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Khénifra - Le message est clair: l'espace scolaire n'est plus une zone de non-droit... By- Mohammed Gherrabi

il y a 22 minutes
8 min de lecture
Le droit de chaque enfant à l'éducation est garanti par les lois nationales et les accords internationaux. Toutefois, pour que ce droit soit effectif, il est crucial que les enfants reçoivent une éducation dans un cadre scolaire sans violence, où les adultes prennent leurs responsabilités pour assurer la sécurité des élèves et où l'école instaure un climat favorable à l'apprentissage.
Longtemps considérée comme un phénomène marginal ou circonscrit à certains établissements, elle s’impose désormais comme une réalité quotidienne.

La violence dans les écoles représente un problème sérieux qui affecte à la fois les enfants et la société dans son ensemble. Elle peut se présenter sous des formes physiques et psychologiques, comme les abus, les punitions corporelles, les agressions verbales et les violences sexuelles, et peut être commise par divers acteurs, y compris les enseignants et les élèves.

Khénifra - mobilisation collective de tous les acteurs concernés a été cruciale pour combattre la violence en milieu scolaire.

Pour protéger les élèves et favoriser un environnement scolaire favorable à une éducation de qualité et à la sécurité, les décideurs à tous les niveaux, le personnel éducatif, les parents, les élèves, les communes, les collectivités locales, les forces de la sûreté nationale et les médias ont tous joué un rôle essentiel dans la prévention et la lutte contre la violence en milieu scolaire. Grâce à une action concertée et à l'application de toutes les mesures et moyens nécessaires, ils ont efficacement combattu la violence scolaire et encouragé une éducation sécurisante et de qualité pour chaque enfant. En effet, ils ont mis en place une stratégie claire pour lutter contre la violence en milieu scolaire, appuyée par un engagement politique fort et une réglementation solide et efficace, démontrant ainsi leur détermination à éradiquer ce fléau.

Sécurisation des établissements scolaires... La lutte contre la délinquance scolaire
La sécurité scolaire est renforcée avec des patrouilles policières et des programmes de sensibilisation pour prévenir la délinquance.

La protection de l'environnement des établissements scolaires est désormais une priorité pour les services de police à Khénifra. En effet, qu'il s'agisse de réguler le trafic routier ou de lutter contre la délinquance, la sécurité publique déploie de manière réfléchie et coordonnée ses agents assermentés et ses commissariats de police pour accomplir efficacement leur mission.

Cette lutte fait partie d'une stratégie globale visant à soutenir et à sécuriser les établissements scolaires à l'échelle nationale. Le programme inclut, en plus des opérations de sécurité autour de ces établissements, des sessions de sensibilisation destinées aux élèves.

Ces sessions de sensibilisation abordent divers thèmes, tels que les dangers liés à la consommation de drogues et aux comportements encourageant la délinquance et la criminalité, l'utilisation des nouvelles technologies (cybercriminalité), ainsi que les risques d'exploitation et de harcèlement sexuel. 

Cette prise de conscience, face à l'augmentation de la criminalité dans les établissements scolaires, s'est concrétisée sur le plan opérationnel, notamment par la création de brigades mixtes de police scolaire dans un but proactif. Leur mission est d'assurer la sécurité autour des établissements d'enseignement en effectuant des patrouilles régulières, en particulier aux heures d'entrée et de sortie des élèves. Leurs objectifs sont de combattre toute forme de criminalité, notamment celle liée aux écoles et lycées, comme les violences, le harcèlement, les vols, les agressions et le trafic de drogue.  

Ces brigades agissent en fonction des circonstances, que ce soit en cas de flagrant délit, suite à des plaintes, ou de manière proactive en réalisant des contrôles imprévus sur des personnes suspectes ou étrangères aux établissements scolaires, ainsi que sur leurs moyens de transport. Elles maintiennent également un contact constant avec l'administration de ces établissements.

Empêcher la délinquance autour des écoles et lycées aide à garantir un environnement scolaire paisible et favorable à l'apprentissage. Cependant, ce problème ne concerne pas uniquement les services de sécurité ; d'autres institutions étatiques et associations doivent également être engagées dans ce processus.

La violence scolaire a de nombreuses causes, parmi lesquelles:

Les raisons de la dégradation du climat scolaire sont multiples. Elles sont principalement liées aux tensions qui touchent actuellement les familles, souvent confrontées à des situations de précarité, d'instabilité économique et à un climat international préoccupant. À cela s'ajoute l'influence constante d'un environnement médiatique et numérique néfaste. Les enfants grandissent en étant constamment exposés à des images et contenus qui banalisent l'agressivité, valorisent le conflit et remettent en question toute forme d'autorité. Les réseaux sociaux, en particulier, encouragent la réactivité immédiate et instaurent souvent un rapport dégradé à la règle, à la frustration et à la parole de l'adulte.

Cependant, il est impossible de décharger entièrement l'institution scolaire de toute responsabilité. Même si la société a fragilisé l'École, elle s'est aussi affaiblie au fil des années. Elle a perdu en clarté, en rigueur et en crédibilité. Avec de nombreuses réformes successives, l'Institution a contribué à brouiller ses propres repères.

Formes de la violence scolaire
  • Violence verbale et psychologique : Insultes, moqueries répétées, ostracisme et intimidations en ligne (cyberharcèlement);

  • Violence physique : Coups, bousculades, vols d'effets personnels ou dégradations de matériel au sein de l'établissement;

  • Harcèlement entre pairs : Situation d'isolement et répétition de paroles ou d'actes blessants affectant gravement la santé mentale des jeunes.

La violence à l'école génère un climat d'anxiété, de peur et d'insécurité, incompatible avec l'apprentissage. Pour prévenir et combattre ce problème, il est crucial d'instaurer des mesures efficaces, telles qu'une politique claire contre la violence scolaire et la collecte de données probantes pour guider les actions de lutte et de remédiation.

La violence à l'école englobe tous les comportements physiques, psychologiques, verbaux ou sexuels entre élèves ou dirigés contre le personnel, perturbant le climat de confiance essentiel pour l'apprentissage.

Par ailleurs, pour pouvoir créer un environnement éducatif sécurisé et propice à l'épanouissement des élèves, offrir des activités sportives, culturelles et sociales revêt une importance capitale. Ces activités permettent de canaliser l'énergie des élèves de manière positive, renforcent les liens sociaux et favorisent un climat scolaire respectueux

Les fondements de la police citoyenne mis en relief à Marrakech

La Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN) a souligné, à Marrakech, les principes de la police citoyenne et a renforcé l'approche de proximité, dans le but de garantir une gouvernance sécuritaire efficace au bénéfice du citoyen et de la société.

Dans le cadre de la 2e édition des Journées Portes Ouvertes (JPO) de la DGSN, cette conférence a été présentée par des cadres de l’Institut Royal de Police de cette Direction, sur le thème de la « Police Citoyenne ».

Cette table ronde a permis de mettre en lumière les efforts de la DGSN, en tant que service public, qui place le citoyen au cœur de sa stratégie d'action, renforçant ainsi son ouverture sur son environnement.

Dans cette optique, les conférenciers ont souligné que le service public de sécurité a pour objectif principal de servir tous les citoyens de manière égale et de leur offrir des prestations de qualité correspondant à leurs attentes et aspirations. Ils ont mis en avant les diverses transformations structurelles et fonctionnelles qu’a subies ce service afin d'améliorer les services fournis et d'établir des relations entre l'institution sécuritaire et le citoyen basées sur la confiance mutuelle et la transparence, et ce, dans le cadre du nouveau modèle de police citoyenne.

Ils ont également souligné l'importance de créer, conformément à la Constitution, un Conseil supérieur de la Sécurité. Celui-ci doit notamment veiller à l'institutionnalisation des normes de bonne gouvernance sécuritaire, en favorisant la coordination entre les services de sécurité, les institutions gouvernementales et les acteurs de la société civile, afin de renforcer les bases de cette bonne gouvernance. Cela vise à établir le nouveau concept d'autorité et à promouvoir une administration de proximité.

Lors de cette table ronde, l’accent a été mis sur les nouveaux groupes de sensibilisation en milieu scolaire qui constituent un véritable modèle de la police citoyenne, sachant que ce programme, fruit de la collaboration entre la DGSN et le ministère de l’Éducation nationale, n’a démarré que lors de l’année scolaire 2012-2013, avec pour objectif de lutter contre les différents fléaux et phénomènes touchant le milieu scolaire, avec une première expérience pilote au sein d’un établissement scolaire à Casablanca avant sa généralisation dans les différentes régions du Royaume.

Garantir un environnement de travail sécurisé et serein pour tous les jeunes.

Ce slogan est présent dans tous les commissariats de police du Royaume, soulignant l'importance accordée à la lutte contre la violence en milieu scolaire.

الامن المدرسي : من اجل ارساء ميثاق تشاركي لخدمة الناشئة

Sécurité scolaire: Pour l'établissement d'une charte participative au service des jeunes

Sécurité publique et école main dans la main... Faire de l’École un espace protecteur

Le ministère de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports a récemment élaboré un plan d'action solide et ambitieux visant à rétablir l'autorité et le calme dans les établissements scolaires.

Cette approche globale, reconnue pour sa rigueur et son caractère transversal, inclut désormais un volet sécuritaire affirmé, en collaboration avec la Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN).

Fruit d’un accord signé en septembre 2024, cette alliance inédite entre l’école et les forces de l’ordre traduit une volonté claire de l’État: dire stop à l’impunité et reprendre en main l’éducation des élèves aux comportements déviants.

Dorénavant, les cas sévères de violence, d’agression ou de harcèlement ne seront plus gérés uniquement par des discours pédagogiques, mais feront l'objet d'un suivi strict sous la supervision directe des walis et des chefs de la sécurité régionale et provinciale.

Des caméras de surveillance, des brigades de veille autour des établissements scolaires, et des cellules d'écoute renforcées en partenariat avec le Parquet.

Le message est clair : l'espace scolaire ne sera plus une zone de non-droit.

L'élève agressif sera recadré, écouté et surtout confronté à des limites précises. Il s'agit d'une sorte de "rééducation citoyenne", où l'autorité sécuritaire ne remplace pas le rôle pédagogique, mais le complète de manière efficace.

Sur le plan éducatif, les clubs scolaires, les campagnes de sensibilisation, les programmes de médiation et les activités sportives continuent de servir de soupape positive. Cependant, cette dynamique n'aurait de sens qu'avec un cadre d'ordre et de respect. C'est à ce niveau que l'intervention des forces de l'ordre devient un levier crucial pour rétablir un climat scolaire sain.

Doit-on interpréter cela comme un aveu d'échec de l'école dans sa mission éducative? Non. C'est plutôt un signal fort indiquant que l'école n'est pas seule. Face à l'ampleur des dérives, l'État mobilise toutes ses ressources, y compris celles de la sécurité, pour recadrer, prévenir, et reconstruire le lien civique. Car en sauvant chaque élève de la violence, c'est toute une société que l'on réconcilie avec ses valeurs fondamentales.

Travaille en silence, laisse ton succès faire du bruit.

Cette phrase met en avant l'importance de la discipline, de la persévérance et de l'humilité. Elle incite à se focaliser sur l'effort et les résultats plutôt que sur la quête de reconnaissance immédiate. En œuvrant discrètement, on laisse ses accomplissements s'exprimer d'eux-mêmes, sans chercher à capter l'attention des autres. Cette méthode permet de bâtir progressivement une reconnaissance durable, où le succès se manifeste naturellement à travers des réalisations visibles.

Les cracks du bac 2026- La Direction provinciale de Khénifra affiche un Taux de réussite le plus élevé au baccalauréat à l’échelle de la région de Béni Mellal-Khénifra

La Direction provinciale du ministère de l’Education nationale, du préscolaire et des sports à Khénifra a occupé la première place en termes de taux de réussite au baccalauréat (juin 2023) au niveau de la région.

La direction provinciale de Khénifra s'est distinguée en obtenant le taux de réussite le plus élevé dans la région de Béni Mellal-Khénifra, avec un taux global de réussite de 58,20 % des candidats présents.

Ces résultats témoignent non seulement des efforts des élèves et des enseignants, mais également de l'engagement des autorités éducatives et de tous ceux qui ont contribué, de près ou de loin, à créer un environnement scolaire favorable à une éducation de qualité et à la sécurité, afin d'améliorer la qualité de l'enseignement dans toutes les provinces du Maroc.

A rappeler que la meilleure moyenne obtenue dans la province de Khénifra lors de la session ordinaire du baccalauréat est de 19,26, enregistrée dans la branche " sciences physiques, option français" par l’élève Yasmine Mtaqa, de l'établissement privé "Nour Arrissala" relevant de la direction provinciale de Khénifra.


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