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L'AMDH, victime d'un hold-up... L’heure des grands ménages à tous les niveaux... Lavons ce linge sale en public! Vers la fin de l'ère d' Annahj

Cet article n'a pas pour but de démolir le mythe entourant l'AMDH, mais plutôt de participer au débat.

Dans ce monde «idéal» que les médias partenaires exaltent à travers articles et reportages, il existe un revers. Une face cachée qui, bien que clairement visible, est souvent ignorée pour maintenir cette illusion.

En réalité, comme dans de nombreux domaines, il existe trop de personnes et d'associations qui profitent des fonds publics, tout en justifiant leur rôle en tant que "dé-p-enseurs" des droits de l'homme.

L'approche autoritaire au sein des associations repose sur la manipulation psychologique et la centralisation des pouvoirs pour instaurer un climat de domination. Les dirigeants exploitent les peurs et les vulnérabilités des individus afin de contrôler leurs pensées et leurs actions. Ils s'appuient sur des textes pour consolider leur pouvoir, transformant ainsi l'association en un outil de domination plutôt qu'en un protecteur des libertés.

Les sujets qui génèrent le plus de partages

Pour le sympathisant, l'adhérent, et le militant... Maâti Monjib, Franco-Marocain, et Gaza sont désormais les priorités de Souad Brahma, la nouvelle présidente de l'Association Marocaine des Droits Humains (AMDH), qui a succédé à Aziz Rhali (sortir par la porte, revenir par la fenêtre). En effet, ces deux sujets captivent l'attention des audiences et des donateurs.

AMDH Le 9e congrès officialise la mainmise d’Annahj

Le congrès de l’AMDH s’est achevé par le retrait du PADS, du PSU et des indépendants des instances dirigeantes en signe de protestation contre la mainmise de du parti politique "la voie démocratique travailliste" ou Annahj (النهج الديمقراطي العمالي) sur l’organisation.

La fin d’une époque.

La voie démocratique travailliste est un parti politique communiste d'extrême gauche, d'idéologie marxiste-léniniste au Maroc. Constitué en 1995, il se définit comme continuation du Mouvement marxiste-léniniste marocain (MMLM) et notamment de sa principale composante, l'organisation "Ila Al Amame"

Le 22 mai, les congressistes avaient approuvé le rapport moral et financier. Plus de 150 interventions ont été nécessaires pour voter le rapport dont certaines étaient très virulentes. Les divergences ont surtout porté sur les libertés individuelles : de l’homosexualité aux jeunes qui ne font pas le ramadan ! Des militants issus du PADS ont accusé l’AMDH de se transformer en une ONG qui « défend les homosexuels et les pervers ». Le rapport moral a été adopté par 256 voix pour, 0 voix contre, 144 réserves et 2 abstentions. Concernant le rapport financier, il a été adopté avec 261 voix pour, 0 voix contre, 132 réserves et deux abstentions.

Les débats du congrès ont été également marqués par la constitution de onze commissions pour examiner les questions relatives aux droits économiques, sociaux, culturels, politiques, civiques, et ceux des personnes handicapées, des immigrés et des réfugiés, ainsi que le droit à l'information et d'autres questions d'ordre organisationnel et financier.

Interrogée sur les critiques formulées à l’encontre du rapport moral, Khadija Ryadi, présidente sortante de l’AMDH a noté que les divergences soulevées reflétaient l'orientation pluraliste de l'association et étaient plutôt à porter à l’actif de l’organisation. La présentation des résultats et leur discussion ont duré toute la nuit. Les débats concernaient essentiellement la question épineuse de la laïcité et le dossier du Sahara. Les congressistes du PADS ont quitté la salle au moment du vote relatif au communiqué final pour ne pas avoir à le cautionner.

En exclusivité chez les DZ: "La patrie news"² est un média algérien

C’est la mention de la marocanité du Sahara qui a perturbé les débats, alors que la majorité des congressistes issus d’Annahj tenaient à réitérer la position classique de l'AMDH, favorable à une solution démocratique basée sur la légalité internationale, une formulation vague qui permet de ne pas utiliser la fameuse formule «d'autodétermination du peuple sahraoui» d’Ila Amam, du temps d’Abraham Serfaty.

Boycott

Les divergences entre les deux parties n’en sont pas restées là, beaucoup de militants du PSU, du MCA (Mouvement culturel amazigh) et des indépendants ont boycotté les instances de l’AMDH. Toute une section de la ville de Fès a quitté le congrès avant la fin. Un autre point de discorde entre le PADS, le PSU et Annahj concernait le quota attribué aux deux composantes qui exigeaient un nombre de membres de la commission administrative plus important que le pourcentage qui leur a été réservé par le clan d’Abdelhamid Amine, vice-président sortant, et véritable chef d’orchestre au sein de l’AMDH.

Selon plusieurs observateurs, le 9e congrès de l’AMDH a marqué une rupture entre les composantes de l’ONG issues de la gauche radicale et les modérés. La mainmise d’Annahj sur l’AMDH pourrait porter préjudice à l’ONG qui va se transformer en une organisation parallèle d’Annahj afin d’asseoir ses positions politiques.

Les associations jouent un rôle essentiel dans la vie démocratique en garantissant la liberté d'association et en contribuant à la participation citoyenne.

Bien qu’elle soit perçue comme un pilier démocratique relativement radical, sous le principe «une personne = une voix», assurant la liberté d’expression de toutes les parties et soutenant le pluralisme dans le débat politique institutionnel, cela ne garantit pas un fonctionnement réellement démocratique en interne au sein des associations. Dans le monde associatif, on observe souvent un décalage entre les principes démocratiques promus par la loi et la réalité de la gouvernance associative.

Une structure fondée sur le contrat

La loi établit l’association sur la base de la liberté contractuelle, ce qui ne nécessite pas un fonctionnement démocratique. Les fondateurs peuvent ainsi inclure dans les statuts des mécanismes qui limitent les droits de certains membres. Il est courant, par exemple, que certaines catégories de membres n'aient qu'une voix consultative ou soient sous-représentées dans les instances décisionnelles. Il est fréquent de constater l'absence de représentation des salariés dans les conseils d'administration, voire de ne leur accorder qu'une voix consultative au sein de la direction. Cela explique pourquoi certaines pratiques associatives peuvent être opaques ou autoritaires, en écartant certains membres des processus décisionnels. Un tel mode de fonctionnement, éloigné des normes démocratiques, est néanmoins fréquemment utilisé dans le paysage associatif marocain.

Plusieurs facteurs peuvent l'expliquer :
  • Des enjeux parfois contradictoires : En tant qu'espace d'expression collective, l'association peut également devenir un lieu où se confrontent des intérêts divergents, ce qui rend l'établissement d'un véritable fonctionnement démocratique plus complexe.

  • Des statuts souvent trop imprécis ou incomplets : Une rédaction incomplète ou déséquilibrée des statuts peut encourager des dérives, notamment en ce qui concerne la gouvernance, entraînant parfois une concentration excessive du pouvoir entre les mains de quelques individus, voire d'un président omnipotent.

  • Un cadre juridique flexible : La législation encadrant les associations au Maroc ne requiert pas un fonctionnement démocratique. Elle accorde aux fondateurs une grande liberté pour établir les règles internes à travers des statuts, qui peuvent être complétés par un règlement intérieur.

Cette situation, qui constitue à certains égards un véritable paradoxe. La mise en place d’un entretien préalable avant la notification d’un avertissement
Qu’est-ce qu’une convocation pour sanction disciplinaire ?

Une convocation pour sanction disciplinaire est un document officiel par lequel un responsable d'une entité invite un collaborateur à un entretien préalable, conformément aux lois et règlement applicables. Cette convocation intervient lorsque le responsable envisage de prendre une sanction disciplinaire suite à une faute présumée d'un collaborateur.

La convocation doit obligatoirement être écrite et motivée. Elle précise les faits reprochés, la date, l’heure et le lieu de l’entretien. Le responsable doit également informer le collaborateur de son droit à se faire assister lors de cet entretien par une personne de son choix.

Sanctions disciplinaires possibles et leurs conséquences

Lorsqu’une faute est établie, le responsable peut choisir parmi plusieurs types de sanctions disciplinaires, organisées selon un ordre de gravité croissant :

  1. L’avertissement écrit

  2. Le blâme

  3. La mise à pied disciplinaire

  4. La rétrogradation

  5. La mutation disciplinaire

Le principe de proportionnalité exige que chaque sanction soit adaptée à la gravité de la faute. La sanction doit être notifiée par écrit dans un délai maximum d’un mois après l’entretien.

Les agissements du collaborateur soumis au pouvoir disciplinaire du responsable sont par exemple :
  • Non-respect des règles de discipline fixées par le règlement intérieur ou par note de service. Par exemple, lorsque le collaborateur a consommé de l'alcool malgré une interdiction prévue par le règlement intérieur.

  • Refus de se conformer à une directive du responsable.

  • Non-respect de l’obligation de discrétion ou de loyauté.

  • Critiques, injures, menaces, violences envers l'employeur ou envers des tiers.

  • Erreurs ou négligences commises dans le travail.

  • Tout acte de harcèlement (sexuel ou moral) commis par un salarié.

Le média en question s’appelle ("La patrie news"² ), un média algérien, nouvellement créé (crée en 2021).
Contrairement aux autres grands médias algériens, le média (La patrie news) bénéficié d’aides directes de l’Etat (bénéficiant de la publicité des grandes entreprises du pays).


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Tout ce qui brille n'est pas de l'or

Ce proverbe, largement connu, est souvent attribué à William Shakespeare, qui l'a intégré dans son œuvre Le Marchand de Venise pour illustrer l'idée que l'apparence peut être trompeuse.

il ne faut pas se fier aux apparences et l'habit ne fait pas le moine, car ce qui semble attrayant ou précieux à première vue n'est pas toujours réellement de valeur.

La valeur intrinsèque

La valeur intrinsèque d'une personne est sa valeur en soi et pour soi, indépendamment de son utilité pour les autres ou de sa valeur marchande. Elle invite à rechercher la véritable valeur des personnes, des choses ou des situations, au-delà de leur aspect extérieur.. Elle découle des qualités inhérentes à la personne, telles que la sagesse, la gentillesse, l'empathie, ou le respect de soi, qui sont des traits de caractère fondamentaux et ne sont pas à acquérir ou à développer extérieurement.

Aziz Rhali efface ses comptes sociaux après un article du Point sur ses publications pro-Hezbollah

Aziz Rhali, vice-président de la FIDH et ancien président de l’AMDH, a rendu ses comptes sur les réseaux sociaux inaccessibles après la parution d’un article du Point critiquant certaines de ses publications liées au Hezbollah. L'affaire va au-delà d'une simple polémique numérique : elle met en évidence les limites d'un activisme de posture lorsque celui-ci est confronté à l'exposition personnelle, à la responsabilité institutionnelle et aux intérêts nationaux. En effet, Aziz Rhali n’a pas seulement soutenu la cause palestinienne ; il a également cultivé une proximité revendiquée avec une rhétorique de « résistance » inspirée par le Hezbollah, même lorsque celle-ci impliquait des acteurs opposés aux intérêts du Maroc. Dans d'autres interventions publiques, Aziz Rhali a aussi souligné sa connaissance personnelle de Hassan Nasrallah, contribuant à renforcer l'image d'une proximité assumée avec le monde politique et symbolique du chiisme iranien.

Aziz Rhali a désactivé ou rendu ses comptes sur les réseaux sociaux inaccessibles après qu'un article de Le Point a critiqué plusieurs de ses déclarations publiques concernant le Hezbollah.

L'ancien président de l'Association marocaine des droits humains, devenu vice-président de la Fédération internationale pour les droits humains en octobre 2025, est maintenant confronté à la pression d'une opinion publique occidentale qui connaît peu le discours militant ayant construit sa réputation au Maroc.

L'organisation internationale, située à Paris, n'a pas contesté l'existence de ces publications. Selon Le Point, elle affirme avoir pris connaissance de posts Facebook « manifestement en désaccord avec les positions et les valeurs de la FIDH ». Elle mentionne qu'Aziz Rhali avait assuré que ces publications ne représentaient plus ses opinions actuelles et qu'il allait les retirer.

Interrogé par Le Point, M. Rhali a réfuté certaines interprétations. Il précise qu'il n'a pas brandi une banderole à la mémoire de Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah décédé en 2024, mais qu'il a simplement posé la main dessus lors d'une cérémonie. Il indique également que certaines publications sur sa page Facebook auraient été publiées à une époque où elle était administrée par des jeunes.

Pour Aziz Rhali, l’affaire est particulièrement délicate car il occupe désormais une fonction internationale. La suppression tardive de ses comptes sociaux révèle une contradiction centrale : des positions longtemps assumées dans l'espace militant disparaissent dès qu'elles impliquent un coût personnel pour leur auteur. Ce retrait affaiblit le récit d'une « résistance » revendiquée pendant des années sous le signe du « Sayyed » (référence claire à Hassan Nasrallah) et qui, au Maroc, a souvent brouillé la frontière entre engagement pro-palestinien, proximité avec l'imaginaire du Hezbollah et alignements contraires aux intérêts nationaux.

La FIDH a annoncé que la situation sera abordée lors de son prochain Bureau international, programmé en juin. D'ici là, la question ne se limite donc plus aux opinions personnelles. Elle concerne désormais la cohérence, la responsabilité et la crédibilité institutionnelle.

A lire aussi>>> Agressions sexuelles: L'AMDH- [La voie - Annahj] et la culture du viol - #MeToo -... Regards occultes... Croyances?

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