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[Décryptage] - L'Ultimo Bacio, le Dernier Baiser... 50 ans d’une histoire qui se répète... "wait and see". By- Mohammed Gherrabi

il y a 3 minutes
5 min de lecture
«L’histoire se répète, d’abord comme une tragédie, ensuite comme une farce» Karl Marx
La connaissance de l’histoire permet de comprendre les causes et les conséquences des événements passés. Elle permet également de comprendre les cycles et les tendances de l’histoire.

La question de la répétition de l'histoire a suscité de nombreux débats parmi les philosophes, historiens et penseurs au fil du temps. Certains affirment que l'histoire suit un cycle et que les événements du passé sont voués à se reproduire.

Pierre Nora souligne que l'histoire ne se répète pas de façon identique, mais qu'elle offre des similitudes et des échos permettant aux contemporains de percevoir des ressemblances avec le passé.

Pierre Nora était un historien et éditeur français, figure majeure de la vie intellectuelle contemporaine, connu pour avoir dirigé l’ouvrage collectif Les Lieux de mémoire qui a renouvelé l’étude de la mémoire et de l’identité nationales. Directeur de collections chez Gallimard et fondateur de la revue Le Débat, élu à l’Académie française en 2001, il défendit la liberté des historiens et forma plusieurs générations de chercheurs.

La notion de répétition dans l'histoire est souvent associée à l'idée que les événements du passé ont tendance à se répéter. Cela peut être observé dans différents contextes, tels que les guerres, les révolutions et les crises économiques. Karl Marx a exprimé cette idée en disant que « l’histoire se répète, d’abord comme une tragédie, puis comme une farce ». Cette citation illustre le concept selon lequel les mêmes types d'événements peuvent survenir à plusieurs reprises, mais avec des résultats variés.

Cependant, il est crucial de souligner que la répétition dans l'histoire ne constitue pas une réplique exacte des événements antérieurs. Chaque événement survient dans un contexte particulier, avec des acteurs et des facteurs distincts. Par conséquent, même si certains éléments peuvent paraître semblables, il existe toujours des différences qui font de chaque événement une occurrence unique.

Les facteurs qui favorisent la répétition, divers éléments participent à la récurrence des événements historiques :

  • Les cycles économiques et sociaux, tels que ceux décrits par Kondratieff, illustrent des phases de croissance et de crise s'étendant sur plusieurs décennies.

  • La psychologie collective et les comportements humains, où des caractéristiques telles que l'avidité, la peur ou l'espoir affectent les décisions et les réactions face aux crises.

Le 2 novembre 1975, le prince héritier espagnol Juan Carlos (alors chef de l'État par intérim durant l'agonie du dictateur Francisco Franco) effectue une visite inattendue à la base militaire de Laâyoune dans le Sahara espagnol. Les objectifs de cette visite étaient :
  • Soutien aux troupes: Juan Carlos se rend sur place pour inspecter et rassurer les officiers et soldats espagnols face à la tension de la Marche verte imminente.

  • Contexte géopolitique: Cette visite intervient quelques jours avant le lancement de la Marche verte par le roi Hassan II du Maroc le 6 novembre 1975, dans une période de transition où Madrid négociait en coulisses le retrait de sa colonie.

Dans cet épisode historique raconté par El Publico, le journal espagnol souligna que Hassan II avait compris la nécessité de choisir des négociations directes avec son voisin ibérique pour récupérer le Sahara. Des câbles diplomatiques divulgués par Wikileaks ont révélé des échanges dans ce sens entre le Département d'État dirigé par Henry Kissinger et l'ambassade américaine à Rabat, comme celui du 23 octobre 1975.

Le média espagnol a souligné qu'un premier groupe de participants à la Marche verte avait été envoyé dès le 30 octobre vers les provinces du sud, dans le but de contrer une éventuelle intervention de l'Algérie, ce qui explique la réaction du nouveau roi. L'armée espagnole sous Juan Carlos, préférant éviter les confrontations directes sur le terrain, le roi ibérique s'est donc empressé de préparer son voyage pour le Maroc.

C’est dans ce contexte que Juan Solis retourna au pays le 25 octobre de la même année pour participer à une rencontre avec Hassan II, qu’il décrivit par la suite comme «positive» et «fructueuse». Désormais aligné sur la position du roi d’Espagne, le responsable espagnol estimait même que «le régime [espagnol] ne pourrait en aucun cas compromettre ses relations avec Rabat». Ainsi, selon El Publico, qui cita les câbles diplomatiques, l’Espagne décida de se désengager du dossier, Solis se déclarant favorable à un accord avec le Maroc concernant l’autonomie des provinces sous la tutelle de Feu Sa Majesté le Roi Hassan II.

Le 2 novembre 1975, Juan Carlos se rendit au Sahara. Officiellement, sa visite visait à «apporter son soutien aux troupes espagnoles». Cependant, officieusement, il poursuivait les objectifs fixés par l'accord avec le Maroc. Quatre jours plus tard, la Marche verte se déroula. Environ 500 000 personnes furent mobilisées pour cet événement, dont 350 000 réussirent à mener la marche jusqu'au Sahara.

Le 9 novembre, le roi d’Espagne clarifia sa position et l’armée espagnole ne réalisa aucune opération en aval. Par la suite, les Accords de Madrid mirent fin à la crise le 14 novembre. Ce traité, signé par l’Espagne, le Maroc et la Mauritanie, définissait les modalités du retrait espagnol du Sahara occidental et la division administrative du territoire entre le Maroc et la Mauritanie. Le parlement espagnol approuva le texte le 18 novembre 1975.

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Après sa visite à Ceuta, le roi d'Espagne arrive à Melilla accompagné de son épouse.

Le roi d'Espagne Felipe VI et la reine Letizia se sont déplacés ce mercredi à Melilla, un jour après leur visite à Ceuta. C'est la première visite royale dans la ville depuis celle de Juan Carlos et de la reine Sofia en novembre 2007.

Ceuta et Melilla des vestiges du colonialisme

Plusieurs personnes se sont réunies sur la place d'Espagne à Melilla pour les recevoir, brandissant des drapeaux et criant «Vive l'Espagne» et «Melilla n'est pas à vendre». À leur arrivée vers midi, le couple royal a été accueilli par le président de la ville, Juan José Imbroda, accompagné d'élus locaux.

De plus, l’Alliance de la gauche au Maroc, qui regroupe la Fédération de la gauche démocratique et le Parti socialiste unifié, a dénoncé ces visites à Ceuta et Melilla les 13 et 14 octobre, les qualifiant de «nouvelle escalade contre le Maroc, État et peuple».

Dans un communiqué, l’Alliance a critiqué cette visite, la qualifiant de «démarche provocatrice» destinée à «légitimer à tort l’occupation espagnole des deux villes marocaines», en défiant les lois et coutumes internationales. Elle a aussi exprimé sa stupéfaction devant le silence officiel du gouvernement marocain concernant cette visite.


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