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[Exclusif] - Sud algérien: "Qui sème la division récolte l'addition"... La colère des Touaregs s'intensifie... By- Gherrabi Mohammed

il y a 11 heures
7 min de lecture
“Qui sème la division récolte l’isolement”

Le régime en place a transformé l’Algérie en un îlot subissant un véritable tsunami de malédictions. La cause de cet isolement réside dans son soutien inconditionnel à l’aventure séparatiste du Polisario. Crise structurelle avec le Maroc, crise diplomatique avec l’Espagne, crise sans précédent avec la France, crise sécuritaire avec la région du Sahel… le régime algérien ajuste sa politique diplomatique en fonction du niveau d’empathie que ces pays manifestent envers le Maroc. Pourtant, cela était déjà une cause perdue autrefois. Aujourd'hui, c’est devenu un véritable cimetière diplomatique pour Alger.

Confrontée à un isolement géopolitique de plus en plus rude, L’Algérie se retrouve dans son propre piège. Les différents conflits régionaux, tels que la crise libyenne et l’instabilité croissante au Sahel, ont affaibli la position de l’Algérie dans la région et ont contribué à son éloignement de ses partenaires traditionnels. De plus, les relations tumultueuses qu’elle a créé avec le Maroc, ont également contribué à renforcer cet isolement. Le Polisario avec Alger fait bon gré mal gré, car ce soutien l’isole davantage sur la scène internationale.

La politique étrangère adoptée par le régime algérien n’a fait qu’accentuer cet isolement, caractérisée par une attitude irascible et hostile envers de nombreux pays. Cette approche a entraîné un antagonisme croissant avec des nations clés telles que les Émirats arabes unis, le Maroc… Les accusations de complot et de déstabilisation portées à l’encontre de ces pays ont terni les relations de l’Algérie avec eux. De plus, cette politique conflictuelle ne fait que renforcer les perceptions négatives de l’Algérie sur la scène internationale, limitant ses opportunités de coopération et d’investissement. Malgré tout les Etats-Unis tentent de le sortir du gouffre et l’invitent à reconsidérer sa haine contre le Maroc et de cesser d’être une menace pour la stabilité de la région, ce que Alger ne parvient pas à faire, car trop fière et très belliciste.

Cet isolement diplomatique a des répercussions économiques certaines pour l’Algérie. Les partenariats commerciaux et les investissements étrangers se font de plus en plus rares, limitant ainsi les perspectives de développement économique du pays. De plus, cette détérioration des relations internationales a un impact direct sur la position de l’Algérie au sein des instances internationales, réduisant son influence politique et diplomatique.

Les médias algériens pro-gouvernementaux ont mené une campagne acharnée ces derniers jours contre les Émirats, les accusant de financer une campagne médiatique visant à nuire aux liens historiques de l’Algérie avec les pays du Sahel. Selon certaines informations, cette campagne vise à faire croire aux autorités du Mali et du Niger que leurs pays sont la cible de terroristes soutenus par l’Algérie.

Les médias algériens incluent également la Libye, la Mauritanie et le Soudan dans leurs théories complotistes. Ils affirment que ces pays sont complices du plan « maroco-israélien-émirati » contre l’Algérie, sous influence émiratie. Le Maroc et les Émirats sont signataires des Accords d’Abraham depuis fin 2020. La presse algérienne accuse également les Emirats de soutenir une faction « terroriste » au Soudan, qui voudrait déstabiliser le pays pour ensuite attaquer l’Algérie.

Qui sème la division récolte l’isolement

Des rassemblements pacifiques ont d’abord eu lieu mardi à Tin Zaouatine, avant de s’étendre le lendemain à Timiaouine.

Les communautés touarègues de Timiaouine, une localité à la frontière du Mali, se mobilisent suite au décès de sept Touaregs, tués le 22 octobre 2026 lors de frappes aériennes attribuées à l'armée algérienne.


Conseil Supérieur des Touaregs du Soudan: Déclaration de condamnation et de dénonciation

Concernant le ciblage et la destruction des maisons des citoyens Touaregs en Algérie

Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux

Le Conseil Supérieur des Touaregs du Soudan condamne et dénonce avec la plus grande fermeté les informations concernant le ciblage et la destruction des habitations de citoyens Touaregs en Algérie, ainsi que l'atteinte que cela représente à la sécurité des citoyens, à leur dignité et à leur droit de vivre paisiblement et en sécurité chez eux.

Le Conseil soutient que les Touaregs sont un peuple autochtone d'Afrique du Nord, ayant des racines historiques profondes dans les régions du Grand Sahara, en particulier dans le sud de l'Algérie, où leur existence est intimement liée à leur terre, leur histoire, leur culture et leur identité, transmises de génération en génération.

Toucher aux domiciles des citoyens et menacer leur sécurité et leur stabilité est inacceptable et contraire aux principes de la coexistence pacifique, du respect des droits de l'homme et de la protection des biens. De ce point de vue, le Conseil demande aux autorités responsables et concernées d'intervenir d'urgence pour mettre fin à ces pratiques, cesser de cibler les citoyens Touaregs et leurs maisons, œuvrer à protéger les civils et leurs biens et garantir la non-répétition de ces incidents.

Le Conseil appelle également les autorités compétentes à ouvrir une enquête sérieuse et transparente sur les faits rapportés, à tenir pour responsables tous ceux dont la responsabilité dans toute agression est prouvée conformément à la loi, et à garantir l'équité pour les victimes, sans aucune discrimination fondée sur l'identité ou l'appartenance culturelle.

Sur cette base, le Conseil demande ce qui suit :
  1. Mettre fin immédiatement aux actes de meurtre, de vandalisme et de ciblage des civils sur des critères ethniques ou raciaux.

  2. Lancer une enquête indépendante et transparente sur les circonstances de ces agressions, et œuvrer à identifier les responsables des violations pour les traduire en justice conformément à la loi.

  3. Assurer la protection des civils, de leurs vies, de leur sécurité et de leurs biens, et empêcher toute pratique pouvant attiser la haine ou accentuer les divisions entre les groupes sociaux.

  4. Inviter les organisations de défense des droits humains et humanitaires, tant régionales qu'internationales, à surveiller la situation sur le terrain, à vérifier les rapports reçus et à prendre les mesures nécessaires pour protéger les personnes touchées.

  5. Renforcer la solidarité et la communication entre les différentes composantes du peuple touareg en Algérie, au Soudan et dans les pays voisins, et œuvrer à protéger les vies et à préserver les droits par des moyens pacifiques et légaux.

Le Conseil Supérieur des Touaregs du Soudan affirme que cette position découle de son devoir humain et moral de défendre le droit du peuple touareg à la vie, à la sécurité et à la dignité, et de rejeter toutes les formes de discrimination et de ciblage ethnique, quelle qu'en soit la source.

Le Conseil présente également ses sincères condoléances à aux familles des victimes et à leurs proches, ainsi qu'à l'ensemble du peuple touareg, souhaitant un prompt rétablissement aux blessés, la sécurité pour les civils, et que la sécurité et la stabilité prévalent dans tout l'Azawad.

Le sang des innocents n'est pas une chose passagère, la dignité des peuples et leurs droits ne se prescrivent pas avec le temps, et la justice reste le chemin vers la réparation des victimes et la réalisation de la paix.

Vive la dignité du peuple touareg, vive la solidarité entre les enfants Touaregs, et gloire et dignité à tous les peuples aspirant à la liberté, à la paix et à la justice.

Publié par : Conseil Supérieur des Touaregs du Soudan

Date : 28 octobre 2026

Que la paix, la miséricorde et les bénédictions de Dieu soient avec vous.

Tebboune réunit le haut commandement militaire

Le président Abdelmadjid Tebboune a présidé mercredi 28 octobre une «réunion de coordination» en présence de hauts responsables militaires, dont le chef d’état-major, le général Saïd Chengriha, selon un communiqué de la présidence. Celle-ci n’a pas précisé l’ordre du jour de la rencontre ni établi de lien avec les manifestations. Le ministère algérien de la Défense avait auparavant annoncé avoir «éliminé des orpailleurs africains» dans le secteur relevant de la 3e région militaire.

Etaient présents à la réunion :
Le Général de corps d'armée Saïd Chengriha, Ministre délégué auprès du Ministre de la Défense nationale, Chef d'état-major de l'Armée nationale populaire. Ahmed Attaf, Ministre d'État, Ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l'étranger et des Affaires africaines. Le Général de corps d'armée Mostafa Ismaili, Commandant des Forces terrestres. Le Général de division Zoubir Ghouila, Commandant des Forces aériennes. Le Général de brigade Hamid Fakan, Chef du département emploi et préparation de l'état-major de l'Armée nationale populaire. Abdelaziz Mouahed, Directeur général de l'Institut national des études stratégiques globales.

La contestation survient quelques mois après la normalisation des relations entre Alger et Bamako, facilitée par une médiation américaine. Ce rapprochement a lieu alors que les autorités maliennes de transition continuent leur confrontation avec les mouvements armés touaregs dans le nord du Mali. Alger, qui avait joué un rôle de médiateur dans les crises maliennes, doit désormais s'adapter à une nouvelle configuration régionale.

Autre développement : le Parlement algérien a approuvé le 25 octobre le déploiement d'unités de l'armée au Niger, une décision annoncée par la présidence. La date précise de leur arrivée et les effectifs concernés n'ont pas été précisés.

Le sauve qui peut !

Les #nigériens se sont mobilisés pour chasser les #militaires_algériens du #Niger

Alger face aux équilibres Touaregs au Sahel

Le choix du Niger est d'une importance stratégique pour Alger, qui vise à protéger ses intérêts dans une région marquée par l'instabilité politique, les groupes armés et les trafics transfrontaliers. Les Touaregs constituent environ 11 % de la population du Niger. Dans cette zone sahélienne où les frontières traversent des territoires historiquement connectés, la contestation dans le sud de l'Algérie souligne que les politiques sécuritaires peuvent également engendrer le mécontentement des populations locales.

Pour Alger, il s'agit donc de garder le contrôle de ses régions du sud tout en renforçant sa position dans le Sahel. Les limitations de déplacement et les opérations militaires contre l'extraction illégale d'or exposent le gouvernement à des tensions locales qui pourraient rapidement s'aggraver.

En réponse aux contestations internes, les dirigeants algériens ont historiquement évoqué la menace d'interventions étrangères, pointant notamment du doigt le Maroc, Israël ou les Émirats arabes unis. L'utilisation de cette menace extérieure est un mécanisme politique fréquent visant à détourner le débat des revendications sociales et politiques vers la protection de la souveraineté nationale.

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