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Nairobi: Le Président français Emmanuel Macron salue le système marocain d’enseignement... [Décryptage]. By- Mohammed Gherrabi

Dernière mise à jour : 13 mai

Le Président français Emmanuel Macron a applaudi, lundi à Nairobi, au Kenya, la transformation du système éducatif marocain sous la direction de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, jugeant que ce système représente un modèle remarquable pour le continent africain.

Devant plus de 1 500 décideurs économiques, investisseurs et responsables publics rassemblés pour discuter des enjeux de croissance et de transformation du continent, Macron a décrit le développement de l'éducation au Maroc comme une « révolution incroyable », soulignant les performances exceptionnelles des diplômés marocains à l’École Polytechnique française comme preuve concrète de cette excellence.

« Honnêtement, ce que le Maroc a accompli sous la direction du Roi est une révolution incroyable. L'éducation primaire, secondaire et universitaire, avec des résultats parmi les meilleurs dans notre école polytechnique, représente un modèle exceptionnel pour le continent », a déclaré Emmanuel Macron lors de la clôture du Forum d’affaires Africa Forward « Inspire & Connect » organisé avant le Sommet « Africa Forward » qui se déroule dans la capitale kenyane.

Le président français a également déclaré un investissement de « 23 milliards d’euros pour l’Afrique », en précisant que ces investissements « créeront plus de 250 000 emplois directs en France en Afrique ». Ce montant inclut 14 milliards d’euros d’investissements français, tant publics que privés, auxquels s’ajoutent 9 milliards d’euros apportés par des investisseurs africains et des partenaires internationaux, selon les détails fournis par l’Élysée.

Intitulé « Africa Forward : Inspire & Connect », l'événement a rassemblé plus de 1 500 décideurs économiques, investisseurs et responsables publics venant d'Afrique, de France et d'autres pays, autour des principaux enjeux de la croissance, de l'investissement et de la transformation économique du continent. Le Forum s'est distingué par l'organisation d'ateliers, de rencontres B2B et d'entretiens réunissant des dirigeants de grandes entreprises africaines et françaises, des responsables de petites et moyennes entreprises, de jeunes entrepreneurs ainsi que des représentants du secteur public.

Le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, représente le Maroc à cet événement au nom du Roi Mohammed VI. Il prendra également part aux travaux du 4e Sommet des chefs d’État et de gouvernement de la Commission climat du Bassin du Congo (CCBC) et du Fonds bleu pour le Bassin du Congo.


24 Marocains à Polytechnique Paris : un signal fort pour l’avenir scientifique du Royaume

À la rentrée 2025, 24 étudiants marocains rejoindront l’École Polytechnique de Paris, reconnue comme l'une des institutions scientifiques les plus sélectives au monde. Cet accomplissement exceptionnel résulte d'une préparation rigoureuse et d'un système éducatif qui, malgré ses contraintes, continue de révéler des talents compétitifs à l'échelle internationale. Ce succès met en lumière le potentiel d'excellence du Maroc dans le domaine de la formation scientifique et souligne également l'importance de renforcer les partenariats académiques stratégiques.

L'admission de 24 étudiants marocains à l'École Polytechnique Paris pour la promotion 2025 représente une avancée significative de la présence marocaine dans les plus hautes sphères académiques en France. Cette institution, surnommée « l'X », est reconnue comme l'un des établissements les plus prestigieux au monde pour la formation d'ingénieurs, avec un concours d'entrée réputé pour sa grande difficulté. Destiné aux élèves des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE), ce concours combine des épreuves écrites très techniques en mathématiques, physique, chimie ou sciences industrielles, ainsi qu'un oral sélectif axé sur la rigueur intellectuelle et la capacité d'analyse.

Parmi les 56 candidats marocains qui ont accédé aux épreuves écrites, 24 ont réussi toutes les étapes pour être inclus parmi les 400 admis internationaux. Ce ratio positionne le Maroc parmi les pays africains les plus performants pour l'intégration dans les grandes écoles scientifiques françaises. Ce succès met en évidence la robustesse du modèle CPGE marocain, inspiré du système français, ainsi que l'engagement personnel de ces étudiants dans un parcours exceptionnel.

L’École Polytechnique : une formation unique entre science, humanisme et rigueur

Rejoindre Polytechnique ne se limite pas à obtenir une éducation scientifique de très haut niveau. Cela implique également de suivre un cursus pluridisciplinaire qui comprend une formation humaine, éthique et militaire. Les étudiants polytechniciens commencent par un premier cycle centré sur les sciences fondamentales (mathématiques, physique, informatique, chimie), avant de se spécialiser dans des domaines variés tels que l’ingénierie, l’intelligence artificielle, l’économie ou la défense.

L'école met aussi l'accent sur le travail d'équipe, l'engagement civique et l'aptitude à agir dans des environnements complexes. Cette approche éducative a pour objectif de former des ingénieurs citoyens, préparés à assumer des responsabilités dans l'industrie, la recherche, l'armée ou la haute administration. Pour les étudiants marocains admis, ce modèle constitue un changement de cadre exigeant mais enrichissant, nécessitant une adaptation culturelle et académique à partir de septembre 2025.

Des partenariats franco-marocains au service de la performance

L'intégration de ces 24 élèves à Polytechnique s'inscrit également dans un contexte de coopération académique renforcée entre le Maroc et la France. L'Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), située à Benguérir, a notamment établi des partenariats avec l'X dans les domaines de la recherche, de l'innovation pédagogique et de la formation doctorale.

Cette collaboration entre les institutions reflète une intention commune de promouvoir la mobilité des étudiants et d'accroître l'influence scientifique du Maroc à l'échelle mondiale. Elle aide à établir des liens durables pour les jeunes talents, tout en consolidant l'écosystème local dans les domaines des sciences et de la technologie.

Le Maroc, qui n'a pas encore de statistiques nationales consolidées sur le nombre de diplômés des grandes écoles françaises, bénéficierait de l'institutionnalisation de ces indicateurs. Cela permettrait d'identifier les dynamiques régionales de réussite, d'ajuster les politiques de soutien aux CPGE, et de suivre l'impact des coopérations internationales sur la formation des élites scientifiques.

Un symbole fort pour la jeunesse scientifique marocaine

Le succès de cette réalisation va au-delà des frontières de l’École Polytechnique. Elle inspire des milliers de lycéens et d’étudiants marocains qui suivent des filières scientifiques. Voir leurs pairs intégrer une institution aussi prestigieuse prouve que l’excellence est atteignable, même dans un contexte souvent considéré comme peu favorable. Ce genre de parcours exemplaire aide à déconstruire certaines idées préconçues sur l’élitisme académique et à valoriser les compétences scientifiques « made in Morocco ».

En outre, ce succès nourrit le débat concernant l'orientation et le soutien des élèves à haut potentiel. En l'absence de dispositifs structurés à grande échelle, de nombreux talents restent encore invisibles. L'établissement d'un programme national pour identifier et soutenir les profils scientifiques d'excellence pourrait démocratiser ces parcours, en s'appuyant sur des acteurs existants tels que l'OFPPT, les académies régionales ou les établissements partenaires.

Vers un modèle d’enseignement scientifique marocain plus ambitieux ?

La réussite des 24 élèves marocains à Polytechnique ne saurait masquer les disparités du système. Mais elle constitue un signal précieux sur les axes de progrès possibles. Un enseignement scientifique renforcé dès le collège, une meilleure valorisation des métiers de l’enseignement, un accès plus équitable aux CPGE et une culture de l’excellence pourraient redessiner les contours d’un modèle marocain performant et inclusif.

Pour les DRH et décideurs en charge des politiques éducatives ou industrielles, cette actualité invite à repenser l’articulation entre formation scientifique, innovation et employabilité. Comment transformer ces parcours individuels d’excellence en leviers collectifs pour l’économie nationale ? Comment faire émerger des filières technologiques de haut niveau, capables de retenir ou de rapatrier ces talents formés à l’international ? Ces questions méritent une réflexion stratégique, au-delà de la seule logique de classement.

Un avenir à construire, au Maroc ou ailleurs

L’entrée à Polytechnique est une étape. Le véritable enjeu commence après : comment ces jeunes mettront-ils leur expertise au service du développement ? Une partie d’entre eux poursuivra probablement une carrière à l’international, d’autres choisiront de revenir pour créer, innover, transmettre.

Le défi pour le Maroc n’est pas seulement d’envoyer ses talents dans les meilleures écoles, mais de créer les conditions pour qu’ils puissent ensuite contribuer activement à la transformation du pays. Cela passe par des ponts solides entre l’enseignement supérieur, le monde de la recherche, l’entreprise et les politiques publiques.


La sélection de 24 Marocains à l’École Polytechnique de Paris est bien plus qu’une performance académique. C’est l’expression d’un potentiel en devenir, d’un système qui, malgré ses fragilités, est capable de former des profils de haut niveau. C’est aussi un appel à l’action pour institutionnaliser l’excellence scientifique, mieux repérer les talents, et bâtir les conditions d’un futur où l’intelligence marocaine rayonne sur la scène mondiale — depuis Paris, mais aussi depuis Casablanca, Benguérir ou Fès.

"Leur niveau en mathématiques est exceptionnel" : le succès remarquable des Marocains aux concours des écoles d'ingénieurs.

Excellents en maths et en physique, les étudiants marocains brillent aux concours des meilleures écoles d’ingénieurs françaises comme l’École polytechnique et CentraleSupélec.

«Réussir le concours n’a pas été plus difficile pour moi que pour un étudiant français, j’ai été très bien préparé», affirme Mohammed El Asri, un étudiant marocain de 21 ans, élève ingénieur à Télécom Paris. Mohammed n’est pas passé par le lycée Louis-le-Grand à Paris mais par le lycée Benguérir à Lydex, situé dans les environs de Marrakech. L’établissement est situé dans la ville verte Mohammed-VI, une «cité du savoir et de l’innovation» créée en 2009 par l’Office chérifien des phosphates (OCP). En 2021, 11 élèves de l’établissement qui a ouvert en 2015 ont intégré l’École polytechnique, classée première du classement du Figaro des meilleures écoles d’ingénieurs.

"Au Maroc, décrocher un diplôme d’ingénieur français est perçu comme un sésame pour intégrer l’élite dirigeante" Philippe Dufourcq directeur général adjoint de CentraleSupélec

Chaque année, les étudiants marocains font des étincelles aux concours des écoles d’ingénieurs françaises. L’École polytechnique accueille actuellement 160 étudiants marocains, dont 110 suivent le cycle ingénieur. Il faut dire que le pays compte une vingtaine d’établissements proposant 19 classes préparatoires scientifiques: un record. Il existe une École centrale à Casablanca, et l’EIGSI La Rochelle y a ouvert un campus. Les Marocains sont la première communauté à venir étudier en France, avec 44 933 étudiants en 2020-2021 selon Campus France. Et 13 % ont opté pour les écoles d’ingénieurs. «Au Maroc, décrocher un diplôme d’ingénieur français est perçu comme un sésame pour intégrer l’élite dirigeante. Des Marocains, passés par CentraleSupélec ou Polytechnique, peuvent y exercer le métier d’ingénieur mais aussi créer des entreprises, diriger un grand groupe, faire de la politique», décrypte Philippe Dufourcq directeur général adjoint de CentraleSupélec, qui poursuit: «La francophonie, la proximité culturelle et affective», jouent bien sûr aussi.


Un niveau incroyable en maths et en physique

Pour ne citer que l’École polytechnique, l’association marocaine des anciens élèves de l’établissement compte plus de 300 membres, et notamment les anciens ministres M’hamed Douiri (le premier polytechnicien marocain) et Mohamed Kabbaj ou Driss Benhima, PDG de Royal Air Maroc de 2006 à 2016. Les systèmes scolaires des deux pays sont proches, avec de nombreuses classes préparatoires disséminées dans le royaume. Le niveau en mathématiques est élevé. «Les étudiants marocains sont très bien formés en mathématiques et en physique, leur niveau est incroyable», constate Gaëlle Le Goff, directrice des relations internationales de l’École polytechnique.

Des élèves qui se démarquent en remportant des prix

«Quand j’ai intégré une classe prépa en France, j’avais déjà assimilé en terminale au Maroc de nombreux cours dispensés au premier semestre de prépa», témoigne Mossaab Moustaghit, étudiant à l’Ensea de Cergy et président de l’Association des Marocains aux grandes écoles (AMGE), titulaire d’un bac marocain sciences et mathématiques. Gaëlle Le Goff décrit des élèves qui «se démarquent en remportant des prix ou des concours. Ils impulsent une bonne dynamique d’équipe.» Ainsi à la rentrée, Issam Tauil et Ayman Echagraoui, deux étudiants marocains de Polytechnique, ont décroché des médailles d’or aux Olympiades internationales de mathématiques. Comme la majorité, Mohammed El Asri compte vivre une première expérience en France ou à l’international avant de repartir au Maroc. Il veut devenir ingénieur dans les data sciences, un métier d’avenir des deux côtés de la Méditerranée.

«Forum scientifique méditerranéen de Tétouan»: Mobilisation des compétences des Marocains du Monde...

Tetouan, la perle du Nord du Maroc a abrité, ce lundi 11 Janvier 2026, le premier «Forum scientifique méditerranéen de Tétouan» à l'École nationale supérieure des sciences et de la technologie (ENSA), sous le thème: «Énergie et numérisation: une vision participative pour un développement durable et innovant». 

La ligue des Marocains du Monde retournés et résidents à l'étranger identifie de nombreux Marocains du Monde pouvant être des locomotives et des ressources précieuses dont le Maroc pourrait jouir, par le truchement de leurs compétences, leurs expériences et leurs réseaux internationaux.

En effet, à la demande de la ligue des Marocains du Monde retournés et résidents à l'étranger, présidée par M. Abdelkhalek Chelhi et suite à des concertations avec des compétences marocains établies à l'étranger et afin d’organiser un événement pour mettre en valeur le transfert de compétences par la diaspora, ce dernier a sollicité la présidente de TechÉpist Asmae Ben bahida et Mme Samira BEN ABDELOUAHAB, présidente de l'Association de la diaspora belge AEPA, ils se sont mis d'accords sur l’idée d'un forum aligné avec la vision, les objectifs et les orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, et avec les priorités du développement territorial de la région de Tétouan.

Le «Forum scientifique méditerranéen de Tétouan»  

En collaboration avec la ligue des Marocains du Monde retournés et résidents à l'étranger  et l’Association méditerranéenne des leaders (AML), l'Association de la diaspora belge AEPA. Donc c’est un événement porté par quatre associations deux locale et deux de diaspora.

Ces initiatives ont abouti à une rencontre institutionnelle avec M. Abdelrazak El Mansouri, gouverneur de la province de Tétouan, [qui ne ménage aucun effort pour outenir et créer les conditions favorables pour la reussite de ce genre d'evenements] au cours de laquelle les objectifs de ces partenariats et l'importance du soutien aux projets innovants menés par la ligue et ses organisations partenaires ont été examinés. La réunion a souligné l'importance d'efforts concertés pour renforcer les liens académiques et économiques, et ainsi accroître le rayonnement de la province de Tétouan dans la région méditerranéenne.

Les priorités du développement territorial au Maroc, selon le discours du Roi Mohammed VI, incluent:
  • Valorisation des spécificités locales: Valoriser les particularités des régions et des zones montagneuses pour un développement harmonieux.

  • Renforcement des services sociaux: Améliorer l'accès aux services d'éducation et de santé pour réduire les inégalités territoriales.

  • Gestion durable des ressources hydriques: Gérer efficacement les ressources en eau dans un contexte de changement climatique.

  • Promotion de l'emploi: Soutenir l'investissement et l'entrepreneuriat pour créer des emplois.

  • Régionalisation avancée: Élaborer des schémas régionaux d'aménagement du territoire et des programmes de développement régionaux.

Ces initiatives visent à garantir un développement équilibré et à réduire les disparités spatiales au Maroc.

Ce forum a constitué un événement scientifique majeur, il a rassemblé des décideurs, universitaires, experts et des chercheurs des deux rives de la Méditerranée afin d'aborder les enjeux de la transition énergétique et de la transformation numérique, et d'explorer les pistes de renforcement de la coopération académique et économique entre le Maroc et l'Europe. ils sont venus de Belgique, d’Egypte, de France et des Pays-Bas, dans l'objectif d'explorer les leviers permettant de mettre la transformation numérique et la transition énergétique au service d’un développement global et durable.

Intervenant à l’ouverture de cette rencontre, M. Abderzak El Manssouri, gouverneur de la province de Tétouan.

Dans une allocution à l’occasion, M. Abderzak El Manssouri, gouverneur de la province de Tétouan, a mis en avant le rôle central de l’université dans la production et la valorisation du savoir scientifique, ainsi que dans l’adaptation de ses résultats aux besoins de la société et de son environnement territorial.

A cet égard, il a rappelé que cette mission s’inscrit en droite ligne avec les Hautes Orientations de SM le Roi Mohammed VI, lesquelles placent l’innovation, la digitalisation et la transition énergétique au cœur des axes stratégiques de la construction du Maroc de demain.

M. Abderzak El Manssouri, a indiqué Sa Majesté le Roi Mohammed VI a toujours accordé une attention particulière aux Marocains du monde. En effet, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a toujours accordé une attention particulière aux Marocains du monde, à travers ses discours officiels.

Les Marocains du Monde, par leur réussite, leur engagement et leur expertise, participent activement au rayonnement international du Royaume, les Marocains du Monde représentent un "potentiel" devant être reconnu et mobilisé au service du projet national de développement. et que leur attachement profond au Royaume, enraciné dans des liens familiaux, culturels...., est une "richesse inestimable" a fait noter M. Abderzak El Manssouri

M. Abderzak El Manssouri, gouverneur de la province de Tétouan est un scientifique chevronné,  lauréat de l'Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II de Rabat et du cycle des Inspecteurs de l'Administration Territoriale. Diplômé également du cycle supérieur de l'ISCAE, M. El Manssouri, a entamé sa carrière professionnelle en 1992 en tant qu'ingénieur d'Etat à l'office régional de la mise en valeur agricole de Doukkala, puis inspecteur de l'Administration Territoriale au Ministère de l'Intérieur (1994).
Allocution de M. Fouad Benmakhlouf, représentant la Fondation Hassan II pour les Marocains Résidant à l’Etranger

Pour sa part, le Directeur du Pôle Coopération et Partenariat de la Fondation Hassan II pour les Marocains Résidant à l’Etranger, Fouad Benmakhlouf, a mis en avant le rôle majeur des MRE dans la promotion du développement territorial, passant en revue les services offerts par la Fondation pour l’accompagnement sur les plans juridique et social des actions et des initiatives menées par les Marocains du monde au niveau de leur régions d’origine dans les différents domaines.

Créée en 1990 par feu Sa Majesté le Roi Hassan II et présidée par SAR la Princesse Lalla Meryem, la Fondation Hassan II pour les Marocains Résidant à l’Etranger est régie par la loi N° 19-89 promulguée par le dahir N° 1-90-79 du 20 Hija 1410 (13 juillet 1990). Il s’agit d’une institution à but non lucratif, dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Elle a pour objet d’œuvrer pour le maintien des liens fondamentaux que les Marocains résidant à l’étranger entretiennent avec leur patrie et de les aider à surmonter les difficultés qu’ils rencontrent du fait de leur émigration.

La Fondation déploie à cet effet, une panoplie de programmes dans les domaines culturel, juridique, économique et social, qui mobilisent plus de 700 personnes dont plus de 600 à l’étranger.

La loi organique n° 02/12 promulguée par le Dahir n° 1.12.20 du 27 Châabane 1433 ( 17 juillet 2012) relatif à la désignation dans les emplois supérieurs conformément aux articles 49 et 92 de la Constitution, classe la Fondation parmi les établissements publics stratégiques en ce qui concerne la nomination de son Président Délégué.

Convention de partenariat

Le forum a été marqué par la signature d’une convention de partenariat entre l’Université Abdelmalek Essaâdi et plusieurs associations nationales et internationales, visant à développer des projets de recherche et d’innovation communs dans les domaines de l’énergie et du numérique, et à renforcer l’impact scientifique et sociétal de la coopération académique.

Cette initiative illustre l’engagement de l’université, à travers ses établissements et ses cadres pédagogiques, au sein de son environnement méditerranéen. Elle traduit également sa volonté de nouer des partenariats efficaces, afin de transformer le savoir en propositions concrètes et en projets structurants, au service d’un développement durable centré sur l’humain et l’innovation.

Les partenariats avec des institutions marocaines, permettront de répondre d’une manière personnalisée aux besoins identifiés, d’optimiser l’investissement des ressources et de solidifier les échanges avec les différentes parties prenantes.
Les Marocains du Monde sont plus que jamais des acteurs clés de la diplomatie économique du Royaume.

Depuis quelques années, le Maroc multiplie les efforts afin d’attirer les compétences marocaines résidant à l’étranger. Estimés à près de 5 millions de personnes dont 80% sont établies en Europe, les MRE représentent en effet un levier potentiel pour contribuer aux enjeux de développement socio-économique du Maroc.

La ligue des Marocains du Monde retournés et résidents à l'étranger

Le monde associatif marocain est doté d’une structure dynamique et innovante, la ligue des Marocains du Monde retournés et résidents à l'étranger étant une organisation sans but lucratif qui a pour objectif de mettre en lumière les compétences et les expériences des Marocains du Monde évoluant dans divers domaines.

La ligue des Marocains du Monde retournés et résidents à l'étranger est plus qu’une association: c'est une plate forme engagée à bâtir des ponts entre les Marocains du Monde et leur pays d’origine, à promouvoir l’excellence marocaine à offrir un accompagnement complet aux Marocains résidant à l’étranger et à contribuer au développement économique et social du Royaume. 

La ligue des Marocains du Monde (MDM) retournés et résidents à l'étranger émane d’un besoin récurrent de (MDM) souhaitant s’engager davantage à défendre les symboles du Maroc et à contribuer au rayonnement de leur pays. L’association se veut un espace de dialogue, d’échange et de collaboration entre les Marocains du Monde – et les amis du Maroc – dans leurs pays de résidence et au service du Maroc, avec l’ambition de devenir un acteur clé du développement économique et social du Maroc.

La ligue des Marocains du Monde retournés et résidents à l'étranger est une initiative prometteuse qui pourrait avoir un impact significatif sur le développement socioéconomique du Maroc et la promotion des valeurs de solidarité et de coopération entre les communautés.

Cette structure epose sur cinq valeurs fondamentales:

  • le vivre-ensemble,

  • le transfert de compétences

  • la diversité,

  • la solidarité,

  • la culture et le développement.

Les Marocains du Monde constituent une ressource précieuse pour le développement économique et social de notre pays. La ligue des Marocains du Monde retournés et résidents à l'étranger vise à valoriser leurs compétences et expériences pour renforcer la compétitivité et l’influence du Maroc sur la scène internationale.

La ligue des Marocains du Monde retournés et résidents à l'étranger a défini des axes prioritaires dont le transfert de compétences et de technologies
La diaspora marocaine, un relais de souveraineté, de culture et d’économie

La diaspora marocaine, forte de millions de citoyens ancrés à travers le monde, joue un rôle clé dans la défense des intérêts du Royaume et dans la consolidation de son rayonnement international. Elle est un relais de souveraineté, de culture et d’économie, contribuant à la croissance du Maroc et à la promotion de ses valeurs. Les réformes récentes visent à faire des Marocains résidant à l’étranger des partenaires stratégiques dans divers domaines, permettant ainsi à cette communauté d’exprimer pleinement son potentiel au service de son pays d’origine.

La ligue des Marocains du Monde retournés et résidents à l'étranger, invite tous les Marocains du Monde à rejoindre leur communauté et à participer à ses activités. 
L’UM6P entre dans le Top 400 mondial du classement Times Higher Education 2026

L’Université Mohammed VI Polytechnique figure désormais parmi les 400 meilleures universités au monde, selon le classement Times Higher Education (THE) 2026. Cette progression, après son intégration au Top 500 dans le classement 2025, consacre l’UM6P comme la première université au Maroc et en Afrique du Nord et la quatrième sur le continent africain, confirmant son positionnement parmi les institutions de recherche et d’innovation d’excellence à l’échelle internationale.

Une progression continue dans les classements mondiaux

L’édition 2026 du classement THE a évalué plus de 2 191 universités issues de 115 pays sur la base de 18 indicateurs regroupés en cinq grandes catégories : enseignement (environnement d’apprentissage), qualité de la recherche (volume, revenus et réputation), environnement de la recherche (reputations revenus et productivité) et ouverture internationale (étudiants internationaux, staff international, collaborations) et relation avec l’industrie (revenus et brevets). Sur cette base, l’UM6P figure dans la tranche des 351e à 400e universités mondiales.

Une université tournée vers la recherche et l’innovation

Cette reconnaissance reflète la dynamique scientifique portée par l’université ces dernières années. Entre 2020 et 2025, l’UM6P a produit plus de 6 600 publications scientifiques indexées, dont 85 % dans des revues Q1, totalisant près de 84 000 citations. Le corps professoral de l’université compte aujourd’hui plus de 379 professeurs permanents et 1 300 doctorants, illustrant la consolidation de ses capacités de recherche et de formation doctorale.

Une ouverture internationale et un écosystème entrepreneurial dynamique

L’UM6P accueille aujourd’hui 8 756 étudiants issus de 40 nationalités, dont 55 % sont des femmes, répartis sur 45 programmes d’enseignement. Dans le domaine de l’innovation et de l’entrepreneuriat, le réseau d’incubateurs et d’accélérateurs de l’Université a accompagné plus de 1 600 startups et porteurs de projets à travers le continent, avec 5 500 jeunes formés dans les programmes d’incubation et d’accélération.


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