Le syndrome du sauveur: "Elle a laissé son mari agoniser, elle est partie pour présenter ses condoléances à Mahmoud"
- gherrrabi
- il y a 6 heures
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Guerre au Moyen-Orient: l'Égypte impose un couvre-feu aux commerces face à l'envolée de sa facture énergétique
L'Égypte a ordonné à partir de samedi 28 mars la fermeture des commerces, restaurants et centres commerciaux dès 21h en semaine, sauf dans certaines zones touristiques comme Hurghada, Louxor ou Charm el-Cheikh. Il s'agit d'une mesure d'urgence pour freiner une facture énergétique qui a plus que doublé, alors que la guerre au Moyen-Orient entre dans sa cinquième semaine.
La semaine dernière, le Premier ministre, Moustafa Madbouly, avait annoncé que le couvre-feu commercial entrerait en vigueur samedi 28 mars pour une durée initiale d'un mois. "Les magasins, centres commerciaux, restaurants et cafés seront tous fermés en semaine à 21h00, à l'exception du jeudi et du vendredi", soirs de week-end, "où nous les autoriserons jusqu'à 22h", a-t-il précisé, justifiant ces mesures par l'alourdissement de la facture de gaz importé.
La veille de la guerre, "notre facture mensuelle était de 560 millions de dollars (environ 466 millions d'euros) par mois. Aujourd'hui, pour la même quantité", son prix passe à "1 650 millions" (environ 1,483 milliards d'euros), a détaillé Moustafa Madbouly.
L'éclairage public et les bureaux également affectés
"Plus nous serons capables de rationaliser, plus, en tant que citoyens, nous aiderons à alléger pour l'État la facture mensuelle qu'il est obligé de supporter", a ajouté le Premier ministre, soulignant que le pays devait travailler sur le "pire scénario" face à une guerre à l'issue incertaine.
Si les infrastructures essentielles — hôpitaux, stations d'eau et réseaux de transport — sont sanctuarisées, l'éclairage public et les enseignes publicitaires routières ont été réduits "au strict minimum". Le plan d'austérité énergétique s'étend également aux bureaux administratifs qui devront cesser toute activité et éteindre leurs réseaux électriques dès 18h00.
En parallèle, le chef du gouvernement a dit étudier l'instauration d'un à deux jours de télétravail par semaine pour les fonctionnaires afin de réduire les coûts opérationnels. Cependant, plusieurs hôtels du Caire, comme le Mariott et le Cosmopolitan, ont déclaré à la radio RFI qu'ils avaient acquis des générateurs en cas de coupures de courant et qu'ils garderaient leurs restaurants ouverts aux clients, quelles que soient les heures de fermeture, a rapporté la BBC.
Les égyptiens et les algériens le syndrome du sauveur
Cette manière d'agir, qui consiste à ignorer ses propres problèmes pour se focaliser sur ceux des autres, est un phénomène psychologique bien connu, souvent appelé syndrome du sauveur. Il s'agit d'un mécanisme de défense où le fait d'aider autrui devient essentiel pour éviter de confronter sa propre douleur.
Voici une analyse détaillée de ce comportement :
Les mécanismes sous-jacents
Mécanisme de défense (ou "fawn response") : L'individu cherche à apaiser ou à résoudre les problèmes extérieurs afin de créer un environnement sûr ou d'éviter de ressentir sa propre détresse.
Déplacement et Évitement : Au lieu de s'occuper de ses propres problèmes, elle concentre son attention et son énergie sur les problèmes des autres, ce qui lui permet de les ignorer momentanément.
Échoïsme : Parfois, cela peut être associé à l'échoïsme, un trait de personnalité qui incite à satisfaire les autres au point de s'oublier soi-même.
Les caractéristiques du "Sauveur"
Le besoin de se sentir utile : Le sauveur se perçoit comme indispensable et valorise son identité en aidant les autres.
Attirance pour les difficultés : Sans en être conscient, il attire des personnes qui rencontrent des problèmes ou qui sont très expressives sur le plan émotionnel.
Charge mentale et culpabilité : Il prend sur lui les problèmes des autres, ce qui entraîne une lourde charge mentale, de la fatigue et un sentiment de culpabilité en cas d'échec.
Les causes et conséquences
Origine : Ce comportement peut être le résultat d'un traumatisme antérieur, ou avoir été adopté durant l'enfance pour maintenir la paix au sein de la famille.
Conséquences : Sur le long terme, ce modèle conduit fréquemment à l'épuisement, au burn-out, à la perte de sa propre identité et à des relations déséquilibrées (dépendance envers l'autre).
Risque de toxicité : Chercher à aider à tout prix peut, sans le vouloir, mettre l'autre dans une position de victime, établissant ainsi un cycle relationnel malsain.
Comment se libérer de ce schéma ?
Établir des limites : Savoir dire non et distinguer entre une aide bénéfique et un secours intrusif.
Se focaliser sur soi-même : Reconnaître ses propres vulnérabilités et répondre à ses besoins personnels avant de s'occuper de ceux des autres.
Consulter : Un thérapeute peut aider à identifier les raisons derrière ce désir de "sauver" afin de cesser de se sacrifier.
Hystérie égyptienne au Maroc à la CAF
«خلات راجلها ممدود وراحت تعزي في محمود»
Le président de la Confédération Africaine de Football, Patrice Motsepe, a tenu une conférence de presse le dimanche 29 mars 2026 au Caire, juste après la réunion du Comité exécutif (EXCO) de l'instance dirigeante du football africain. Cette rencontre avec les médias s'est déroulée à l'hôtel Giza Palace à partir de 12h30, heure locale (10h30 GMT), immédiatement après la fin de la réunion du CAF EXCO, et a été présidée par le Dr Motsepe. Cette intervention visait à clarifier les grandes décisions et orientations adoptées par la CAF, dans un contexte marqué par plusieurs dossiers sensibles concernant le football continental.
Cela n'arrive qu'en Afrique :
Sur sept journalistes ayant posé des questions à Motsepe aujourd'hui, six étaient Égyptiens.
La CAF est littéralement prise en otage par l'Égypte, et cette situation est devenue inacceptable. Il est inconcevable qu'une seule nation exerce une telle influence sur l'instance dirigeante du football africain.
Nous devons exiger la délocalisation du siège de la CAF vers un pays neutre qui ne rivalise pas pour les titres continentaux. C'est le seul moyen d'éviter les conflits d'intérêts et de garantir l'équité, à l'instar du modèle de l'UEFA.
«Est-ce que le Maroc a des enregistrements sur vous?».
Les médias égyptiens ont lancé une attaque majeure lors de la conférence de Patrice Motsepe, le dimanche 29 mars, s'efforçant de manifester la haine et l'envie qu'ils éprouvent envers le Maroc et ses réussites.
Ainsi, des interrogations ont été soulevées, certaines insinuant des biais contre le Maroc et d'autres en sa faveur. Un journaliste s'est ensuite exprimé dans un anglais hésitant, se demandant si «le Maroc bénéficiait de privilèges auprès de la CAF, ce qui expliquerait pourquoi la CAF le favorise». En raison de son anglais imparfait, Motsepe a eu du mal à comprendre, ce qui a rendu difficile la compréhension de «cette idée empreinte de théorie du complot».
Patrice Motsepe, président de la Confédération africaine de football, a pris la parole, en Égypte, concernant la controverse entourant la décision du jury d'appel qui a déclaré le Maroc vainqueur de la finale de la CAN 2025 sur tapis vert, au détriment du Sénégal.
Face aux critiques et aux accusations de favoritisme, le dirigeant sud-africain a tenu à rappeler les principes fondamentaux qui guident les décisions au sein de l’instance africaine.
«Il est crucial de préserver l'intégrité et l'impartialité des arbitres. Cela ne se discute pas. De même, nous accordons une grande importance au respect de l'indépendance des instances judiciaires.»
«Il est crucial de préserver l'intégrité et l'impartialité des arbitres, et cela ne se discute pas. De même, nous respectons l'indépendance des instances judiciaires.»
Patrice Motsepe a souligné, dans la poursuite de son discours, que les décisions prises par les instances compétentes doivent être acceptées, quelles que soient les opinions personnelles.
«Encore une fois, peu importe si la décision nous plaît ou non, si je l'apprécie ou non, ou si je suis d'accord ou non, mon opinion personnelle n'a aucune importance.»
Pour le président de la CAF, le Maroc n’est pas favorisé
Le président de la CAF a aussi répondu directement aux rumeurs affirmant que le Maroc recevrait un traitement privilégié au sein de l'organisation. Il a fermement nié ces allégations.
«Je peux vous assurer que je suis très clair : en aucune circonstance, un pays ou une association membre ne sera traité de manière préférentielle, plus favorable ou plus avantageuse qu’un autre pays. Cela n’arrivera jamais.»
Cette déclaration survient dans un contexte de tension, alors que la décision du jury d'appel continue de provoquer de nombreuses réactions, particulièrement au Sénégal, où elle est vivement contestée.
Les pannes d’électricité en Egypte pourraient s’aggraver
Les coupures de courant en Egypte constituent toujours une préoccupation et des questions pour une large partie des citoyens. Notamment avec les taux élevés de « délestage » dans la plupart des gouvernorats.
Alors que l’été s’installe avec son cortège de pics de consommation, l’Égypte craint un retour brutal aux coupures d’électricité, un scénario déjà douloureusement vécu à l’été 2023. Cette fois, les autorités invoquent un contexte géopolitique exacerbé par le conflit entre Israël et l’Iran, qui affecte directement l’approvisionnement en gaz naturel, pilier du mix énergétique égyptien.
En 2023 et en 2024, un programme de délestage de plusieurs heures avait été appliqué, surtout durant la période estivale, en réponse à une hausse de la consommation et à une pénurie de devises nécessaires à l'importation de combustibles.
En août 2025, le réseau électrique national a franchi un cap historique avec une charge maximale quotidienne d'environ 39 000 mégawatts.
Une dépendance structurelle sous pression
Dépendance au gaz israélien :
« Le gaz israélien y représente environ 15 % des besoins énergétiques de l’Égypte, avec un coût estimé à 7,5 dollars par million de BTU. »
Ce pourcentage est significatif, surtout dans un pays où le gaz constitue 80 % du combustible utilisé dans les centrales électriques.
« Depuis l’arrêt partiel du gaz israélien, l’Égypte a dû :
Réduire les approvisionnements de gaz à certaines industries ;
Faire tourner des centrales au mazout, un substitut 30 % moins efficace, mais temporairement acceptable. »
Cela montre que l’arrêt du gaz israélien perturbe directement l’équilibre énergétique national.
« Si le conflit s’intensifie, l’Égypte pourrait devoir importer plus de gaz naturel liquéfié (GNL) à un coût deux fois plus élevé que celui du gaz israélien. »
Ce scénario souligne que l’approvisionnement en gaz israélien est non seulement vital mais aussi économiquement plus avantageux que les alternatives sur le marché international.
La crise énergétique actuelle met en lumière plusieurs faiblesses structurelles du système égyptien :
Une dépendance excessive au gaz : 80 % de la production électrique repose sur cette ressource, ce qui rend le pays vulnérable aux perturbations géopolitiques.
Un modèle de consommation rigide : Les politiques de rationalisation restent principalement administratives. L’absence de sensibilisation massive ou de solutions technologiques (compteurs intelligents, tarification dynamique) freine les économies durables.
Des choix d’investissement urgents : Le besoin d’une quatrième unité de regazéification est évident. Sans elle, toute montée en tension de la demande ou rupture d’approvisionnement expose le pays à des coupures systémiques.
Un coût énergétique explosif : Avec un GNL deux fois plus cher que le gaz israélien, les importations pèsent fortement sur la balance des paiements. Ce déséquilibre fragilise la stabilité monétaire et complique l’accès au financement international.
Des alternatives limitées à court terme : Le recours au mazout reste un pansement coûteux et polluant, incompatible avec les engagements environnementaux à long terme.
Si l’Égypte veut sortir du piège de la fragilité énergétique, elle devra accélérer ses investissements dans les énergies renouvelables, renforcer la diplomatie énergétique, et revoir son architecture de consommation interne.
Faute de quoi, les coupures de courant resteront une réalité récurrente, et non plus un aléa exceptionnel.




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