifs au Parlement européen peut être perçue de diverses façons. Certains analystes estiment qu'elle pourrait consolider son image de victime du système en tant qu'opposante, surtout avec une inéligibilité qui l'empêche de participer à la présidentielle de 2027. D'autres considèrent que c'est une décision judiciaire en accord avec les accusations portées. Cette affaire ravive le débat : la justice est-elle influencée par la politique, ou est-ce une mise en scène visant à préserver un équilibre entre les forces en présence ?

La large couverture médiatique de cette condamnation a intensifié les réactions. Marine Le Pen et ses partisans, tels que Jordan Bardella, ont critiqué une atteinte à la démocratie, tandis que certains commentateurs ont souligné une indignation sélective : des figures politiques condamnées, comme Nicolas Sarkozy ou Jérôme Cahuzac, ont souvent eu l'occasion de critiquer les juges, une possibilité rarement accordée aux citoyens ordinaires. De plus, contrairement à ces derniers, les politiciens condamnés à des peines de prison ferme échappent fréquemment à l'incarcération immédiate, bénéficiant rapidement d'aménagements de peine.

Un exemple emblématique est l'interview de Marine Le Pen sur le journal télévisé de TF1. Bien que le présentateur Gilles Bouleau ait évoqué ses déclarations de 2013 en faveur de l'inéligibilité pour les élus condamnés, cet échange a également aidé à la présenter comme une victime du système. François Bayrou, qui a été relaxé dans une affaire similaire d'emplois fictifs, a rejoint ceux qui soutiennent Marine Le Pen, malgré le fait qu'il soit lui-même poursuivi en appel.

Introduite par la loi du 23 juillet 1992 et rendue automatique pour certains délits par la loi Sapin 2 de 2016, la peine d’inéligibilité illustre les tensions entre les pouvoirs. En appliquant une exécution provisoire à la condamnation de Marine Le Pen, le tribunal a rendu ses effets immédiats, malgré un appel en cours, ce qui pourrait entraîner la perte de son mandat de députée. Cependant, aucune mesure n’a été prise jusqu’à présent, ce qui soulève des questions sur l’application uniforme de la loi.

D'autres affaires, telles que celle d'Andy Kerbrat (LFI), qui a reconnu avoir acheté de la drogue avec des fonds publics sans perdre son mandat, ou le communiqué du Syndicat de la magistrature incitant à s'opposer à l'extrême droite en 2024, nourrissent les débats sur l'impartialité de la justice. Le jugement de 174 pages contre Marine Le Pen, critiqué pour sa complexité, suscite également des discussions : s'agit-il d'un travail approfondi ou d'une tentative de justifier une décision controversée ?

Enfin, des affaires en cours, telles que celle de Jordan Bardella concernant des emplois fictifs ou celle d’Édouard Philippe pour détournement de fonds publics, ainsi que les nombreuses condamnations de Nicolas Sarkozy, montrent que ces problématiques ne touchent pas un seul bord politique. La justice française demeure au centre d’un système où les interactions entre les pouvoirs, les médias et l’opinion publique continuent de façonner le débat démocratique.

Le Club des avocats du Maroc prend une décision

Le Club des avocats du Maroc a appelé à mettre fin à ce qu’il qualifie de «ciblage médiatique» dans l’affaire concernant l’international marocain Achraf Hakimi, renvoyé devant une cour criminelle en France dans le cadre de l’affaire de viol présumé.

Dans une publication sur son compte X, le président du Club, Mourad Ajouti, a estimé que la décision de renvoyer le joueur devant le tribunal repose sur ce qu’il décrit comme un « vide matériel saisissant ». Selon lui, en l’absence de la plaignante et de tout témoignage direct, le dossier reposerait sur une construction procédurale qui ne résisterait pas au débat contradictoire et à la confrontation judiciaire.

Mourad Ajouti a rappelé que le renvoi devant une juridiction ne constitue pas une condamnation et que Achraf Hakimi bénéficie toujours de la présomption d’innocence garantie par la loi. Il a dénoncé toute forme de « justice expéditive » ainsi que les campagnes de dénigrement médiatique qu’il considère comme des manœuvres visant à exercer une pression ou un chantage.

Le président du Club a également estimé que relayer de telles tentatives, même involontairement, revient à contribuer à une démarche dont l’objectif serait de porter atteinte à la carrière du joueur et à son entourage.

Le Club des avocats du Maroc a insisté sur le fait qu’Achraf Hakimi dispose d’un droit fondamental à la sérénité et à la tranquillité, affirmant que « la vérité juridique finira par s’imposer lorsqu’elle sera examinée dans le cadre du débat contradictoire et de la confrontation judiciaire ».

Enfin, l’association a annoncé la mise en place immédiate d’une commission de suivi et d’accompagnement chargée de veiller au respect strict de la présomption d’innocence et de prévenir toute tentative d’exploitation, de chantage ou de déstabilisation, soulignant que « le succès ne doit pas devenir une rançon à payer au chantage ».

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