Comme en Algérie, une coupure d'électricité reporte le procès de Kemi Seba en Afrique du Sud... By- Mohammed Gherrabi
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Appelé à comparaître ce mardi 11 août 2026, Kemi Seba n'était pas présent. Constatant l'absence du principal accusé, le juge a choisi de reporter l'audience. L'affaire a été reportée au 23 septembre 2026. Selon les informations disponibles, l'absence du leader de l'ONG Urgences panafricanistes s'explique par une panne électrique survenue dans l'établissement pénitentiaire où il est incarcéré.
Afrique du Sud : une coupure d'électricité reporte le procès de Kemi Seba
Kemi Seba sera-t-il extradé au Bénin ou non ? La réponse était attendue ce mardi 11 août, mais l’audience n’a finalement pas eu lieu. L’activiste ne s’est pas présenté au tribunal, mais son absence n’était pas de son fait. Il a été révélé qu’il n’a pas été exfiltré en raison d’une panne d’électricité. Cette audience devait examiner la demande d’extradition formulée par la justice béninoise. Arrêté pour séjour irrégulier en Afrique du Sud, Kemi Seba est désormais impliqué dans deux procédures. Il devra se défendre contre les accusations d’immigration irrégulière et les arguments présentés par son pays, le Bénin, pour demander son extradition.
En réalité, avant d'être arrêté en Afrique du Sud, l'activiste opposé à la France était activement recherché par la justice béninoise avec deux mandats d'arrêt internationaux. Il est accusé à Cotonou d'«apologie de crimes contre la sûreté de l'État» et d'«incitation à la rébellion». Un second mandat d'arrêt a été délivré contre lui dans une affaire de «blanchiment de capitaux».

Bien que le Niger ait confirmé son passeport diplomatique, le conseiller spécial du général Tiani n'est pas encore tiré d'affaire concernant les accusations de séjour irrégulier. Le tribunal a déclaré qu'il était nécessaire de poursuivre les enquêtes avant de statuer sur le prévenu. Cependant, c'est la demande d'extradition du Bénin qui est actuellement au centre des préoccupations. Le 23 septembre prochain, les différentes parties se présenteront à nouveau devant la cour.
Kemi Seba a nié les accusations portées par la justice béninoise. Il affirme ne pas se reconnaître dans les faits qui lui sont reprochés. Il a déclaré aux autorités judiciaires sud-africaines qu'il craignait sérieusement pour sa vie s'il devait retourner au Bénin. Dans ce contexte, il a déposé une demande d'asile auprès des autorités sud-africaines. L'ambassade du Niger à Pretoria serait prête à l'accueillir après sa libération s'il parvient à obtenir l'exil. Arrêté en avril 2026, l'activiste a déjà passé 4 mois en détention provisoire. Au fil des jours, les certitudes autour de son dossier se renforcent.
Les délestages en Algérie et en Afrique du Sud sont des phénomènes qui se manifestent par des coupures d'électricité prolongées, souvent dues à des problèmes de gestion, de maintenance ou à des infrastructures vieillissantes. Ces crises énergétiques ont des répercussions significatives sur la vie quotidienne et l'économie des pays concernés. En Algérie, la compagnie publique d'électricité et de gaz a été confrontée à des défis similaires, avec des coupures d'électricité qui ont été partagées avec l'Afrique du Sud.L'Afrique du Sud a connu les pires coupures d'électricité du pays en raison de l'effondrement des centrales électriques
L'Afrique du Sud a été confrontée aux pires coupures de courant d'Eskom. Le délestage a atteint le niveau 6 dans les premières heures du dimanche 23 février 2025, après la panne de plusieurs unités des centrales de Majuba et Camden. Cette mesure a fait suite au délestage de niveau 3 du samedi, qui avait retiré 3 000 mégawatts du réseau national. La perte de dix unités de production a entraîné cette intensification, affectant gravement l'approvisionnement en électricité du pays.
Dan Marokane, PDG d'Eskom, a indiqué qu'environ 3 200 mégawatts de capacité ont été récupérés après la restauration de six des 10 unités perdues. Il prévoit que cinq ou six unités supplémentaires seront mises en service dans la journée, ce qui devrait permettre de réduire les phases de délestage d'ici lundi. Selon le bon rétablissement de ces unités, le fournisseur espère mettre fin à la phase de délestage en cours d'ici la fin de la semaine.
Implications économiques et sociales
L'Afrique du Sud a subi les pires coupures de courant, car les conséquences de la phase 6 de délestage sur l'économie nationale et la vie quotidienne des citoyens suscitent des préoccupations. Les coupures prolongées peuvent perturber les services essentiels, affecter les opérations des entreprises et freiner le développement économique. Eskom a été critiquée pour la fréquence de ces incidents ainsi que pour le vieillissement de ses infrastructures. Afin d'éviter la récurrence de ces problèmes, l'entreprise s'est engagée à les résoudre en entretenant et en modernisant ses infrastructures.
Les économistes et les syndicats ont exprimé leurs préoccupations au sujet des coupures de courant fréquentes. Zwelinzima Vavi, secrétaire général de la Fédération sud-africaine des syndicats (SAFTU), a critiqué cette situation, avertissant qu'elle pourrait accroître les inégalités, accélérer les pertes d'emplois et plonger le pays plus profondément dans la récession. Il a également mis en avant le poids financier sur la population en mentionnant l'approbation par le Régulateur national de l'énergie d'Afrique du Sud d'une augmentation de 12 % des tarifs pour Eskom durant l'exercice 2025-2026.
Efforts pour rétablir la stabilité et les perspectives d'avenir
Le Ministre de l'électricité, Kgosientsho Ramokgopa, a rassuré le public sur la détermination de l'administration à poursuivre son plan de relance de la production. Il a mis en avant l'importance de la maintenance planifiée et a écarté le sabotage comme cause des pannes pour assurer la stabilité à long terme de l'approvisionnement énergétique. À la fin de la semaine, Ramokgopa était convaincu que le pays serait libéré du délestage de la phase 6.
Malgré ces garanties, les centrales à charbon vieillissantes d'Eskom continuent de connaître des pannes fréquentes, suscitant des préoccupations. Les représentants du gouvernement et les dirigeants d'Eskom se sont engagés à œuvrer avec diligence pour restaurer la stabilité. Tout en exprimant leur soutien aux efforts du ministre, les dirigeants de l'opposition, y compris la députée démocrate Samantha Graham-Maré, ont également souligné l'importance de mettre en place des mesures à long terme pour éviter des catastrophes récurrentes.
Algérie : une panne électrique qui met en évidence l'incapacité des autorités du pays
Une panne d'électricité généralisée a frappé l'Algérie dans la nuit de mardi à mercredi, provoquant de grands désagréments pour les habitants. D'après les autorités, cette coupure serait causée par une « panne technique exceptionnelle » survenue à l'installation de Sidi Okba. La canicule actuelle, avec des températures atteignant 48°C, serait responsable de l'arrêt de fonctionnement de cette infrastructure située dans le sud-est du pays.
De Alger à Constantine, en passant par Tizi-Ouzou, Bouira et Jijel, l'électricité a été brutalement coupée, plongeant des millions d'Algériens, déjà accablés par des températures caniculaires, dans l'obscurité. Le manque de communication a intensifié cette inquiétude.
Ce n'est qu'ultérieurement, devant l'ampleur de la coupure et les préoccupations des citoyens, que les autorités ont déclaré que cette interruption de la distribution d'électricité était due à une panne technique exceptionnelle survenue au sein de l'installation électrique de Sidi Okba, dans la région de Biskra.
«La forte vague de chaleur qui frappe une grande partie du pays, combinée à une humidité élevée, a causé un dysfonctionnement technique sur une installation électrique majeure dans la région de Sidi Okba, dans la wilaya de Biskra. Ce problème a entraîné une série de fluctuations sur le réseau électrique, en raison de son interconnexion, impactant certaines zones de l’Est algérien», a expliqué Khelil Hedna, responsable de la communication du ministère algérien de l’Énergie.
Toutefois, ces explications sont remises en question par l'extension du black-out au-delà de l'Est algérien, touchant presque l'ensemble du pays. À ce sujet, le responsable de la communication du ministère a précisé que les autres perturbations sur le réseau n'étaient pas causées par la panne de Sidi Okba, mais «plutôt par d'autres raisons locales liées à des températures extrêmement élevées».
Déclarations graves de Saïd Bensdira
Selon, Saïd Bensdira, un activiste algérien résidant à Paris, connu habituellement pour être le portevoix d’une frange de l’appareil sécuritaire. Dns une vidéo, Bensdira évoque les Causes réelles de la panne. En effet, l'Algérie possède 12 générateur électrique:
3 centrales électriques sont hors service et leur réparation n'est pas envisageable pour le moment.
5 centrales électriques offertes au Niger: En désaccord avec le Mali, l’Algérie tente de maintenir son influence au Sahel en passant par le Niger. Le pays dirigé par Abdelmadjid Tebboune a généreusement offert des centrales électriques à Niamey.
4 centrales électriques sont en service et approvisionnent l'Algérie et la Tunisie en électricité.

En conséquence, cette coupure généralisée a provoqué de l'angoisse parmi les Algériens, qui se sont retrouvés sans électricité en pleine période de canicule. De plus, ces perturbations ont également touché divers secteurs économiques et ont causé des dysfonctionnements dans les réseaux d'approvisionnement en eau potable de plusieurs localités.
Devant la gravité de la situation, une cellule de crise a été mise en place, et le Premier ministre Sifi Ghrieb, le ministre de l’Énergie et des énergies nouvelles Mourad Adjal, le conseiller en communication du président de la république Kamel Sidi Said, ainsi que le directeur général de Sonelgaz, Djelloul Rebouh, ont reçu pour instruction de se rendre au Centre de contrôle du réseau électrique national situé à Alger. Cette présence au plus haut niveau de l'État témoigne du caractère exceptionnel et critique de cette panne nationale.
Cette panne généralisée a mobilisé les équipes de Sonelgaz, l'entreprise publique responsable de la production, de la distribution et de la commercialisation de l'électricité, ce qui a permis de rétablir progressivement l'alimentation électrique dans les différentes régions. Grâce à l'intervention des équipes mobilisées, les répercussions de cet incident, survenu dans un contexte de hausse préoccupante des températures, ont pu être limitées.
L'Office national de la météorologie a émis une alerte de niveau 3 pour les wilayas de Skikda, Annaba, El Tarf, Guelma, Béjaïa et Jijel, où les températures pourraient dépasser les 48°C. Cet épisode de canicule est prévu du 16 au 17 juillet.
Grâce à la mobilisation de toutes les compétences de Sonelgaz, un retour progressif de l'électricité a été constaté durant la nuit dans certaines régions, telles qu'Alger, Bouira et Ghardaïa. Dans les autres régions, le rétablissement du courant, déjà entamé, continue de manière progressive.
«C'était un petit exercice qui a démontré que l'Algérie peut surmonter tous les défis», a toutefois affirmé le Premier ministre Sifi Ghrieb, lors du rétablissement de la distribution d'électricité sur le réseau d'Alger. Il a ajouté que, là où d'autres pays auraient pris jusqu'à 48 heures pour stabiliser une telle panne, l'Algérie a réussi à résoudre le problème avant l'aube, en seulement quelques heures!
Il reste que la chaleur en Algérie ne suffit pas à expliquer à elle seule ce black-out et les nombreuses perturbations du réseau électrique du pays. L'augmentation des températures a entraîné une hausse de la consommation d'énergie, atteignant un pic historique de 21.378 MW, mais cela ne justifie pas ces coupures d'électricité.
En effet, la version officielle décrit le déclenchement de la panne sans en préciser la nature technique. En d'autres termes, les autorités et Sonelgaz n'évoquent pas l'équipement (transformateur, ligne de transport, poste électrique…) de Sidi Okba qui aurait cédé.
Par ailleurs, une question reste sans réponse. Les réseaux de transport électrique sont conçus selon le critère N-1, qui stipule que la perte d'une installation ne doit pas provoquer de pannes en chaîne. Comment se fait-il alors qu'un incident sur une seule installation ait pu priver tout le pays d'électricité pendant six heures entières ?
Ce grave incident illustre encore une fois la vulnérabilité des infrastructures énergétiques de Sonelgaz face au changement climatique et ses effets. Ainsi, une infrastructure aussi stratégique du réseau électrique algérien, telle que celle de Sidi Okba, devrait recevoir plus d'attention pour éviter la récurrence de tels incidents.
De plus, cette coupure met en évidence l'effet négatif de la dépendance d'une grande partie du réseau électrique à une infrastructure vulnérable située dans une région où le climat est marqué par une chaleur intense et une humidité exceptionnellement élevée.
Enfin, bien que les autorités algériennes déclarent avoir réalisé des investissements massifs ces dernières années pour garantir l'approvisionnement en électricité à tous les Algériens, l'impact de la panne de Sidi Okba révèle les limites de ces investissements considérables.
En dépit de ces investissements, l'ancienneté du réseau de transport et de distribution électrique en Algérie représente un défi important. Cela se manifeste par des pannes fréquentes, des variations de tension et des incidents à grande échelle, surtout pendant les vagues de chaleur où la demande augmente considérablement, comme lors du black-out de la nuit dernière.




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