L’Algérie prépare ses citoyens au pire🛢️... Les citoyens devront encore mettre la main à la poche... [Décryptage] By - Mohammed Gherrabi
- gherrrabi
- 2 janv.
- 14 min de lecture
Dernière mise à jour : 3 janv.

L’Office national des statistiques (ONS) a publié les chiffres du marché du travail en Algérie, mettant en évidence une situation marquée par un taux de chômage de 12,7 % et une forte disparité entre hommes et femmes.
Selon l’ONS, la population active en Algérie a atteint 13,8 millions de personnes, dont 3,16 millions de femmes, soit 22,9 % de l’effectif total.
Le taux d’emploi national est évalué à 36,4 %, avec une nette progression du taux d’emploi féminin qui s’établit à 14,3 %.
Face à une Algérie de plus en plus instable, la junte algérienne passe à l’action.
Crise alimentaire, pénurie de liquidités, un taux de chômage en hausse et des inégalités persistantes, éffondrement historique du Dinar face à l’Euro.... Les crises sont multiples et bien réelles. Pour y faire face, la junte militaire algérienne se dirige vers la poche des Algériens .
Nouvel an, exploit en Algérie, avec des pénuries d'essence constatées à travers le pays, ici à Tamanrasset, pourtant l’un des hubs de la Sonatrach.
Les automobilistes passent des nuits dans des dizaines de kilomètres de files d'attente devant les stations Naftal.
Prix du pétrole : le Brent et le WTI plombés par une baisse record en 2025
En 2025, le pétrole a connu en Bourse une baisse d’une ampleur historique. Le prix du baril de brut, aussi bien pour le Brent que pour le WTI, a signé sa plus forte chute annuelle depuis 2020.
Au terme de l’année 2025, le pétrole s’impose comme l’un des actifs les plus sanctionnés en Bourse. Le prix du baril de brut a reculé d’environ 18 à 20 % selon les références, ramenant le Brent et le WTI à des niveaux proches de ceux observés en sortie de crise sanitaire.
La chute des cours du pétrole alimente de multiples craintes. AIE et Opep alertent sur des impacts « majeurs » pour certains pays producteurs, notamment les plus fragiles. La chute des prix du pétrole donne le sourire aux automobilistes sauf en Algérie… mais fait grincer des dents, chez les pays producteurs de pétrole, à l’instar des plus fragiles (Algérie, Venezuela…).
Le prix du pétrole en Bourse chute lourdement en 2025
Tout au long de 2025, le pétrole a évolué sous pression sur les marchés de la Bourse. Le Brent a clôturé l’année autour de 60,85 dollars le baril, soit environ 56 euros, tandis que le WTI s’est établi sous les 58 dollars, soit près de 53 euros. Ces niveaux traduisent une baisse annuelle proche de 19 %, selon Reuters, et la correction la plus marquée depuis 2020 pour le prix du pétrole.
Augmentation des prix des carburants, appliquée sans annonce ni débat
En Algérie, une hausse à la pompe n’est jamais isolée. Elle ouvre toujours une séquence. Ce qui commence par quelques dinars finit par remodeler silencieusement l’ensemble des prix, sans jamais être assumé comme un choix collectif.
Les prix des carburants coûtent plus chers depuis le 1er janvier en Algérie
Le prix de l’essence, est passé de 45,62 dinars algériens le litre à 47 DZD/L, soit une hausse 1,38 DZD, celui du gazole, est passé de 29,01 DA/L à 31 DZD/L (+1,99 DZD) et du gaz de pétrole liquéfié (GPL) a été « ajusté », passant de 9 dinars le litre à 12 DZD/L (+3 DZD).
Le carburant irrigue toute l’économie réelle. Toucher à son prix, c’est affecter le transport, la distribution, la production et, au bout de la chaîne, la vie quotidienne. Dès les premiers jours, le coût du déplacement augmente: un trajet domicile-travail devient plus cher, un transporteur ajuste ses tarifs, un commerçant anticipe. Officiellement, rien ne change. Dans les faits, tout s’aligne.
Très vite, la hausse se diffuse aux produits de base. Non parce qu’ils seraient importés, mais parce qu’ils circulent. Fruits, légumes, matériaux de construction : tout ce qui roule finit par coûter davantage, à l’exception relative de certains produits subventionnés. On invoquera la rationalisation, la lutte contre le gaspillage, l’alignement progressif sur les prix internationaux ou la nécessité budgétaire. Mais ces arguments, répétés sans débat public, masquent une réalité plus simple : une inflation déclenchée par la décision publique elle-même, puis reportée sur ceux qui n’ont ni marge ni voix. Une inflation sans nom, et sans responsable clairement assumé.
Après les biens viennent les services. Réparations, livraisons, artisans, petits prestataires. La hausse ne s’affiche pas sur des tableaux officiels. Elle s’insinue, par petites touches, dans les devis, les arrondis, les frais devenus ordinaires. L’économie informelle absorbe la contrainte, puis la transmet, pendant que l’État observe, verbalise parfois, mais ne traite jamais la cause.
Chaque augmentation prise isolément peut paraître supportable. Leur accumulation, en revanche, produit un effet massif : l’érosion continue du pouvoir d’achat, sans débat public réel, sans mécanisme clair de compensation sociale. Le citoyen ne subit pas seulement une hausse des prix ; il subit une gouvernance par surprise, où l’ajustement économique se fait contre lui, jamais avec lui.
Le nouveau projet de code de la route à partir de 1er janvier 2026 : des amendes en décalage par rapport au SMIG.
Les infractions routières sont désormais classées en quatre catégories, avec des sanctions adaptées, selon la gravité du comportement. Les infractions de premier degré, considérées comme les moins graves, comprennent notamment le non-respect des règles par les piétons, l’absence de présentation des documents administratifs, le mauvais état des vitres des véhicules, le non-port de la ceinture de sécurité par les passagers, le manquement des accompagnateurs de conducteurs débutants ou l’insuffisance de l’éclairage et des freins sur les deux-roues et véhicules légers. Les sanctions s’élèvent à une amende forfaitaire de 4 000 dinars.
Les infractions de deuxième degré concernent l’usage injustifié des avertisseurs sonores, l’utilisation d’équipements non conformes, l’occupation illégale des voies de transport public, la non-visibilité sur des plaques d’immatriculation, le non-respect de la priorité aux piétons, les freinages injustifiés, l’absence de dispositifs de sécurité obligatoires, le non-respect des obligations des conducteurs en période probatoire ou le franchissement de la ligne continue. La sanction est une amende de 6 000 dinars.
Les infractions de troisième degré sont plus graves et incluent le non-respect des procédures administratives liées aux véhicules, des excès de vitesse, des infractions liées aux équipements pour véhicules de transport de marchandises, au stationnement illégal, au transport d’enfants de moins de dix ans à moto ou de charges dangereuses, ainsi qu’aux surcharges.
Les amendes varient de 9 000 à 13 000 dinars, selon les cas. Les infractions de quatrième degré, les plus dangereuses pour la sécurité publique, concernent notamment le non-respect du stop, l’excès de vitesse lors d’un dépassement, le non-usage des feux et signaux de nuit ou par brouillard, la circulation sur des voies interdites pour certains véhicules, le franchissement des passages à niveau, les infractions liées aux freins ou attelage, la conduite sans permis ou certificat professionnel, l’usage du téléphone en conduisant, le non-respect de la distance de sécurité ou le transport d’enfants de moins de dix ans à moto.
Ces infractions sont sanctionnées par une amende de 15 000 dinars. L’article 122 précise que l’amende forfaitaire ne s’applique pas si l’infraction a causé des dommages ou si une autre sanction est prévue. L’article 123 indique que le paiement s’effectue auprès des services financiers et de la Poste, par tous moyens autorisés, y compris électroniques. Le projet de loi renforce également les sanctions pour les conducteurs impliqués dans des accidents graves.
Les auteurs d’homicide involontaire par négligence peuvent désormais être condamnés à des peines de prison allant de un à douze ans, accompagnées d’amendes pouvant atteindre 1,2 million de dinars, avec des peines encore plus lourdes pour les conducteurs de véhicules lourds ou en cas de consommation d’alcool ou de drogues. Pour les blessures involontaires, les peines varient de six mois à cinq ans, selon la gravité, avec des amendes proportionnelles.
Vitres sales ou encombrées : Pour tout défaut de visibilité lié à l’état des vitres, l’amende est fixée à 3 000 DA.
Plaque d’immatriculation : Si elle est illisible ou non conforme, vous devrez payer 5 000 DA.
Refus de priorité aux piétons : Ne pas céder le passage sur un passage protégé coûtera désormais 5 000 DA.
Excès de vitesse : Les petits dépassements captés par radar sont désormais sanctionnés à hauteur de 5 000 DA.
Non-port de la ceinture : Cette infraction de sécurité passive est désormais portée à 8 000 DA.
Défaut de casque : Pour les deux-roues, l’absence de casque coûtera également 8 000 DA.
Usage du téléphone ou d’écrans : Être surpris avec un téléphone ou un écran en conduisant entraînera une amende de 12 000 DA.
Oubli du clignotant : Tourner ou changer de voie sans avertisseur directionnel coûtera 12 000 DA.
Défaut de contrôle technique : Rouler sans certificat de contrôle valide est sanctionné à hauteur de 12 000 DA.
Enfant sur deux-roues : Transporter un enfant de moins de 8 ans sur une moto ou un scooter coûtera 12 000 DA.
D’autres ajustements ne manqueront pas d’arriver. Non parce que le pays manquerait de ressources, mais parce que l’opacité est devenue un mode de gestion, et le contournement du débat une habitude de gouvernement.!!!
Les illusions de la puissance pétrolière

Le nationalisme pétrolier, sous lequel a grandi toute une génération convaincue qu’elle détient, grâce à ce cadeau de la nature, la richesse et la puissance, a conduit ces pays dans une impasse. La croyance que la richesse pétrolière est illimitée, que la montée du prix du pétrole est exponentielle. La capture de la rente dans les années 1970 va les aveugler. Cette conviction alimente des ambitions de suprématie économique et militaire régionale. Elle conduit également à un usage immodéré de la dépense. De plus, l’enrichissement soudain inhérent à la nationalisation du secteur des hydrocarbures rend la politique étrangère de ces pays plus agressive.
Les prix du pétrole ont fortement baissé pour une deuxième journée consécutive. Ils ont d'ailleurs chuté vendredi à leur plus bas niveau depuis 2021.
Suite à cette baisse de prix, les pays exportateurs de pétrole vont diminué leur production, leurs revenus en hydrocarbures seront réduits et par conséquence ils subiront un impact négatif sur leur économie, car les recettes pétrolières financent les différents secteurs économiques. Pour eux, ces matières sont considérées comme source vitale à cause de leur économie peu diversifiée. Le FMI considère, parmi les conséquences de cette chute est la poussé de l’inflation, qui engendre une augmentation des produits de consommation, et par conséquence le coût de la vie et une diminution des subventions de l’État surtout aux carburantsLes cours du pétrole reculent jeudi au lendemain de l'offensive commerciale massive lancée par Donald Trump, le marché craignant une baisse de la demande liée à une croissance économique mondiale fortement lestée.
Si les produits énergétiques sont exemptés de taxes, "ces derniers restent généralement sensibles aux ralentissements économiques", affirme Arne Lohmann Rasmussen de Global Risk Management.
Or, "les annonces tarifaires étaient bien pires que prévues", estime l'analyste, ce qui plombe les marchés et "fait baisser les prix du pétrole".
Vers 08H25 GMT (10H25 à Paris), le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate.


L'offensive protectionniste de la Maison Blanche, sans équivalent depuis les années 1930, passe par un droit de douane plancher supplémentaire de 10% sur toutes les importations et par des majorations pour les pays jugés particulièrement hostiles en matière commerciale.
L'addition est astronomique pour la Chine, premier importateur de pétrole mondial, dont les produits feront l'objet d'une nouvelle taxe à l'importation de 34% s'ajoutant aux 20% de droits de douane déjà en place.
"Nous pouvons nous attendre à des représailles de la part des partenaires commerciaux des États-Unis, ou du moins à des menaces de représailles", prévient Chris Beauchamp, analyste chez IG.
Dans ce cas, le pétrole est susceptible de baisser encore davantage.
"Pour ajouter à la morosité ambiante, les stocks de brut américains ont augmenté de façon inattendue la semaine dernière, défiant les prévisions d'une réduction", explique Matt Britzman, analyste chez Hargreaves Lansdown.
Durant la semaine achevée le 28 mars, ces réserves ont augmenté de 6,2 millions de barils, contre une attente d'une baisse d'environ 500.000, d'après la médiane d'un consensus établi par l'agence Bloomberg.
Ce rebond est principalement attribuable à un recul des exportations d'environ 16% par rapport à la période précédente, à 3,88 millions de barils contre 4,60 millions.
Nous l’avons vu lors des COP21 et COP22 qui ont eu lieu à Paris et à Marrakech
La conscience environnementale mondiale est en route. Les pays s’accordent pour trouver des solutions pour sauver l’environnement, pour éviter les catastrophes naturelles, la montée des eaux, les réfugiés climatiques et tous ces nombreux sujets de préoccupations qui occupent notre siècle. Et on le sait, la principale cause de cette pollution sur laquelle on se focalise est la production de gaz à effet de serre dégagée par la combustion des énergies fossiles.
Cependant, des pays pétroliers et gaziers, vivent de l’ancien modèle et basent l’ensemble de leur économie sur la manne financière que représente la vente du pétrole.
Les promesses du «Président» Tebboune s’envolent. «Fécond en promesses, mais stérile en faits.» Proverbe arabe.
La chute des cours du pétrole alimente de multiples craintes. AIE et Opep alertent sur des impacts « majeurs » pour certains pays producteurs, notamment les plus fragiles. La chute des prix du pétrole donne le sourire aux automobilistes… mais fait grincer des dents, chez les pays émergents producteurs de pétrole, à l’instar des plus fragiles (Algérie, Venezuela…).

L’Algérie, dont l’économie est basée sur les rentes pétrolières, verra son ambitions de relance économique revue à la baisse. Le pays devra revoir ses prévisions budgétaires et surtout les mesures sociales que le gouvernement a décidées pour calmer le front social, sachant que les prévisions budgétaires de la loi de finances 2025 sont basées comme en 2024, la LF-2025 devrait être élaborée sur la base d'un baril de pétrole à 60 dollars, alors que le prix moyen prévisionnel se situe autour de 70 dollars.
Trois promesses électorales phares du Président Abdelmadjid Tebboune pourraient être sérieusement compromises. En effet, le « Président » Tebboune avait promis de supprimer l’impôt sur le revenu pour les salaires inférieurs à 30.000 dinars (225 euros), une mesure qui coûterait 90 milliards dinars (675 millions d’euros) aux caisses publiques. Par ailleurs, M.Tebboune avait avancé l’idée de relever le Smic à 22.000 dinars (165 euros), au lieu des 18.000 (135 euros) actuels et d’abandonner la taxation au réel pour les revenus des professions libérales
In fine, l’algérie connaîtra en 2020 un déficit global comparable à celui de l’année 2019, explique le ministre, rappelant que la planche à billets a pour l’instant servi au traitement de la dette de la CNR à hauteur de 500 milliards de dinars (3,8 milliards d’euros). Le responsable a laissé entendre que l’État pourrait recourir «le cas échéant» à la planche à billets.. Le coût de ces deux dernières mesures n’a pas encore été évalué par le ministère des Finances.
Chute du prix du pétrole: l’Algérie, «ne sait pas par quel saint se vouer», la planche à billets, recours à l’endettement extérieur, introduction de nouveaux impôts…
Depuis la chute des prix du pétrole en 2014, les réserves de change du pays sont passées de 179 milliards de dollars fin 2017, à 62 milliards en décembre 2019, selon les notes de conjoncture de la Banque d’Algérie pour les mêmes périodes. Depuis la chute des prix du pétrole en 2014, les réserves de change du pays sont passées de 179 milliards de dollars fin 2017, à 62 milliards en décembre 2019, avec un prix du baril lundi 9 mars 2020 ( Cours du baril de pétrole en dollars: 32.41 $, le Cours du pétrole Brent en dollars: 36.12 $), le gouvernement algérien, qui a élaboré la loi de finances 2020 sur un prix référence de 60 dollars, se trouverait dans une situation délicate selon les notes de conjoncture de la Banque d’algérie pour les mêmes périodes.
Chute des prix du pétrole et fonte des réserves de change.
Cette chute qui risque de se poursuivre qui prend des proportions alarmantes, conjuguée aussi à la fonte des réserves de changes, au recours à la planche à billets et au refus de l’endettement extérieur, met le «gouvernement» dans une situation difficile. Ce dernier devra prendre des mesures urgentes et surtout courageuses, loin des discours populistes. Le «gouvernement» ne pourra pas compter sur la manne financière pétrolière dans cette conjoncture de crise économique et politique. Les conséquences se feront très tôt ressentir sur le pouvoir d’achat des couches les plus démunies et aussi sur les investissements et les budgets de fonctionnement de l’État.
Algérie: une économie à bout de souffle.
Le Think Tank Carnegie Middle East Center avait lancé l’alerte, sur l’imminence d’une crise économique en Algérie. En effet, Alger pourrait bientôt se retrouver en cessation de paiement. Pour équilibrer son budget, ce pays, dont les recettes dépendent à plus de 90% des exportations d’hydrocarbures, aurait besoin d’un baril à 116 dollars. Ce dernier peine à dépasser les 60 dollars, rappelle le centre établi à Beyrouth.
Ce que l’Algérie aura dépensé à l’horizon 2019, à la fin du quatrième mandat et d’une politique qui aura duré 20 années, est alarmant. Au total, 1 000 milliards de dollars de dépenses globales, à raison de 50 milliards dépensés par an pendant 20 ans. Voilà le chiffre qui m’a poussé à m’intéresser aux affaires de finances publiques, en m’appuyant sur des spécialistes pour comprendre la teneur de ce chiffre incroyable.
Qu’est-ce qu’on aurait pu faire avec tout cet argent ?
Les dépenses liées à cette somme ont-elles été réellement pertinentes ?
Ont-elles produit des richesses, la prospérité et l’épanouissement, dont l’Algérie a besoin ?
Les spécialistes disent que les 800 milliards de dollars, dépensés par l’Algérie jusqu’à aujourd’hui, aurait pu construire un nouveau pays et de nouvelles villes avec des millions de logements, des dizaines d’aéroports, d’hôpitaux, de stades, d’hôtels, comme on aurait pu investir dans l’achat de grandes firmes internationales et en créer d’autres dans tous les domaines, et ce, avec moins que ce qui a été dépensé.
L’Algérie aurait pu faire sortir du néant trois villes modernes de la taille de la ville du Roi Abdellah d’Arabie Saoudite, comprenant un complexe industriel, des banques flottant sur l’eau, un centre-ville, une corniche, une ville de sciences. Chaque nouvelle ville aurait pu abriter 500 000 habitants, pour le coût de construction de trois villes de 240 milliards de dollars.
L’Algérie aurait pu également édifier la ville magique de Disney Land toute entière, comme l’ont fait Hong Kong, Dubaï et Tokyo. Des villes légendaires avec des lacs artificiels, ainsi que des fleuves, des bois et des centres de loisir pour accueillir 10 millions de visiteurs par an pour un coût de 3 milliards de dollars, et faire de l’Algérie une destination touristique pour ses enfants comme pour les étrangers.
L’Algérie aurait pu également choisir de construire 300 gratte-ciel dans ses grandes villes, pour un coût total atteignant les 60 milliards de dollars, ce qui aurait pu hisser l’Algérie au rang des pays possédant le plus grand nombre de gratte-ciel au monde offrant des habitats, des centres commerciaux et des postes de travail.
Avec tout l’argent dépensé par l’Algérie, on aurait pu réaliser six villes universitaires pour un coût de 2 milliards de dollars, à l’image des universités saoudiennes qui occupent les premières places du classement des universités arabes, et dont le coût est de 350 millions de dollars par ville universitaire.
L’Algérie aurait pu, également, bâtir un aéroport de la taille de l’aéroport de Dubaï, classé quatrième à l’échelle mondiale, et dont le coût de réalisation était de 10 milliards de dollars, ce qui aurait pu être une façade honorable pour l’Algérie, au lieu de l’actuel aéroport qui n’est pas digne d’un pays de la taille de l’Algérie. On aurait pu, par la même occasion, acquérir vingt avions Boeing, avec quatre milliards de dollars et, ainsi, faire d’Air Algérie, l’une des plus grandes compagnies aériennes de la région.
Avec 60 milliards de dollars, l’Algérie aurait pu résorber la crise du logement de manière définitive et construire deux millions de logements de quatre pièces chacun, et dont le coût n’aurait pas dépassé trente mille dollars. Ce coût aurait inclut également des services et des installations permettant la création d’espaces de vie meilleurs que ceux d’aujourd’hui.
Avec un milliard de dollars, l’Algérie aurait pu construire quatre hôpitaux de l’envergure du Val-de-Grâce, à l’est, à l’ouest, au nord et dans le sud du pays, dans lesquels seraient soignés président, ministres, et simple citoyens ; dans le respect et la dignité, et en faisant l’économie des millions de dollars dépensés annuellement en soins médicaux à l’étranger.
Il aurait été possible de créer cinq stades de football de la taille du Stade de France, dont la capacité est de 80 000 spectateurs, dont le coût de construction serait d’un milliard de dollars par stade. Ces stades nous auraient permis l’organisation de grands événements footballistiques, et l’Équipe nationale aurait trouvé des stades adéquats pour accueillir ses invités, les spectateurs trouvant de leurs côtés, tout le confort nécessaires pour suivre les matchs.
On aurait pu également construire cinq grands hôtels à l’image de Burdj Al Arabe, l’un des plus luxueux au monde et l’unique classé sept étoiles, pour la somme de 4 milliards de dollars, tandis que le nombre des hôtels à Alger ne dépasse pas les doigts de la main !
Toutes ces réalisations auraient coûté moins des 800 milliards de dollars dépensés au long de ces quinze années, sans que les signes de richesse, de prospérité, de modernité n’apparaissent pour notre peuple et notre pays.
On ignore la destination de tout cet argent, mais on a compris que nos politiques ne dépassent pas le stade du raccommodage et l’absence de planification alors que la fraude et la spoliation sont, eux, bien présents !
Les seules choses qui ont émergé sont les chiffres observés dans les différents projets qui auront duré 20 ans de présidence Bouteflika. On dira, a postériori, que nos rêves nous ont quittés à jamais. Hélas, pour ce pays qui aurait pu être le Japon de l’Afrique !







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