top of page
  • Facebook
  • X
  • Youtube

Deadlines: Le conseiller de Trump, Masad Boulos à Alger... Les choses sérieuses ne font que commencer... la souplesse de la colonne vertébrale [Analyse] By- Gherrabi Mohammed

«Le tourisme n’est pas fait pour ceux qui ont la colonne vertébrale rigide»

Pour le mal élu et décrié, Abdelmajid Tebboune, «Le tourisme, c’est l’accueil. Car celui qui a la colonne vertébrale rigide ne peut pas faire de tourisme. Il faut donc avoir une colonne vertébrale souple, pour pouvoir être flexible.»

"Les vérités qu'on aime le moins à apprendre sont celles que l'on a le plus d'intérêt à savoir" (Proverbe Chinois)

Le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a reçu ce mardi à Alger Masad Boulos, conseiller de haut niveau du président américain chargé de l’Afrique, des affaires arabes et du Moyen-Orient.

Les choses sérieuses ne font que commencer

C'est l’ambassade des États-Unis qui a annoncé l’arrivée de M. Boulos et dit vouloir renforcer les liens et la coopération “pour la paix et la prospérité”, sans préciser ni le programme ni les interlocuteurs, tandis que le ministère algérien des Affaires étrangères n’a pas communiqué officiellement dans l’immédiat, un mutisme récurrent à Alger lorsqu’il s’agit d’assumer publiquement les termes d’un agenda sensible.

Cette visite survient alors que, sur le dossier du Sahara, le Conseil de sécurité a renouvelé fin octobre 2025 le mandat de la Minurso jusqu’au 31 octobre 2026 et réaffirmé l’appel à une solution politique sur la base du plan d’autonomie marocain, un cadrage qui renforce la position de Rabat et qu’Alger a critiqué, tout en continuant à se présenter comme simple “observateur” du dossier.

En même temps, Washington vient d'accueillir une délégation du Polisario, revenue sans annonce tangible, malgré une intense séquence de démarches.

Selon le communiqué officiel du ministère, les discussions ont porté sur les moyens de renforcer les partenariats stratégiques, particulièrement dans les domaines économiques, tout en mettant en évidence l’importance du dialogue continu entre les deux pays.

Dans un précédent communiqué, la diplomatie algérienne avait exprimé ses regrets face à la confirmation du soutien américain au plan d’autonomie marocain, rappelant qu’un membre permanent du Conseil de sécurité se doit de respecter le droit international et les résolutions onusiennes.

Une deuxième visite qui ne passe pas inaperçue
La visite de Masad Boulos est la deuxième depuis sa nomination à la suite de la réélection de Donald Trump. L’ambassade des États-Unis en Algérie a d’ailleurs salué cet événement dans un message publié sur ses réseaux sociaux, affirmant se réjouir de « renforcer la coopération et de poursuivre le travail commun en faveur de la paix et de la prospérité dans la région ».

Une autre déclaration importante provient de l’ambassade des États-Unis en Algérie, qui a réaffirmé son engagement à continuer de travailler avec Alger pour assurer la paix et la prospérité dans la région. Cependant, la représentation diplomatique américaine à Alger ne donne aucun détail sur cette visite surprise, dans son communiqué très laconique. Elle s'est contentée de préciser qu'elle se réjouissait du renforcement des relations avec l'Algérie, mais sans donner de détails précis sur l'agenda de la rencontre.

Rappel: Le 27 juillet dernier le haut conseiller de Trump, Massad Boulos, réitère la position des USA à Alger

Le haut conseiller du président américain Donald Trump, Massad Boulos, avait effectué, le 27 juillet dernier, une visite d’une journée en Algérie. Dans un entretien paru dans le journal algérien El Watan, Massad Boulos revient sur ses échanges avec le président algérien Abdelmadjid Tebboune.

Concernant la question du Sahara marocain, le conseiller de Donald Trump a défendu la position de l’administration américaine, qui soutient le plan d’autonomie proposé par le Maroc. Selon lui, ce plan constitue « le seul cadre pour négocier une solution mutuellement acceptable », rapporte El Watan.

Massad Boulos a également indiqué que le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a réitéré la reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté marocaine sur le Sahara. Il a rappelé que Washington soutient la proposition marocaine d’autonomie, qualifiée de « sérieuse, crédible et réaliste », comme unique base pour parvenir à une solution juste et durable au conflit.

Les États-Unis continuent ainsi de croire qu’une autonomie réelle sous souveraineté marocaine est la seule solution envisageable. Marco Rubio a réaffirmé l’appel du président Trump aux parties prenantes pour qu’elles s’engagent sans délai dans des négociations, en prenant la proposition marocaine comme seul cadre pour parvenir à une solution mutuellement acceptable.

Trump limoge l'ambassadrice des États-Unis en Algérie...

La résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU, adoptée le 31 octobre 2025, fixe clairement l’autonomie sous souveraineté marocaine comme base des négociations sur le Sahara et somme l’Algérie d’y participer. Groggy, Alger reste silencieuse sur son engagement, ou non, évitant d’assumer ses responsabilités dans un processus désormais contraignant et juridiquement obligatoire.

Compte à rebours

Or, clairement désignée comme partie prenante, l’Algérie se doit de répondre aux exigences du Conseil de sécurité. L’article 25 de la Charte des Nations unies n’est pas seulement clair. Il est contraignant. «Les Membres de l’Organisation conviennent d’accepter et d’appliquer les décisions du Conseil de sécurité conformément à la présente Charte». Autrement dit, les décisions du Conseil ont un caractère obligatoire et une valeur juridique contraignante. «Si ces décisions sont contraignantes pour les États membres, elles le sont a fortiori et encore plus pour les membres du Conseil. Et une non-participation au vote d’une décision ne saurait exonérer un membre de ce Conseil de la responsabilité d’honorer cette obligation», écrit, dans un policy paper dédié, Mohammed Loulichki, ancien ambassadeur-représentant du Maroc à l’ONU, aujourd’hui Senior fellow au Policy center for the new south (PCNS), spécialiste en diplomatie et résolution des conflits.

L’Algérie refuse de prendre part aux tables rondes autour du Sahara

Rappelons que l’Algérie a refusé de prendre part aux deux votes sur le Sahara durant les deux années où elle a siégé en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, en 2024 et 2025. Le 31 décembre prochain, elle cédera sa place à un autre pays au Conseil. Elle ne sera pas présente non plus à la réunion «stratégique» d’avril 2026, où l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, Staffan de Mistura, informera les membres du Conseil de l’état d’avancement des pourparlers entre le Maroc, l’Algérie, le Polisario et la Mauritanie, sur la base de l’autonomie comme solution au différend du Sahara. Autant dire que le compte à rebours est enclenché pendant que l’Algérie continue de jouer l’absente dans un théâtre où elle tient pourtant le rôle de protagoniste, esquivant ses obligations comme un enfant refusant de finir son assiette. Jusqu’à quand.

Cette posture s’est répétée non pas une, ni deux, mais trois fois. En 2020, lors de l’adoption de la résolution 2548 du Conseil de sécurité, le 31 octobre 2020, l’Algérie «prend acte» du texte, tout en regrettant son contenu, qu’elle qualifie de déséquilibré, reprochant qu’il «ne préconise aucune mesure concrète…». L’année suivante, le 29 octobre 2021, la résolution 2602 suscite de la part de l’Algérie un communiqué officiel affirmant qu’elle «ne soutiendra pas cette résolution», qu’elle juge «partiale» et «déséquilibrée». En 2022, la résolution 2654, adoptée le 27 octobre, provoque un nouveau communiqué du ministère des Affaires étrangères algérien, qualifiant le texte de «résultat d’un exercice laborieux de rédaction» dépourvu, selon elle, de toute volonté réelle de régler la question.

Alger avait informé le Conseil de sécurité de l’ONU en octobre 2021 de son opposition au format de table ronde pour les négociations sur le règlement du conflit au Sahara. L’Algérie juge ce format « contreproductif ».

Ce format de table ronde préconisé par le Conseil de sécurité implique le Maroc et les séparatistes du Front Polisario ; ainsi que l’Algérie et la Mauritanie, en tant qu’observateurs.

«Nous confirmons notre rejet formel et irréversible de ce format dit de table ronde», devenu «contreproductif», a déclaré à l’agence de presse officielle APS Amar Belani, envoyé spécial algérien chargé de la question du Sahara occidental et des pays du Maghreb.

Belani a également accusé le Maroc d’«instrumentaliser» ce format pour s’opposer à «la décolonisation» du Sahara, avertissant des «risques sérieux d’escalade» dans cette «situation de guerre».

Le Conseil sécurité de l’ONU doit adopter d’ici fin octobre une nouvelle résolution sur le Sahara et le mandat de la Minurso, la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental.

Belani a qualifié la première mouture de cette nouvelle résolution de «profondément déséquilibrée», estimant qu’elle ne fera « que consacrer une impasse programmée du processus politique et l’échec anticipé des efforts du nouvel envoyé » de l’ONU.

Witkoff annonce un possible accord de paix entre le Royaume du Maroc et l'Algérie

Le négociateur en chef de Donald Trump, Steve Witkoff, a déclaré à la télévision américaine qu'il travaille sur un « accord de paix » entre le Maroc et l’Algérie qui pourrait être conclu, selon lui, d’ici 60 jours. Détails.

L'émissaire du président américain, Steve Witkoff, a fait cette annonce à l’émission «60 Minutes» sur la chaîne CBS. «Notre équipe travaille actuellement sur un accord de paix entre le Maroc et l’Algérie. Il y aura un accord, à mon avis, d’ici 60 jours», a-t-il déclaré.

À ses côtés, Jared Kushner, gendre et ex-conseiller du président Trump, a confirmé que des discussions «avec les deux parties » sont en cours, sans dévoiler plus de détails.

Cette annonce fait suite aux propos du conseiller spécial de Trump pour l'Afrique et le Moyen Orient, Massad Boulos, qui a fait savoir, quelques jours plus tôt, dans une interview accordée à Asharq News que l'Algérie serait disposée à améliorer ses relations avec le Maroc.

Cette annonce intervient au moment où l'administration américaine s'emploie à clore le dossier du Sahara au Conseil de Sécurité des Nations Unies en faveur du Maroc. Washington tâche en même temps d'apaiser les relations maroco-algériennes qui sont rompues unilatéralement par Alger depuis août 2021. C'est à Massad Boulos qu'incombe cette mission depuis sa prise de fonction.

L'administration américaine veut ajouter un nouvel accord de paix à son actif après s'être parvenue à mettre fin à la guerre à Gaza suite à un accord historique dans lequel Witkoff et Kushner étaient très impliqués.

Dans la même interview, Witkoff a rappelé que l'administration américaine croit que la paix se construit en mettant les gens autour de la table, pas en les isolant.

Massad Boulos annonce la relance prochaine des discussions sur le Sahara aux États-Unis

Après l’adoption de la résolution 2797 par le Conseil de sécurité concernant le Sahara, les Etats-Unis vont passer à une nouvelle étape dans leur implication en faveur de la résolution du conflit. Les quatre parties sont invitées à débuter des rounds de discussions aux Etats-Unis les prochains mois, a révélé le conseil du président Trump, Massad Boulos.

Minurso prolongée et tables rondes relancées

La résolution prolonge le mandat de la Minurso jusqu’au 31 octobre 2026 et demande au Secrétaire général de présenter une revue stratégique dans six mois sur l’avenir de la mission, en tenant compte des avancées du processus politique. Elle salue également l’initiative de l’Envoyé personnel visant à relancer des tables rondes réunissant le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Polisario, en remerciant les États-Unis pour leur disponibilité à accueillir ces négociations.

L’administration Trump va s’impliquer dans le processus de résolution du différend autour du Sahara, en enjoignant les quatre parties, à savoir le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Polisario, à retourner à la table des négociations comme le stipule le texte des résolutions, en particulier la dernière adoptée.

Les Etats-Unis se sont même proposés officiellement pour accueillir ces négociations et selon Massad Boulos, le conseiller spécial du président Donald Trump pour l’Afrique, cela devrait se faire dans les prochaines semaines voire dans les prochains mois.

« Le président Donald Trump encourage les quatre parties à entrer dans des négociations sans conditions pour parvenir à une solution satisfaisant toutes les parties », a déclaré Boulos dans une interview à France 24 arabic.

Ces discussions pourraient faciliter le processus politique, surtout avec la présence de l’Algérie, élément clé de la réussite de cette initiative. Pour rappel, les quatre parties avaient déjà commencé des pourparlers entre 2018 et 2019, et s’étaient abruptement arrêtés. L’Algérie avait depuis, refusé de poursuivre ces discussions appelant à des négociations seulement entre le Maroc et le polisario.

Massad Boulos a ajouté que la prochaine étape commencera, comme l’a annoncé le Roi Mohammed VI dans son discours du 31 octobre avec une formulation détaillée de la Proposition d’autonomie en vue d’une soumission ultérieure aux Nations unies.

Quant à la résolution, Boulos a confirmé ce que le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a déclaré dans une récente interview. L’Algérie allait voter le texte si une mention était retirée du préambule. « Le problème était seulement dans l’introduction de la résolution et pas dans le fond », a-t-il affirmé, signifiant que l’Algérie n’était pas contre l’option de l’autonomie.

Le conseiller spécial de Donald Trump a ajouté: «Pour la seconde étape, nous comptons sur la sagesse de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, du président Abdelmadjid Tebboune et du peuple algérien de façon générale», et d’affirmer que lors de sa visite en Algérie en juillet, le président Tebboune et son équipe ont fait part de « leur ouverture pour le dialogue historique entre ces deux pays ».

Il a souligné que la position des Etats-Unis et du président Trump est claire et soutient l’autonomie, ajoutant toutefois que la résolution est quelque peu différente de la position américaine. En ce sens, la résolution «laisse la porte ouverte aux propositions qui seront présentées par les parties lors des négociations».

Le texte ouvre en effet la voie à des propositions et d’axes d’amélioration cependant, toutes ces propositions ne sauraient être faite que dans le cadre de l’initiative d’autonomie.

Algérie: Trump met fin au mandat de l’ambassadrice Elisabeth Aubin

Les États-Unis ont décidé de limoger près de 30 ambassadeurs dans différents pays dans le cadre d'une modification de leur stratégie diplomatique.

L'un de ces pays est l'Algérie, qui a vu l'ambassadrice Elizabeth Moore Aubin être démise de ses fonctions par décision de l'administration Trump.

  • Elisabeth Moore Aubin, l’ambassadrice des Etats-Unis en Algérie, va bientôt quitter son poste. Le président Trump a décidé de la remplacer.

  • En poste depuis 2022, l’ambassadrice des États-Unis d’Amérique en Algérie, Elisabeth Moore Aubin, devrait être remplacée dès janvier prochain.

Au départ, ils ont conservé leurs postes pendant les premiers mois du second mandat de Donald Trump, à une époque où les efforts du gouvernement se concentraient davantage sur la formation de l'exécutif lui-même et sur certaines politiques nationales et internationales plus urgentes. Mais la restructuration a fini par toucher ces postes diplomatiques.

L'Algérie en ligne de mire

L'un des changements les plus marquants concerne l'ambassadrice Elizabeth Moore Aubin, en poste en Algérie depuis décembre 2021 et dotée d'une expérience internationale remarquable, puisqu'elle a précédemment occupé les fonctions de conseillère en gestion à l'ambassade de Tel Aviv en Israël, de responsable de la gestion des ressources internationales de l'OTAN pour les États-Unis à Bruxelles (Belgique), responsable de la gestion au consulat général à Toronto au Canada et responsable des services généraux au consulat général à Hong Kong. Elle a également occupé des postes diplomatiques à l'ambassade des États-Unis à Rome (Italie) et au consulat général à Curaçao.

Ces dernières années, notamment sous le mandat de Donald Trump lors de ses deux mandats à la tête des États-Unis, le géant américain s'est remarquablement rapproché du Maroc, grand rival politique de l'Algérie au Maghreb, ce qui a généré une certaine instabilité dans les relations politiques avec l'Algérie.

En effet, en décembre 2020, pendant le premier mandat de Donald Trump, les États-Unis ont reconnu le plan d'autonomie du Maroc pour le Sahara comme l'option la plus sérieuse, crédible et réaliste pour résoudre le différend sahraoui, qui dure depuis cinq décennies, depuis la fin de la période coloniale espagnole. Cette décision est également liée à la détermination du royaume marocain d'établir des relations diplomatiques avec Israël dans le sillage des célèbres accords d'Abraham, par lesquels plusieurs pays arabes ont établi des relations avec l'État israélien, sous l'égide des États-Unis, en vue de pacifier le Moyen-Orient et de promouvoir le développement de la région.

Le Maroc a présenté son plan d'autonomie à l'ONU en 2007. Il repose sur la reconnaissance d'une large autonomie pour le Sahara occidental sous souveraineté marocaine, dans le but de conférer une grande capacité d'autogouvernance aux Sahraouis et de promouvoir le développement du territoire. Cette proposition a été soutenue ces dernières années par plus de 100 pays, dont des puissances telles que les États-Unis, la France, les Émirats arabes unis, le Royaume-Uni ou l'Allemagne, et qui a reçu un large soutien avec la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l'ONU à la fin du mois d'octobre dernier, impulsée précisément par les États-Unis, qui reconnaissait la proposition marocaine comme la base de négociation la plus solide en vue des pourparlers entre les parties concernées pour régler la question souveraine du Sahara.

La position des États-Unis a donc constitué un revers important pour l'Algérie. Cependant, comme l'a indiqué Steve Witkoff, envoyé spécial des États-Unis pour le Moyen-Orient, les États-Unis cherchent à rapprocher les nations algérienne et marocaine afin de stabiliser le Maghreb et de parvenir définitivement à une solution consensuelle pour le Sahara .

La destitution de l'ambassadrice américaine en Algérie pourrait être liée à la nouvelle orientation prise par la politique au Maghreb et aux intentions des États-Unis, qui sont plus favorables à la thèse marocaine, tout en cherchant toujours à obtenir une meilleure compréhension entre les parties en conflit dans cette affaire.

Elizabeth Moore Aubin, l'ambassadrice des États Unis en algérie : «La reconnaissance américaine de la Marocanité du Sahara est un fait historique...»

Les récents propos de l’ambassadrice des États-Unis en Algérie, Elizabeth Moore Aubin, ont provoqué une véritable onde de choc au sein du régime militaire totalitaire algérien. Ses déclarations sur les relations bilatérales entre l’Algérie et le Maroc, ainsi que sur le dossier du Sahara marocain, ont mis en lumière des vérités qui dérangent le pouvoir en place à Alger.

Elizabeth Moore Aubin a rappelé le soutien des États-Unis à la souveraineté marocaine sur le Sahara, qualifiant la reconnaissance de l’ancien président Donald Trump de «décision historique ». Elle a indiqué que cette reconnaissance avait effectivement compliqué ses tâches diplomatiques en Algérie, où elle a pris ses fonctions en février 2022. Malgré cela, l’administration Biden n’a pas modifié cette position, la considérant comme une «réalité historique​».

Engagement pour une solution durable

L’Ambassadrice, dans une interview avec le journal algérien « La Patrie News¹ », a souligné l’engagement des États-Unis à soutenir les efforts du Secrétaire général de l’ONU et de son envoyé spécial pour le Sahara, Staffan de Mistura, afin de trouver une solution durable à ce conflit. « Ce sujet a été notre principal focus au cours des trois dernières années et demie », a-t-elle déclaré, insistant sur le fait que Washington considère le plan d’autonomie marocain comme une solution viable depuis 2008​​.

En réponse à une question sur l’opposition américaine à un référendum d’autodétermination, Moore Aubin a clarifié que les États-Unis recherchent une solution qui réponde aux besoins des Sahraouis, mais qui aille au-delà de l’impasse actuelle. Elle a réaffirmé que toute solution doit exclusivement passer par l’ONU et son envoyé personnel​.

La normalisation Maroc-Israël

Une partie significative de l’entretien a été consacrée à la normalisation des relations entre le Maroc et Israël. Moore Aubin a fermement rejeté l’idée que cette normalisation soit la cause des tensions en Afrique du Nord. «Israël ne représente pas une menace réelle pour l’Algérie», a-t-elle affirmé, ajoutant que de nombreux autres facteurs contribuent aux tensions dans la région.

Lorsqu’on lui a demandé de commenter les déclarations d’un ministre israélien qui aurait menacé l’Algérie en raison de sa proximité avec l’Iran, Moore Aubin a minimisé l’importance de ces propos. « Il est crucial de faire la distinction entre les commentaires diplomatiques et les menaces réelles », a-t-elle souligné, insistant sur le fait qu’Israël ne constitue pas une menace pour la souveraineté ou l’intégrité territoriale de l’Algérie​.

Les relations entre Rabat et Alger

Sur la question des relations tendues entre le Maroc et l’Algérie, l’ambassadrice a exprimé l’espoir que les deux pays puissent un jour devenir amis. Elle a insisté sur le fait que les États-Unis maintiennent des relations amicales avec les deux nations et ne cherchent pas à exacerber les conflits. « Ce que nous souhaitons, c’est que les Algériens et les Marocains s’assoient ensemble pour discuter de leurs intérêts communs et de leurs relations, en tenant compte des familles des deux côtés », a-t-elle conclu​.

Les déclarations de l’ambassadrice Elizabeth Moore Aubin révèlent des vérités gênantes pour le régime totalitaire algérien, remettant en question ses positions et ses stratégies diplomatiques. En soutenant fermement la souveraineté marocaine sur le Sahara et en minimisant les tensions liées à la normalisation avec Israël, les États-Unis affirment une position claire et cohérente. Cette interview met en lumière les défis diplomatiques auxquels sont confrontées les relations algéro-marocaines et souligne l’importance d’un dialogue ouvert et constructif pour la stabilité régionale.

Ambassadeur Elizabeth Moore Aubin

Photo: Les vœux pour "Yennayer" de l'ambassadrice des Etats-Unis d'Amérique en Algérie, Mme Elizabeth Moore Aubin.

Elizabeth Moore Aubin a prêté serment en tant qu’ambassadeur auprès de la République algérienne démocratique et populaire le 21 décembre 2021. Elle a occupé le poste de conseillère principale au Bureau des affaires du Proche-Orient (NEA). D’août – décembre 2021, et a été adjointe principale par intérim de secrétaire d’Etats assistant de NEA d’aout 2020 – juillet 2021. Auparavant, elle était directrice exécutive du bureau exécutif conjoint des bureaux des affaires du Proche-Orient et des affaires d’Asie du Sud et centrale.

Mai 2016 – janvier 2018, elle était chef de mission adjointe et chargé d’affaires à Ottawa, Canada. De 2014 à 2016, elle a été directrice exécutive du Bureau des affaires de l’Hémisphère Occidental. De 2011 à 2014, elle a été chef de mission adjointe à l’Ambassade des États-Unis à Alger.

Elizabeth a servi à Washington D.C. en tant que directrice des ressources humaines pour le bureau exécutif conjoint des bureaux des affaires du Proche-Orient et des affaires d’Asie du Sud et Centrale ; assistante spéciale du sous-secrétaire en charge de mangement ; responsable en management des postes au Bureau des affaires de l’Hémisphère Occidental. Mme Aubin a effectué deux affectations parmi le personnel du Secrétaire d’Etat, en tant que fonctionnaire au sein du centre de communications et des opérations d’urgence et assistante en charge de la préparation et logistique des déplacements du Secrétaire d’Etat.

À l’étranger, elle a été conseillère en management pour l’ambassade à Tel-Aviv; responsable de la gestion des ressources internationales pour la mission Américaine à l’OTAN à Bruxelles; responsable en management au consulat général de Toronto et responsable des services des moyens généraux au consulat général de Hong Kong. Elle a entamé sa carrière au sein du Département d’Etats à l’ambassade de Rome et au consulat général de Curaçao.

Mme Aubin détient le rang de ministre conseiller. En 2022, Elle a été primée par le Presidential Rank Award for Meritorious Service. est titulaire d’une licence en sciences politiques du Barnard College en 1987. Elle a suivi des cours d’études supérieures en relations internationales à la Maxwell School of Citizenship and Public Affairs de l’Université de Syracuse. Elle parle couramment le Français. Elle est mariée à Daniel J. Aubin.

La Patrie News¹ : Le média en question s’appelle (La patrie news), un média algérien, nouvellement créé (en 2021).
Contrairement aux autres grands médias algériens, le média (La patrie news) bénéficié d’aides directes de l’Etat (bénéficiant de la publicité des grandes entreprises du pays).

Commentaires


bottom of page