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Les États-Unis réduisent leur présence diplomatique en Afrique... La représentation diplomatique en Algérie sera désormais gérée par un chargé d'affaires... [Analyse] By: Gherrabi Mohammed

Selon un projet de décret présidentiel, les États-Unis vont considérablement réduire leur présence diplomatique au Canada et en Afrique et supprimer plusieurs programmes consacrés au pouvoir de convaincre («soft power») américain.

Ce document recommande une réorganisation structurelle totale du département d'État d'ici au 1er octobre, avec pour objectif de rationaliser l'exécution des missions, de faire rayonner la puissance américaine à l'étranger, de réduire le gaspillage, les fraudes et les abus et d'aligner le département d'État sur la doctrine stratégique de "l'Amérique d'abord".

Il prévoit notamment la suppression des bureaux du département d'État chargés du changement climatique, de la démocratie et des droits fondamentaux.

L'actuel bureau pour l'Afrique serait ainsi supprimé et remplacé par un "bureau de l'envoyé spécial pour les affaires africaines" qui dépendrait du Conseil national de sécurité interne de la Maison Blanche, et non du département d'État.

"Toutes les ambassades et tous les consulats non essentiels en Afrique subsaharienne seront fermés", indique le projet de décret, et toutes les missions restantes seront regroupées sous l'autorité d'un envoyé spécial.
La représentation diplomatique américaine en Algérie sera désormais gérée par un chargé d'affaires.

Selon plusieurs sources diplomatiques concordantes, Mark Schapiro doit arriver à Alger le 1er mars prochain pour prendre la tête de la mission diplomatique américaine.

Un chargé d'affaires est une fonction ou profession. Traditionnellement, le chargé d'affaires est un diplomate occupant les fonctions d'ambassadeur par intérim entre la cessation de fonctions d'ambassadeur et la présentation des lettres de créance d'un second. Sous un ambassadeur, le diplomate nommé chargé d'affaires en cas de vacation est son premier conseiller.

Conseiller en politique étrangère auprès du chef des opérations navales de l’US Navy. Haut fonctionnaire du service extérieur au département d’État, il est envoyé par United States Department of State, pour exercer les fonctions de chargé d’affaires permanent, en attendant la nomination officielle d’un ambassadeur. Une décision qui n’a pas encore été communiqué par Washington.

Un diplomate familier du terrain algérien Le choix de Mark Schapiro n’est pas anodin. Le diplomate connaît déjà l’Algérie : il a été en poste à Alger entre 2007 et 2009, à une période marquée par des enjeux sécuritaires et énergétiques majeurs dans la région sahélienne.

Son dernier poste d’envergure a été celui de chargé d’affaires à l’ambassade des États-Unis à Valletta, à Malta, où il a assuré la direction de la mission diplomatique américaine. Son profil est celui d’un diplomate expérimenté, rompu aux environnements stratégiques sensibles.

Une transition après le départ d’Elizabeth Moore Aubin

Depuis le départ, le 16 janvier dernier, de l’ambassadrice Elizabeth Moore Aubin, la représentation américaine à Alger était assurée par le chef de mission adjoint, Ryan Palsrok, en qualité de chargé d’affaires par intérim.

L’arrivée de Schapiro met fin à cette phase transitoire et installe une direction plus stabilisée, même si le poste d’ambassadeur demeure vacant.

Cette nomination intervient dans un contexte diplomatique particulier. Le 21 décembre dernier, le Département d’État américain avait annoncé un rappel élargi de plusieurs ambassadeurs en poste dans différents pays.

Officiellement, cette mesure visait à permettre une réévaluation stratégique des priorités diplomatiques américaines à l’échelle mondiale. Outre l’Algérie, plusieurs capitales ont été concernées par ce mouvement, traduisant une volonté de Washington d’ajuster son dispositif diplomatique face aux évolutions géopolitiques récentes.

Le 1er mars apportera un premier élément de réponse.

Quels enjeux pour la relation algéro-américaine ? Le retour d’un diplomate connaissant déjà le paysage politique et institutionnel algérien peut être interprété comme un signal de continuité pragmatique plutôt que de rupture.

  • Les dossiers bilatéraux restent nombreux: coopération sécuritaire dans le Sahel, partenariats énergétiques, dialogue stratégique régional, mais aussi gestion des équilibres diplomatiques en Méditerranée.

  • L’absence, pour l’instant, d’un ambassadeur officiellement nommé laisse toutefois planer une interrogation: s’agit-il d’une simple transition administrative ou d’une phase d’observation dans une relation bilatérale en recomposition ?

Les chargés d'affaires et les ambassadeurs jouent des rôles distincts dans la gestion des représentations diplomatiques.
  • Les chargés d'affaires sont souvent nommés en l'absence d'un ambassadeur et remplissent les fonctions d'un ambassadeur temporairement. Ils ont des privilèges et immunités similaires à ceux d'un ambassadeur, mais ils ne sont pas accrédités auprès du chef de l'État du pays hôte.

  • Les ambassadeurs, en revanche, sont les représentants officiels de leur pays et ont des responsabilités plus importantes, y compris la protection des citoyens et la promotion des intérêts économiques et culturels du pays.

Une précieuse leçon de vie: "Il ne faut pas compter sur l’œuf (tant qu’il est) dans le cul d’une poule."... «The sky is the limit», «Le ciel est la limite»
Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué

  • Ce que j'apprécie chez le régime algérien, c'est qu'il maîtrise l'art de se tirer une balle dans le pied.

  • One thing I appreciate about the Algerian regime is that they master the Art of shooting themselves in the foot.

Le président américain ridiculisé par une marionnette... Algerian TV mocking Donald Trump. 

La présidence de Joe Biden, 46e président des États-Unis (élu par les grands électeurs le 14 décembre 2020 puis confirmé par le Congrès le 7 janvier 2021), débute le 20 janvier 2021. Elle fait suite à la première présidence de Donald Trump.

L’émission "satirique" Week–End Story, sur la chaine algérienne "Echourouk News". Dans une séquence "humoristique", la marionnette représentant le président américain Donald Trump est moquée. Un scénario qui ne plait à aucun téléspectateur américain, ni à la classe politique américaine.

Pour la toute première émission de l’année, la chaine avait invité une marionnette

représentant Moncef Merzouki, ex président tunisien par intérim, qui a manifesté son soutien au Maroc dans l’affaire concernant le Sahara. L’émission avait alors été critiquée en Tunisie.

Les animateurs de cette émission, qui crânent avec le président américain Donald Trump, peuvent-ils en faire de même avec les Généraux de leur pays ?

Que signifie "Rira bien qui rira le dernier"?

Tu t’es déjà retrouvé dans une situation où quelqu’un se moquait de toi, pensant avoir gagné la partie? Et puis finalement, c’est toi qui as eu le dernier mot? Et bien, c’est exactement ce que signifie notre expression !

"Rira bien qui rira le dernier" est une locution-phrase qui nous rappelle que celui qui triomphe en dernier est le vrai gagnant de l’histoire. En gros, même si ton adversaire jubile maintenant, rien n’est joué tant que la partie n’est pas terminée.

Cette expression est utilisée quand quelqu’un se flatte un peu trop vite d’un succès, alors que toi, tu sais que l’affaire n’est pas encore pliée. C’est ta façon de dire: "Attends un peu avant de célébrer, la roue pourrait tourner!"

Ce qui est intéressant, c’est la forme au futur de l’expression :"rira bien" et non "rit bien". Ce temps verbal n’est pas anodin: il projette la victoire dans l’avenir, comme une promesse ou une menace voilée que le temps donnera raison à celui qui saura attendre.

La seconde présidence de Donald Trump, 47e président des États-Unis, débute le 20 janvier 2025.

Membre du Parti républicain, Donald Trump est à nouveau élu président le 5 novembre 2024 — aux côtés de son colistier J. D. Vance — en l'emportant sur son adversaire démocrate, la vice-présidente sortante Kamala Harris. Trump avait auparavant été le 45e président des États-Unis de 2017 à 2021. En prêtant à nouveau serment en tant que président, il devient le second président de l'histoire des États-Unis à exercer deux mandats non consécutifs, après Grover Cleveland en 1893.

L’Algérie disposée à offrir ses terres rares à Donald Trump

Pour séduire Donald Trump, le gouvernement algérien ne lésigne sur aucun moyens. Après s’être dit prêt à normaliser ses relations avec Israël et avoir vanté son potentiel agricole et énergétique auprès des Américains, Alger mise désormais sur un nouvel atout stratégique qui intéresse Donald Trump : les terres rares.

« Le ciel est la limite »: Quand la servilité diplomatique atteint des sommets
L’ambassadeur d’Algérie aux États-Unis, Sabri Boukadoum, s’est récemment illustré par une déclaration aussi creuse que révélatrice de la mentalité de la caste militaire qui dirige l’Algérie d’une main de fer. « The sky is the limit », a-t-il osé proclamer, en évoquant le renforcement de la coopération militaire avec Washington. Un bel exercice de soumission qui, loin de traduire une ambition nationale, expose une fois de plus l’alignement servile d’un régime dont la survie dépend de ses jeux d’équilibriste entre grandes puissances.

L'Algérie intensifie ses efforts pour séduire le président Donald Trump. Alger se dit «prêt à discuter» avec les États-Unis d'un accord portant sur ses riches ressources naturelles et minérales. Cette déclaration a été faite par l'ambassadeur algérien à Washington lors d'une interview accordée à un média américain. «Le ciel est la seule limite» à la coopération que l'Algérie souhaite établir avec l'administration Trump, a précisé Sabri Boukadoum.

«En tant que diplomates étrangers, nous n'avons pas de préférences. Nous travaillons donc avec chaque administration. Bien sûr, nous essayons de mettre en avant notre potentiel auprès de la nouvelle. Avec le président Trump, qui a exprimé son intérêt pour les accords, nous tenterons de convaincre l'administration des avantages de collaborer avec l'Algérie», a souligné l'ancien ministre des Affaires étrangères, selon la même source.

Cette proposition algérienne survient alors que Donald Trump exerce depuis plusieurs semaines des pressions sur le président Volodymyr Zelensky pour qu'il cède les terres rares ukrainiennes aux États-Unis, en guise de «compensations financières» pour les aides militaires accordées à l'Ukraine sous l'administration Biden, face à l'invasion russe.

Tebboune avait ouvert la voie

Depuis le retour officiel de Donald Trump à la Maison-Blanche le 20 janvier, l'ambassadeur algérien a multiplié les messages d'ouverture à l'attention des États-Unis. «Nous restons ouverts et optimistes. Notre objectif est de renforcer les relations bilatérales et de contribuer à la sécurité mondiale», a-t-il déclaré en février lors d'une interview accordée à Business Focus Magazine, dont des extraits ont été repris par des médias algériens. Sabri Boukadoum a également invité les Américains à exploiter le potentiel de l'Algérie dans les domaines de l'agriculture, des énergies renouvelables, des ressources naturelles et du tourisme.

Il est à noter que deux semaines après l'investiture de Donald Trump en tant que 47e président des États-Unis, Abdelmadjid Tebboune a déclaré publiquement à un journal français qu'il était prêt à normaliser les relations avec Israël. Le chef de l'État s'est d'ailleurs abstenu de condamner le projet de Trump de déportation des Palestiniens de Gaza vers d'autres pays, se contentant de qualifier cette idée d'«expression malheureuse».

Durant son premier mandat, le président américain a reconnu la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. Les Algériens craignent que Trump ne tienne sa promesse, faite le 10 décembre 2020, d'ouvrir un consulat général à Dakhla ou de classer le Polisario sur la liste américaine des organisations terroristes.

«Les Guignols de l’info»: la chaine algérienne Echourouk News avait lancé une émission, qui rappelle Les Guignols de l’info, longtemps diffusés en France sur Canal +.

Mais il y a de grosses différences entre «Les Guignols de l’info», ex-émission de la télévision française et l’actuelle émission «week end story» de la télévision algérienne «Echourouk» dont il est notoire qu’elle est sous la coupe des Généraux, qui tente de lui ressembler.

  • En France, la chaîne qui proposait cette émission est une chaîne privée, n'est pas accessible à tous.

  • «Echourouk» est une chaîne officielle, accessible à tous.

«Les Guignols de l’info» était un concept où n’intervenaient que des marionnettes, face à l’animateur de l’émission. C’est une équipe de journalistes qui assume ses responsabilités. «Echourouk» présente un plateau avec de vrais invités, dont certains représentent les institutions algériennes. Dans cette dernière émission controversée, c’est un député qui participe à l’échange satirique et qui se pique d’enfoncer le clou !

A Canal+, la parodie était la règle, mais la loi est rigoureusement respectée, sous peine de poursuites judiciaires. A «Echourouk», la loi est violée intentionnellement et impunément. Notamment, dans cette émission où la loi imposant le respect dû aux chefs d’Etat -loi en vigueur en Algérie- est sciemment transgressée.

«Les Guignols de l’info» était une émission française, dont la parodie est d’abord axée sur la vie politique, économique et sociale française. Nul responsable français n’y échappait. Et s’il arrivait qu’une personnalité étrangère fasse l’objet de critiques, cela pouvait se comprendre, les Français commençant par eux-mêmes et pouvant exciper de la réelle liberté d’expression qui existe en France. Peut-on en dire autant de l’Algérie, de sa presse et de cette émission d’«Echourouk»?

Les animateurs de cette émission, qui crânent avec le président américain Donald Trump, peuvent-ils en faire de même avec les Généraux de leur pays ?

Bien que la chaine Echourouk News revendique son droit à la liberté d’expression, on notera qu’une marionnette d’Emmanuel Macron ou de Donald Trump ont déjà été utilisées dans l’émission, jamais encore celle d’Abdelmajid Tebboune, actuel président algérien, n’a fait son apparition.


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