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CAN-2025🏆: La junte algérienne tente d'empêcher par tous les moyens les supporters d'aller au Maroc. Alger brandit la carte de l’allocation touristique... By Gherrabi Mohammed

Fouzi Lekjaa tend la main aux supporters algériens

À quelques jours du coup d'envoi de la prochaine CAN (21 décembre - 18 janvier), le président de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF), Fouzi Lekjaa, a déclaré faire de l'édition 2025 une vitrine de l'hospitalité marocaine et de l'unité africaine. Et cela commence, selon lui, par l'accueil des supporters, y compris ceux venus d'Algérie, qu'il espère voir nombreux dans les tribunes.

«(...) Sa Majesté le Roi Mohammed VI a répété que nous avons toujours été un pays qui accueille les Algériens», a-t-il tenu à rappeler dans un entretien accordé à L'Equipe, avant d'ajouter : «Des familles algériennes vivent ici et connaissent la qualité de cette cohabitation», en réponse aux attentes autour de la participation de l'équipe d'Algérie et de ses nombreux fans.

Conscient de la tension politique entre Rabat et Alger, le patron du football marocain mise sur le sport pour renouer les liens. «Les supporters algériens seront reçus avec la même hospitalité chaleureuse», promet-il. Une déclaration forte, dans un contexte où les symboles comptent.

Allocation touristique de 750 € : la Banque d’Algérie durcit les conditions
Mais personne n’est dupe, et le fait de brandir cette carte en ce moment précis revient, selon des observateurs, à empêcher les supporters des fennecs d'aller au Maroc

Dans l’objectif de sécuriser les conditions d’octroi de l’allocation touristique de 750 euros et de mettre un terme aux tentatives de détournement de ce montant, la Banque d’Algérie a mis en place de nouvelles règles.

Le droit de change au taux officiel accordé aux voyageurs algériens à l’étranger fait l’objet de pratiques illégales, notamment dans le cadre des voyages organisés vers la Tunisie, visant à détourner le montant au marché parallèle des devises.

La Banque d’Algérie annonce de nouvelles conditions pour l'octroi de l'allocation touristique
Le bénéficiaire du droit de change doit détenir un compte bancaire

En plus de la nouvelle autorisation internationale de transport exigée par les autorités algériennes des bus touristiques, avec l’objectif de freiner ces pratiques illégales, la Banque d’Algérie a annoncé ce lundi d’autres conditions pour l’octroi de l’allocation touristique.

La note, datée du 15 décembre, «a pour objet de préciser les modalités de mise en œuvre des conditions d’octroi dudit droit», peut-on lire dans le document. Les banques sont appelées à «observer rigoureusement les prescriptions de l’instruction N°5-2025 du 17 juillet».

Les banques autorisées à accorder le droit de change sont en effet tenues de s’assurer que les capacités financières du bénéficiaire effectif lui permettent de s’acquitter du montant afférent à l’opération pour son propre compte et/ou au profit des personnes apparentées.

«Dans ce cadre, l’octroi de ce droit de change est désormais subordonné à la détention, par le demandeur, d’un compte bancaire ouvert auprès de la banque domiciliataire», indique la BA dans la première condition.

Les banques doivent mettre en œuvre l’ensemble des mesures de vigilance prévues par les textes en vigueur, dont la connaissance du client, la vérification de l’identité et l’évaluation de la cohérence des opérations avec le profil du titulaire.

Fin des paiements en espèce

Comme deuxième condition, «le règlement de la contre-valeur en dinars du montant en devises doit être effectué exclusivement par des moyens scripturaux émis par les banques, tels que la carte CIB, le chèque bancaire ou tout autre instrument scriptural autorisé», ajoute la Banque centrale.

Concrètement, les paiements en espèce de la contre-valeur du droit de change de 750 euros en dinar algérien ne sont plus admis.

De même, les institutions financières sont désormais dans l’obligation d’aviser les bénéficiaires ayant séjourné à l’étranger pour une durée inférieure à sept jours, qu’ils doivent restituer le montant du droit de change perçu.

À défaut, le voyageur s’expose «à la perte du droit de change pour une durée de cinq années, sans préjudice de poursuites judiciaires», précise encore la Banque d’Algérie.

Ces nouvelles mesures visent à «sécuriser les conditions d’octroi de ce droit, à assurer son utilisation par les seuls bénéficiaires effectifs et à garantir le bon déroulement de l’opération, à même d’offrir davantage de confort et de sécurité pour le citoyen», a conclu la  Banque d’Algérie.

L’Algérie, un pays en brouille avec soi-même

L’Algérie occupe une place paradoxale dans l’imaginaire collectif du monde arabe, de l’Afrique et de la Méditerranée. Riche en ressources naturelles, dotée d’un territoire vaste et stratégique, elle demeure néanmoins traversée par des crises structurelles profondes. Le pays semble perpétuellement en tension entre son immense potentiel et ses fragilités internes : crise politique, instabilité sociale, dépendance économique, tensions identitaires et pressions géopolitiques.

Cette contradiction fait de l’Algérie un laboratoire complexe de la modernité postcolonial, où se rencontrent rente mémorielle, autoritarisme politique, revendications démocratiques et influences régionales contradictoires. Comme le souligne Martinez (2010, septembre), «Trente ans après la nationalisation des hydrocarbures, la richesse pétrolière accumulée semble avoir disparu tant elle est absente des indicateurs d’évaluation du bien-être. En Algérie, elle a fait le bonheur d’une minorité et la tristesse de la majorité. L’absence de contrôle exercé sur la rente pétrolière a conduit à sa dilapidation» (p. 2).

Les leçons de l’Histoire

L’histoire nous offre de nombreux exemples de dirigeants ayant sombré dans un déni aux conséquences fatales. Hitler, dans son bunker, déplaçait des divisions inexistantes. Ceaușescu, jusqu’au bout, croyait au soutien de «son» peuple. Ces précédents révèlent un schéma récurrent: l’incapacité croissante à percevoir les signaux contraires à leur vision, menant inexorablement à des décisions suicidaires.

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