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Sahara marocain, Kabylie, Sansal, Dinar DZD, la dette... Le spectre du pyromane surgit!!! By - Gherrabi Mohammed

Algérie : le réveil d'un peuple

Les échecs de la junte militaire algérienne sont nombreux, incluant des échecs diplomatiques comme l'isolement régional et les tensions avec les pays voisins (Maroc, Mali, Niger, Libye). S'y ajoutent des échecs économiques, marqués par une mauvaise gestion des finances publiques malgré les revenus pétroliers et des pénuries de produits de base, ainsi que des échecs de gouvernance, illustrés par des scandales et la répression d'opposants.

Échecs diplomatiques
  • Isolement régional : L'Algérie s'est brouillée avec plusieurs voisins, notamment le Maroc, le Mali et le Niger, en raison de différends diplomatiques et stratégiques.

  • Politique étrangère coûteuse : La politique diplomatique algérienne est critiquée pour son orientation hostile envers le Maroc et pour son échec face à des objectifs stratégiques, comme le dossier du Sahara.

  • Perte de soutien : L'Algérie a perdu le soutien de ses alliés historiques, comme la Syrie et le Hezbollah, et fait face à des oppositions stratégiques, notamment avec la Russie en Libye et au Sahel.

Échecs économiques et de gouvernance
  • Gestion des finances publiques : Malgré des revenus importants liés aux hydrocarbures, la junte est critiquée pour sa mauvaise gestion des finances publiques, tandis que le peuple algérien peine à trouver des produits de première nécessité.

  • Scandales et mauvaise gouvernance : Des scandales financiers et des cas de corruption ont éclaté au sein de la junte, sapant la confiance du peuple et l'image du pays.

  • Répression et atteinte à la liberté d'expression : La répression d'opposants politiques et d'écrivains, comme dans le cas de Boualem Sansal, a terni l'image internationale de l'Algérie et conduit à des réactions négatives du Parlement européen.

Conséquences
  • Instabilité interne : Les conflits internes au sein de l'armée au pouvoir risquent de pousser le pays vers une guerre civile encore plus meurtrière que celle de la "Décennie noire".

  • Affaiblissement de l'image internationale : L'ensemble de ces échecs a dégradé la réputation de l'Algérie sur la scène internationale, en raison de sa diplomatie hostile et de sa mauvaise gestion

Après moi le déluge... Qui brûle qui en Algérie ?

En plein mois de novembre, l’Algérie est confrontée à des incendies gigantesques dont certains menacent des villages à Tipaza

Au total, la Protection civile a enregistré 17 incendies de forêts à travers dix wilayas du pays : Alger, Tipaza, Tizi-Ouzou, Bejaia, Boumerdes, Jijel, Blida, Ain Defla, Tlemcen et Médéa. «10 incendies sont toujours en cours, trois ont été éteints, et quatre ont été éteints mais sous surveillance», a précisé la Protection civile.

Alors que l'hiver s'installe, les incendies se multiplient

Des flammes inattendues en pleine saison froide. Des feux de forêt se sont déclarés dans plusieurs wilayas du Nord de l’Algérie, un phénomène exceptionnel en plein mois de novembre. De Tlemcen à Jijel, en passant par Tipaza, Alger ou Béjaïa, les flammes ont surpris des régions où la pluie et parfois la neige dominent habituellement à cette époque

Qui brûle qui en Algérie ?

D’année en année, les incendies de forêts frappent l’Algérie de plein fouet, causant des destructions massives, la perte de vies humaines et des dégâts environnementaux considérables. Face à cette situation, la question de l’absence de moyens efficaces pour éteindre rapidement les feux se pose avec une urgence croissante.

Certains experts en géopolitique et médias qui pointaient du doigt la junte militaire algérienne comme étant la seule responsable des massacres de la décennie noire, soulèvent désormais des interrogations sur leur implication dans la gestion inadéquate des incendies de forêts.




Sahara Marocain: le Royaume du Maroc obtient une victoire... Par 11 voix contre 4
Ce tournant extraordinaire intervient à quelques jours de la célébration du 50e anniversaire de la Marche verte historique, au cours de laquelle quelque 350 000 citoyens marocains se sont déplacés pacifiquement vers le Sahara occidental, se mêlant aux populations sahraouies, tous membres d'une seule et même patrie: le Maroc.

Le Maroc a obtenu une victoire diplomatique, sinon éclatante, vendredi 31 octobre, lors du vote au Conseil de sécurité des Nations unies d’une résolution sur le Sahara occidental. Adopté par 11 voix pour, aucune contre et 3 abstentions (Russie, Chine et Pakistan) – l’Algérie ayant refusé de participer au vote –, le texte, parrainé par les Etats-Unis et activement soutenu par la France, valide le plan d’autonomie de Rabat sur le territoire comme une référence centrale dans la recherche d’une solution à ce conflit qui empoisonne la géopolitique du Maghreb depuis un demi-siècle

L'Algérie, cette "voisine" du Maroc, qui a décidé de ne pas voter la résolution historique 2797 (2025) du Conseil de sécurité des Nations unies, vendredi dernier, le 31 octobre, qui a recueilli 11 voix en faveur de l'autonomie du Sahara occidental, sur les 15 États qui composent le Conseil, y compris les États-Unis, la France et le Royaume-Uni, trois de ses cinq membres permanents, et sans voix contre, car la Chine et la Russie, qui le complètent, se sont abstenues, ouvrant ainsi la voie.

Son seul sens politique et juridique a été de consacrer la proposition d'autonomie - prérogative d'autonomie administrative - pour ce territoire, le plus méridional du Royaume du Maroc, qui avait été présentée en 2007 par Sa Majesté le Roi Mohammed VI devant l'ONU elle-même, constituant désormais le cadre exclusif et exclusif des négociations de fond en vue d'une solution définitive à la question du Sahara occidental.

Les tentatives de l'Algérie pour arracher le Sahara au Maroc au cours du demi-siècle écoulé (1975-2025) ont été vaines. Voyant que l'Espagne avait mis fin à son statut de puissance occupante du Sahara occidental, Alger a rapidement élaboré une pseudo-stratégie pour contrecarrer le lien historique entre le Roi marocain et les Sahraouis - la Cour internationale de justice l'a identifié dans son avis consultatif comme le lien très fort de subordination des Sahraouis au monarque - et dans cet objectif répréhensible, elle a utilisé tout le temps le Polisario et inventé la « République arabe sahraouie démocratique » autoproclamée, dans son délire pour trouver la route qui lui permettrait de sortir sur l'Atlantique et, au passage, de s'emparer des riches gisements de phosphate du Sahara marocain.

Tous ses efforts conspirateurs, propres à une stratégie mal ficelée, ont été dévoilés au monde entier par la diplomatie marocaine très habile, et c'est pourquoi la communauté internationale s'est massivement rangée en faveur du Maroc, reconnaissant sa souveraineté sur le Sahara occidental et soutenant, comme une avalanche, l'autonomie que le Conseil de sécurité vient de faire sienne.

Ainsi, l'Algérie s'est retrouvée seule, sans poids ni influence, et désormais affaiblie, avec son dossier artificiel en main, incapable de continuer à surprendre les quelques États de l'ONU qui lui ont un jour fait confiance, et où la récente abstention de la Russie et de la Chine a presque équivalu à lui tourner le dos ou à lui demander de se conformer à la réalité.

L'Algérie, sans réflexes et incapable même de voter contre, n'a pas caché sa frustration, et son absence au vote devrait être pour elle un moment de réflexion. À la lumière du nouveau et unique scénario de négociation pour l'autonomie qui va s'ouvrir, elle devrait l'accepter comme si elle surfait sur la meilleure vague, où il n'y a ni gagnants ni perdants, comme l'a dit Sa Majesté Mohammed VI dans son message intelligent et équilibré de la veille, digne de son statut d'homme d'État.

Libre ! Libre enfin Boualem Sansal

Après un an d’acharnement, d’humiliation et de mensonges, le régime d’Alger finit par libérer le grand écrivain Boualem Sansal. Ainsi en a décidé la présidence algérienne ce mercredi 12 novembre. Non pas par grandeur, ni par justice, mais par nécessité, contrainte et calcul. Tout ça pour ça.

Il n’aura fallu qu’un communiqué officiel du président allemand pour que le pouvoir algérien, à bout de souffle, accepte enfin de relâcher celui qu’il a transformé en otage politique. Une décision arrachée à Abdelmadjid Tebboune par son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier, qui a plaidé, lundi, la grâce du grand écrivain franco-algérien «pour raisons humanitaires», n’hésitant pas à faire miroiter l’état de santé du même Tebboune, un habitué des hôpitaux allemands, pour mettre de la pression. Aujourd’hui, l’Algérie dit accepter la demande de l’Allemagne de gracier et de transférer l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal dans ce pays pour qu’il puisse y être soigné, a indiqué un communiqué de la présidence algérienne mercredi.

Aujourd’hui, sa libération précipitée, maladroite, presque embarrassée, en dit plus long que tous les communiqués officiels. Le régime n’a pas relâché Sansal par clémence, mais parce qu’il a compris que son arrestation avait déclenché un séisme diplomatique. En voulant réduire au silence une voix dissidente, il a remis au centre du débat international un dossier qu’il voulait effacer, celui du Sahara oriental marocain et des vastes territoires que la France coloniale a détachés du Maroc historique pour les rattacher administrativement à l’Algérie.

Ce geste forcé marque un tournant. Il signifie que l’ère du silence imposé est terminée et qu’une nouvelle phase commence: l’internationalisation du dossier des frontières non délimitées entre le Maroc et l’Algérie, un dossier longtemps gelé, désormais mûr pour revenir sur la scène internationale avec la force du droit et de l’Histoire.

Car les régions évoquées par Sansal ne relèvent ni du symbole ni de la polémique, mais de la géographie et de l’histoire. Il s’agit de territoires parfaitement identifiés: Tindouf, Béchar, Hassi Beïda, Tidikelt, Colomb-Béchar, Aïn Sefra, El Kénadsa, Tlemcen frontalière, Touat, Tédikelt, Ouargla, la façade saharienne orientale, l’immense région de Tidikelt, et de vastes espaces du Touat longtemps liés par des relations d’allégeance aux souverains marocains. Autant de zones que les cartes françaises, les correspondances administratives et les documents de souveraineté situent sans ambiguïté dans l’aire historique du Maroc.

Libre ! Libre enfin Boualem Sansal, ce grand écrivain franco-algérien au regard aussi doux que la voix ! C’est un immense soulagement pour tous ceux qui admirent son talent, son courage et son parler franc, de savoir qu’enfin il a pu quitter la prison algérienne dans laquelle il était incarcéré depuis un an.

Boualam Sansal serait un bâtard selon Tebboune

Boualam Sansal serait un bâtard selon Tebboun. Au pied du mur après l’annonce de la reprise du Hirak, le président algérien est obligé de libérer l’écrivain franco-algérien Boualam Sansal, emprisonné de manière abusive. Mais avec quand même une petite fanfaronnade pour le petit peuple. L’insulte et le dénigrement de l’écrivain qu’il qualifie de bâtard. Et c’était lors d’un discours au Parlement. Sansal ne mérite pas ce traitement de la part de celui qui se considère comme le fils des chouhadas alors que les Algériens affirment que ses ascendants n’ont jamais tiré une balle contre les Français.

C’est à l’Allemagne et à son président Frank-Walter Steinmeier qui, en début de semaine, avait officiellement formulé une demande de grâce auprès du président algérien Abdelmadjid Tebboune, que Sansal doit d’avoir été libéré mercredi 12 novembre. C’est en Allemagne que l’écrivain, atteint d’un cancer de la prostate, sera soigné. C’est notamment le résultat des bonnes relations entre Alger et Berlin, où le président Tebboune, atteint de la Covid, s’était fait soigner à plusieurs reprises depuis 2020. Pour l’Algérie, l’Allemagne est «un pays ami» dans lequel Tebboune envisage de se rendre au début de l’an prochain. Malgré les apparences, l’Algérie souffrirait en effet de son isolement sur la scène diplomatique et souhaite rétablir des relations avec l’Europe. Mais il ne pouvait être question de visite officielle à Berlin si Boualem Sansal était toujours en prison.

Déclaration d’indépendance de la Kabylie, le 14 décembre 2025 à 18h57

Pour Ferhat Mehenni, la proclamation de l’indépendance de la Kabylie est le couronnement de toute une vie au service d’une cause juste.

Le 19 octobre 2025, le Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie (MAK) a tenu un congrès extraordinaire à Paris où il a adopté à l'unanimité la Déclaration d'indépendance de la Kabylie. Bien que la déclaration ait été votée ce jour-là, la proclamation solennelle de l'indépendance est prévue pour le 14 décembre 2025. Le 29 octobre 2025 n'est pas une date pertinente dans ce contexte, il s'agit d'une confusion possible avec l'approbation de la déclaration le 19 octobre ou l'annonce d'un autre projet.

Jour de l’indépendance kabyle : 14 décembre 2025
Acte historique et légitime d’un peuple debout

Le 14 décembre 2025, l’Histoire retiendra la reconnaissance internationale de la Kabylie en tant que Nation et État souverain.

Même si ce droit ne peut encore s’exercer pleinement sur le terrain, comme pour le Tibet ou la Catalogne, il marque un tournant irréversible dans la marche du peuple kabyle vers sa liberté.

Ce moment n’est pas une rupture: il marque l’aboutissement d’un long processus de résistance, de conscience et de dignité.

Le choix de l’heure : 18h57

Le 14 décembre à 18h57, la Kabylie affirmera son existence en tant que Nation et État.

Cette heure n’a pas été choisie au hasard: elle correspond symboliquement à l’instant où la Kabylie perdit sa souveraineté, à la suite de l’invasion coloniale française du XIXᵉ siècle, précisément la campagne de Kabylie du 24 mai 1854 au 15 juillet 1857.

Ce sera aussi un acte de mémoire et de fidélité à l’armée kabyle de la bataille d’Icheriden (maquisards) le 24 juin 1857. Il était question pour les colonnes infernales de Randon d’effacer le peuple kabyle comme elle avait voulu effacer le peuple vendéen.

En fixant cette heure précise, le peuple kabyle referme le cycle de la dépossession.

Il rend justice à des générations effacées de l’Histoire, et réconcilie le temps de la perte avec celui de la renaissance.

En 1962, le pouvoir naissant fut confisqué par ceux qui voyaient dans la Kabylie non un pilier, mais un obstacle.

Les Kabyles, assassinés, trahis par leurs propres frères ou marginalisés par les clans du système, comprirent dès 1963 que l’indépendance avait changé de drapeau, non de nature.

Un droit, pas une sédition

Le droit à l’autodétermination est inscrit dans la Charte des Nations unies et dans le Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Il garantit à chaque peuple le droit de choisir librement son destin.

La Kabylie, comme d’autres peuples privés de parole, en revendique aujourd’hui l’application pleine et entière.

Ce choix n’est pas un acte de division ni de haine, mais un acte de vérité historique.

Un peuple qui a préservé sa langue, sa culture et ses institutions traditionnelles malgré la colonisation, la centralisation et la répression, ne peut être réduit au silence.

Depuis 1962, le peuple kabyle subit l’oppression d’un pouvoir arabo-islamique autoritaire, qui exerce sa domination sur tous les plans : mainmise sur les comités de villages, endoctrinement, emprisonnements arbitraires et procès iniques.

Les rapports d’Amnesty International, les alertes de Reporters sans frontières et les témoignages de journalistes indépendants confirment une réalité constante : toute forme de liberté de conscience ou d’expression y est attaquée.

Le 26 juin 2001, la junte algérienne durcit l’article 144 bis 2 du Code pénal algérien qui punit « quiconque offense le prophète et les envoyés de Dieu ou dénigre le dogme ou les préceptes de l’islam ».

Le 18 mai 2021, la dictature algérienne a classé le mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK) organisation « terroriste ».

Dans le même temps l’Ordonnance du 8 juin 2021 n° 21-08 a introduit deux paragraphes supplémentaires à l’article 87 bis du Code pénal qui définit le crime de terrorisme est considéré comme acte terroriste ou sabotage, tout acte visant la sûreté de l’Etat, l’unité nationale et la stabilité et le fonctionnement normal des institutions par toute action ayant pour objet de : œuvrer ou inciter, par quelque moyen que ce soit, à accéder au pouvoir ou à changer le système de gouvernance par des moyens non constitutionnels, porter atteinte à l’intégrité du territoire national ou d’inciter à le faire, par quelque moyen que ce soit.

Une répression devenue intenable

Le refus obstiné du régime algérien d’engager un dialogue sincère, la criminalisation de toute expression kabyle autonome, l’emprisonnement de militants pacifiques et les condamnations à mort prononcées contre des opposants d’opinion ont scellé le divorce politique et moral entre la Kabylie et l’État algérien.

Le plus tragique, c’est que beaucoup de Kabyles ne s’en aperçoivent même plus.

L’exil est vécu comme une simple fatalité économique, la langue abandonnée aux mains d’académies déconnectées, les marabouts instrumentalisés ou une élite conciliante avec le pouvoir algérien pour régenter la vie associative kabyle.

En France, une jeunesse sans soutien se retrouve piégée entre les illusions d’une gauche paternaliste, la peur d’être cataloguée et la crainte même de la politique.

Les jeunes Kabyles, les exilés de Kabylie, les intellectuels qui ont rejoint le mouvement de l’autodétermination de la Kabylie et son initiateur Ferhat Mehenni ont osé briser les codes imposés par leurs familles, l’école algérienne et les imams.

En s’affranchissant de ces carcans, ils portent une véritable révolution intellectuelle et morale: celle d’une Kabylie qui se relève, libre de penser et de se gouverner elle-même.

Une naissance annoncée

L’indépendance de la Kabylie n’est pas une proclamation : c’est une évidence que l’Histoire finit par reconnaître.

Ce peuple se dresse aujourd’hui non par vengeance, mais par fidélité à sa mémoire et à ses martyrs.

Il se présente au monde avec la force du droit, la dignité des peuples libres et la volonté d’un avenir en paix avec tous ses voisins.

Une nation ouverte
  • La future République kabyle se veut démocratique, laïque et respectueuse des droits humains.

  • Elle portera la voix d’une Afrique du Nord réconciliée avec ses racines amazighes et ses valeurs de liberté, de justice et de solidarité.

Le dinar algérien en chute libre... Vers 300 DZD l'Euro !!

Qui arrêtera l’incroyable flambée de la monnaie unique européenne ( Euro), face au dinar algérien, lequel ne cesse de s’effondrer sur le marché informel des devises en Algérie?

Ainsi et après un très léger repli enregistré hier, mercredi 5 novembre 2025, le marché informel des devises en Algérie a « repris du poile de la bête » ce jeudi 6 novembre où la monnaie unique européenne, vient de battre un énième record.

Depuis le samedi 25 octobre 2025, la côte de l’euro ne cesse de grimper, pulvérisant tous les records déjà établis et ce jeudi l’Euro (€) a atteint un sommet jamais égalé, confirmant la pression croissante sur le dinar algérien, lequel poursuit son inexorable chute.Convertisseur de monnaie.

Petite comparaison avec les pays voisins :

  • Algérie

2019 : 1 € = 190 DZD

2025 : 1 € = 274 DZD  

  • Maroc

2019 : 1 € = 10,67 MAD

2025 : 1 € = 10,72 MAD  

  • Tunisie

2019 : 1 € = 3,14 TND

2025 : 1 € = 3,44 TND

Pendant que le dinar algérien s’effondre, les monnaies voisines restent stables.

Un autre record de l’euro pulvérisé!

En effet et après avoir franchi pour la première fois dans l’histoire des transactions du marché parallèle, le seuil de 100 euros pour 27 300 dinars à la vente, la monnaie unique européenne pulvérise le seuil psychologique, pour atteindre les 274 DA pour un euro, soit le billet de 100 euros est échangé contre 27 400 DA.

La gravité de la dégradation du dinar au niveau du marché informel est particulièrement inquiétante. Et pour cause, en l’espace de seulement 24 heures, l’Euro a gagné pas moins de 200 dinars.

La question qui se pose sur toutes les lèvres est : pourquoi l’État ne sévit pas de manière radicale contre ce genre de pratiques qui plombent la monnaie nationale et par ricochet l’économie algérienne. Une tentative de sévir contre les « cambistes » du Square Port Saïd, a eu lieu en décembre 2023, où les pouvoirs publics avaient fixé les règles et conditions d’autorisation d’établissement, d’accréditation et d’activité des bureaux de change.

La dépréciation du dinar algérien sur le marché parallèle

Plusieurs actions peuvent être combinées et coordonnées afin de résoudre l’écart entre le cours du marché officiel et celui du marché parallèle.

Les principales raisons de cet écart :
  • Premièrement : la faiblesse de la production et de la productivité.

  • Deuxièmement : la baisse des transferts de l’étranger vers l’Algérie.

  • Troisièmement : la nette baisse des recettes en devises de Sonatrach qui ont diminué de 20 milliards de dollars, soit d’un tiers en trois ans de 2022 à 2025. Ce qui a eu un impact sur les réserves de change qui ont baissé de de 4 milliards de dollars durant la même période.

  • Quatrièmement : l’accroissement du déficit budgétaire qui entraîne forcément un accroissement du processus inflationniste, Le déficit budgétaire de 63 milliards de dollars en 2025 est à comparer avec celui de 46 milliards de dollars en 2024 et 30 milliards de dollars en 2023.

Par ailleurs, le GAFI a décidé de maintenir l’Algérie sur sa liste grise, jugeant insuffisants les progrès du pays en matière de lutte contre le blanchiment d’argent.
  • Cinquièmement, les importations de voitures neuves et celles des auto-entrepreneurs.

  • Sixièmement: les voyages à l’étranger. Les phénomènes de fuite et de blanchiment de capitaux

L’Algérie maintenue dans la liste grise du GAFI

Fin octobre, le GAFI -Groupe d’action financière international de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme a maintenu l’Algérie dans la liste grise. Le GAFI lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). Il identifie les juridictions dont les mesures de lutte contre le LBC/FT sont faibles. Ces pays présentent de graves lacunes stratégiques.

Lorsque le GAFI place une juridiction sous surveillance renforcée, cela signifie que le pays s’est engagé à résoudre rapidement les déficiences identifiées dans les délais convenus et qu’il est soumis à une surveillance renforcée.

Le GAFI a mis de nombreux pays sous contrôle renforcé : Afrique du Sud -Algérie -Angola – Bulgarie – Burkina Faso – Cameroun – Côte d’Ivoire – Croatie – Haïti – Kenya -Liban -Mali – Monaco – Mozambique – Namibie – Népal – Nigeria – RD Congo – Laos -Soudan du Sud -Syrie – Tanzanie – Venezuela – Vietnam – Yémen.

La Commission européenne a décidé de s’aligner sur la liste grise du GAFI, L’« identification et la liste des juridictions à haut risque demeurent un outil essentiel pour préserver l’intégrité du système financier de l’UE », a expliqué la commissaire européenne chargée des services financiers, Maria Luís Albuquerque.

Quatre pays africains ont été retirés de la « liste grise ». L’Afrique du Sud a renforcé ses outils de détection du blanchiment et du financement du terrorisme. Le Nigeria s’est doté d’une coordination inter-institutions renforcée. Le Mozambique a amélioré le partage de renseignements financiers. Et le Burkina Faso a renforcé la surveillance des institutions financières et des organismes de contrôle ».

Avant eux, l’Ouganda et le Sénégal ont eux aussi été retirés de la liste grise. Cela démontre que bon nombre de pays africains sont sur la bonne voie dans la transparence et une gestion rigoureuse des finances publiques atténuant les flux illicites et le financement d’activités criminelles.

L’Algérie s’endette : Un désaveu cinglant pour le discours souverainiste de Tebboune

Une volte-face embarrassante : La Banque Islamique de Développement (BID) a récemment annoncé un important programme de prêts en faveur de l’Algérie, d’un montant global de trois milliards de dollars sur trois ans.

Le président Tebboune s'est engagé à ne pas contracter de dette extérieure par fidélité au serment des Chouhada, mais des rapports récents indiquent qu'il a accepté un prêt de 3 milliards de dollars de la Banque Islamique de Développement (BID) pour des projets de développement. Cette décision est critiquée pour contredire les promesses antérieures et soulève des questions sur la cohérence du discours officiel algérien.

Une volte-face embarrassante: La Banque Islamique de Développement (BID) a récemment annoncé un important programme de prêts en faveur de l’Algérie, d’un montant global de trois milliards de dollars sur trois ans. Une annonce qui contredit frontalement les positions maintes fois répétées du président Abdelmadjid Tebboune, qui a toujours affirmé que l’Algérie ne recourrait jamais à l’endettement extérieur. Cette décision soulève, à juste titre, de nombreuses interrogations.

Dans une déclaration accordée à la chaîne algérienne Al-Nahar, le président de la BID, Muhammad Sulaiman Al Jasser, a précisé que ce financement servirait à appuyer des projets de développement majeurs, en particulier dans le domaine ferroviaire, dans le cadre du plan présidentiel visant à connecter les zones économiques du pays.

Parmi ces projets figure notamment la ligne ferroviaire Alger–Tamanrasset, sur plus de 2.000 kilomètres, évoquée pour la première fois par Tebboune lui-même, de manière improvisée, lors d’un discours tenu à Tamanrasset en pleine campagne électorale, en décembre 2019. Une promesse à la tonalité électoraliste, qui n’a jamais été sérieusement étudiée sur le plan technico-économique.

Pris au mot et souvent interpellé sur cet engagement, le président tente depuis de justifier la faisabilité du projet, allant jusqu’à affirmer, à une époque, que le Qatar prendrait en charge sa réalisation. Le voilà aujourd’hui contraint de recourir à un prêt de la BID, reniant ainsi ses propres lignes rouges.

Un prêt incongru pour un projet fantasque

Solliciter un financement extérieur de trois milliards de dollars dans un contexte de défiance envers l’endettement international est pour le moins incongru, à plus d’un titre.

D’abord, aucune étude d’impact sérieuse ne semble avoir été menée pour définir la rentabilité, les délais ou les moyens techniques nécessaires à la réalisation de cette ligne ferroviaire - présentée comme un TGV, dans un pays qui peine déjà à entretenir ses voies existantes.

Ensuite, quel est l’intérêt stratégique ou économique de relier la capitale à une zone désertique à faible densité de population, à un coût faramineux ? Ce projet apparaît davantage comme une lubie électorale que comme une priorité de développement, dans un pays où les infrastructures de base manquent cruellement.

Des promesses contredites par les faits

Ce recours au crédit extérieur intervient alors que le président Tebboune n’a cessé de présenter le refus de l’endettement étranger comme un principe intangible. En mai 2024, devant les cadres de l’armée, il déclarait encore : «Ce problème est bloqué par ceux qui bloquent», en référence à la dette intérieure, avant d’ajouter : «Ceux qui estiment qu’on leur doit une dette, ils n’ont qu’à se présenter pour encaisser leur dû». Et de conclure par une phrase devenue célèbre : «S’endetter, c’est renoncer à sa souveraineté».

Ce discours, qui faisait de l’autonomie financière un symbole de puissance nationale, est aujourd’hui mis à mal par les faits. L’Algérie s’apprête bel et bien à s’endetter auprès d’une institution internationale, malgré des années de posture souverainiste.

Une dette intérieure massive mais invisibilisée

Le président aime à rappeler que l’Algérie ne croule pas sous une dette extérieure, ce qui est partiellement vrai. Ce qu’il passe sous silence, c’est que la dette publique algérienne est essentiellement intérieure, et considérable.

D’après le Projet de Loi de Finances 2025, la dette intérieure atteignait 15.795,66 milliards de dinars au 30 juin 2024, soit 99,32% de la dette publique totale, fixée à 16.841,09 milliards DA. Cela représente 117,9 milliards de dollars au taux officiel (134 DA/USD), mais seulement 68,7 milliards USD au taux du marché parallèle (environ 230 DA/USD), plus proche de la réalité économique.

La structure de cette dette témoigne des dérèglements profonds de l’économie algérienne : 71,71% est constituée de dette d’assainissement, liée aux déficits des entreprises publiques, et 28,29% est de la dette courante, destinée au financement du budget de fonctionnement de l’État.

À fin 2024, cette dette équivalait à près de 50% du PIB, un niveau jugé encore soutenable, mais qui masque une dynamique préoccupante, d’autant plus que le pays ne dispose d’aucun mécanisme crédible de désendettement ou de relance productive.

Un discours économique de plus en plus incohérent

Ce revirement sur l’endettement extérieur ne constitue pas une simple contradiction politique : il sape la crédibilité du discours officiel. En associant l’endettement étranger à la soumission aux puissances internationales, Tebboune a construit une rhétorique souverainiste, aujourd’hui vidée de sa substance.

En empruntant auprès de la BID, le pouvoir algérien invalide son narratif moralisateur à l’égard des pays africains dépendants des bailleurs internationaux. L’Algérie rejoint désormais ce club, sans en assumer pleinement le virage.

Un tournant dicté par la conjoncture

Ce basculement s’inscrit dans une conjoncture économique critique, aggravée par la chute des cours du pétrole. Le 3 mai 2025, l’OPEP+ a annoncé une hausse de la production de 411.000 barils/jour, provoquant une dégringolade immédiate des prix. Le Brent est tombé à 59,10 dollars et le WTI à 55,68 dollars : des niveaux nettement en dessous du seuil d’équilibre budgétaire de l’Algérie, estimé à environ 80 dollars le baril.

Dans une économie non diversifiée, dépendante à plus de 90% des hydrocarbures, les marges de manœuvre budgétaires s’amenuisent à grande vitesse. L’Algérie se retrouve prise à la gorge, contrainte de faire appel à des financements extérieurs qu’elle condamnait hier encore.

Une souveraineté minée par la dépendance énergétique La baisse des revenus pétroliers agit ici comme révélateur d’une vulnérabilité structurelle. Tous les plans de diversification économique annoncés depuis vingt ans ont échoué. L’Algérie reste incapable de produire de la valeur en dehors du pétrole et du gaz, ce qui la rend hautement sensible aux chocs exogènes.

Plutôt que d’anticiper ces risques, le pouvoir semble les découvrir avec retard, cédant à la panique budgétaire au lieu de mettre en œuvre des réformes de fond.

La fin d’une illusion souverainiste

L’annonce du prêt de la BID marque un tournant majeur dans la gestion économique de l’Algérie. Elle scelle l’effondrement d’une posture idéologique qui faisait du refus de l’endettement un totem politique.

À court terme, cet emprunt pourrait permettre de financer certains projets d’infrastructure. Mais à moyen et long termes, il ouvre la voie à une dépendance croissante, en l’absence d’un véritable plan de redressement économique. Car la souveraineté ne se proclame pas dans les discours - elle se construit dans les faits.


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