Khénifra - SOREC: Concours régionaux de Tbourida 2026: Fantasia - Tbourida🏇, une histoire qui se transmet d'une génération à l'autre...
- gherrrabi
- il y a 2 jours
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Le concours régional de Tbourida 2026 (l'équitation traditionnelle) pour la région Béni Mellal-Khénifra, se tient à Khénifra, la "perle du Moyen Atlas"
La SOREC organise du 26 March au 24 April 2026, des concours de Tbourida, en partenariat avec la FRMSE (Fédération Royale Marocaine des Sports Equestre). Organisés dans un esprit de fêtes populaires célébrant l’art de la Tbourida, ces concours s’articulent autour de trois grandes étapes :
Les concours régionaux organisés dans plusieurs villes du Maroc permettent de sélectionner les meilleurs sorbas (troupes de Tbourida)
Les sorbas qualifiées rejoignent les deux concours inter-régionaux
Les meilleures troupes participent à la finale du concours de Tbourida, lors du Trophée Hassan II de Dar Essalam à Rabat.
Plus de 300 sorbas, environ 5 000 cavaliers et 5 000 chevaux prennent part à plus de 20 compétitions de Tbourida chaque année. Progressivement, l'ampleur de la Tbourida s'accroît, la sécurité des chevaux et des cavaliers s'améliore, et des initiatives de sensibilisation au bien-être des chevaux sont menées.
Les concours de Tbourida
24: Concours régionaux
03: Concours inter-régionaux
280: Sorbas
Les concours officiels de Tbourida, sont organisés chaque années par la SOREC, en partenariat avec la FRMSE et se divisent en plusieurs catégories :
Les Concours Régionaux : Au nombre de 24, les concours régionaux de Tbourida (CRT) constituent le premier niveau des compétitions et sont organisés au sein des différentes régions administratives du Maroc.
Les Concours Interrégionaux : Dans les 3 concours Interrégionaux de Tbourida (CIRT) participent les différentes Sorbas qualifiées lors des concours régionaux et issues des différentes zones géographiques du Royaume, le Nord, le Centre et le Sud.
Le Trophée Hassan II de Tbourida : Le trophée Hassan II de Tbourida est le Championnat National de Tbourida dans lequel participent les Sorbas qualifiées des concours Interrégionaux de Tbourida. Il est organisé par la FRMSE au sein du complexe de Dar Essalam à Rabat.
Le Grand Prix de Sa Majesté le Roi Mohammed VI de Tbourida : Dans le grand prix de Sa Majesté le Roi Mohammed VI de Tbourida, participent les troupes nationales ayant obtenu le meilleur classement, par région, au niveau des concours Interrégionaux de Tbourida. Ce grand prix est organisé par l’Association du Salon du Cheval (ASC) et se déroule au niveau du parc d’expositions Mohammed VI dans le cadre du Salon du Cheval d’El Jadida.
Un spectacle de Tbourida se compose de deux grandes parties:
La Hadda ou Tahia : salut et maniement d’armes des cavaliers
Lâab lbaroud : course au galop et exécution du jeu selon la Tarîqa qui se finit par un tir fort et synchrone
Les concours récompensent notamment l’alignement parfait, la qualité du départ, la tenue des cavaliers, le harnachement des chevaux, l’art dans l’exécution du jeu de fusil et la précision et la simultanéité des détonations.
Et déjà, la relève est assurée !
Des enfants qui suivent on a plus peur, la relève est assurée d'une génération à l'autre.
Ce processus de transition, appelé planification de la succession, vise à préserver un héritage, nécessite un équilibre subtil entre réflexion stratégique, communication ouverte et conseils professionnels.
Les racines de la Tbourida plongent profondément dans l’histoire guerrière du Maroc, à une époque où la cavalerie marocaine exploitait cette technique de guerre pour surprendre l’ennemi sur le champ de bataille.
La fantasia trouve son origine à l'intersection des arts de guerre, de la chasse et de l'équitation. Elle est considérée comme le premier sport équestre du Maroc, avec environ 1000 troupes (sorbas) et 15000 chevaux qui y participent.
Ce sport captivant est principalement pratiqué lors de célébrations religieuses ou tribales, telles que l'Aïd, les mariages ou les naissances, ainsi que lors des festivals connus sous le nom de Moussems.
La fantasia, une tradition ancestrale, remonte à plusieurs siècles. Il s'agit d'un spectacle équestre qui simule une charge militaire : les cavaliers galopent côte à côte en ligne, exécutant des figures avant de tirer en l'air avec des fusils à poudre noire. Au-delà d'une simple parade militaire, c'est un véritable spectacle où l'on vient admirer les chevaux barbes magnifiquement parés d'harnachements dorés et les costumes traditionnels des 11 cavaliers qui enchaînent des figures de haute voltige. Le mot "fantasia" dérive du latin et signifie "divertissement, fantaisie". Dans la langue marocaine, il a même pris le sens d'"ostentation", "panache" et est même utilisé pour qualifier une personne audacieuse… ou légèrement exhibitionniste !
Tbourida un pilier du patrimoine équestre National
La Tbourida, un art équestre ancestral profondément ancré dans la culture marocaine, tire son nom du mot Baroud, qui signifie « poudre à canon », et remonte au XVe siècle. Principalement pratiquée dans les zones rurales lors des fêtes religieuses et nationales, elle représente une expression vivante de l'identité culturelle du Royaume.
S’inscrivant dans les Hautes Orientations Royales en faveur de la sauvegarde, de la valorisation et du développement durable du patrimoine culturel immatériel, la Tbourida a été inscrite en 2021 sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO. Cette reconnaissance internationale constitue une étape majeure pour l’ensemble de la filière équine et appelle à une mobilisation collective pour préserver et faire rayonner cet héritage civilisationnel unique.
Le 15 décembre 2021 à Paris, le comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO a annoncé l’ajout de la Tbourida à la liste du patrimoine mondial. La Fédération Royale Marocaine des Sports Equestres (FRMSE) et la Société Royale d’Encouragement du Cheval (SOREC) ont exprimé leur satisfaction face à cette reconnaissance, qui récompense toutes les parties prenantes de la filière équine marocaine ayant contribué à transmettre la valeur universelle de cet art équestre. Actuellement, le Maroc compte plus de 300 troupes de Tbourida affiliées à la FRMSE et 5 900 chevaux dédiés aux Arts Equestres Traditionnels.
La Tbourida, un spectacle équestre fascinant et sophistiqué
Discipline équestre rassemblant chaque année le plus grand nombre de chevaux et de cavaliers au Maroc, la Tbourida rend hommage au cheval à travers ses rituels codifiés, ses mises en scène spectaculaires et ses symboles forts. Elle magnifie les chevaux Barbe et Arabe-Barbe et valorise l’excellence du savoir-faire artisanal marocain. Les meilleurs artisans du Royaume — selliers, couturiers, graveurs et armuriers — contribuent à la richesse de cette tradition en façonnant harnachements, costumes, tapis brodés et fusils ornés, qui font la renommée visuelle et culturelle de la Tbourida.
La Fantasia - Tbourida🏇
La Tbourida, un terme dérivé de "Baroud" signifiant "poudre à canon", est un art équestre ancestral remontant au 15ème siècle. Il s'agit d'une représentation équestre qui simule une série de parades militaires, recréées selon les conventions et les rituels ancestraux arabo-amazighs.
Chaque parade de Tbourida est réalisée par une troupe appelée "Sorba", composée d'un nombre impair de cavaliers et de chevaux (de 15 à 25), alignés avec le chef de tribu, le "Mokaddem", monté sur sa propre monture au milieu. La Tbourida a conservé au fil des générations une dimension spirituelle importante, notamment grâce à la mise en scène captivante et impressionnante mettant en valeur le cheval, considéré comme un animal sacré dans l'islam.
(Fantasia - Tbourida🏇): c'est aussi une affaire des femmes (gardiennes de la tradition)...

L'art millénaire de la Tbourida, également connu sous le nom de "fantasia," est profondément enraciné dans la culture marocaine. Cette tradition équestre, jadis réservée aux hommes et souvent associée à des cavaliers intrépides, soulève aujourd'hui une question cruciale : où se situent les femmes dans ce riche héritage ?
au fil des siècles, la Tbourida a évolué, se transformant en un spectacle organisé lors de Moussems et de festivals équestres. Cette évolution a, en partie, changé la dynamique de cet art ancestral, mais un élément est resté constant: le rôle des femmes. Pendant longtemps, les femmes ont été reléguées dans l’ombre de cette tradition. Cependant, récemment, elles ont commencé à prendre leur place dans le monde de la Tbourida. Au-delà des cavaliers habiles et des spectaculaires démonstrations de tir, les femmes sont en train de s’affirmer. Leurs contributions, bien qu’elles passent souvent inaperçues, sont inestimables pour la vitalité et l’avenir de la Tbourida.
Depuis 2005, la fantasia a subi une transformation significative: elle s'est ouverte à la participation des femmes. Ce sport autrefois réservé aux hommes a été investi par des femmes audacieuses. Et pourquoi pas ? Après tout, les guerrières amazones font partie des légendes marocaines, à l'instar de la reine Kahina ou de Zeina. À ce sujet, feu Lalla Amina, présidente de la Fédération Royale Marocaine des Sports Équestres, raconte dans une interview diffusée dans le reportage "Les Rebelles de l'Atlas" réalisé par Othman Essakali, l'histoire de la création de la toute première troupe féminine de fantasia à Mohammedia en 2005. C'est grâce à son initiative que cette pratique a pu s'ouvrir aux femmes.
Effectivement, depuis 2005, la tbourida s'est ouverte aux femmes grâce à l'initiative de Lalla Amina, présidente de la Fédération Royale Marocaine des Sports Équestres. Une anecdote intéressante raconte que cette féminisation de la tbourida a débuté lorsqu'une jeune fille, dont le père était éleveur de chevaux et cavalier de fantasia, a exprimé à Lalla Amina sa passion pour ce sport et son désir de former une troupe féminine. Un an plus tard, Lalla Amina a réalisé ce souhait, et ainsi la fantasia s'est féminisée.




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