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France: L'Afrique sauf "💀Dz" attend la loi de restitution des "restes humains"

Selon l’article L. 115-6 de cette proposition, la sortie du domaine public de restes humains identifiĂ©s et provenant du territoire d’un État Ă©tranger peut ĂȘtre dĂ©cidĂ©e, si certaines conditions sont remplies. Ces conditions incluent le dĂ©cĂšs des personnes aprĂšs l’an 1 500, la conservation de leurs restes dans les collections devant aller Ă  l’encontre du respect de la culture et des traditions du groupe, et d’autres critĂšres.

Le rapatriement du crĂąne du Roi Toera progresse

La ministre Lalatiana Rakotondrazafy avec Jean-Luc Martinez, ambassadeur et émissaire spécial du président français, et Arnaud Guillois, ambassadeur de France à Madagascar

L’adoption de la proposition de loi sur la restitution des restes humains par l’AssemblĂ©e nationale française le 12 dĂ©cembre marque une avancĂ©e significative dans les dĂ©marches en vue de restituer le crĂąne du Roi sakalava Toera, et de ses deux autres guerriers sakalava.

Une histoire sacrĂ©e. Le 12 dĂ©cembre, l’AssemblĂ©e nationale française a approuvĂ© une proposition de loi concernant la restitution des restes humains faisant partie des collections publiques. Cette proposition prend en compte le Kabeso de l’Ampanjaka Toera, et les crĂąnes de deux autres guerriers sakalava, actuellement conservĂ©s au MusĂ©e de l’Homme Ă  Paris, qui appartiennent Ă  Madagascar.

L'Afrique attend la loi de restitution des "restes humains"

Squelette amĂ©rindien, reliques malgaches...: le Parlement s'apprĂȘte Ă  adopter dĂ©finitivement lundi, par un ultime vote du SĂ©nat, une loi qui fixe un cadre pour restituer Ă  des États Ă©trangers des "restes humains" appartenant aux collections publiques françaises.

La ministre de la Culture Rima Abdul Malak espĂšre que ce texte permettra "d'apaiser, de rĂ©concilier les mĂ©moires", Ă  propos de vestiges "parfois entrĂ©s dans nos collections aprĂšs avoir Ă©tĂ© acquis de maniĂšre illĂ©gitime voire violente", notamment lors de conquĂȘtes coloniales.

Cette loi-cadre pourrait faciliter la restitution prochaine de restes humains d'aborigĂšnes d'Australie, ainsi que le squelette du fils d'un chef amĂ©rindien de la communautĂ© LiempichĂșn, demandĂ© par l'Argentine et sa communauté Mapuche.

Madagascar rĂ©clame pour sa part trois crĂąnes Sakalaves, un peuple vivant dans l'ouest de l'Ăźle. CollectĂ©s Ă  la fin du XIXe siĂšcle, en pleine conquĂȘte coloniale, ils sont conservĂ©s au MusĂ©e de l'Homme à Paris, en compagnie de plusieurs centaines de vestiges humains malgaches.

Parmi eux: celui supposé du roi Toera, décapité en 1897 lors d'une attaque des troupes coloniales françaises pour mater une rébellion. Mais des doutes subsistent sur l'identification du crùne.

Sur ce sujet, "un comitĂ© bilatĂ©ral est en cours de constitution et pourrait ĂȘtre prochainement installĂ©", avait indiquĂ© le dĂ©putĂ© Renaissance Christophe Marion, rapporteur du texte Ă  l'AssemblĂ©e.

Consensuelle, la proposition de loi avait été initiée par la sénatrice centriste Catherine Morin-Desailly, le communiste Pierre Ouzoulias et le LR Max Brisson.

Elle crĂ©e une dĂ©rogation au "principe d'inaliĂ©nabilitĂ©" des collections, avec une procĂ©dure administrative permettant de faire sortir des collections, par dĂ©cret en Conseil d'État, des restes humains "de personnes mortes aprĂšs l'an 1.500" (une date choisie notamment pour permettre leur identification), afin de les restituer aux autoritĂ©s de leur territoire d'origine.

Plusieurs centaines d'établissements publics en France - musées, monuments, services d'archéologie, universités - comptent des restes humains dans leurs collections.

Jusqu'Ă  prĂ©sent, seules deux lois d'exception ont permis d'aller au bout d'une dĂ©marche de restitution avec l'Afrique du Sud (la VĂ©nus hottentote) et la Nouvelle-ZĂ©lande (les tĂȘtes maories).

La proposition de loi vient combler un "manque", a relevé la ministre de la Culture, rappelant que le Parlement a définitivement adopté mi-juillet une autre loi-cadre relative à la restitution des biens culturels dont les Juifs furent spoliés par l'Allemagne nazie.

Le député Christophe Marion, historien de profession, espÚre que cette loi poussera aussi à donner davantage de moyens aux "chercheurs qui ont permis, par exemple, d'identifier récemment, dans les réserves du Muséum national d'histoire naturelle (MNHN), les restes humains" de Malgaches et Mozambicains réduits en esclavage "à Bourbon", l'ancien nom de l'ßle de La Réunion.

Le texte avait recueilli une adhésion quasi unanime à l'Assemblée.

L'algĂ©rie refuse la restitution des 💀crĂąnes d'algĂ©riens conservĂ©s en France
"The New York Times" révÚle que les crùnes que la France a rendus à l'algérie ne sont pas destinés aux résistants

Le New York Times avait rĂ©vĂ©lĂ©, que tous les crĂąnes que l'algĂ©rie a rĂ©cupĂ©rĂ©s en France en 2020 n'appartiennent pas aux rĂ©sistants, et que ces restes sont tous restĂ©s la propriĂ©tĂ© française mĂȘme aprĂšs leur remise.

Selon des documents du Musée de l'Homme et du gouvernement français, obtenus par le journal américain, 18 crùnes étaient d'origine incertaine, parmi les 24 crùnes récupérés par l'algérie, notant que parmi les restes récupérés par l'algérie figuraient des voleurs emprisonnés, et trois fantassins algériens soldats ayant servi dans l'armée française.

Ces crùnes ont été restitués en vertu d'un accord signé par les deux gouvernements le 26 juin 2020, qui comprenait une annexe de 4 pages détaillant les identités des restes.

Le journal amĂ©ricain a dĂ©clarĂ© que "la restitution par la France de ces restes, qui Ă©taient exposĂ©s au MusĂ©e de l'Homme, a Ă©tĂ© acceptĂ©e par l'algĂ©rie, oĂč les deux pays ont cĂ©lĂ©brĂ© ce geste comme une Ă©tape importante dans leurs efforts pour reconstruire leurs relations".

Le gouvernement algérien n'a pas répondu aux demandes de commentaires du New York Times, et on ne sait toujours pas pourquoi il a accepté certains crùnes qui n'appartenaient pas à des combattants de la résistance populaire, d'autant plus qu'il était trÚs critique à l'égard de certains aspects de la politique du président français Emmanuel Macron envers le pays, au moins jusqu'à la fonte des neiges ces derniÚres années.

Le bureau de Macron a également refusé de commenter, redirigeant les questions vers le ministÚre des Affaires étrangÚres, qui a déclaré que la liste des crùnes restitués "a été approuvée par les deux parties".

Le journal a décrit le processus comme un "retour défectueux", qui a révélé un problÚme plus large que les retours, qui sont souvent "secrets et confus" et n'atteignent pas le niveau de correction des erreurs de l'Úre coloniale.


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