Comprendre le syndrome de Stockholm à travers le prisme de la Coupe du Monde en Algérie... By- Gherrabi Mohammed
- gherrrabi
- il y a 2 jours
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« A défaut de la mère, on tète de la grand‑mère »
C'est le reflet parfait de la débrouillardise et de la résilience ! Cet adage illustre l'art de trouver une solution de secours précieuse et rassurante, en s'appuyant sur l'expérience et l'amour inconditionnel de la famille lorsque la figure maternelle fait défaut.
« A défaut de la mère, on tète de la grand‑mère », En algérie, cet adage illustre une idée récurrente dans la culture populaire algérienne : quand la mère (algérie) n’est plus présente ou ne peut plus remplir son rôle, la grand‑mère (France) prend le relais.
L'équipe de France a toujours bénéficié d'une importante contribution de joueurs d'origine algérienne. Depuis sa fondation, 51 joueurs d'origine algérienne ont porté le maillot des Bleus, un nombre bien supérieur à celui d'autres pays comme le Maroc ou la Pologne. Parmi eux, des légendes telles que Zinédine Zidane, Karim Benzema et Nabil Fekir ont laissé une empreinte indélébile dans l'histoire du football français, remportant des trophées majeurs tels que la Coupe du Monde 1998 et 2018, l'Euro 2000 et la Ligue des Nations 2021. Cette présence crée un lien émotionnel particulier pour certains supporters franco-algériens.
Le Syndrome de Stockholm
Le Syndrome de Stockholm, se réfère à la tendance des otages qui, après avoir passé beaucoup de temps avec leur ravisseur, en viennent à sympathiser avec lui et à adopter son point de vue. Le syndrome de Stockholm décrit un phénomène psychologique où une victime, dans une situation de captivité ou de violence extrême, développe un attachement émotionnel, voire une empathie, envers son agresseur, souvent comme mécanisme de survie.
Le terme trouve son origine dans un événement survenu le 23 août 1973 à Stockholm, en Suède : lors d'un braquage de banque, quatre employés ont été pris en otage pendant six jours. Après leur libération, certains ont refusé de témoigner contre leurs ravisseurs, et l'un d'eux a même entretenu une relation avec l'un des braqueurs. Ce concept a été formalisé par le psychiatre suédois Nils Bejerot, puis par le psychiatre américain Franck Ochberg.
C'est un phénomène paradoxal de fraternisation entre agresseurs et agressés, similaire à celui observé pendant la Première Guerre mondiale entre soldats français et allemands, illustrant le dicton selon lequel à la guerre, on «devrait toujours tuer les gens avant de les connaître».
On connaît l’attirance des contraires, qui entre dans le cadre d’une relation complémentaire fondée sur la maximalisation de la différence. Par la promiscuité, l’intensité et la gravité de la situation, une identification mutuelle peut se produire à partir de grandes différences. Par extension, on a utilisé le syndrome de Stockholm pour décrire la situation dans laquelle un conjoint violent utilise des contraintes et le chantage affectif, en plus de ses menaces et d’agressions physiques, pour maintenir sa femme dans un état de dépendance.
Le syndrome de Stockholm est caractérisé par:
le développement d’un sentiment de confiance des otages vis-à-vis de leurs ravisseurs, dans la mesure où ces derniers arrivent à justifier leur acte;
la naissance d’un sentiment positif des ravisseurs envers leurs otages
l’apparition d’une hostilité des victimes envers les forces de l’ordre et les défenseurs des droits de l'homme.
Pourquoi disons-nous « grand-mère » et pas « grande mère » ?
Les adjectifs latins qui avaient la même forme pour le masculin et pour le féminin ont gardé cet usage en ancien français : un ome [homme] fort, grand ; une feme [femme] fort, grand. […] il nous reste des traces des formes primitives [dans] les expressions où entre grand:
grand-croix, grand-maman, grand-mère (et mère-grand), grand-messe, grand-rue, grand-route, grand-tante ; pas grand-chose ; à grand-peine ; avoir grand-faim, grand-soif, grand-peine, grand-peur ; c'est grand-pitié.
Dans des vocabulaires spéciaux : grand-chambre, grand-hune, grand-salle, grand-voile ; et des emplois régionaux, comme grand-place […].
On a longtemps écrit grand'mère, etc. avec une apostrophe parce qu'on croyait qu'un e final avait disparu comme dans l'élision. C'est en 1932 que l'Académie a remplacé par un trait d'union cette apostrophe injustifiée.
Revirement inattendu, en 2000, elle opte pour l'anarchie: «Dans certaines locutions, l'emploi du trait d'union n'est pas systématique [?]. On pourra écrire grand-faim ou grand faim, grand-peur ou grand peur, grand-route ou grand route, grand-rue ou grand rue, etc., sans que la langue littéraire ou archaïsante s'interdise dans ces cas l'emploi de l'apostrophe.»



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