Migration - France: ce qui change pour les candidats aux titres de séjour long à partir du 1er janvier 2026... Test de civisme, examens de langue
- gherrrabi
- 1 janv.
- 5 min de lecture

Test de civisme, examens de langue… Les conditions d’intégration des étrangers non européens vont être durcies dès ce jeudi avec de nouvelles épreuves obligatoires.
Les nouveaux examens obligatoires pour obtenir un titre de séjour longue durée
À partir du 1er janvier, l'intégration passe par une épreuve. Tout étranger non européen souhaitant s'installer durablement en France devra désormais réussir un examen civique et prouver sa maîtrise du français via un diplôme.
Le " Contrat d'intégration républicaine " (CIR) prend une forme plus concrète et exigeante. Cette réforme, actée par la loi immigration de janvier 2024, entre en vigueur ce jeudi 1er janvier. Elle s'applique à tout ressortissant non européen en situation régulière qui sollicite pour la première fois une carte de séjour pluriannuelle (valable 2 à 4 ans), une carte de résident ou qui entame une démarche de naturalisation. L'entretien en préfecture demeure, mais il est désormais précédé de ces deux épreuves devenues obligatoires.
L'examen se veut une vérification des connaissances nécessaires à la vie en société. D'une durée de 45 minutes, ce test payant se déroulera sur ordinateur dans des centres agréés. Les candidats devront répondre à 40 questions à choix multiples réparties en cinq grandes thématiques : les principes et valeurs de la République (laïcité, devise), les droits et devoirs, le système institutionnel et politique, l'histoire, la géographie et la culture, ainsi que la vie de la société française (accès aux soins, droit du travail). Le seuil de réussite est fixé à 80% de bonnes réponses, sans limite du nombre de tentatives. La difficulté sera adaptée au type de titre demandé.
Le test de langue: fin de la simple attestation, place au diplôme
C'est un changement de philosophie majeur. Jusqu'ici, il suffisait de justifier de sa participation à des cours de français. Désormais, il faudra obtenir un diplôme certifiant son niveau, et les exigences ont été rehaussées. Il faudra ainsi valider un niveau A2 (intermédiaire) pour la carte pluriannuelle, un B1 (seuil) pour la carte de résident et un B2 (avancé) pour la naturalisation. Autre changement de taille: l'État ne financera plus le coût de cet examen, estimé entre 100 et 200 euros, qui incombera donc au candidat.
Face à ces nouvelles exigences, des outils de préparation sont mis à disposition. Une plateforme numérique gratuite offre des cours et des ressources pour réviser le test civique. Par ailleurs, l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) maintient un dispositif d'accompagnement en présentiel, proposant jusqu'à 600 heures de cours de français pour les personnes en grande difficulté, ne sachant ni lire ni écrire. Le gouvernement présente ces mesures comme un moyen de renforcer l'intégration, tandis que les associations s'inquiètent d'un parcours du combattant administratif et financier supplémentaire pour les candidats.
Le civisme face à la défiance institutionnelle et médiatique
La montée de l’agressivité verbale est un symptôme fort du malaise civique : les Français la perçoivent massivement dans les débats politiques, sur les réseaux sociaux, dans l’espace public, et dans les médias (plus de 70%). Ils estiment que les réseaux sociaux et les médias sont des facteurs de division: respectivement 83% et 74% pensent qu’ils fracturent davantage la société qu’ils ne favorisent le civisme.
Cela s’accompagne d’une perte de confiance envers les élites politiques. Si les forces de l’ordre (73%) et les maires (69%) sont relativement jugés comme exemplaires, les élus (36%), les ministres (26%) et les parlementaires (24%) semblent perçus comme peu inspirants sur le plan civique.
Sofia Benlemmane se trouve au cœur d’une nouvelle polémique en France. En compagnie d’un groupe de supporters franco-algériens, ils font l’objet d’un signalement au procureur de la République.La qualification de l’équipe d’Algérie pour les huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, actuellement disputée au Maroc, aurait dû être un simple moment de joie sportive. Victorieux du Burkina Faso (1-0), les Verts ont assuré leur billet pour le tour suivant et confirmé leurs ambitions dans la compétition.
Pourtant, en France, cette qualification a été éclipsée par une vive polémique survenue dans la ville de Lyon, impliquant la tiktokeuse controversée franco-algérienne Sofia Benlemmane et un groupe de supporters algériens.
Débordements suite aux célébrations
Alors que la victoire n’a suscité aucune célébration notable en Algérie, plusieurs dizaines de supporters se sont rassemblés dimanche soir dans le quartier de la Guillotière, à Lyon, pour fêter le succès des hommes de Vladimir Petkovic. Selon les autorités françaises, environ 150 personnes ont pris part à ce rassemblement spontané, qui a rapidement dégénéré.
À la tête du cortège figurait Sofia Benlemmane, personnalité très suivie sur les réseaux sociaux. Lors de la célébration, cette dernière a entonné un chant jugé provocateur et offensant : «Vous nous avez colonisés, maintenant, vous êtes dans la merde […] Le pays est le nôtre, on fait ce qu’on veut». Des propos qui ont suscité une vive indignation et qui ont fait l’objet d’un signalement au procureur de la République, comme l’a confirmé la préfète du Rhône, Fabienne Buccio, citée par le journal Le Figaro.
Toujours selon la même source, la situation s’est rapidement tendue dans le quartier. La circulation a été bloquée pendant plusieurs minutes, des mortiers d’artifice ont été tirés et des projectiles lancés en direction des forces de l’ordre. Face à ces débordements, la police est intervenue en utilisant des moyens lacrymogènes afin de disperser les supporters et rétablir l’ordre.
Retour de la controverse pour Sofia Benlemmane
Ce nouvel épisode replace Sofia Benlemmane au centre de la controverse en France. L’ancienne joueuse de football, suivie à l’époque par près de 350 000 abonnés sur TikTok et Facebook, n’en est pas à sa première affaire. En avril dernier, elle avait déjà été condamnée pour des propos jugés inappropriés diffusés sur TikTok.
Par le passé, elle s’était également illustrée lors du match amical France-Algérie en 2001, en pénétrant sur la pelouse du Stade de France avec un drapeau algérien, écopant alors de sept mois de prison avec sursis et de trois ans d’interdiction de stade.
«N*** ta mère toi et ta France»: la "mamie" franco-algérienne Sofia Benlemmane

Dans des vidéos diffusées principalement sur Facebook et TikTok, elle avait tenu des propos haineux à l’égard de la France et de la communauté juive, qu’elle assume tout en tentant de les minimiser«Une peine d’un an d’emprisonnement assortie d’un sursis probatoire l’obligeant à accomplir un travail d’intérêt général de 240 heures, ainsi qu’un bannissement numérique d’une durée de six mois.» Le représentant du ministère public a requis ce mardi une peine conséquente à l’encontre de Sofia Benlemmane, une influenceuse franco-algérienne de 54 ans, résidant à Oullins (Rhône), qui comparaissait devant le tribunal correctionnel pour avoir diffusé des contenus haineux envers la France sur les réseaux sociaux à partir de 2022.
"Mon TikTok me sert à m’exprimer, comme tout le monde. Je pense que ce n’est pas interdit, Mme la présidente."
Début janvier, elle et trois autres influenceurs algériens avaient été interpellés dans l’Hexagone, déclenchant une vive polémique entre le ministre de l’Intérieur et l’Algérie. Poursuivie pour menace de mort, provocation publique et directe à commettre un crime ou un délit, injure publique en raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre et injure publique en raison de l’origine, la prévenue est restée droite dans ses bottes à la barre, carrure imposante, arborant un tee-shirt algérien et une écharpe aux couleurs de la Palestine: "Mon TikTok me sert à m’exprimer, comme tout le monde. Je pense que ce n’est pas interdit, Mme la présidente."
Suivie sur TikTok et Facebook par près de 350.000 personnes, la quinquagénaire doit s'expliquer pour des vidéos publiées depuis 2023, dont une où elle insulte en direct une autre femme en lui lançant : «N*** ta mère toi et ta France», «j'espère que tu seras tuée, j'espère qu'ils vont te tuer». Son avocat, Me Frédéric Lalliard, avait contesté en janvier toute infraction pénale dans les propos reprochés à sa cliente, évoquant des mots qui «ont pu être sortis de leur contexte, soit n'ont pas été traduits de manière correcte».


![Mort de l’Ayatollah Khamenei: un livre de condoléances ouvert à l’Ambassade d’Iran à Alger...La loi CAATSA⁉ [Décryptage] By - Gherrabi Mohammed](https://static.wixstatic.com/media/f0d73a_ad93816c8ccd403d9f81c7bb73744754~mv2.png/v1/fill/w_409,h_285,al_c,q_85,enc_avif,quality_auto/f0d73a_ad93816c8ccd403d9f81c7bb73744754~mv2.png)
![🚨The Sheep Gate: algérie - Iran, le sombre trafic caché derrière... [Enquête- Exclusive] By - Gherrabi Mohammed](https://static.wixstatic.com/media/f0d73a_dbfa1e4bc76a410b8cf736b3cebbb7de~mv2.png/v1/fill/w_406,h_244,al_c,q_85,enc_avif,quality_auto/f0d73a_dbfa1e4bc76a410b8cf736b3cebbb7de~mv2.png)
Commentaires