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Exclusif - Ceuta: Wafae Atid accuse le journal espagnol "El País" d’avoir tronqué et falsifié ses propos... By- Gherrabi Mohammed

21 août
8 min de lecture

Dernière mise à jour : 21 août

La vidéo qui relance les interrogations sur la neutralité journalistique

Une vidéo récemment publiée par Wafae Atid, une Marocaine de 28 ans, a déclenché une polémique sur les réseaux sociaux en raison de son contenu controversé. Elle a été largement partagée, suscitant de nombreuses réactions en ligne.

Dans cette vidéo, Wafae a vivement critiqué le journal espagnol El País, l'accusant d'avoir intentionnellement déformé et falsifié plusieurs de ses déclarations.

Une vidéo qui appelle à la rigueur intellectuelle, à la vérité et à l’indépendance sont des valeurs fondamentales dans le domaine de l'information.

Wafae Atid, une Marocaine de 28 ans, a récemment capté l'attention mondiale en racontant son vécu à Ceuta, une enclave espagnole située en Afrique du Nord, colonisée par l'Espagne. Elle a affirmé que sa famille lui interdisait d'étudier, de voyager et de choisir librement ses vêtements, ce qui a provoqué des réactions en ligne et des doutes quant à la véracité de ses déclarations.

Présentée par El País comme la victime d’une famille lui interdisant d’étudier, de voyager et de s’habiller librement, Wafae Atid, entrée à la nage à Sebta fin juillet, a vu son parcours réel refaire surface en ligne. Mannequinat au Qatar, études à Dubaï, séjours dans plusieurs pays, ses réseaux sociaux jurent avec le récit mis en avant par le média espagnol.

Cependant, des investigations ont mis en lumière des incohérences dans son récit, notamment des publications sur les réseaux sociaux illustrant des voyages et des séjours de luxe, ce qui a rendu ses affirmations de souffrances difficiles à croire.

Le devoir d’informer de manière véridique et honnête…

Le but de cet article – qui est accompagné de signalements auprès du comité de déontologie des journalistes et de l'autorité de régulation de l'audiovisuel.

Confronté à cette controverse, El País devra publier l'intégralité de l'interview de Wafae, afin que chacun puisse évaluer et se forger une opinion sur le véritable message que la jeune femme a voulu transmettre.

La vérité et l'indépendance

La véracité et l'autonomie sont des valeurs essentielles dans le secteur de l'information. La véracité est indispensable pour assurer la confiance du public et la réputation des médias. L'autonomie éditoriale est vitale pour préserver l'intégrité du journalisme et éviter toute influence extérieure ou intérêt personnel. Ces principes orientent les professionnels des médias dans leur mission d'informer le public, tout en respectant la présomption d'innocence et en protégeant les sources d'information. La pratique éthique du journalisme, fondée sur une vérification minutieuse des faits et la transparence des méthodes de travail, renforce la fiabilité des informations fournies au public.

Dans plusieurs affaires, des journalistes et des figures politiques ont accusé des médias de déformer leurs propos

Par exemple, Patrick Cohen a dénoncé Charles Alloncle pour avoir mal interprété ses déclarations dans le rapport d'une commission d'enquête sur l'audiovisuel public. Abdoul Karim Baguian, connu sous le nom de Lota, a exprimé son mécontentement face à des journalistes qui ont transformé ses déclarations lors d'un procès en appel. Pape Alé Niang a également critiqué Le quotidien La Tribune pour avoir déformé ses propos sur une décision du Conseil constitutionnel. Keith Kellogg a accusé le New York Times de déformer ses propos sur les zones de contrôle en Ukraine. Tim Davie et la patronne de l'information de la BBC ont démissionné après des accusations de déformation de discours de Donald Trump. Francesco Bagnaia a critiqué les médias MotoGP pour avoir déformé ses paroles. Ces accusations soulignent la préoccupation croissante pour la transparence et la véracité dans l'information médiatique.

Couper une citation

Le 10 mars 2003, Jacques Chirac explique son refus d'engager une intervention militaire française en Irak lors d'une allocution télévisée.: «Ma position, c’est que, quelles que soient les circonstances, la France votera non parce qu’elle considère ce soir qu’il n’y a pas lieu de faire une guerre pour atteindre l’objectif que nous nous sommes fixé, c’est-à-dire le désarmement de l’Irak».

Cependant, les médias français et internationaux, y compris le très respecté New York Times, mentionnent seulement que «Ma position, c’est que, quelles que soient les circonstances, la France votera non». Un léger changement, mais «non sans conséquences», comme le souligne le journaliste et professeur de rhétorique Thierry Herman. Aux États-Unis, cette phrase a été employée pour démontrer que la France est un pays pacifiste qui rejette la guerre en toute situation.

La citation, une technique employée quotidiennement par tous les journalistes, obéit en théorie à des règles plus ou moins précises enseignées dans les écoles, bien que les professeurs y consacrent rarement plus d'une heure de cours dans le programme. La rigueur et l'honnêteté sont ainsi érigées en modèles, et tout dépend de l'appréciation personnelle.

En pratique, les journalistes ont souvent tendance à raccourcir les déclarations. Christophe Deloire critique cette habitude: «Une citation ne doit pas être altérée du tout. Lorsqu’elle est abrégée, la règle est la suivante: le simple fait d’isoler une phrase ne doit pas en modifier le sens». Thierry Herman partage cet avis, affirmant que «on peut couper une phrase tant que le sens est préservé». Pour lui, la différence de rigueur entre la citation académique et la citation journalistique est révélatrice:

«Dans la citation académique, on ne change pas une virgule, on reproduit la faute d’orthographe pour éviter les déformations. (...) Mais dans le journalisme il y a une dimension de story-telling, l’histoire est tellement belle qu’on va pas la gâcher par des vérifications ou en utilisant du conditionnel».

Ce n'est pas la première fois que la presse espagnole s'attaque au Maroc et à ses institutions

Le quotidien madrilène El Pais, dont un journaliste est accusé d’être impliqué dans l’élaboration du canular du prétendu communiqué des officiers libres, a publié, dans son édition du mardi, un article intitulé : « Rabat accuse l’espionnage espagnol de manipuler un déserteur marocain ».

Dans cet article, le quotidien affirme qu’aucun de ses journalistes n’a eu de contact avec le lieutenant déserteur, Abdelilah Issou. Le quotidien espagnol répond ainsi à l’implication de son reporter spécialisé dans les affaires marocaines, Ignacio Cembrero, avec l’affaire du faux communiqué des officiers libres.

Boussouf SG du (CCME) fait condamner El Mundo

La justice espagnole s'est prononcé en faveur du Dr. Abdallah Boussouf, Secrétaire Général du Conseil de la Communauté Marocaine à l'Etranger (CCME), et d'une agence de voyage, contre les allégations du journal "El Mundo" (porte-parole de l'extrême-droite) en Espagne, après qu'il eut publié ce qu'il considérait comme une enquête, à travers ses versions papier et électronique, dans lequel il allègue l'implication du président du conseil susmentionné et de son épouse est impliquée dans des "scandales de corruption financière" et les traite d'"informateurs et d'espions".

Selon le journal El Confidancial, le tribunal a jugé qu'El Mundo devait payer une amende d'un Euro à l'agence, que cette dernière a qualifiée dans son enquête de "fausse institution pour blanchir l'argent des espions marocains financés par le gouvernement marocain". le même organisme a également décidé de "retirer du journal sa prétendue enquête, et de publier un démenti concernant la question sur ses versions papier et électronique, pour avoir publié des données qui manquent d'impartialité et sont entachées de nombreuses inexactitudes sans aucune preuve".


" À toutes fins utiles, le le texte du verdict du tribunal de première instance du tribunal de première instance de Madrid a été publié dans ce qu'on appelle l'affaire El Mundo.. où le tribunal espagnol a prononcé l'acquittement des accusations fabriquées par le journal "El Mundo" et a condamné le journal El Mundo, de publier la décision dans le journal avec des spécifications importantes. Merci à la justice espagnole que pour nous, l'affaire n'est pas encore terminée... en appel." a écrit Dr. Abdellah Boussouf sur sa page Facebook.

Rappel: Le Conseil de la communauté marocaine à l'étranger (CCME) avait annoncé jeudi 1 août 2019 avoir porté une plainte judiciaire contre "" pour "atteinte à l’honneur et à la vie privée", suite aux propos contenus dans "un article diffamatoire publié par le journal espagnol le 11 juin 2019".

La plainte a été enregistrée au tribunal de première instance de Madrid, le mercredi 31 juillet 2019, par le biais d’un bureau d’avocats de la capitale espagnole.

De Gaza à Laayoune, la photo du scandale

La presse Espagnole prise en flagrant délit de mensonges : Quand des enfants de Gaza deviennent des victimes à

Les évènements de Laayoune (Sahara Marocain) ont suscité beaucoup d’intérêt de la part des médias européens, et surtout espagnols. Depuis le début du campement de Gdeim Izik, une centaine, si ce n'est des milliers d'articles ont en parlé dans les sites d'infos et les blogs espagnols parfois mélangé à de la désinformation.

La question du Sahara est une corde sensible au vue d'une partie de l'opinion publique espagnole : Le Sahara qui était avant 1975, la 53ème province espagnole soulève toujours beaucoup d’intérêt et sentiments nostalgiques.

Dans son édition du 11/11/2010, El Mundo, (le lien de l'article ici, et sa capture d'écran ici) l'un des plus grands journaux d'Espagne, citait Sahara Thawra qui déclare qu'il y a "une centaines de corps de Sahraouis non identifiés à Laayoune, et entassés dans des puits ou des fosses communes".

Devant le black-out médiatique et le peu de communication des services Marocains, les médias espagnols se sont rabattus un peu sur n'importe quoi. Ces médias espagnols sont souvent critiqués à la fois par leurs confrères Marocains et par la voix du ministre des affaires étrangères Marocain, Taïeb Fassi Fihri durant une conférence conjointe avec son homolgue espagnole à Madrid.

Le quotidien El Mundo et tous les grands journaux espagnols ont publié la photo choc dans leur édition du 12 novembre. Sans prendre les précautions d’usage. Une incroyable bévue qui a déclenché un début de crise diplomatique entre Rabat et madrid.

« Quelle est ta source ? » « Internet ! » Cette réponse, qui devrait valoir un zéro pointé dans toute école de journalisme digne de ce nom, est pourtant celle qui a provoqué un nouveau psychodrame dans les relations compliquées entre Rabat et Madrid. Car, après les armes, les espions, les diplomates et les organisations non gouvernementales, l’interminable conflit du Sahara occidental s’est déplacé sur un nouveau front : celui des médias. Alors que Laayoune, la capitale de la province sous administration marocaine, panse ses plaies après l’évacuation musclée du camp de Gdeim Izik, une photo d’enfants blessés a déclenché un début de crise diplomatique entre les deux royaumes. Diffusé le 11 novembre par le service photo de l’agence publique espagnole EFE, ce cliché était censé illustrer la violence des forces de sécurité marocaines. Quelques heures seulement après sa diffusion, la direction de l’agence « annule » le document. Vérification faite, il ne s’agit pas d’enfants sahraouis mais de bambins palestiniens victimes d’un raid de l’armée israélienne, à Gaza, en 2006. Mea culpa d’EFE, qui explique avoir capturé cette image sur le site hispanophone saharathawra.com, favorable aux thèses séparatistes du Polisario, et reconnaît l’avoir diffusée sans vérification.

Mais le mal est fait, et, délais de bouclage obligent, les principaux quotidiens espagnols (El País, El Mundo, La Vanguardia) ont publié cette photo choc pour dénoncer la brutalité de Rabat dans la gestion du conflit. Le négociateur palestinien Saëb Erekat, présent au Maroc lorsque cette incroyable bévue des médias espagnols a été admise, a dénoncé une «instrumentalisation inacceptable» de la cause palestinienne et un «acte de désinformation destiné à porter atteinte au Maroc». Le ministre marocain de la Communication, Khalid Naciri, a immédiatement embrayé en dénonçant un « recours systématique à des procédés fallacieux, des techniques ignobles, des manipulations abjectes et des montages immondes ».

Le père des Palestiniens présentés par des médias espagnols comme Sahraouis attend toujours que justice soit faite

J’exige que des excuses me soient formulées et présentées. Je demande aussi des dédommagements, à l’instar de ce qui s’est passé avec la famille Rachidi face à la justice belge.


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