L'Orangina est en effet née en Algérie. Certes à l'époque en 1935 l'Algérie était française


Orangina est la marque commerciale française d'une boisson gazeuse non alcoolisée faite à partir d'oranges et de citrons appartenant au groupe Orangina Suntory France, lui-même propriété du groupe Suntory.

L'Orangina est en effet née en Algérie. Certes à l'époque en 1935 l'Algérie était française

Interrogé sur la vente de la marque Orangina – "propriété algérienne" revendiquée par plusieurs entreprises locales – à un groupe japonais lors d’une conférence de presse à Alger le 19 décembre 2012, le président français François Hollande est surpris. Et de rétorquer, avec humour, qu’il en parlera aux Japonais pour éclairer ce dossier… "en secouant beaucoup".

Selon le site web anglophone de la marque, « la formule exacte est un secret étroitement gardé, mais Orangina se compose d'une teneur élevée de jus et de pulpe d'orange: la boisson se compose de 12 % de jus, de 2 % de pulpe et d'huiles essentielles ». La célébrité de la marque vient en partie de l’originalité de sa bouteille, en forme d'orange avec une surface granulée, qui n’a jamais changé depuis sa création.

La recette de la boisson est différente selon le conteneur dans lequel il est vendu. Seule la boisson vendue en bouteille de verre est la recette originale sans conservateur (la conservation est assurée par pasteurisation), tandis que celle vendue dans les autres types de conteneurs (bouteille plastique, canette en aluminium) est légèrement différente.

Les ingrédients sont : eau gazéifiée, jus d'orange et autres agrumes à base de concentrés 12% (orange 10 %, citron, pamplemousse, mandarine), sucre, pulpe d'orange 2 %, extrait de zeste d'orange, arômes naturels, mais la recette doit évoluer d'ici 2020 afin de faire baisser sa teneur en sucres de 20 % et de supprimer les colorants artificiels.


Le récit de l'histoire d'Orangina attribué à un « pied noir », Jean-Claude Beton, dans une publication de 1936 relate la visite, à l'automne 1935, de son père Léon Beton, dont l'activité à Boufarik (Algérie) portait sur les huiles essentielles de géranium et de lavande, au stand Naranjina de la foire de Marseille.

Son origine remonte à 1936 lorsque, à la Foire de Marseille, Léon Beton, père de Jean-Claude, découvre la Naranjina, (propriétaire d’une orangeraie et commerçant en huiles essentielles, s'inspire de l'invention d’un pharmacien espagnol, le docteur Trigo Mirallès.) breuvage à base de jus et de pulpe d'orange créé par un certain Dr Trigon, pharmacien espagnol. Il rachète la marque et le concept qu'il lance en Algérie sous le nom d'Orangina. Après la guerre, en 1951, Jean-Claude reprend l'affaire et crée la Compagnie Française des Produits Orangina (CFPO) dans le berceau familial, à Boufarik, aux abords de la plaine de la Mitidja où prolifèrent les orangeraies.

L'année 1953 marque l'entrée sur le marché français. «En face de nous, c'était la déferlante des boissons synthétiques, avec Pschitt, Vittel Délices et surtout Coca-Cola. Nous, nous proposions une boisson naturelle complètement à contre-courant, faite à partir de jus d'orange, pasteurisée, sans acide citrique ni colorant. Forcément, personne ne s'est méfié de nous, raconte Jean-Claude Beton. D'ailleurs, nous avions tout contre nous : à cause de sa forme, la bouteille était difficile à embouteiller, ne tenait pas dans le frigo, et la pulpe qui collait aux verres faisait pester les bistrotiers.»

Contre vents et marées, la marque, qui se prévaut du slogan « Un soda mieux qu'un soda » célèbre quatre ans plus tard 50 millions de bouteilles vendues. Entre-temps, celui qui se présente comme « le limonadier de la brousse algérienne » fait le choix de ce qui restera une de ses marques de fabrique, l'affiche publicitaire, avec le fameux zeste d'orange sur fond bleu, décliné dès 1953 au gré des 19 affiches signées Bernard Villemot. Une page dans «Paris-Match», reconnaissance suprême mais véritable sacrifice pour la petite société qui doit débourser 20 millions de centimes de l'époque, fait enfin entrer la bouteille ronde dans la cour des grands. Quant au circuit commercial, la maison choisit le réseau traditionnel en s'appuyant d'abord sur des limonadiers, puis sur des concessions nouées au départ à Paris, Strasbourg et Lyon.

Mais si «la source d'agrumes réside incontestablement en Algérie», la guerre d'indépendance provoque la délocalisation progressive de l'activité à Marseille avant la fermeture des usines de Boufarik en 1967, « le gouvernement algérien et l'ambassade de France ne garantissant plus les investissements nécessaires ». Tout comme des milliers de rapatriés de l'époque, une vingtaine de familles sur la centaine de personnes qui travaillent dans l'ancienne distillerie suivent Jean-Claude Beton jusque dans la cité phocéenne.

130.000 tonnes d'oranges par an « L'Algérie a joué un grand rôle dans la notoriété de la marque: ce sont les corps expéditionnaires français qui ont été les meilleurs commis voyageurs d'Orangina puisqu'une fois rentrés en France, après 1962, ils ont voulu acheter la boisson qu'ils avaient bue là-bas pendant plus de cinq ans », rappelle le fondateur.

Pourquoi Marseille ? Parce que le plus grand port de la Méditerranée constitue le point d'ancrage idéal pour recevoir les concentrés d'orange fabriqués alors à Alger et au Maroc.

Aujourd'hui, les sites d'importation de la matière première se sont étendus à sept pays différents qui produisent les 130.000 tonnes d'oranges nécessaires à la fabrication des concentrés. Inchangée depuis les années 30, la formule secrète ne sort pas des murs de l'usine de Signes (Var), près de Toulon, où sont effectués depuis 1989 les assemblages destinés à l'élaboration du fameux concentré final. Quelque 12.000 tonnes en sortent chaque année avant d'être réexpédiées chez les embouteilleurs à l'étranger ou dans les propres usines du groupe, qui le mélangent à de l'eau sucrée puis gazéifiée, selon le procédé traditionnel. Aujourd'hui, la bouteille, qui a imposé son célèbre « Secouez-moi ! » dès les années 70, étanche la soif de 60 pays dans le monde. Elle s'est élargie à des goûts nouveaux: orange sanguine, citron vert ou pamplemousse.


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